COMMENT ATTRAPE-T-ON LA GALE ? transmission et contagion de la gale

Transmission de la gale : comment on attrape la gale?

La gale est due à un parasite invisible à l’oeœil nu, un acarien nommé sarcopte (Sarcoptes Scabei). Un parasite est un organisme vivant qui a besoin d’un hote pour survivre. Voici les modes de transmission de la gale


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sarcopte de la gale
Sarcopte vu au microscope

Peut-on attraper la gale auprès des animaux?

L’hôte de Sarcoptes Scabei est l’etre humain; la gale humaine est donc une maladie interhumaine ne touchant pas les animaux : elle ne provient pas des animaux et ne se transmet pas à eux.

Les animaux (chats, chiens, porcs… ) ont des formes de gales mais elles ne sont transmises à l’homme qu’exceptionnellement et lorsque c’est le cas, la guérisons des démangeaisons et observée en quelques jours chez l’homme, ce qui n’est jamais le cas de la gale humaine, qui ne guérit pas spontanément.

Comment attrape-t-on la gale auprès d’une personne?

Contamination directe : 95% des cas

La transmission de la gale commune entre deux personnes nécessite habituellement des contacts intimes et prolongés de peau à peau. Elle est donc souvent considérée comme une maladie sexuellement transmissible car il est fréquent de se contaminer lors d’un rapport sexuel (MST). Il faut donc faire un bilan de MST (examen complet, sérologies…) devant cette pathologie.

Ce mode de contamination comporte souvent une atteinte profuse au niveau génital

Contamination indirecte : 5% des cas

On peut se contaminer en manipulant ou en étant en contact prolongé avec du linge (parfois même neuf! voir faut-il laver ses vetements neufs?), de la literie (changer les draps), du mobilier recouvert de textile (voire de cuir) : rester longtemps dans un canapé…

Le sarcopte survit en effet au maximum une semaine dans l’environnement, on peut donc se contaminer par la manipulation de textiles contaminés.

Ce mode de contamination est particulièrement vrai dans les cas de gale profuse dans les collectivités (infestation de personnel soignant, de femmes de ménage, infestation en dormant dans des draps ou un matelas contaminés dans un refuge par exemple).

De même, il est de plus en plus fréquent d‘attraper la gale en allant dormir chez des amis, chez qui on nous prête un lit contaminé, en s’échangeant des vêtements

Transmission et contagion à l’entourage, quand suis-je contagieux?

Si vous avez la gale commune, serrer la main de quelqu’un comporte très peu de risques pour cette personne : il faut comme nous l’avons vu des contacts prolongés

Le problème cependant est que l’incubation de la gale est de 3 semaines lors de la premiere infestation (en cas de recontamination, ce délai est raccourci à quelques jours), on peut donc contaminer son entourage alors qu’on ne sait pas qu’on a la gale (absence de démangeaisons)

Bien sur dès qu’on sait qu’on a la gale, il faut prévenir tout son entourage proche, les gens chez qui on a dormi depuis la période de 3 semaines précédant les premières démangeaisons jusqu’à la date du traitement, et ne pas aller dormir chez des amis, ne pas avoir de rapports sexuels, ne pas échanger de vêtements… tant qu’on n’est pas sur d’être guéri

>> Suite, traitement de la gale


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TOPISCAB ® creme 30g : comment faire le traitement de la gale avec Topiscab?

Topiscab ® creme 30g

Le topiscab en creme est un traitement de la gale à base de permethrine


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Indications

Le Topiscab peut être utilisé chez l’adulte et l’enfant

C’est le seul traitement de la gale autorisé en France chez le BEBE de plus de 2 mois et moins de 15kgs et chez la FEMME ENCEINTE ou ALLAITANTE (ne pas allaiter durant le traitement)

Précautions d’emploi

Une surveillance étroite est recommandée lorsque le traitement est utilisé chez les enfants entre 2 mois et deux ans, en raison d’une expérience limitée dans cette population

En cas d’hypersensibilité aux chrysanthèmes ou à d’autres astéracées (Cosmos, Dahlia, Tournesol… ), l’application de perméthrine ne doit être réalisée que si strictement nécessaire.

Posologie

TOPISCAB ® creme 30g , 2 applications au coucher avec un intervalle de 7 à 14j entre les deux applications.

Comment utiliser le Topiscab?

La crème doit agir sur la peau pendant au moins 8 heures, ce qui impose de ne pas se laver (bain, douche) pendant ce laps de temps. S’il arrive que les mains ou d’autres zones de peau traitées (fesses, organes génitaux externes lors du change de bébé) soient lavées au cours de ces huit heures, il faut de nouveau appliquer de la crème sur ces zones.

Au bout de 8 heures (minimum) après l’application, il faut éliminer les restes de crème en se douchant ou en se lavant avec de l’eau et du savon.

A chaque application, la quantité de crème à appliquer est de :
30 g chez l’adulte et l’adolescent de plus de 12 ans, ce qui correspond à appliquer le tube en entier ;
15 g chez l’enfant de 6 à 12 ans, soit la moitié d’un tube ;
7,5 g chez l’enfant de 1 à 5 ans, ce qui équivaut à la taille de 2 noisettes ;
3,75 g chez l’enfant de 2 mois à 1 an, ce qui équivaut à la taille d’une noisette.

La crème doit être appliquée en fine couche sur la peau, de façon uniforme sur l’ensemble du corps (dont le cou, la nuque, la paume des mains et la plante des pieds). Il convient d’accorder une attention toute particulière aux espaces interdigitaux des mains et des pieds (également aux zones situées sous les ongles des doigts et des orteils), aux poignets, aux coudes, aux aisselles, aux organes génitaux externes et aux fesses. L’application sur la tête (cuir chevelu), les oreilles et le visage n’est pas utile, sauf si cette zone présente des lésions scabieuses ou chez les sujets âgés de plus de 65 ans.

Veiller à ce que la crème ne soit pas en contact avec les muqueuses (lèvres, bouche, narines, zone génitale) ou avec des plaies ouvertes ;

Ne pas appliquer la crème à proximité des yeux ;

Chez les enfants, ne pas appliquer la crème autour de la bouche pour éviter une ingestion du produit par léchage. Le port de gants peut être envisagé chez certains enfants.

Afin d’éviter tout risque de contamination entre patients lors de l’application, il est nécessaire d’utiliser 1 tube par patient.

En outre,il faut :
– avoir les ongles courts et bien propres ;
– changer de vêtements, de draps et de serviettes tous les jours et les laver à au moins 60 °C pendant une période de 14 jours ;
– conserver les articles qui ne peuvent pas être lavés à au moins 60 °C (vêtements) dans un sachet plastique fermé pendant quelques jours ;
– passer l’aspirateur énergiquement sur les tapis et les coussins.

Voir l’article traitement de la gale


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SCARLATINE : la scarlatine, cause, symptomes et traitement

La scarlatine

Qu’est-ce que c’est?

La scarlatine est une pharyngite à streptocoque du groupe A, ayant la
faculté de diffuser dans l’organisme des toxines qui provoquent une éruption cutanée.

La scarlatine s’attrape donc comme une autre pharyngite, par
contact avec des sujets atteints, voire porteurs asymptomatiques du
streptocoque A.

Symptomes

Un des signes précurseurs de l’éruption cutanée caractère
marqué des signes fonctionnels accompagnant la pharyngite : fièvre elevée (39-40°C), vomissements, fatigue, douleurs abdominales…

L’éruption apparaît généralement 24 à 48h après, sous la forme d’une éruption débutant le plus souvent au cou, puis s’étendant rapidement au tronc puis aux membres, ayant pour particularité de desquamer ensuite, disparaissant sans séquelles cutanées.

Traitement

Le médecin prescrit des antibiotiques. Le traitement antibiotique est important car la scarlatine peut se compliquer d’atteintes profondes (cardiaques, rénales… ).

SE DEBARRASSER DU STAPHYLOCOQUE : soigner le staphylocoque doré

Soigner et se débarrasser du staphylocoque doré

Le staphylocoque doré colonise la peau le plus souvent par l’intermédiaire des doigts et des vêtements, à partir d’un gîte souvent périorificiel (narines+++, anus, oreilles… ). Un portage chronique staphylococcique au niveau de ces gîtes est souvent en cause dans les formes récidivantes de pathologies cutanées à satphylocoque. En réduisant le portage chronique narinaire de staphyocoque doré, on dimine le portage chronique sur la peau et donc le nombre d’infections à staphylocoque doré.

La prévention des récurrences nécessite donc un traitement efficace des gîtes.

Traitement des gites de portage du staphylocoque doré

Narines

Le traitement local des narines (premier centimètre) réduit le portage nasal du staphylocoque doré le plus souvent par application intranasale de mupirocine (Mupiderm*) 3 fois par j pendant 5 à 7 jours (ceci supprime le portage nasal chez 70% des gens pour une durée de 3 mois environ). Ainsi le médecin tend à prescrire la mupirocine 5 jours par mois pendant 1 an, mais pas plus par crainte de l’apparition de résistances.

Visage voire corps

Laver soigneusement la peau du visage et du cuir chevelu (shampoing) voire l’ensemble du corps avec une solution antiseptique moussante (Septivon®, Plurexid®, Cyteal® ne pas utiliser de gant de toilette)
Laver tout le corps en faisant mousser (insister au niveau des aisselles, des régions des organes génitaux et du pli inter-fessier)
Laisser agir 3 min
Rincer abondamment

Éviction des facteurs favorisants

Règles d’hygiène :

  • lavage fréquent des mains

afin de prévenir la diffusion et la récidive des lésions, les zones atteintes et les mains seront lavées avec une solution antiseptique moussante (Septivon®, Plurexid®, Cyteal®) et rincées abondamment.

  • Eviter le port de vêtements trop serrés et synthétiques, en particulier sur les zones d’appui (fesses, dos)
  • Eviter la macération (défaut d’hygiène, obésité, plis) et l’hypersudation
  • la coupe des ongles ras
  • lavage fréquent à haute température des vêtements, sous-vêtements (en coton de préférence) et linges de toilette
  • utilisation de linge de toilette personnel
  • changement quotidien des sous-vêtements
  • Parfois le médecin recommande l’utilisation quotidienne de produits antiseptiques moussants

    Cyteal®, Septivon®, Plurexid®… en insistant sur les gîtes de portage (aisselles, périnée, pubis, cicatrices de furoncles) et en rinçant abondamment après la toilette car ces produits peuvent etre irritants

    Contre indication des cremes a la cortisone

Essayer de limiter les facteurs favorisants généraux (obésité, diabète, déficit immunitaire (corticothérapie générale, traitement immunosuppresseur, infection par le VIH)…

 

En cas de folliculite de la barbe,

il faut utiliser une mousse à raser antiseptique (Nobacter®) et changer régulièrement de lames de rasoir. Le mieux est de tondre la barbe

Voir boutons de la barbe apres le rasage

Ne pas manipuler les lésions liées au staphylocoque (folliculite, furoncle… )

Désinfection avec un antiseptique

2 à 4 applications quotidiennes sur les lésions, pendant 10 jours, de chlorhexidine, hexamidine… : DIASEPTYL 0,5 %, solution pour application cutanée (Digluconate de chlorhexidine) / EOSINE COOPER 2 POUR CENT, solution pour application cutanée en récipient unidose (Eosine disodique) / HEXASEPTINE 0,1 %, solution pour application locale en flacon (Hexamidine)/ MERCRYL, solution pour application cutanée ou MERCRYLSPRAY, solution pour application cutanée en flacon pressurisé (Chlorhexidine / Benzalkonium) / SEPTIVONSPRAY 0,05%, solution pour application cutanée en flacon pressurisé (Chlorhexidine)

Infection communautaire (en dehors de l’hôpital)

Le médecin prescrit des antibiotiques par voie orale et/ou en crème le plus souvent au vu de l’antibiogramme réalisé au laboratoire afin de l’adapter aux résistances du Staphylocoque doré

Infection nosocomiale (contractée à l’hopital)

En milieu hospitalier, il faut mettre en place des mesures d’hygiène et d’isolement des patients atteints par le staphylocoque doré afin de limiter la dissémination de ces bactéries souvent multirésistantes. Certaines souches deviennent en effet résistantes à la plupart des antibiotiques…

 

ABCES CUTANE : soigner un abcès de la peau

Abcès

L’abces est un nodule inflammatoire, douloureux, de consistance liquidienne (pus), de taille variable, siégeant inconstamment au sein d’un placard inflammatoire (dermohypodermite) et parfois associé à une fièvre.
Son traitement est mixte, médical et chirurgical.

  • Traitement chirurgical : incision/drainage chirurgical et prélèvement bactériologique du pus de l’abces.
  • Traitement médical : antibiothérapie pendant 5 jours

Besoin de l’avis d’un spécialiste ? d’un traitement ? Délais de rdv trop longs ? Vous pouvez effectuer une téléconsultation avec le dermatologue

abces
Abces de la nuque

Le nombre d’abces cutanés est en augmentation du fait de l’émergence de staphylocoque doré  résistant  à  la  méthicilline

Qu’est-ce qu’un abcès?

L’abcès est une complication de l’infection bactérienne d’un poil (folliculite) ou d’un kyste sébacé.

Une infection est généralement caractérisée par des signes inflammatoires locaux (la chaleur, la rougeur, la douleur de la peau….), voire des signes inflammatoires généraux comme la fièvre.

Ainsi l’abcès se présente sous la forme d’une grosse boule rouge et douloureuse de la peau, souvent centrée par un point blanc

Leur prise en charge a fait l’objet de recommandations en 2019

Abcès

Comment soigner un abcès

Cette prise en charge doit être réalisée par un médecin car il y a des risques de diffusion de l’infection

Il va le plus souvent proposer deux types de traitements en fonction de l’état du kyste inflammatoire

Soit l’abces n’est pas mûr : antibiotiques

Il y a une boule rouge et douloureuse mais l’abces n’est pas collecté : il n’y a pas de tête blanche. Le médecin va alors le plus souvent tenter de calmer l’infection ou de faire murir le kyste avec des antibiotiques par voie orale et en pommades sous des pansements

Les antibiotiques sont donnés durant 5 jours :

Clindamycine per os/IV : 1,8 g/jour en 3 prises et jusqu’à 2,4 g/jour si
poids > 100 kg
Pristinamycine per os : 1 g x 3 /jour
Oxacilline ou cloxacilline IV : 6 à 12 g/jour
Céfazoline IV : 3 à 6 g/ jour

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Soit l’abces est mûr : chirurgie

L’abces est devenu plus mou et comporte à son sommet une tete blanche de pus situé juste sous la peau. Il est alors accessible à un traitement chirurgical

Ce traitement chirurgical consiste en une incision de l’abces, le plus souvent sans anesthésie ou juste une anesthésie du pourtour, suivie d’un lavage au sérum physiologique et parfois de méchage à la mèche iodoformée en l’absence d’antécédents d’allergie à l’iode. La mèche doit alors être changée toutes les 24 à 48 heures par une infirmière jusqu’à détersion complète. Un pansement avec un antiseptique ou un antibiotique en crème ou pommade est ensuite souvent utile pour favoriser le comblement de la cavité par le bourgeonnement des tissus sous cutanés.

Le médecin peut aussi décider d’utiliser les antibiotiques pendant 5 jours comme dans la forme non collectée

Les conseils du dermatologue :

  • Les infections de la peau et les infections des poils peuvent s’’aggraver en l’’absence de traitement adéquat (lymphangite,  » ganglions « , voire septicémie…). Lors de la survenue d’une lésion inflammatoire, il faut donc consulter et ne pas toucher ses lésions : la majorité de ces complications surviennent en effet à cause d’une consultation trop tardive ou de la manipulation des lésions.
  • Ne pas utiliser les anti-inflammatoires (cortisone ou non stéroidiens) pour les infections cutanées car ceux-ci laissent les infections s’’aggraver sans que l’on puisse s’en rendre compte.
  • Il ne faut pas oublier d’être à jour pour le vaccin antitétanique car une plaie cutanée peut être la porte d’’entrée du tetanos

SOIGNER UN FURONCLE : se débarrasser d’un furoncle

Furoncle, quoi faire?

Cet article en vidéo :


Le furoncle est une infection profonde et nécrosante du follicule pilo-sébacé due à Staphylococcus aureus (Staphylocoque doré). Il se caractérise par une lésion papulo-nodulaire très inflammatoire évoluant en 5 à 10 jours vers la nécrose folliculaire avec l’élimination du follicule pileux (bourbillon).

En cas de

  • Furoncle isolé : on ne fait  pas de prélèvement bactériologique ni de traitement antibiotique local ou général, juste des soins locaux.
  • Furoncle compliqué : prélèvement bactériologique du pus avant antibiothérapie.

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Furoncles au début (folliculite)

Qu’est-ce qu’un furoncle?

Le furoncle est une folliculite profonde s’’accompagnant d’’une destruction du poil.

Il commence soit par une folliculite soit par une boule rouge, chaude et douloureuse de 1 à 2 cm de diamètre

Il évolue généralement en donnant une lesion  » à tête blanche  » en quelques jours, qui résulte de la destruction du poil, c’’est le bourbillon, qu’’il faut éliminer ou qui peut se résorber spontanément sans émission de pus.

Furoncle

Consultez un médecin

La consultation du médecin est indispensable pour limiter le risque d’évolution grave du furoncle (anthrax, abcès, septicémie… )

Ce dernier va vous prescrire des antibiotiques par voie orale et/ou en crème le plus souvent au vu de l’antibiogramme réalisé au laboratoire afin de l’adapter aux résistances éventuelles du germe (souvent un Staphylocoque doré)

Le médecin réalise un prélèvement bactériologique en cas de furoncle compliqué ou nombreux à la recherche notamment de staphylocoque doré résistant à la méticilline (SARM, qui sécrètent pour la plupart une toxine appelée leucocidine de Panton et Valentine et sont principalement responsables d’infections cutanées à type de furoncles nécrosants : ils débutent par une boule rouge, chaude et douloureuse, aboutissant en quelques jours à une suppuration éliminant le follicule nécrotique sous forme d’un gros bourbillon jaune et laissant place à une cicatrice déprimée définitive.

Leur prise en charge a fait l’objet de recommandations en 2019

Formes particulières de furoncles

Le furoncle du visage

doivent faire l’’objet d’’une attention toute particulière et ne pas être  » tripotés  » car leur manipulation peut entraîner une staphylococcie maligne de la face.

L’anthrax

c’est un agglomérat de furoncles, réalisant une boule rouge profonde, volumineuse, inflammatoire d’aspect cratériforme, parfois fébrile et pouvant s’accompagner de fusées purulentes qui les rejoignent sous la peau.

La furonculose

C’est la répétition des furoncles, qui doit faire chercher

une immunodépression

diabète, maladies, déficit immunitaire, carence en fer..

un réservoir cutané de staphylocoque doré

chez le patient ou dans son entourage.

Ces furoncles répétées peuvent laisser des cicatrices importantes et avoir un retentissement psychologique important, d’autant qu’ils touchent principalement des adolescents. Dans la majorité des cas, les récurrences cessent après 2 ans

Soigner un furoncle

Furoncle non compliqué, isolé : soins locaux.

● pas de manipulation du furoncle (limite le risque de complications) ;
● soins de toilette quotidiens (lavage à l’eau et au savon) ;
● incision de l’extrémité pour évacuer le bourbillon (furoncle volumineux) ;
● protection de la lésion avec un pansement ;
● pas d’antibiothérapie (locale ou générale).

Furoncle compliqué ou furonculose : antibiotiques oraux pendant 5 jours

Outre le traitement prescrit par le médecin (antibiotiques par voie orale pendant 5 jours : Clindamycine : 1,8 g/jour en 3 prises et jusqu’à 2,4 g/jour si poids > 100 kg ou Pristinamycine : 1 g x 3 /jour ), celui-ci peut procéder à :

  • L’application de compresses humides et tièdes ou de pansements gras pour faire mûrir le furoncle
  • Une fois que le furoncle est mûr, l’incision sur quelques milimètres et le drainage ou l’ablation du bourbillon à la pince sauf au niveau médio-facial en raison des risques de dissémination (staphylococcie maligne de la face, thrombophlébite cérébrale… )

Il ne faut jamais appuyer ou cureter le furoncle après l’ouverture par risque de dissémination de l’infection

Furonculose

Il s’agit de la répétition de furoncles pendant plusieurs mois, voire des années.

Le staphylocoque doré colonise la peau le plus souvent par l’intermédiaire des doigts et des vêtements, à partir d’un gîte souvent périorificiel (narines+++, anus, oreilles… ). Un portage chronique staphylococcique au niveau de ces gîtes est souvent en cause dans les formes récidivantes de pathologies cutanées à staphylocoque. En réduisant le portage chronique narinaire de staphylocoque doré, on dimine le portage chronique sur la peau et donc le nombre d’infections à staphylocoque doré.

La prévention des récurrences nécessite donc un traitement efficace des gîtes.

1/ Prélèvement bactériologique d’un furoncle avant traitement.

2/ Traitement des gites de portage du staphylocoque doré

Le traitement local narines (premier centimètre) réduit le portage nasal du staphylocoque doré le plus souvent par application intranasale de mupirocine (Mupiderm*) 4 fois par j pendant 5 jours (ceci supprime le portage nasal chez 70% des gens pour une durée de 3 mois environ). Ainsi le médecin tend à prescrire la mupirocine 5 jours par mois pendant 1 an, mais pas plus par crainte de l’apparition de résistances.

Le protocole de désinfection est le suivant :

  • Application nasale de pommade de mupirocine deux fois par jour pendant 7 jours.
  • Utilisation une fois par jour pendant 7 jours d’une solution moussante de chlorhexidine comme savon et comme shampoing tels Cyteal®, Septivon®, Plurexid®… en insistant sur les gîtes de portage (aisselles, périnée, pubis, cicatrices de furoncles) et en rinçant abondamment après la toilette car ces produits peuvent etre irritants. Le protocole est généralement des douches antiseptiques avec une solution moussante de chlorhexidine comme savon et comme shampoing (une fois par jour pendant 7 jours).
  • Mesures d’hygiène corporelle, porter des vêtements propres, changer fréquemment le linge de toilette.
  • Mesures d’hygiène de l’environnement (linge, vaisselle, entretien des locaux).
  • Bains de bouche biquotidiens à la chlorhexidine (adulte et enfant à partir de 6 ans).

3/ Antibiotiques par voie orale pendant 7 jours

Le médecin prescrit souvent les mêmes antibiotiques que dans le furoncle mais pendant 7 jours au lieu de 5 :

Clindamycine : 1,8 g/jour en 3 prises et jusqu’à 2,4 g/jour si poids > 100 kg ou Pristinamycine : 1 g x 3 /jour .

4/ Éviction des facteurs favorisants

Règles d’hygiène :

  • lavage fréquent des mains

afin de prévenir la diffusion et la récidive des lésions, les zones atteintes et les mains seront lavées avec une solution antiseptique moussante (Septivon®, Plurexid®, Cyteal®) et rincées abondamment.

  • Eviter le port de vêtements trop serrés et synthétiques, en particulier sur les zones d’appui (fesses, dos)
  • Eviter la macération (défaut d’hygiène, obésité, plis) et l’hypersudation
  • la coupe des ongles ras
  • lavage fréquent à haute température des vêtements, sous-vêtements (en coton de préférence) et linges de toilette
  • utilisation de linge de toilette personnel
  • Contre indication des cremes a la cortisone

Essayer de limiter les facteurs favorisants généraux (obésité, diabète, déficit immunitaire (corticothérapie générale, traitement immunosuppresseur, infection par le VIH)…

Ne pas manipuler les furoncles

Les recouvrir d’un pansement

5/ Après guérison de la poussée

Il faut alors procéder à décolonisation des gîtes bactériens du patient et de son entourage (personnes vivant sous le même toit, et personnes en contact proche).

Les conseils du dermatologue :

  • Les infections de la peau et les infections des poils peuvent s’’aggraver en l’’absence de traitement adéquat (lymphangite,  » ganglions « , voire septicémie…). Lors de la survenue d’une lésion inflammatoire, il faut donc consulter et ne pas toucher ses lésions : la majorité de ces complications surviennent en effet à cause d’une consultation trop tardive ou de la manipulation des lésions.
  • Ne pas utiliser les anti-inflammatoires (cortisone ou non stéroidiens) pour les infections cutanées car ceux-ci laissent les infections s’’aggraver sans que l’on puisse s’en rendre compte.
  • Il ne faut pas oublier d’être à jour pour le vaccin antitétanique car une plaie cutanée peut être la porte d’’entrée du tetanos

STAPHYLOCOQUE DORE : le staphylocoque doré (stafylocoque)

Staphylocoque doré

Le staphylocoque doré est une bactérie.

Une bactérie

Une bactérie est un organisme vivant unicellulaire qui existait sur terre bien avant l’apparition de l’Homme.

Stérile à la naissance, la peau se recouvre ensuite de bactéries  » normales  » dites saprophytes (jusqu’à un million de germes par cm², beaucoup moins cependant que la bouche, le tube digestif ou le vagin).

Comme la Terre, la peau est recouverte de niches écologiques très diverses (type et nombre de bactéries très divers), avec des régions comparables à des forêts tropicales (orifices, aisselles) et d’autres à des déserts (avant-bras, dos).

Cette flore appelée microbiote cutané se modifie tout au long de l’existence, sous l’influence du lieu de vie (Tropiques, montagne, mer… ), de la prise de médicaments (immunosuppresseurs, antibiotiques… ) ou de l’utilisation de cremes cortisonées, antibiotiques… , de changements
hormonaux (puberté, grossesse… ) ou de maladies (diabète, insuffisance
rénale, SIDA… ).

Certaines de ces bactéries peuvent se reproduire en trop grand nombre et donner une infection.

D’autres ne sont pas  » normalement  » présentes sur la peau sauf en certains endroits (autour du nez ou périnée) et peuvent la coloniser pour diverses raison, provoquant des infections :

présence d’une plaie rompant la barrière cutanée

ce qui permet à la bactérie de rentrer dans la peau.

Cette plaie peut être

une blessure,

Infection de plaie

un simple grattage de la peau

Manuportage de l’impetigo, folliculite

une intervention chirurgicale…

la bactérie peut provenir de la propre flore du patient ou plus rarement de l’environnement hospitalier. Elle est amenée par le bistouri dans des organes auquels elle n’a normalement pas accès et elle va y développer son pouvoir pathogène (ostéomyélite pour les os, endocardite dans le coeur, pneumopathie dans les poumons, pyélonéphrite dans les reins…

Baisse des défenses immunitaires

diabète, intervention traumatisante, VIH, traitements immunosuppresseurs, radiothérapie, chimiothérapie, nouveau né…

C’est le cas par exemple du staphylocoque doré ou de certains streptocoques qui sont la cause de la majorité des infections cutanées bactériennes.

Une forme de staphylocoque

Les staphylocoques sont un des premiers agents responsables d’infections, qu’elles soient nosocomiales (infections contractées à l’hopital où ils peuvent être résistants des antibiotiques dans 20 à 50% des cas) ou communautaires (en dehors de l’hopital).

Les Staphylocoques sont classés en fonction de leur capacité à provoquer la coagulation du sang (coagulase-positif ou négatif). Les coagulases positifs dont fait partie le staphylocoque doré sont fréquemment impliqués dans les infections. Les coagulase-négatifs (staphylocoque Epidermidis notamment) sont des pathogènes dits opportunistes qui devront bénéficier à la fois d’un point d’entrée dans l’organisme, généralement au cours d’une intervention profonde (prothèses osseuses ou cardiaques, sondes, cathéters profonds… ) et d’une diminution des défenses immunitaires pour provoquer une infection.

Nous avons vu que les staphylocoques étaient présents à l’état normal sur la peau au sein de la flore saprophyte (30 à 50% de la population est porteur sain du Staphylocoque) et que le staphylocoque doré pouvait être retrouvé à l’état normal autour des orifices de la peau (nez, bouche, oreilles, organes génitaux… ). Les staphylocoques sont aussi présents dans l’environnement (eaux non-traitées, sols, objets sales).

Le staphylocoque doré (Staphylococcus aureus) est la souche de staphylocoque la plus fréquemment en cause dans les infections de la peau. Accessoirement il est aussi le plus fréquemment responsable d’intoxications alimentaires, le plus souvent par contamination de l’alimentation par des doigts souillés (panaris du doigt par exemple).

Soigner et se débarrasser du staphylocoque doré

Voir soigner le staphylocoque doré

SOIGNER UN KYSTE INFECTE : le kyste enflammé et infecté



Kyste infecté (kyste épidermoïde) : prise en charge et traitements

Cet article en vidéo

Le kyste épidermoïde — improprement appelé kyste sébacé — est l’une des tumeurs bénignes de la peau les plus courantes. Il est constitué d’une poche close tapissée en son intérieur d’un épithélium kératinisant, contenant une substance blanchâtre et malodorante composée principalement de kératine et de sébum. Lorsque cette poche se rompt ou se surinfecte, le kyste peut s’enflammer brutalement et évoluer vers un abcès cutané nécessitant une prise en charge médicale urgente.


Évolution naturelle du kyste cutané

Un kyste épidermoïde de petite taille peut parfois régresser spontanément, notamment chez le sujet jeune. Cependant, dès qu’il atteint environ un centimètre de diamètre, la régression spontanée devient exceptionnelle. À partir de ce stade, plusieurs complications sont possibles :

  • Gêne mécanique sur les zones d’appui (cuir chevelu, dos, nuque, scrotum) ;
  • Épisodes inflammatoires douloureux, liés à la fissuration de la paroi kystique ou à une surinfection bactérienne ;
  • Constitution d’un abcès en cas de surinfection franche.

C’est généralement l’apparition de l’un de ces événements qui amène le patient à consulter en urgence.


Diagnostic d’un kyste infecté : ce que recherche le médecin

La prise en charge d’un kyste inflammatoire doit impérativement être réalisée par un médecin : une infection cutanée non traitée ou mal traitée peut se diffuser aux tissus voisins (cellulite, fasciite) ou, plus rarement, au sang (bactériémie).

À l’examen clinique, le médecin cherche à :

  • Confirmer l’existence d’un kyste préexistant « froid » (antécédent de tuméfaction indolore) ;
  • Identifier un pore obstrué, souvent visible sous la forme d’un point noir (comédon) en surface — signe pathognomonique du kyste épidermoïde ;
  • Évaluer le stade de maturation de l’abcès, qui conditionne directement le choix thérapeutique.

Traitements selon le stade inflammatoire

Stade 1 — Kyste inflammatoire non collecté : antibiothérapie

À ce stade précoce, la tuméfaction est rouge, chaude, douloureuse et ferme, sans fluctuation ni tête blanche visible : le pus n’est pas encore collecté sous la peau et l’abcès n’est pas « mûr ». Une incision serait prématurée et inefficace.

Le médecin prescrit alors :

  • Des antibiotiques par voie orale (le plus souvent une pénicilline M ou une céphalosporine de 1re génération, actives sur les staphylocoques et les streptocoques, germes le plus souvent en cause) ;
  • Un traitement local associant une pommade antibiotique ou antiseptique, appliquée sous un pansement occlusif humide pour favoriser la maturation de l’abcès ;
  • Des antalgiques et anti-inflammatoires pour soulager la douleur, selon le tableau clinique.

L’objectif est soit de faire céder l’inflammation, soit de faire mûrir la collection pour pouvoir l’inciser dans un second temps.

Besoin d’un avis dermatologique rapidement ? Les délais de rendez-vous en cabinet sont parfois longs. Il est possible d’effectuer une téléconsultation avec un dermatologue pour obtenir rapidement une prescription adaptée.

Stade 2 — Kyste collecté (abcès mûr) : incision-drainage

Le kyste est à ce stade fluctuant, plus mou, et présente en son sommet une tête blanche correspondant à du pus collecté juste sous la peau. L’abcès est accessible à un traitement chirurgical ambulatoire.

Le geste se déroule en plusieurs étapes :

  1. Anesthésie locale péri-lésionnelle (anneau anesthésique autour de la lésion) — parfois non nécessaire si la collection est très superficielle ;
  2. Incision franche au bistouri sur la zone de collection maximale pour libérer le pus ;
  3. Évacuation et lavage abondant à la seringue avec du sérum physiologique stérile ;
  4. Méchage de la cavité avec une mèche iodoformée (en l’absence d’allergie à l’iode connue), qui maintient la plaie ouverte, prévient la fermeture prématurée et favorise le drainage ;
  5. Changements de mèche quotidiens ou tous les deux jours par une infirmière, jusqu’à détersion complète de la cavité ;
  6. Relais par des pansements gras antiseptiques ou antibiotiques (tulle gras, crème ou pommade) pour accompagner le bourgeonnement des tissus sous-cutanés et le comblement progressif de la cavité.

La durée totale des soins infirmiers varie selon la taille de l’abcès, de quelques jours à deux ou trois semaines.


Et après ? Exérèse à froid du kyste résiduel

Deux issues sont possibles à l’issue du traitement de l’abcès :

  • Élimination complète du kyste : la poche kystique s’est résorbée avec le drainage. Aucun geste complémentaire n’est nécessaire, mais une surveillance est recommandée car la récidive reste possible.
  • Persistance d’une poche kystique résiduelle : la coque n’a pas été éliminée lors du drainage. Dans ce cas, une exérèse chirurgicale programmée « à froid », réalisée à distance de l’épisode infectieux (au minimum 2 à 3 mois après), est indispensable pour éviter les récidives. Cette intervention est souvent réalisée en période hivernale, où la sudation est moindre, facilitant la cicatrisation.

→ Pour tout savoir sur la technique d’ablation d’un kyste en dehors d’un épisode infectieux : Enlever un kyste épidermoïde : déroulement et suites.


Questions fréquentes sur le kyste infecté

Peut-on percer soi-même un kyste infecté à la maison ?

Non. Une manipulation non stérile du kyste risque d’aggraver l’infection, de diffuser les bactéries dans les tissus voisins et de laisser en place la poche kystique — garantissant la récidive. Seul un médecin doit réaliser ce geste dans des conditions d’asepsie rigoureuses.

Quels germes sont le plus souvent responsables ?

Staphylococcus aureus est le pathogène le plus fréquemment impliqué, suivi de diverses espèces de streptocoques. L’antibiothérapie probabiliste est choisie en conséquence, en attendant les résultats éventuels d’un prélèvement bactériologique.

Le kyste infecté est-il remboursé par l’Assurance maladie ?

L’incision-drainage d’un abcès et les soins infirmiers consécutifs sont pris en charge par l’Assurance maladie sur prescription médicale. L’exérèse chirurgicale à froid du kyste résiduel est également remboursée.

Combien de temps dure la cicatrisation après incision d’un kyste ?

La durée de cicatrisation dépend de la taille de l’abcès. Pour une lésion de petite taille, le comblement de la cavité prend 1 à 3 semaines. Pour un abcès volumineux, plusieurs semaines de soins infirmiers peuvent être nécessaires avant cicatrisation complète.

TRAITEMENT NATUREL VERRUE : traitements naturels des verrues

Traitement naturel de verrue


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Avoir une verrue est souvent vécu comme une contamination, on se sent sale et on veut en guérir vite. Il y a donc plusieurs traitements de verrues. Mais les verrues guérissent-elles parfois toutes seules?

 

Soigner une verrue du doigt
Soigner une verrue du doigt avec un verrucide

Faut-il soigner les verrues pour en guérir?

Les verrues sont des tumeurs bénignes d’origine virale, dues à des virus appelés papillomavirus.

Le traitement des verrues n’est pas systématique car les verrues sont des tumeurs bénignes régressant le plus souvent spontanément en quelques années.

Il n’est donc pas étonnant de voir disparaître spontanément une verrue.

De nombreux traitements naturels consistent à pratiquer de l’auto suggestion :

  • penser à la verrue et lui intimer l’ordre de partir
  • faire dessiner la verrue à un enfant et détruire le dessin,
  • et toutes sortes de procédés « magiques » plus ou moins originaux (frotter la verrue avec un bout de lard qu’on enterre à la pleine Lune, tenir un marron dans la main gauche en serrant plusieurs minutes…)

La décision de traitement des verrues est prise entre le patient et le médecin en fonction de différents facteurs :

  • localisation de la verrue

une verrue du visage est plus genante et affichante qu’une verrue plantaire, mais pas question d’y appliquer le moindre traitement même naturel, au risque de vous faire une cicatrice.

soigner les verrues du visage
Papillome verruqueux de la paupière : le genre de verrues qu’on doit soigner
    • le nombre de verrues,

Guerir les verrues
Nombreuses verrues plantaires, il faut les soigner

Devant d’aussi nombreuses verrues, de grandes tailles, il est peu probable qu’un traitement naturel soit efficace

  • l’évolution des verrues

deviennent-elles douloureuses au niveau des zones d’appui du pied (verrues plantaires)? grossissent-elles ou se multiplient-elles… ? il y a alors une indication claire à les soigner. Dans ce cas, mieux vaut éviter de risquer de perdre du temps avec un traitement naturel et se faire traiter par le médecin

Comment le médecin soigne-t-il les verrues?

La diversité des traitements qui ont été essayés pour enlever les verrues est à elle seule un constat d’échec.

Dans les etudes scientifiques concernant le traitement des verrues, deux traitements semblent plus efficaces : la cryothérapie par application d’azote liquide voire de neige carbonique et l’application de préparations à base d’’acide salicylique voire d’acide lactique.


Ces deux traitements des verrues sont souvent associés. Leur principe est le même : décaper et détruire la verrue jusqu’à la base, pour essayer d’enlever toutes les cellules infectées par le papillomavirus.

Le médecin peut aussi utiliser du laser, un décapage sous anesthésie locale, des crèmes…

Pour en savoir plus, voir l’article traitement des verrues

 

Traitement naturel des verrues

Les délais de rendez-vous chez les dermatologues s’allongent d’année en année.

Cependant, ne vous improvisez surtout pas médecin! Consultez votre médecin traitant avant toute chose. Il faut en effet vous assurer que la lésion que vous constatez est bien une verrue. Cela peut etre un durillon, voire un terrible melanome achromique. Enfin, ne traitez pas seul des verrues mal localisées, sur une peau fragile (paupière, dos de la main, cou, verrues génitales…)

Il faut être très prudent avant d’utiliser des produits même naturels et bien demander conseil à son pharmacien seulement apres avoir consulté un médecin pour s’assurer du diagnostic de verrue.

Consulter un médecin avant tout

La consultation du médecin pour diagnostiquer le type de verrue et le traitement approprié

RDV RAPIDE EN VISIO AVEC LE DERMATOLOGUE : prenez rdv de téléconsultation avec le dermatologue

Sparadrap

Souvent les traitements médicaux consistent en l’application de produits kératolytiques sous un pansement, notamment pour augmenter le taux de pénétration transcutanée du produit. Il semble que le fait de recouvrir constamment la verrue joue aussi un rôle, provoquant une macération de la verrue (elle devient blanche et plus molle), ce qui peut permettre de freiner sa croissance, voire de la faire tomber.

On ne peut pas dire que le sparadrap ou le scotch soient des substances naturelles, mais ils font partie des remedes des verrues de petite taille, notamment sur les doigts.

L’opération consiste à  recouvrir la verrue d’un bout de sparadrap ou mieux si possible de l’enrouler (par exemple pour une petite verrue du doigt) autour de la verrue et de laisser le sparadrap 24h/24 pendant au moins une semaine.

Dans la même logique d’application de substance occlusive, on peut appliquer sur la verrue du doigt de la colle, de l’aloe vera, du beurre de karité…

Les sèves de plantes contre les verrues

Certaines plantes comportent probablement une sève caustique, capable de bloquer la croissance, voire de décaper progressivement les petites verrues, il s’agit de

  • La chélidoine

    Chelidoine dont la sève peut être utilisée pour traiter les verrues

    La chélidoine ou grande Eclaire est une  « mauvaise herbe » qui pousse à l’état sauvage, souvent le long des murs. On la reconnaît à sa fleur jaune et ses feuilles dentelées. Lorsqu’on casse sa tige en deux, un suc jaune-orangé apparaît et peut être appliqué directement sur la petite verrue du doigt par exemple, et uniquement sur elle sans déborder, puis on la recouvre d’un sparadrap, tous les jours sauf si une irritation apparait. Il faut alors suspendre les applications jusqu’au retour d’une peau normale, non irritée.

Ce suc contiendrait un alcaloïde, la coptisine, ayant des propriétés antimitotiques (il bloque la réplication du virus papillomavirus responsable des verrues)

  • Le pissenlit

    Pissenlit, dont on utilise la sève blanche pour les verrues

    Là encore on utilise le lait blanc qui s’écoule lorsqu’on casse la tige du pissenlit (voir chelidoine)

  • Le lait de figue

    Figuier, dont on utilise la sève blanche

On utilise la sève blanche qui s’écoule des petites tiges de l’arbuste, comme pour la chélidoine et le pissenlit.

Teinture mère de thuya

Thuya contre les verrues

On applique sur la verrue à l’aide d’un coton tige une goutte de teinture mère de Thuya une fois par jour.

Aliments contre les verrues

De nombreux aliments, notamment en raison probablement de leur effet rubéfiant et irritant, peuvent être utilisés dans le traitement des verrues

  • Ecorce de citron macérée dans du vinaigre blanc

    Ecorce de citron contre les verrues

    On applique la décoction ail-vinaigre sur la verrue avec un coton tige et on peut recouvrir d’un sparadrap

Certains utilisent uniquement du jus de citron appliqué au coton tige sur la verrue.

  • peau de banane

    Peau de banane contre les verrues

    on découpe une petite pastille de la taille de la verrue dans la partie blanche interne de la peau de banane et on l’applique sous un sparadrap sur la verrue

  • ail ou oignon cru

avec lesquels on frotte doucement les verrues

Ail contre les verrues

Certains les utilisent aussi en purée appliquée sous un pansement mais ceci est très agressif pour la peau alentour qu’il faut protéger avec un pansement percé tel que ceux qu’on utilise pour les cors aux pieds ou du vernis. Mieux vaut éviter cette technique au risque de se bruler la peau

On peut aussi citer la chair d’aubergine appliquée sous un pansement ou la pomme de terre dont on frotte la chair sur la verrue…

Faut-il gratter les verrues ?

Mieux vaut ne pas gratter les verrues. En effet, les irritations tendent parfois à stimuler la réplication du virus et à provoquer la croissance de la verrue. De plus on risque de faire saigner la verrue et il y a alors un risque d’infection bactérienne de la verrue et d’autocontamination par le sang qui transporte des papillomavirus sur la peau.

Et si ça ne fonctionne pas?

En cas de verrue résistante au traitement bien conduit plus de 15 jours, il faut consulter son médecin.


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ROUGEUR VULVE : rougeurs et démangeaisons de la vulve (vagin)

Rougeurs et démangeaisons de la vulve : causes et traitements

Démangeaisons et rougeurs de la vulve
Rougeurs et démangeaisons vulvaires — diagnostic différentiel

Les rougeurs et démangeaisons de la vulve (prurit vulvaire) sont un motif de consultation très fréquent en dermatologie et gynécologie. La vulve désigne les organes génitaux externes féminins — grandes lèvres, petites lèvres, clitoris, vestibule. Derrière ce symptôme commun se cachent des causes très variées : infection, allergie, maladie dermatologique chronique, voire lésion précancéreuse.

Cet article se concentre sur les rougeurs et démangeaisons — érythème diffus, plaques planes, prurit. Pour les boutons, vésicules ou ulcères, voir : lésions et boutons sur le sexe.

Démangeaisons persistantes ? Rougeur résistant au traitement ?
Le Dr Rousseau, dermatologue, est disponible en téléconsultation vidéo — souvent le jour même ou le lendemain.
📅 Téléconsultation avec le dermatologue

Sommaire :
Que fait le médecin ? |
Orientation rapide |
Infections |
Eczéma et allergie |
Maladies chroniques |
Lésions précancéreuses |
Ménopause et atrophie |
Pages associées |
Questions fréquentes

Rougeurs vulvaires : que recherche le médecin ?

Lors de la consultation, le médecin recueille l’anamnèse orientée :

Question clé Ce qu’elle oriente
Démangeaisons intenses, surtout la nuit ? Candidose, lichen scléreux, gale
Pertes vaginales ? Quelle couleur, quelle odeur ? Blanches grumeleuses → mycose ; grises malodorantes → vaginose ; jaunes purulentes → IST
Brûlures à la miction ? Trichomonas, candidose, cystite
Rougeur apparue après un nouveau produit (savon, protège-slip, lubrifiant) ? Eczéma allergique de contact
Antécédents de psoriasis, eczéma atopique ? Psoriasis génital, eczéma constitutionnel
Prise récente d’antibiotiques ? Candidose post-antibiotique
Ménopause ? Sécheresse vaginale ? Vaginite atrophique
Rapports douloureux (dyspareunie) ? Lichen scléreux, candidose, vaginite atrophique
Rougeur résistant à tous les traitements depuis > 3 semaines ? Lésion précancéreuse — biopsie indispensable
💡 Ne pas appliquer d’antifongique ou de dermocorticoïde en automédication prolongée sans diagnostic posé — ces traitements peuvent masquer une lésion plus grave (cancer in situ) ou entretenir une irritation de contact iatrogène.

Tableau d’orientation selon les symptômes

Symptômes associés Diagnostic probable Urgence
Rougeur + pertes blanches grumeleuses + prurit intense Candidose vulvo-vaginale 🟡 Antifongique
Rougeur légère + pertes grises malodorantes (odeur poisson) sans prurit majeur Vaginose bactérienne 🟡 Métronidazole
Rougeur érosive + pertes purulentes + brûlures miction Trichomonas vaginalis 🟡 Métronidazole dose unique
Rougeur des versants externes + peau sèche fripée + bords émiettés Eczéma allergique de contact vulvaire 🟡 Patch tests + DC
Plaques rouges bien délimitées + antécédents de psoriasis Psoriasis génital 🟡 DC faible puissance
Plaques blanches nacrées + prurit chronique + dyspareunie Lichen scléreux vulvaire 🟡 Clobétasol — suivi à vie
Érosions douloureuses + papules blanches + atteinte buccale Lichen plan érosif 🟡 Biopsie
Sécheresse, brûlures, dyspareunie, femme ménopausée Vaginite atrophique 🟡 Œstrogènes locaux
Rougeur post-rapport disparaissant en 24–48 h Irritation mécanique ou allergie au latex/lubrifiant 🟢 Éviction
Tache rouge lisse, luisante, persistante > 3 semaines, résistant aux traitements VIN, maladie de Paget, Bowen vulvaire 🔴 Biopsie urgente

Infections responsables de rougeurs et démangeaisons vulvaires

Candidose vulvo-vaginale (mycose)

La candidose est la première cause de prurit vulvaire — elle touche 75 % des femmes au moins une fois dans leur vie. Elle est due à Candida albicans (90 % des cas), champignon saprophyte du vagin qui prolifère en conditions favorables.

Caractéristiques Détail
Symptômes typiques Prurit vulvaire intense, brûlures, rougeur diffuse de la vulve et du vestibule, pertes blanches grumeleuses (aspect « lait caillé »), dyspareunie
Facteurs favorisants Antibiotiques (détruisent la flore lactobacillaire protectrice), diabète, grossesse, immunodépression, contraceptifs oraux, vêtements synthétiques
Diagnostic Clinique ± prélèvement mycologique si résistance au traitement ou récidives fréquentes
Traitement Antifongique azolé topique (éconazole, clotrimazole) ± ovule vaginal. Dose unique fluconazole oral si forme sévère. Traitement du partenaire si récidives.
Forme récidivante ≥ 4 épisodes/an — bilan diabète, immunodépression, culture pour identification de l’espèce (C. glabrata résistant au fluconazole). Traitement d’entretien hebdomadaire.

Candidose vaginale — rougeurs et pertes blanches
Candidose vaginale

→ Voir notre article détaillé : Mycose vaginale — candidose

Vaginose bactérienne

La vaginose bactérienne n’est pas une IST à proprement parler mais un déséquilibre de la flore vaginale : les Lactobacillus protecteurs sont remplacés par des anaérobies (dont Gardnerella vaginalis). Elle est souvent asymptomatique ou se manifeste par :

  • Pertes grises ou grisâtres, fluides, odeur de poisson caractéristique (accentuée après les rapports sexuels)
  • Légère rougeur vulvaire — le prurit est en général modéré voire absent
  • Critères de Amsel : pH vaginal > 4,5, test à la potasse positif (odeur de poisson), clue cells à l’examen direct

Traitement : métronidazole 500 mg × 2/j pendant 7 jours ou gel vaginal de métronidazole. → Vaginose bactérienne — pertes malodorantes sans rougeurs

Trichomonas vaginalis

Parasite sexuellement transmissible responsable de rougeurs profuses et érosives du col et du vagin, avec pertes jaunes ou verdâtres d’odeur nauséabonde, prurit intense et brûlures à la miction. Parfois asymptomatique chez l’homme. Traitement : métronidazole 2 g en prise unique — les deux partenaires simultanément.

Herpès génital

L’herpès génital (HSV-2) peut se manifester par une rougeur diffuse de la vulve lors de la primo-infection — avant l’apparition des vésicules caractéristiques. Si vous observez des vésicules douloureuses, érosions en bouquet ou ulcérations, consultez : herpès génital.

Herpès vulvaire — érosions en bouquet
Herpès génital — les vésicules précèdent les érosions

Eczéma et allergie de contact vulvaire

L’eczéma de la vulve est souvent sous-diagnostiqué. Les premières causes d’allergie de contact vulvaire sont les topiques médicamenteux (crèmes antibiotiques, antifongiques en automédication) et les produits d’hygiène intime.

Allergènes fréquents

Catégorie Exemples d’allergènes
Topiques médicamenteux Antifongiques (éconazole, miconazole), crèmes antibiotiques (néomycine), anesthésiques locaux (benzocaïne), antiseptiques
Hygiène intime Savons parfumés, gels lavants, déodorants intimes, serviettes hygiéniques, protège-slips (parfums et adhésifs)
Vêtements et matières Lycra (spandex), élastiques, colorants textiles des sous-vêtements
Rapports sexuels Latex (préservatifs), lubrifiants intimes (parabènes, propylèneglycol), spermicides, sperme (rarissime)
Portage indirect Vernis à ongles (résines époxy), produits chimiques professionnels portés par les mains

Aspect clinique de l’eczéma vulvaire

L’eczéma de la vulve forme des placards rouges secs sur les versants externes — pubis, grandes lèvres externes, racine des cuisses — avec respect des plis et de la muqueuse vaginale (pas de pertes vaginales). La peau est fripée, parfois parsemée de petites vésicules excoriées, à bords émiettés et mal limités.

💡 Pièges diagnostiques : l’eczéma de la vulve est souvent aggravé par les antifongiques et antiseptiques appliqués en automédication — qui sont eux-mêmes allergisants. Un eczéma qui s’aggrave sous traitement antifongique doit faire évoquer une allergie de contact au produit lui-même.

Traitement : identification et éviction de l’allergène (patch tests indispensables) + dermocorticoïde classe II-III selon la sévérité. Limiter l’eau et le savon — aggravent la macération et l’irritation. Voir : eczéma — causes et traitement.

Dermatoses chroniques de la vulve

Lichen scléreux vulvaire

Dermatose auto-immune chronique — l’une des causes les plus importantes de prurit vulvaire chronique chez la femme après la ménopause, mais pouvant survenir à tout âge, y compris chez la petite fille.

Stade évolutif Aspect clinique
Début Plaques blanches nacrées, légèrement atrophiques, prurigineuses — grandes lèvres, clitoris, périnée. Aspect en « sablier » entourant la vulve et la région anale
Évolution Fissures spontanées, saignements, plaques ivoire brillantes, rétrécissement progressif de l’orifice vaginal (synéchies des petites lèvres), enfouissement du clitoris
Stade avancé Dyspareunie sévère, destruction de l’architecture vulvaire, cicatrices irréversibles, risque de carcinome épidermoïde
⚠️ 80 % des carcinomes épidermoïdes vulvaires se développent sur un lichen scléreux non ou mal traité. Un traitement précoce par propionate de clobétasol et un suivi dermatologique annuel réduisent significativement ce risque.

Traitement : propionate de clobétasol 0,05 % (Dermoval®) — application quotidienne 1 mois, puis décroissance progressive, puis entretien 2 fois/semaine à vie. Surveillance biopsique de toute zone épaissie ou résistante.

Lichen plan érosif vulvaire

Dermatose inflammatoire auto-immune médiée par les lymphocytes T. La forme érosive vulvo-vaginale est la plus douloureuse — érosions rouge vif, brillantes, entourées d’une bordure blanche dentelle-like, avec dyspareunie sévère et possibilité de sténose vaginale à terme.

Rechercher systématiquement une atteinte buccale associée (stries de Wickham). Des associations avec les hépatites B et C ont été rapportées — bilan hépatique au diagnostic. La biopsie est souvent nécessaire pour distinguer lichen plan érosif, pemphigoïde cicatricielle et lupus. Voir : lichen plan.

Psoriasis vulvaire

Le psoriasis touche les organes génitaux féminins chez 60 % des patientes psoriasiques. Sur la vulve, les squames habituelles sont absentes (peau fine) : on observe des plaques rouges vives, bien délimitées, symétriques, parfois prurigineuses, pouvant s’étendre aux plis inguinaux et interfessiers. Le caractère suintant évoque une surinfection bactérienne.

Traitement : dermocorticoïdes de faible puissance (classe I-II). En cas de résistance, consultation dermatologique — le psoriasis génital peut bénéficier des mêmes biothérapies que les formes cutanées sévères. Voir : psoriasis.

Dermatite atopique vulvaire

Chez les femmes atopiques, l’eczéma atopique peut toucher la région génitale — prurit chronique, peau sèche, parfois lichénification par grattage répété. Le traitement repose sur émollients, dermocorticoïdes et tacrolimus topique pour les zones sensibles. Voir : eczéma atopique.

Lésions précancéreuses et cancers vulvaires

⚠️ Toute rougeur vulvaire persistant plus de 3 semaines malgré un traitement antifongique ou dermocorticoïde bien conduit doit faire l’objet d’une biopsie.
Lésion Aspect typique Facteur de risque Conduite à tenir
VIN (néoplasie intra-épithéliale vulvaire) HPV-induite Plaques rouges ou blanches, verruqueuses, parfois prurigineuses — femme jeune HPV oncogènes 16, 18 — tabagisme Biopsie. Traitement : imiquimod, laser, excision
VIN différencié (non HPV) Plaques leucoplasiques des parties internes, ulcération persistante — femme plus âgée Lichen scléreux non traité Biopsie urgente. Pronostic plus sévère que VIN HPV-induite
Maladie de Paget extramammaire Plaque érythémateuse bien délimitée, prurigineuse, ressemblant à un eczéma chronique résistant — vulve, périnée Peut être associée à un cancer viscéral sous-jacent (urinaire, colorectal) dans 25 % des cas Biopsie + bilan d’extension obligatoire
Maladie de Bowen vulvaire Tache rouge vif ou brunâtre, lisse, luisante, indolore, bien limitée HPV oncogènes, immunodépression Biopsie. Laser, imiquimod ou excision selon localisation
Carcinome épidermoïde vulvaire Plaque infiltrée saignotante sur lichen scléreux, ou zone épaissie sur fond érythémateux, ulcération persistante Lichen scléreux (80 %) ou VIN HPV-induite (20 %) Biopsie urgente — chirurgie ± radiothérapie

Ménopause et syndrome génito-urinaire

La carence en œstrogènes à la ménopause entraîne un syndrome génito-urinaire de la ménopause (SGM) — anciennement appelé vaginite atrophique — qui touche 50 à 60 % des femmes ménopausées.

Symptôme Mécanisme
Rougeur et atrophie de la vulve et du vagin Réduction de l’épaisseur et de la vascularisation de la muqueuse
Sécheresse, brûlures, prurit Disparition de la lubrification et acidité vaginale (pH alcalin → candidoses récidivantes)
Dyspareunie (rapports douloureux) Atrophie et sténose progressive
Infections urinaires récidivantes Perte de l’effet barrière des Lactobacillus

Traitement : œstrogènes locaux (promestriène, estriol) en crème ou ovule vaginal — action locale sans effet systémique significatif, utilisables même avec antécédent de cancer du sein dans les formes légères (à discuter avec l’oncologue). Hydratants vaginaux non hormonaux en complément. Le traitement hormonal substitutif systémique relève de la décision gynécologique.

💡 Le SGM est souvent non diagnostiqué car les femmes n’en parlent pas spontanément. Il est traitable efficacement et ne doit pas être accepté comme une fatalité du vieillissement.

Pages associées — cluster génital féminin

Questions fréquentes

Comment distinguer une mycose vaginale d’une vaginose bactérienne ?

La mycose donne un prurit intense avec des pertes blanches grumeleuses (aspect « fromage blanc ») et une rougeur diffuse. La vaginose bactérienne donne des pertes grises fluides avec une odeur de poisson caractéristique, un prurit modéré et peu de rougeurs. En cas de doute, un prélèvement vaginal tranche le diagnostic.

Pourquoi mes démangeaisons vulvaires reviennent-elles toujours ?

Des candidoses récidivantes (≥ 4 épisodes/an) imposent un bilan : diabète, immunodépression, culture pour identifier l’espèce (Candida non-albicans résistant au fluconazole), allergie de contact aux antifongiques eux-mêmes. Un lichen scléreux débutant peut aussi mimer une mycose chronique — le diagnostic est histologique.

Le lichen scléreux peut-il guérir ?

Non, c’est une maladie chronique. Mais un traitement bien conduit par propionate de clobétasol permet un contrôle excellent, prévient les complications (synéchies, carcinome) et améliore très significativement la qualité de vie. L’arrêt du traitement entraîne quasi systématiquement une rechute.

Quand consulter en urgence pour une rougeur vulvaire ?

Consultez sans délai si : rougeur s’étendant rapidement avec fièvre (fasciite nécrosante possible — rare mais gravissime), ulcération indolore persistante (syphilis, carcinome), rougeur associée à des douleurs pelviennes et fièvre (salpingite), ou toute lésion résistant à tous les traitements habituels depuis plus de 3 semaines.

Les rougeurs vulvaires sont-elles contagieuses ?

Cela dépend de la cause. La candidose, la vaginose bactérienne et les irritations de contact ne sont pas contagieuses au sens strict. Le Trichomonas, l’herpès génital, les condylomes HPV et la syphilis se transmettent sexuellement — un bilan IST et le traitement du partenaire sont indispensables.

Peut-on consulter en téléconsultation pour des rougeurs vulvaires ?

Oui, une photo des lésions et un interrogatoire précis permettent le plus souvent d’orienter le diagnostic et d’obtenir une ordonnance rapidement. Certains examens (prélèvement vaginal, biopsie, patch tests) nécessitent une consultation en cabinet.

Références scientifiques

Voir aussi :
Mycose vaginale |
Vaginose bactérienne |
Lichen plan |
Boutons sur le sexe |
Téléconsultation dermatologue


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TRAITEMENT DE LA GALE : guérir et se débarrasser de la gale

Traitement de la gale : protocole complet pour guérir et éviter les rechutes

On ne guérit pas spontanément de la gale. Le traitement doit être particulièrement soigneux pour éviter toute recontamination. Il repose sur 4 piliers indissociables : consultation médicale, traitement simultané de l’entourage, désinfection des textiles, et traitement antiparasitaire à renouveler obligatoirement.

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Vidéo traitement de la gale


Vidéo protocole complet traitement gale

Sommaire :
1. Consulter un médecin |
2. Traiter l’entourage |
3. Désinfecter les textiles |
4. Traitements antiparasitaires |
Comparatif des traitements |
Critères de guérison |
Gale persistante |
Questions fréquentes

Étape 1 — Consulter un médecin

N’improvisez pas de traitement par vous-même. Le diagnostic de gale doit être confirmé par un médecin. En cas de possibilité de transmission sexuelle, il prescrira également un bilan sérologique d’IST (syphilis, VIH, hépatites…).

Voir notre article sur le diagnostic de la gale.

Étape 2 — Traiter l’entourage simultanément

C’est une étape indispensable et souvent négligée, principale cause d’échec du traitement. Le médecin définit les personnes à traiter :

  • Le ou les partenaires sexuels des derniers mois
  • Les membres de la famille vivant sous le même toit
  • Toute personne présentant des démangeaisons dans l’entourage (amis, famille élargie…)

⚠️ Toutes les personnes concernées doivent être traitées le même jour. C’est le seul moyen de rompre le cycle de recontamination.

Étape 3 — Désinfecter les textiles et l’environnement

sarcopte gale microscope photo
Sarcopte vu au microscope — survit jusqu’à une semaine hors de son hôte

Le sarcopte survit jusqu’à une semaine dans les textiles. Il faut désinfecter tous les textiles en contact avec la peau du malade depuis une semaine :

  • Vêtements, draps, serviettes, taies d’oreiller → lavage en machine à 60°C minimum
  • Textiles ne supportant pas les 60°C → poudre acaricide dans un sac plastique fermé 48h
  • Matelas, canapés, fauteuils, sièges auto non déhoussables → aspersion de poudre insecticide, laisser agir 24h puis aspirer
  • Objets en contact avec le corps (brassard de tensiomètre, chaussures, peluches, housse de siège auto) → traitement acaricide
  • Tapis et coussins → passer l’aspirateur énergiquement

Idéalement : changer de vêtements, draps et serviettes chaque jour et les laver à 60°C pendant 14 jours.

Étape 4 — Traitements antiparasitaires

💡 Règle absolue : quel que soit le traitement choisi, il doit être renouvelé une deuxième fois entre J8 et J14. Aucun traitement ne détruit les œufs — le traitement tue seulement les adultes et les larves.

Les traitements locaux sont appliqués sur peau sèche, de la tête aux pieds (cuir chevelu inclus), en insistant sur les espaces interdigitaux, les plis inguinaux, le nombril, les organes génitaux, les mains, les pieds et sous les ongles. Temps de contact : 8 à 12 heures. Après application, porter des vêtements propres.

4.1 Traitements locaux (topiques)

Perméthrine 5% — Topiscab® crème

Indications : nourrisson de plus de 2 mois et moins de 15 kg, femme enceinte ou allaitante (ne pas allaiter pendant le traitement). Surveillance étroite recommandée chez les enfants entre 2 mois et 2 ans.

⚠️ En cas d’hypersensibilité aux chrysanthèmes ou autres astéracées (cosmos, dahlia, tournesol…), demander l’avis du médecin.

Mode d’application :

  • Appliquer en fine couche uniforme sur l’ensemble du corps : cou, nuque, paumes, plantes, espaces interdigitaux, aisselles, organes génitaux, fesses
  • Visage, oreilles et cuir chevelu non traités — sauf si boutons de gale présents ou patient de plus de 65 ans (éviter contact avec muqueuses et yeux)
  • Ne pas appliquer autour de la bouche chez l’enfant (risque d’ingestion par léchage)
  • Laisser agir au moins 8 heures — appliquer le soir, ne pas se laver pendant ce temps
  • Si lavage accidentel des mains ou des fesses pendant les 8h, réappliquer immédiatement sur ces zones

Posologie selon le poids :

  • Adulte et adolescent > 12 ans : 30 g (tube entier)
  • Enfant 6–12 ans : 15 g (demi-tube)
  • Enfant 1–5 ans : 7,5 g (environ 2 noisettes)
  • Nourrisson 2 mois–1 an : 3,75 g (environ 1 noisette)

Benzoate de benzyle — Ascabiol® lotion

Traitement classique utilisable dès 1 mois de vie. Peut être irritant — une crème cortisonée peut être prescrite après le traitement. Application au pinceau sur tout le corps sauf visage et muqueuses génitales.

Protocole jour par jour :

J0 — 1re application

  • Douche le soir, se sécher avec une serviette propre, mettre des vêtements propres, changer les draps
  • Appliquer Ascabiol à la compresse (pas de coton ni de lingette) en 2 couches successives à 10–15 min d’intervalle sur tout le corps : plis cutanés, espaces interdigitaux, sous les seins, nombril, parties génitales, sous les ongles, cuir chevelu — éviter visage et muqueuses
  • Une seule couche chez la femme enceinte et l’enfant de moins de 2 mois
  • Temps de contact : 24h chez l’adulte6 à 12h chez l’enfant de moins de 2 ans (renouveler l’application le lendemain soir)
  • Rincer abondamment, serviette propre, vêtements propres, draps changés

J1 — Traitement de l’environnement

  • Désinfection de la literie (matelas, sommier), moquettes et mobiliers absorbants avec un acaricide
  • Lessive à 60°C de tout le linge — ou acaricide en sac plastique fermé 3h minimum — ou quarantaine 5 jours en sac fermé à > 20°C
  • Traitement des objets en contact avec la peau (chaussures, peluches, brassard de tension…)
  • Aspiration énergique des tapis et coussins

J8 — 2e application selon les mêmes modalités qu’à J0

J9 — 2e traitement de l’environnement selon les mêmes modalités qu’à J1

Pyréthrine — Spregal® spray

Appliqué en une seule pulvérisation dans une pièce bien aérée, en évitant le visage. Rinçage à l’eau 12h après. Contre-indiqué chez les asthmatiques et en cas d’antécédent de bronchiolite chez l’enfant.

Soufre — traitement naturel

Le soufre concentré (6 à 33%) en crème, pommade ou lotion est le plus ancien traitement antiparasitaire. Autorisé pendant la grossesse. Efficace s’il est appliqué 3 jours consécutifs.

4.2 Traitement oral — Ivermectine (Stromectol® 3 mg)

Indications : à partir de 15 kg, hors grossesse et allaitement. Le Stromectol ne tue que les adultes et les larves — pas les œufs. Il est prescrit en deux prises espacées de 8 à 14 jours.

Posologie selon le poids :

  • 15–24 kg → 1 comprimé
  • 25–35 kg → 2 comprimés
  • 36–50 kg → 3 comprimés
  • 51–65 kg → 4 comprimés
  • 66–79 kg → 5 comprimés

Modalités : prise unique à jeun (2h avant ou 2h après un repas). Porter des vêtements propres ou traités et dormir dans des draps propres après la prise. Renouveler la même dose à J8 avec nouveau traitement de l’environnement.

Comparatif des traitements de la gale

Traitement Voie Dès quel âge / poids Grossesse Particularités
Ivermectine (Stromectol®) Oral ≥ 15 kg Contre-indiqué 2 prises à J0 et J8–J14, à jeun
Perméthrine 5% (Topiscab®) Local ≥ 2 mois Autorisé Référence nourrisson et femme enceinte
Benzoate de benzyle (Ascabiol®) Local ≥ 1 mois 1 couche seulement Peut être irritant, protocole J0/J1/J8/J9
Soufre Local Tous âges Autorisé 3 applications consécutives, odeur forte
Pyréthrine (Spregal®) Local (spray) Tous âges Possible Contre-indiqué asthmatiques et ATCD bronchiolite

Comment savoir si je suis guéri de la gale ?

L’infestation est considérée comme guérie s’il n’y a plus de boutons de gale ni de démangeaisons nocturnes une semaine après l’arrêt du traitement.

💡 Des démangeaisons peuvent persister 2 à 4 semaines après un traitement efficace — il s’agit d’une réaction inflammatoire résiduelle, pas d’un échec. Au-delà de 4 semaines, envisager une réinfestation.

Gale qui ne guérit pas — que faire ?

Démangeaisons persistantes après traitement

La première cause de persistance est un traitement effectué en une seule fois au lieu de deux. Autres causes possibles :

  • Irritation cutanée due au traitement local (fréquent avec l’Ascabiol)
  • Persistance de nodules scabieux (boules rouges dans les plis et organes génitaux, pouvant persister plusieurs semaines même après guérison)
  • Recontamination par un proche non traité — tout votre entourage a-t-il été traité simultanément ?
  • Mauvaise désinfection du linge — tout a-t-il été lavé à 60°C ou traité en sac plastique avec acaricide 48h ?

En cas de doute, reconsultez votre médecin pour vérifier si le traitement a été bien conduit et décider s’il doit être renouvelé.

Gale profuse et gale en collectivité

La gale profuse (croûteuse ou norvégienne) et les épidémies en collectivité (maisons de retraite, crèches, casernes…) nécessitent une prise en charge spécifique avec souvent une combinaison ivermectine + traitement local. Voir notre article sur la gale profuse.

Questions fréquentes sur le traitement de la gale

Pourquoi faut-il renouveler le traitement ?

Aucun traitement ne détruit les œufs de sarcopte. La première application élimine les adultes et larves présents. La deuxième, à J8–J14, élimine les sarcoptes éclos après la première application. Sans ce renouvellement, la gale récidive quasi systématiquement.

Peut-on utiliser le Stromectol pendant la grossesse ?

Non. L’ivermectine est contre-indiquée pendant la grossesse et l’allaitement, et chez l’enfant de moins de 15 kg. Le traitement de référence dans ces situations est la perméthrine (Topiscab®) ou le soufre.

Faut-il traiter les animaux de compagnie ?

Non. La gale humaine est due à Sarcoptes scabiei var. hominis, une espèce strictement humaine. Les animaux domestiques ne transmettent pas la gale humaine et n’ont pas besoin d’être traités dans ce contexte.

Combien de temps est-on contagieux avec la gale ?

On est contagieux dès l’infestation, avant même l’apparition des symptômes, et jusqu’à la fin du traitement complet (incluant la 2e application). Il est conseillé d’éviter les contacts cutanés prolongés avec l’entourage non traité jusqu’à la fin du protocole.

Peut-on aller travailler ou à l’école pendant le traitement ?

Après la première application du traitement et le changement des vêtements, le retour au travail ou à l’école est possible dès le lendemain dans la plupart des cas. En collectivité (crèche, maison de retraite), des mesures spécifiques sont requises — à discuter avec le médecin.

Les démangeaisons persistent 3 semaines après traitement, est-ce normal ?

Oui, c’est possible. Une réaction inflammatoire peut maintenir des démangeaisons jusqu’à 4 semaines après un traitement efficace. Des dermocorticoïdes peuvent être prescrits pour soulager. Au-delà de 4 semaines ou en cas d’aggravation, une réinfestation doit être envisagée — consultez votre médecin.

Peut-on combiner ivermectine et traitement local ?

Oui, dans certains cas. La combinaison ivermectine orale + perméthrine ou benzoate de benzyle local est recommandée pour les gales profuses (croûteuses), les épidémies en collectivité, et les cas résistants. Cette association améliore les taux de guérison par rapport à chaque traitement seul. Elle est décidée par le médecin selon le contexte clinique.

Références scientifiques


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Lepre

Interview du Dr Pierre BOBIN

1/ Quelle est l’épidémiologie de la lèpre dans le monde ?

Dr Pierre Bobin :

– Au début de l’an 2 000, la situation était la suivante :

Le nombre de cas en traitement spécifique par polychimiothérapie (PCT) enregistrés était de 753 263 ( taux de prévalence: 1.25 pour 10 000 habitants).

Le nombre de nouveaux cas détectés au cours de l’année 1999 a été de 738 284 (taux de détection : 12.3 pour 100 000 habitants).

Le nombre cumulé de malades guéris grâce à la PCT est de 10 759 213. Parmi ces malades « guéris », le nombre de porteurs d’ infirmités liées à la lèpre est de 2 à 3 millions.

L’ OMS estime à 2 500 000 le nombre de cas qui devront être dépistés et soignés entre 2 000 et 2 005

En ce qui concerne la répartition géographique, il faut noter que dans 24 pays la lèpre demeure un problème de Santé publique. Il s’agit de pays ayant plus d’1million d’habitants, plus de 100 cas de lèpre par an et un taux de prévalence lèpre supérieur à 1 pour 10 000 habitants.

Parmi eux, 11 pays ont 89 % de la prévalence mondiale et 92% des nouveaux cas dépistés par an dans le monde

Le taux de prévalence moyenne dans ces 11 pays est de 4.1 pour 10 000 habitants

L’ Inde, à elle seule, représente 67 % de la prévalence mondiale et 73 % des nouveaux cas /an du monde

– Evolution de la situation entre 1985 et 1999.

Prévalence :

La prévalence mondiale a chuté de 86 %

Sur 122 pays d’endémie en 1985, 98 ont atteint l’objectif d' »élimination comme problème de santé publique » selon les critères de l’ OMS c’est-à-dire ayant un taux de prévalence inférieur à 1/10 000

Les raisons de cette diminution sont à mettre au compte de plusieurs facteurs : « nettoyage » des dossiers, durée plus courte de la PCT, taux élevé de guérison, faible taux de rechutes, pas de résistance à la rifampicine, amélioration de la prise en charge des cas

Détection des nouveaux cas : Elle est stable depuis ces 5 dernières années : entre 700 000 et 800 000 nouveaux cas par an

– Commentaires :

Ces chiffres objectivent incontestablement une réussite de la lutte contre la lèpre depuis ces 10 dernières années

Mais leur analyse amène à se poser des questions :

Concernant la Prévalence :

Sa diminution est certes due, en partie, à l’efficacité de la PCT, mais également : au « nettoyage » des registres, au raccourcissement de la durée de la PCT qui fait que les malades ne sont enregistrés comme « cas de lèpre » (définition OMS) que pendant une durée de 6 mois (PB) à 1 an (MB)

Dans certains pays, même avec une prévalence inférieure à 1 / 10 000, la lèpre reste un problème soit au niveau national (sous-dépistage), soit dans les provinces ou états, à l’intérieur d’un pays

Concernant la Détection :

C’est l’inquiétude car la tendance de la détection des nouveaux cas reste stable depuis 6 ans. Certes, cela est du à l’augmentation de la couverture géographique et des activités de programme

Mais, quelles que soient les explications, cela montre l’importance du « réservoir » infectieux

Donc le déclin annoncé de la lèpre n’apparaît pas encore

Le taux de détection, et surtout la tendance de la détection des cas, serait pour beaucoup d’auteurs un meilleur indicateur que celui de la prévalence pour surveiller l’évolution de l’endémie lépreuse. Car, bien qu’il soit influencé par les activités opérationnelles, il permet d’ évaluer l’ incidence et d’ apprécier le niveau de la transmission de la maladie, à partir de l’importance du « réservoir » infectieux (se traduisant par le nombre annuel de nouveaux cas).

Concernant le nombre de malades, ayant déjà des invalidités, lors du dépistage :

la proportion de ces malades permet d’apprécier combien la détection diffère de l’ incidence actuelle

elle permet de juger de la qualité de la lutte contre la lèpre dans un pays et d’apprécier la précocité du diagnostic

Le succès de la lutte contre la lèpre viendra, non seulement de la diminution du nombre de nouveaux cas, mais également, parmi eux, du nombre de ceux ne présentant pas d’atteinte neurologique

Et il faut donc répéter sans cesse que la lèpre est une neuropathie dont le diagnostic précoce est dermatologique

2/ Qu’a-t-on appris de nouveau sur la lèpre durant les dernières années (en dehors des traitements) ?
Dr Pierre Bobin :

Au plan de la recherche, quelques progrès ont été récemment accomplis et d’autres sont attendus dans un avenir proche, pour générer de nouveaux outils nécessaires à l’ amélioration des moyens prophylactiques, diagnostiques et thérapeutiques actuels

Pour mieux connaître Mycobacterium leprae et répondre aux questions concernant la pathogénie de la maladie et les modalités de réponse immunologique de l’ hôte :

le séquençage du génome de M. leprae qui vient d’être terminé grâce aux travaux de Stewart Cole, de l’ Institut Pasteur de Paris, a été une étape essentielle qui permettra d’ identifier de nouvelles cibles antibiotiques, des molécules immunologiquement importantes, des séquences de base utiles pour le typage de souches de M. leprae

l’ étude de la réponse immune à M. leprae permet d’identifier le rôle des cytokines ( TNFa…..) dans les réactions lépreuses, le mécanisme immunopathologique des lésions nerveuses, l’interaction au niveau moléculaire de M. leprae avec le nerf

Pour envisager une prévention de la lèpre et de ses complications, dans le cadre de l’immuno-prophylaxie, différents vaccins ( BCG seul, BCG+ M.leprae tués …..) sont en cours d’ expérimentation ou d’ évaluation ainsi que la corticothérapie systématique en début de PCT pour prévenir les neuropathies

Pour améliorer le diagnostic, de nouveaux outils devraient permettre prochainement la détection de la « lèpre infection » dans une population, par des tests cutanés ( AG de 2ème génération) et le diagnostic précoce de la lèpre, notamment multibacillaire (MB), des réactions et des neuropathies. En ce qui concerne la détection de résistance médicamenteuse, on dispose déjà de tests rapides pour évaluer la résistance à la rifampicine ( énorme progrès par rapport à la technique d’ inoculation à la souris )

3/ Quelles sont les grandes avancées thérapeutiques de ces dernières années et les perspectives d’avenir ?
Dr Pierre Bobin :

La polychimiothérapie anti-lépreuse utilisée depuis 1981 et associant Rifampicine-Dapsone et Clofazimine pendant 2 ans dans les formes multibacillaires (MB) et Rifampicine- Dapsone pendant 6 mois dans les formes paucibacillaires (PB) a fait la preuve de son efficacité car les rechutes sont considérées comme très rares (environ 1 %) et que l’ on n’ a pas noté de cas de résistance à la Rifampicine .

Mais ce traitement est encore trop long et son utilisation dans la plupart des pays en voie de développement pose beaucoup de problèmes au plan logistique .

L’OMS a récemment préconisé de ramener à 12 mois la durée de la PCT de 24 mois dans les formes MB. Cette décision n’a pas fait l’unanimité dans le monde de la léprologie, certains auteurs avançant qu’ il n ‘existe pas de preuve scientifique concernant son efficacité par rapport au schéma classique et que l’on risque de constater dans les 10 ans à venir une augmentation du nombre des rechutes .

Pour raccourcir la durée de la PCT et donc en améliorer la faisabilité, sont actuellement en cours d’évaluation :

de nouveaux antibiotiques à activité bactéricide plus puissante (rifapentine, moxifloxacine…)

de nouveaux protocoles, comme, par exemple, celui associant Rifampicine-Ofloxacine-Minocycline (ROM) ou plus récemment celui associant Rifapentine-Moxifloxacine-Minocycline dont les essais sur la souris se sont montrés particulièrement prometteurs et qui va maintenant être expérimenté chez l’ homme

de nouvelles stratégies opérationnelles pour le traitement de la maladie elle-même et des réactions

En conclusion, on peut noter des progrès depuis ces dernières années dans la lutte contre la lèpre si l’on se base sur le taux de prévalence globale de la maladie et sur les dernières avancées au plan de la recherche et des nouvelles stratégies opérationnelles

Mais l’ optimisme affiché par l’ OMS, qui annonce que l ‘ »élimination de la lèpre comme problème de santé publique » sera réalisée au niveau mondial en 2005, semble à beaucoup d’observateurs totalement injustifié car le taux de nouveaux cas annuels reste inchangé depuis ces 5 dernières années signant ainsi l’importance du « réservoir » infectieux

Le risque d’un tel optimisme est la démobilisation des chercheurs, des personnels de santé et des bailleurs de fond. Il ne faut pas qu’il y ait confusion dans les esprits entre « élimination » selon les critères de l’ OMS et l’éradication, pour le moment encore totalement utopique. La plus grande vigilance reste donc de rigueur

ZONA : que faire en cas de zona? vaccin, soulager le zona

Zona : causes, symptômes, traitement et vaccin

Le zona est une maladie de peau très fréquente, touchant 20 % de la population. Il est dû à la réactivation du virus varicelle-zona (VZV), qui reste latent dans les ganglions nerveux après la varicelle. L’éruption est caractérisée par des vésicules douloureuses suivant le trajet d’un nerf, sur une seule moitié du corps. Le traitement antiviral doit être institué dans les 72 premières heures pour réduire le risque de douleurs post-zostériennes.

Zona en cours ou douleurs persistantes après un zona ?
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– Les routines quotidiennes
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Zona — éruption vésiculeuse unilatérale suivant un trajet nerveux

Sommaire :
Causes |
Facteurs déclenchants |
Symptômes |
Évolution |
Complications |
Vaccin |
Traitement |
Pages spécialisées |
Questions fréquentes

Causes du zona

Le zona est la manifestation clinique de la réactivation du VZV (Varicella zoster virus). Environ 90 % des adultes ont fait la varicelle dans l’enfance et sont porteurs du VZV à l’état latent. Environ 20 % d’entre eux feront un zona au cours de leur vie ; 1 % en fera plusieurs épisodes.

Après la varicelle, le virus reste latent dans les ganglions sensitifs des racines dorsales. Des années plus tard, il peut migrer le long du nerf jusqu’à la peau — d’où un zona toujours unilatéral et limité à un dermatome. Il existe au moins 4 génotypes de VZV, ce qui explique les possibilités de récidive.

→ Voir : causes du zona | contagion du zona

📚 Biologie du virus varicelle-zona et réactivation — PubMed

Facteurs déclenchants

Facteur Détail
Âge avancé Incidence annuelle : 2/1 000 entre 20–50 ans → 5/1 000 entre 51–79 ans → 10/1 000 après 80 ans. Diminution physiologique de l’immunité cellulaire anti-VZV avec l’âge.
Immunodépression VIH, hémopathies malignes, traitement immunosuppresseur, corticothérapie prolongée, chimiothérapie, stress intense, fatigue sévère, maladie intercurrente grave.

⚠️ Un zona récidivant ou survenant chez un adulte jeune sans facteur déclenchant identifié doit faire rechercher une immunodépression sous-jacente — notamment une infection VIH ou une hémopathie.

Symptômes du zona

Le zona évolue en deux phases caractéristiques :

Phase Durée Manifestations
Phase prodromique 2 à 4 jours avant l’éruption Douleurs unilatérales dans la zone qui sera atteinte : brûlures, décharges électriques, hyperesthésie cutanée. Pour le zona intercostal : douleurs en hémiceinture pouvant mimer une pathologie cardiaque, pleurale ou abdominale.
Phase éruptive 2 à 4 semaines Plaques érythémateuses → vésicules claires groupées en bouquets → troubles en 3–4 jours → croûtes s’éliminant en 2–3 semaines. Éruption strictement unilatérale suivant le trajet d’un nerf sensitif (dermatome).

Zona de la nuque et du cou — éruption vésiculeuse unilatérale
Zona de la nuque et du cou

→ Voir l’article détaillé : symptômes du zona

Évolution

L’éruption dure en moyenne 2 à 4 semaines. Les douleurs de la phase éruptive s’atténuent généralement avec la cicatrisation, mais peuvent persister plusieurs mois à plusieurs années sous forme de douleurs post-zostériennes — principale complication du zona. Il est rare de refaire un zona dans les années qui suivent, sauf en cas d’immunodépression sévère.

Complications du zona

Complication Fréquence / gravité Page dédiée
Douleurs post-zostériennes 10–20 % des patients, surtout après 60 ans. Brûlures continues, allodynie, hyperalgésie. Peuvent durer des années. → Douleurs post-zostériennes
Zona ophtalmique Atteinte branche V1 du trijumeau. Urgence médicale — kératite, uvéite, séquelles visuelles définitives possibles. → Zona ophtalmique
Surinfection bactérienne Staphylococcus aureus ou Streptococcus pyogenes. Cicatrices pigmentées ou dépigmentées possibles.
Complications neurologiques Paralysie radiculaire, troubles urinaires (zona sacré), ophtalmoplégie, paralysie faciale, méningite lymphocytaire. Encéphalite et myélite exceptionnelles.
Formes graves (immunodéprimé) Zona hémorragique, étendu, avec complications viscérales (pulmonaires, hépatiques) potentiellement mortelles.

Cicatrices pigmentées après zona
Cicatrices pigmentées après zona

Zona hémorragique — forme grave chez l'immunodéprimé
Zona hémorragique

⚠️ Zona ophtalmique — urgence absolue : tout zona touchant le front, le nez ou la paupière doit être consulté en urgence. Le risque de séquelles visuelles définitives justifie un traitement hospitalier sans délai.

📚 Complications du zona et facteurs de risque — PubMed

Vaccin contre le zona

Zostavax® (vivant atténué) Shingrix® (recombinant adjuvanté) ⭐
Âge recommandé ≥ 65 ans ≥ 50 ans
Schéma 1 injection 2 injections espacées de 2 à 6 mois
Efficacité Réduction du risque de zona de 50 %. Réduction des douleurs post-zostériennes de 66 %. Réduction du risque de zona de 97 % pendant au moins 3 ans, y compris après 70 ans.
Remboursement France 30 % En cours d’évaluation
Tolérance Bonne Plus d’effets locaux et généraux — surtout après la 2e injection
Co-administration grippe Possible Possible

Contre-indications communes : hypersensibilité aux composants (dont néomycine), immunodéficience primaire ou acquise, traitement immunosuppresseur incluant fortes doses de corticoïdes, tuberculose active non traitée, grossesse.

📚 Efficacité du vaccin Shingrix chez les plus de 70 ans — NEJM/PubMed

Traitement du zona

Le zona typique guérit spontanément, mais le traitement vise à accélérer la cicatrisation, limiter les douleurs et prévenir les douleurs post-zostériennes.

Traitement Modalités / indication
Antiviraux oraux
(valaciclovir, aciclovir, famciclovir)
Dans les 72 premières heures idéalement. Indiqués chez les > 50 ans, en cas de zona ophtalmique ou de facteurs de risque de complications. Efficacité réduite au-delà de 72 h.
Soins locaux Antisepsie douce des lésions, pansements non occlusifs, prévention de la surinfection bactérienne.
Antalgiques Paracétamol en 1re intention. Opioïdes si douleurs sévères. Antiépileptiques (gabapentine, prégabaline) ou antidépresseurs tricycliques pour les douleurs neuropathiques post-zostériennes.

💡 Les « coupeurs de feu » sont parfois consultés pour soulager les douleurs du zona. À ce jour, aucune étude scientifique rigoureuse n’étaye leur efficacité comparée à un traitement médical ou à un placebo. Cependant, en pratique, cela semble fonctionner.

→ Voir l’article complet : traitement du zona

72 heures — c’est la fenêtre thérapeutique du zona.
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Pages spécialisées du cluster zona

Symptômes, causes et contagion
Symptômes du zona — éruption, prodromes, localisation
Causes du zona — VZV, réactivation, immunité
Contagion du zona — varicelle, précautions
Zona intercostal — douleurs thoraciques et abdominales

Complications et traitement
Traitement du zona — antiviraux, antalgiques, soins locaux
Douleurs post-zostériennes — prévention et prise en charge
Zona ophtalmique — urgence, risque visuel

Points clés

À retenir
Le zona est la réactivation du VZV, latent depuis la varicelle dans les ganglions nerveux sensitifs
Il touche 20 % de la population — incidence croissante avec l’âge et l’immunodépression
L’éruption est toujours unilatérale, précédée de prodromes douloureux, suivant un dermatome précis
Le traitement antiviral doit être débuté dans les 72 premières heures pour prévenir les douleurs post-zostériennes
Le zona ophtalmique est une urgence médicale — consulter immédiatement
Le vaccin Shingrix® offre une protection de 97 % chez les plus de 50 ans

Références scientifiques

Questions fréquentes sur le zona

Comment éviter les douleurs post-zostériennes ?

Le meilleur moyen est de prendre le traitement antiviral dans les 72 premières heures suivant l’éruption. Au-delà, l’efficacité diminue significativement. La vaccination préventive (Shingrix®) réduit également le risque de douleurs séquellaires de deux tiers. Voir : douleurs post-zostériennes.

Quand consulter en urgence pour un zona ?

En urgence si : zona touchant le front, le nez ou la paupière (zona ophtalmique — risque de cécité) ; zona chez un immunodéprimé ; fièvre élevée ou altération de l’état général ; lésions hémorragiques ou nécrotiques ; suspicion d’atteinte neurologique.

Le zona est-il contagieux ?

Le zona lui-même ne se transmet pas d’une personne à l’autre. En revanche, les vésicules contiennent du VZV vivant qui peut transmettre la varicelle (et non le zona) à une personne non immunisée — notamment les femmes enceintes et les immunodéprimés. Voir : contagion du zona.

Peut-on avoir le zona plusieurs fois ?

Oui, mais c’est peu fréquent (environ 1 % de la population). Le risque de récidive est nettement plus élevé en cas d’immunodépression. Un zona récidivant doit faire rechercher une pathologie sous-jacente.

Que révèle un zona sur l’état de santé général ?

Un premier zona après 50 ans est souvent simplement lié au vieillissement physiologique de l’immunité. Un zona survenant avant 50 ans, récidivant ou particulièrement sévère doit faire rechercher une immunodépression (VIH, hémopathie, traitement immunosuppresseur). Un bilan médical est recommandé.

Le zona peut-il toucher les enfants ?

Oui, bien que rare. Il peut survenir chez un enfant ayant fait la varicelle, surtout si celle-ci a eu lieu in utero ou dans les premiers mois de vie. La vaccination contre la varicelle, recommandée dans le calendrier vaccinal français, devrait réduire à terme l’incidence du zona chez les jeunes adultes.

Voir aussi :
Symptômes du zona |
Traitement du zona |
Douleurs post-zostériennes |
Zona ophtalmique |
Zona intercostal |
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– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
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Il est fréquent d’observer l’apparition d’une verrue sur la plante du pied

Verrues plantaires

A quoi sont dues les verrues plantaires?

Les verrues sont due a une infection par une famille de virus appelée papilloma virus humains (PVH) ou HPV pour Human Papillomavirus.

Les verrues plantaires sont le plus souvent dues aux papillomavirus de type 1 et 2.

Comment reconnaitre une verrue plantaire?

Il existe de nombreux types de verrues ; les plus frequentes sur les pieds sont :

  • Myrmécie

Les papillomavirus de type 1 ont plutot tendance à provoquer des verrues profondes et douloureuses se développant verticalement en profondeur appelées myrmécies.

Verrues des orteils et du pied
Verrues des orteils et du pied
Grosse myrmécie plantaire
Grosse myrmécie plantaire
Verrue plantaire : les points noirs sont des vaisseaux, et ils permettent de la distinguer d'un durillon
Verrue plantaire : les points noirs sont des vaisseaux, et ils permettent de la distinguer d’un durillon
Myrmécie de l'avant pied
Myrmécie de l’avant pied
Verrue plantaire
Verrue plantaire
  • Verrues en mosaique

Les verrues en mosaique sont le plus souvent dues aux papillomavirus de type 2. Les verrues en mosaique se développent horizontalement en superficie de la peau et formant à terme une mosaique de verrues.

Verrues en mosaique
Verrues en mosaique

Diagnostic des verrues plantaires

Le diagnostic est le plus souvent clinique mais le dermatologue  peut s’aider de la dermatoscopie pour distinguer par exemple une verrue plantaire d’un cor, d’un durillon, d’un mélanome achromique… :

Lésions épithéliales donc les vaisseaux sont entourés de blanc

  • Vaisseaux monomorphes en points de distribution régulière, sur un fond sans structure couleur chair
  • Vaisseaux en épingles à cheveux dilatés, hypertrophiques, exubérants
Verrue au dermatoscope

Quelle est l’évolution des verrues plantaires?

La majorité des verrues régressent spontanément apres deux à 4 ans

On recommande cependant de traiter les verrues pour éviter leur propagation sur soi et chez les membres de la famille

Comment éviter d’avoir des verrues plantaires?

Pour éviter les verrues, on recommande généralement :

  • éviter de marcher pieds nus notamment dans les piscines, vestiaires…
  • éviter d’utiliser les chaussettes, chaussures, serviettes et les affaires de toilette (lime, pierre ponce… ) d’une autre personne

Se débarrasser des verrues plantaires

Le traitement des verrues plantaires peut etre effectué au moyen de divers traitements (azote liquide, laser, préparations salycilées… ) pour soigner les verrues, que le médecin prescrit en fonction du type de verrue et de la localisation des verrues (zone d’appui ou non, proximite des orteils… )

>>> voir comment guérir les verrues


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VERRUE : solution contre les verrues

Verrue : causes, types, symptômes et traitements

Une verrue est une tumeur bénigne d’origine virale : un épaississement localisé de la peau causé par la pénétration d’un papillomavirus humain (HPV). Fréquentes et contagieuses, les verrues touchent entre 5 et 10 % de la population. Il en existe plusieurs types — plantaires, vulgaires, planes, génitales — chacun nécessitant une prise en charge adaptée. Une verrue plantaire douloureuse chez un enfant de 8 ans n’a pas la même signification qu’un papillome filiforme apparu sur la paupière d’un adulte après rasage.

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Sommaire :
Causes |
Transmission et risques |
Types de verrues |
Évolution |
Diagnostic |
Traitement |
Tableau récapitulatif |
Pages spécialisées |
Questions fréquentes

L’article en vidéo

Pourquoi a-t-on des verrues ?

Les verrues sont causées par les papillomavirus humains (HPV), une famille de virus comptant environ 150 sous-types. Ces virus pénètrent dans la peau via de petites lésions ou microtraumatismes, et stimulent la production excessive de kératinocytes, formant la masse cornée caractéristique de la verrue.

Une fois le virus entré dans la peau, deux scénarios sont possibles : le système immunitaire l’élimine avant toute manifestation visible, ou le virus se réplique et s’exprime, provoquant l’apparition de la verrue après une période d’incubation de 1 à plusieurs mois.

Les HPV sont également responsables des condylomes (verrues génitales), l’une des infections sexuellement transmissibles les plus fréquentes.

Transmission et facteurs de risque

Comment se transmettent les verrues ?

La transmission se fait principalement par contact indirect. Les HPV peuvent survivre jusqu’à une semaine à l’air libre, ce qui explique la facilité de contamination dans les environnements humides. La pénétration est favorisée par les microtraumatismes cutanés.

Les principaux vecteurs : partage de chaussettes, chaussures ou serviettes, fréquentation de piscines, douches communes et salles de sport, et auto-contamination par grattage (manuportage) — raison pour laquelle il faut absolument éviter de gratter ses verrues.

Qui est le plus exposé ?

Population Particularité
Enfants et jeunes adultes Tranche d’âge la plus touchée
Greffés du rein Jusqu’à 40 % des patients concernés
Dermatite atopique Fréquence accrue — voir dermatite atopique
Bouchers, poissonniers, mécaniciens Microtraumatismes répétés. Les bouchers sont sujets à un type spécifique (HPV7) transmis par les animaux.
Verrues du genou chez un enfant
Verrues du genou chez un enfant
Verrues des doigts chez un boucher liées au HPV7
Verrues des doigts chez un boucher (HPV7)

Les différents types de verrues

Verrues vulgaires

Les plus courantes. Élevures rugueuses et kératosiques, de couleur chair ou grisâtre, localisées principalement sur les mains, les doigts et autour des ongles. Les verrues péri-unguéales peuvent provoquer une déformation de l’ongle et sont souvent douloureuses.

Verrues planes

Dues aux HPV de types 3, 10 et 28. Petites élevures lisses, de couleur chair rosée à brunâtre, souvent multiples et groupées. Fréquentes sur le visage, les mains et les jambes — où elles se disséminent facilement par le rasage ou l’épilation.

Verrues planes de la jambe
Verrues planes de la jambe
Verrues planes le long d'une strie de grattage par manuportage
Dissémination par manuportage le long d’une strie de grattage

Verrues plantaires

Très fréquentes, situées sous la plante du pied. On distingue deux formes :

  • Myrmécie (HPV1) : verrue profonde, très douloureuse, se développant verticalement en profondeur
  • Verrue en mosaïque (HPV2) : plaques superficielles horizontales, moins douloureuses mais plus étendues
Verrues plantaires
Verrues plantaires

Papillomes verruqueux

Aspect filiforme ou en corne cutanée, se développant verticalement. Très fréquents sur le visage et le cou, ils se disséminent facilement lors du rasage.

Papillome verruqueux filiforme
Papillome verruqueux
Papillome verruqueux de la paupière
Papillome verruqueux de la paupière

Verrues génitales (condylomes)

Également appelées condylomes acuminés, elles constituent l’IST la plus répandue. Nécessitent une prise en charge spécifique incluant le dépistage du ou des partenaires. → Voir la page dédiée aux condylomes

Évolution naturelle des verrues

La majorité (80 %) des verrues guérissent spontanément en 2 à 4 ans. À deux ans, environ 65 % des verrues de l’adulte ont disparu. Environ 10 % sont dites rebelles et persistent au-delà.

Le traitement reste conseillé pour limiter la contagiosité, les douleurs (verrues plantaires), le risque de déformation unguéale et l’inflammation des tissus environnants.

Récidive d'une verrue du doigt en couronne après traitement
Récidive en couronne après traitement

⚠️ Aucune méthode de traitement ne permet l’éradication complète du virus HPV — ce qui explique la fréquence des récidives.

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Diagnostic des verrues

Le diagnostic est le plus souvent clinique. Le dermatologue peut s’aider de la dermatoscopie pour distinguer une verrue d’un cor ou durillon, voire d’un mélanome achromique.

Les signes dermatoscopiques caractéristiques : vaisseaux entourés de blanc, vaisseaux monomorphes en points à distribution régulière sur fond chair, vaisseaux en épingles à cheveux dilatés et hypertrophiques.

Verrue vue au dermatoscope - vaisseaux en points caractéristiques
Verrue au dermatoscope

Consultez un médecin devant toute lésion cutanée nouvelle ou qui se modifie — tout n’est pas une verrue, et certaines lésions nécessitent une biopsie.

Traitement des verrues

Le traitement des verrues dépend du type, de la localisation et du nombre de lésions :

Traitement Principe / indication
Acide salicylique (kératolytiques) Application locale — 1re intention, en automédication
Cryothérapie à l’azote liquide Destruction par le froid — plusieurs séances nécessaires
Laser CO₂ Verrues résistantes, multiples ou péri-unguéales
Imiquimod (immunomodulateur) Principalement pour les condylomes génitaux
Exérèse chirurgicale Rarement en 1re intention — risque de cicatrice

Ces traitements peuvent être combinés. La récidive reste fréquente car aucun ne détruit le virus lui-même. → Voir l’article complet sur le traitement des verrues

Tableau récapitulatif — types de verrues

Type HPV en cause Localisation typique Évolution sans traitement
Verrues vulgaires HPV 2, 4 Mains, doigts, ongles 65 % régression spontanée à 2 ans
Verrues planes HPV 3, 10, 28 Visage, mains, jambes Régression spontanée 2–4 ans
Myrmécie (plantaire) HPV 1 Plante du pied (profonde) Régression spontanée 2–4 ans
Verrue en mosaïque HPV 2 Plante du pied (superficielle) Régression spontanée 2–4 ans
Papillome verruqueux HPV 2, 7 Visage, cou, paupières Régression possible — souvent persistant
Condylomes (génitaux) HPV 6, 11 Organes génitaux, périnée Traitement recommandé — IST

Pages spécialisées du cluster verrues

Types et localisations
Verrue plantaire — myrmécie, mosaïque, traitement
Verrues des mains et des doigts
Verrues du visage — nez, paupière, menton
Condylomes (verrues génitales) — IST, traitement, dépistage

Traitement et diagnostic différentiel
Traitement des verrues — guide complet
Cor et durillon — diagnostic différentiel
Dermatoscopie — comment ça marche ?
Mélanome achromique — ne pas confondre

Questions fréquentes sur les verrues

J’ai une lésion qui ressemble à une verrue sur un orteil — que faire ?

Consultez un médecin avant tout traitement. Certaines lésions (cor, durillon, mélanome achromique) peuvent être confondues avec une verrue et nécessitent une prise en charge différente. Le dermatologue peut utiliser la dermatoscopie pour trancher facilement.

Mes verrues reviennent toujours aux mêmes endroits. Que faire ?

Les récidives sont fréquentes car aucun traitement ne détruit complètement le virus HPV. Reconsultez votre dermatologue pour envisager une combinaison de traitements (cryothérapie, kératolytiques, laser). La prise en charge peut être longue mais des solutions existent.

Les verrues sont-elles contagieuses ?

Oui. Elles se transmettent par contact indirect (piscines, douches communes, partage de chaussures) ou par auto-contamination par grattage. Portez des claquettes dans les lieux collectifs, évitez de gratter vos verrues et prenez des précautions pour ne pas contaminer votre entourage.

Les verrues guérissent-elles seules ?

Dans la majorité des cas, oui. Environ 65 % disparaissent spontanément en 2 ans. Le traitement est cependant conseillé pour limiter la contagion, prévenir les douleurs et éviter les complications (déformation unguéale, extension).

Les verrues sont-elles dangereuses ?

Les verrues cutanées courantes sont bénignes. Certains HPV impliqués dans les condylomes génitaux sont associés au cancer du col de l’utérus. La vaccination HPV est recommandée et remboursée en France pour les jeunes de 11 à 19 ans.

Voir aussi :
Traitement des verrues |
Verrue plantaire |
Condylomes |
Cor et durillon |
Dermatoscopie |
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VARICELLE : le bouton de varicelle et calmer les démangeaisons

Varicelle : symptômes, durée, contagion et traitement

Cet article en vidéo

La varicelle est une maladie infectieuse très contagieuse due au virus Varicella-Zoster (VZV), un Herpesvirus. Elle touche 90% des enfants avant 10 ans et est généralement bénigne à cet âge. Chez l’adulte, la femme enceinte et les personnes immunodéprimées, elle peut être grave et nécessite une prise en charge spécialisée.

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Cause et contagion

Le virus Varicelle-Zona (VZV) appartient à la famille des Herpesviridae — comme le virus de l’herpès labial. Après la varicelle, il ne disparaît pas : il reste dormant dans les ganglions nerveux et peut se réveiller des décennies plus tard sous forme de zona.

Modes de transmission : voie respiratoire (gouttelettes) et contact direct avec les lésions cutanées. La varicelle se propage facilement dans les crèches et écoles — petites épidémies en hiver et au printemps.

💡 La contagiosité débute 1 à 2 jours avant l’apparition des boutons — avant même que l’enfant sache qu’il est malade. Elle se poursuit jusqu’à l’assèchement complet de toutes les lésions, soit environ 7 à 10 jours.

Les stades de la varicelle — comment évolue l’éruption ?

Stade Délai Aspect Contagieux ?
Incubation 14–15 jours après contage Aucun signe visible Non
Prodromes J-1 à J-2 avant éruption Fièvre modérée, fatigue, maux de tête Oui
Macules / papules J1–J2 Boutons rouges et gonflés qui démangent, ressemblant à des piqûres Oui
Vésicules J2–J4 Cloques remplies de liquide clair posées « comme une goutte de rosée » sur fond rouge Oui — maximum
Croûtes J4–J7 Les vésicules se rompent et sèchent en croûtes brunes Non dès assèchement complet
Guérison J7–J10 Chute des croûtes — risque de cicatrices si grattage Non
vésicule varicelle goutte de rosée photo
Vésicule de varicelle — aspect en goutte de rosée sur fond rouge
boutons varicelle croûtes cloques photo
Boutons de varicelle — coexistence de croûtes et de cloques à différents stades

Complications selon le profil du patient

Profil Complication principale Conduite à tenir
Enfant sain < 12 ans Surinfection bactérienne (impétiginisation), cicatrices Soins locaux, antihistaminiques, surveiller
Adulte sain Pneumonie varicelleuse, formes sévères plus fréquentes Aciclovir oral discuté, surveillance rapprochée
Femme enceinte Pneumonie maternelle, varicelle congénitale (4 premiers mois), varicelle néonatale Urgence — hospitalisation en service spécialisé
Nouveau-né (mère varicelle J-5 à J+2) Varicelle néonatale grave (mortalité élevée sans traitement) Aciclovir IV 20 mg/kg/8h, 8–10 jours
Immunodéprimé Varicelle disséminée, encéphalite, pneumonie Aciclovir IV 15 mg/kg/8h, 8–10 jours
Nourrisson atopique Kaposi-Juliusberg (surinfection herpétique sur eczéma) Urgence pédiatrique

⚠️ Ne jamais donner d’aspirine ni d’ibuprofène lors d’une varicelle — risque de syndrome de Reye (aspirine) et de complications bactériennes sévères (ibuprofène). Paracétamol uniquement pour la fièvre.

Soigner la varicelle — traitement par âge

Enfant de 1 à 12 ans en bonne santé

  • Déscolarisation jusqu’à assèchement complet des lésions
  • Fièvre : paracétamol uniquement — jamais d’aspirine ni d’ibuprofène
  • Démangeaisons : antihistaminiques oraux prescrits par le médecin + bains apaisants (huile de bain type Avène Trixéra, Mustela Stelatopia, La Roche-Posay Lipikar)
  • Ongles : couper courts pour limiter les cicatrices de grattage
  • Soins locaux : laver les boutons à l’eau et au savon doux une fois par jour

Antiseptiques : lesquels utiliser et lesquels éviter ?

Produit Utilisation Recommandation
Chlorhexidine aqueuse 0,5% (Cetavlex, Diaseptyl) Désinfection des lésions ✅ Sur conseil pharmacien/médecin
Cétrimide crème (Cetavlon) Désinfection locale ✅ Sur conseil pharmacien/médecin
Benzalkonium (Mercryl, Mercrylspray) ❌ À éviter — irritant, risque allergique
Hexamidine (Hexaseptine) ❌ À éviter — irritant

⚠️ Impétiginisation des lésions (croûtes jaunes couleur miel, lésions qui s’étendent) : consultez un médecin sans tarder. Une antibiothérapie est nécessaire.

Nouveau-né, adulte, femme enceinte, immunodéprimé

Le médecin discutera la mise sous aciclovir (Zovirax®) selon un protocole précis :

  • Nouveau-né (varicelle maternelle J-5 à J+2) : aciclovir IV 20 mg/kg toutes les 8h, 8 à 10 jours
  • Adulte/enfant >12 ans, femme enceinte, immunodéprimé : aciclovir IV 15 mg/kg toutes les 8h, 8 à 10 jours — relais oral par valaciclovir selon évolution

Prévention — vaccination et immunoglobulines

Profil Prévention recommandée
Enfant <12 ans sans antécédent de varicelle Surveillance — pas de vaccination systématique en France (sauf cas particuliers)
Adolescent/adulte >12 ans sans antécédent Vaccination Varilrix® ou Varivax® dans les 3 jours suivant l’exposition — 2 doses à 8 semaines d’intervalle. Contraception efficace 1 mois après injection chez la femme en âge de procréer
Immunodéprimé ou femme enceinte sans immunité (IgG négatif) Immunoglobulines spécifiques Varitect® 1 mL/kg dans les 96h suivant le contage
Immunodéprimé ou femme enceinte avec immunité (IgG positif) Pas de traitement préventif nécessaire

Sources

Questions fréquentes sur la varicelle

Combien de temps dure la varicelle et quand n’est-elle plus contagieuse ?

La varicelle dure en général 7 à 10 jours. L’éruption commence par des boutons rouges qui se transforment en vésicules puis en croûtes. L’enfant n’est plus contagieux dès que toutes les lésions sont asséchées en croûtes — généralement au bout de 7 jours. Attention : la contagiosité commence 1 à 2 jours avant les premiers boutons, quand rien n’est encore visible.

La varicelle de l’adulte est-elle plus grave que chez l’enfant ?

Oui — la varicelle de l’adulte est significativement plus sévère. Les complications sont plus fréquentes : pneumonie varicelleuse (risque respiratoire grave), encéphalite, formes hémorragiques. La fièvre est plus élevée, l’éruption plus étendue et les cicatrices plus fréquentes. Un adulte qui n’a pas eu la varicelle étant enfant doit être surveillé médicalement dès les premiers symptômes.

Peut-on avoir la varicelle deux fois ?

C’est très rare — la primo-infection confère une immunité durable dans la quasi-totalité des cas. En revanche, le virus reste dormant dans les nerfs et peut se réactiver des années plus tard sous forme de zona — souvent après 50 ans ou lors d’une baisse d’immunité. Un zona n’est pas une « deuxième varicelle » mais une réactivation du même virus.

Comment éviter les cicatrices de varicelle ?

Le grattage est la principale cause de cicatrices et de surinfection. Pour limiter le risque : couper les ongles très courts (surtout chez les jeunes enfants), donner les antihistaminiques prescrits pour calmer les démangeaisons, proposer des bains avec huile apaisante, appliquer du talc officinal sur les lésions. Ne jamais arracher les croûtes — les laisser tomber naturellement. Si malgré tout des cicatrices persistent, un dermatologue peut évaluer les options de traitement.

Varicelle et grossesse — quels risques ?

La varicelle pendant la grossesse est une urgence médicale. Chez la mère, le risque de pneumonie grave est élevé. Pour le fœtus, une infection dans les 4 premiers mois peut provoquer des malformations rares mais sévères (syndrome de varicelle congénitale). Une varicelle dans les 5 jours avant ou 2 jours après l’accouchement expose le nouveau-né à une forme grave potentiellement mortelle. Toute femme enceinte exposée à la varicelle sans immunité connue doit consulter en urgence.

Voir aussi : Zona / Bouton de fièvre (herpès labial) / Impétigo / Eczéma


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TRAITEMENT VERRUE : comment enlever et soigner les verrues?

Traitement de verrue : comment enlever ou soigner une verrue ?

Les verrues sont des tumeurs bénignes d’origine virale (papillomavirus, HPV) qui régressent le plus souvent spontanément en quelques années — sans traitement. La décision de traiter dépend de la localisation, du nombre, de l’évolution et de la gêne occasionnée. Deux traitements font référence dans les études scientifiques : la cryothérapie à l’azote liquide et l’application d’acide salicylique, souvent associés.

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Sommaire :
Faut-il toujours traiter ? |
Cryothérapie (azote liquide) |
Acide salicylique |
Autres traitements médicaux |
Traitement sans ordonnance |
Traitements naturels |
Questions fréquentes

Faut-il toujours traiter une verrue ?

Non. Le traitement n’est pas systématique. Les verrues communes guérissent spontanément dans 65% des cas en 2 ans et dans 78% des cas en 3 ans chez l’enfant. Chez l’adulte, la régression spontanée est plus lente mais reste possible.

Le traitement est indiqué lorsque :

  • La verrue est douloureuse (verrue plantaire en zone d’appui)
  • Elle grossit ou se multiplie rapidement
  • Sa localisation est gênante (visage, zone visible)
  • Le patient est immunodéprimé (verrues souvent plus résistantes)
  • Elle est source de contagion pour l’entourage

Papillome verruqueux de la paupière — verrue du visage à traiter
Papillome verruqueux de la paupière : indication claire à traiter

Verrues plantaires multiples — indication à traiter
Nombreuses verrues plantaires : indication à traiter

💡 La diversité des traitements tentés pour les verrues est en elle-même révélatrice de la difficulté à les éliminer définitivement. Aucun traitement n’est efficace à 100% et les récidives sont fréquentes. L’association cryothérapie + acide salicylique reste le traitement de référence selon les études scientifiques.

📚 Efficacité comparée des traitements des verrues cutanées — méta-analyse Cochrane — PubMed

Cryothérapie à l’azote liquide

La cryothérapie par application d’azote liquide (-196°C) ou de neige carbonique (-79°C) consiste à congeler la verrue pour provoquer une brûlure du second degré avec formation d’une bulle emportant la partie superficielle infectée. L’objectif est de détruire progressivement les cellules infectées par le HPV.

Déroulement : le dermatologue décape d’abord les verrues épaisses (plantaires notamment) au bistouri pour en réduire le relief. L’azote est appliqué avec un coton-tige (trempé dans un gobelet à usage unique, jamais directement dans le container) ou au cryojet, pendant 5 à 30 secondes selon la taille — jusqu’à l’obtention d’un halo de givrage de 1 à 2 mm autour de la lésion.

Rythme : séances répétées toutes les 2 à 3 semaines.

Précautions particulières :

  • Verrues du visage — application prudente, risque de cicatrices sur peau fine
  • Verrues des doigts près des ongles — risque de dystrophie unguéale définitive si atteinte de la matrice
  • Enfants — traitement souvent difficile (douloureux) ; les crèmes anesthésiantes (EMLA®) ont peu d’efficacité sur le froid

Produits kératolytiques à l’acide salicylique

Les préparations concentrées à base d’acide salicylique (10 à 100%), associées ou non à de l’acide lactique, sont appliquées quotidiennement sur la verrue après grattage avec une lime à ongles en carton jetable (usage unique pour éviter la contagion).

Protocole :

  • Protéger la peau saine autour de la verrue avec du vernis incolore ou un sparadrap
  • Gratter légèrement la surface de la verrue avec la lime jetable
  • Appliquer le produit uniquement sur la verrue
  • Poursuivre jusqu’à disparition complète — réapparition des dermatoglyphes (empreintes digitales) sur les verrues des mains et pieds — soit 4 à 8 semaines en moyenne
  • En cas d’irritation ou de brûlure de la peau saine, interrompre 2 à 3 jours

D’autres produits kératolytiques peuvent compléter : crayon de nitrate d’argent, trétinoïne topique, acide trichloroacétique, acide glycolique.

Traitement d'une verrue du doigt avec un verrucide kératolytique
Application d’un verrucide sur une verrue du doigt

Autres traitements médicaux des verrues

Excision chirurgicale

Au bistouri, bistouri électrique ou curette, sous anesthésie locale. Geste souvent douloureux pendant et après, avec un délai de cicatrisation de plusieurs semaines et un taux de récidive élevé. Réservée aux verrues rebelles aux autres traitements.

Laser CO2

Deux techniques : la vaporisation (ablation avec marge de 5 mm de peau saine, sous anesthésie locale — efficace mais cicatrisation longue, 30% de récidives) et la création de puits dans la verrue pour améliorer la pénétration des kératolytiques (non douloureuse).

Laser vasculaire (laser à colorant pulsé)

Les verrues comportent une composante vasculaire visible sous forme de points noirs (vaisseaux thrombosés). Le laser vasculaire coagule ces vaisseaux et « asphyxie » la verrue. Résultats : disparition complète ou quasi-complète dans 85% des cas en 6 séances (espacées de 3 à 4 semaines, fluences 12–15 J/cm²). Récidives dans 8% des cas.

Laser Nd:YAG 1064 nm

Pénétration cutanée profonde. Présente moins de risque de séquelle pigmentaire sur peaux foncées (utilisé notamment dans l’épilation laser des peaux noires). Efficacité démontrée dans une revue de la littérature.

Micro-ondes

Les micro-ondes appliquées localement chauffent les tissus par excitation des molécules d’eau. Dans une étude portant sur 54 verrues récalcitrantes, 41 (76%) avaient disparu complètement après traitement. Le mécanisme proposé est une stimulation de la présentation d’antigènes HPV aux lymphocytes T CD8+, induisant une immunité anti-HPV locale.

Chimiothérapies locales (podophyllotoxine, 5-FU)

Application de substances cytotoxiques directement sur la verrue (podophyllotoxine, 5-fluoro-uracile). Prescrites et surveillées par le médecin.

Injections de bléomycine

Injection intralésionnelle d’une chimiothérapie (bléomycine) dans la verrue, réalisée avec précaution par un médecin en raison du risque de nécrose cutanée. Plus fréquemment utilisée pour les verrues plantaires rebelles. Une technique de diffusion par microaiguilles a récemment montré des résultats intéressants.

Traitement des verrues sans ordonnance

⚠️ Consultez un médecin avant tout autotraitement. Une verrue peut être confondue avec un durillon, un cor, ou — plus grave — un mélanome achromique. Le diagnostic médical est indispensable avant d’appliquer tout verrucide.

Sprays de cryothérapie (diméthyléther propane, -57°C) disponibles sans ordonnance en pharmacie. La température obtenue est nettement moins basse que l’azote liquide médical (-196°C), ce qui limite leur efficacité sur les verrues profondes ou épaisses.

Verrucides à base d’acide salicylique disponibles en pharmacie sans ordonnance (moins concentrés que les préparations médicales) :

  • Acide salicylique seul : Coricide le Diable, Pommade M.O. Cochon, Transvercid, Sanitos…
  • Acide salicylique + acide lactique : Duofilm, Kerafilm, Verrufilm…
  • Acide salicylique + acide lactique + thuya : Verrupan…

Ces produits sont plutôt réservés aux petites verrues superficielles. Ils peuvent être irritants — blanchiment de la zone traitée est normal, mais interrompre quelques jours en cas d’irritation importante de la peau saine.

Traitements naturels des verrues

Plusieurs remèdes traditionnels sont utilisés : sparadrap occlusif, suc de chélidoine (Chelidonium majus), lait de figue, suc de pissenlit. Leur efficacité n’est pas démontrée par des études rigoureuses mais leur innocuité est généralement bonne. Voir notre article sur le traitement naturel de la verrue.

Questions fréquentes sur le traitement des verrues

Combien de temps faut-il pour guérir une verrue ?
La durée varie selon la taille, la localisation et le traitement choisi. En moyenne : 4 à 8 semaines avec un verrucide quotidien pour les petites verrues superficielles ; plusieurs mois avec des séances de cryothérapie bimensuelles pour les verrues plantaires épaisses ou les verrues multiples. La patience est indispensable — l’arrêt prématuré du traitement est la principale cause d’échec.

La cryothérapie est-elle douloureuse ?
Oui, la cryothérapie est douloureuse pendant l’application et dans les heures suivantes (sensation de brûlure puis élancement). Chez l’enfant, c’est souvent difficile à réaliser. Les crèmes anesthésiantes (EMLA®) ont peu d’effet sur la douleur liée au froid. La cryothérapie peut être précédée d’une anesthésie locale par piqûre pour les verrues très douloureuses.

Une verrue peut-elle disparaître sans traitement ?
Oui, fréquemment. Chez l’enfant, 65% des verrues régressent spontanément en 2 ans et 78% en 3 ans. Chez l’adulte, la régression est plus lente. L’abstention thérapeutique est une option légitime pour les verrues asymptomatiques, non gênantes et peu nombreuses.

Pourquoi les verrues récidivent-elles après traitement ?
Parce que les traitements destruent la verrue visible mais ne neutralisent pas toujours le virus HPV qui peut persister dans les kératinocytes sains environnants ou dans la « racine » de la verrue. Une récidive ne signifie pas un échec du traitement — elle justifie simplement de reprendre le protocole. Les traitements immunostimulants (imiquimod, bléomycine, micro-ondes) visent précisément à renforcer l’immunité locale anti-HPV pour réduire les récidives.

Comment éviter de contaminer son entourage avec une verrue ?
Ne pas partager serviettes, chaussures ou accessoires de pédicurie. Porter des claquettes dans les vestiaires et piscines. Couvrir la verrue avec un pansement. Ne jamais utiliser la même lime à ongles pour la verrue et pour les ongles sains. Se laver les mains après avoir touché la verrue.

Les verrues génitales (condylomes) se traitent-elles différemment ?
Oui. Les condylomes sont dus à des HPV spécifiques (types 6, 11, 16, 18…) et sont transmis par voie sexuelle. Leur prise en charge inclut un bilan IST, un traitement par imiquimod, podophyllotoxine, cryothérapie ou laser, et une surveillance gynécologique ou urologique en cas de types oncogènes. Voir notre article sur les condylomes.

Références scientifiques


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VERRUES – MAINS PIEDS GENITALES…
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Traitement des poux et de la gale : les medicaments pour les poux et la gale

TRAITEMENT DES POUX ET DE LA GALE


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Le traitement des poux et de la gale requiert parfois les memes molécules

  • Gale : quelques traitements de la gale

  • Poux


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SOIGNER ET SE DEBARRASSER DE L’HERPES : traitement de l’herpès

Comment soigner l’herpes


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HERPES
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Malgré l’importance de l’information sur l’herpès, sa contagiosité fait que l’herpes augmente encore dans la population. Le traitement de l’herpès fait partie des stratégies pour l’éliminer et essayer de s’en débarrasser. En effet, la mise au point d’un vaccin anti herpes reste hautement peu probable avant plusieurs années.

Besoin de l’avis d’un spécialiste ? d’un traitement ? Délais de rdv trop longs ? Vous pouvez effectuer une téléconsultation avec le dermatologue

Herpes de la lèvre chez l'enfant
Herpes de la lèvre chez l’enfant

Quel herpès soigner?

L’herpes est une maladie liée à l’infection par Herpes Simplex Virus 1 et 2 (HSV)

L’herpes buccal ou bouton de fievre est dû généralement à HSV1 et il fait généralement suite a une transmission du virus dans l’enfance

En cas d’herpes buccal, il faut éviter d’embrasser son ou ses partenaires et ses enfants (notamment en cas de dermatite atopique)

Soigner l'herpes de la lèvre
Soigner l’herpes labial ou bouton de fièvre

 

L’herpès génital, est du généralement dû à HSV2 et il est considéré comme une maladie sexuellement transmissible. En cas d’herpes genital, il faut informer son ou ses partenaires, consulter un médecin et eviter davoir des relations sexuelles génitales ou orales et attendre la guérison complète avant d’en envisager

herpes vaginal
Herpes génital

Comment soigner l’herpes

Soins d’hygiène de l’herpes

Sur le plan de l’hygiène locale, il faut garder les lésions propres et seches et eviter de les toucher avec les doigts car l’herpes peut se transmettre ailleurs sur le corps par manuportage
Sur le plan des traitements, on distingue le traitement de la primo infection de l’herpes, le traitement des récurrences de l’herpès et le traitement préventif de l’herpes


Traitement de la primo infection de l’herpes

Primo infection à l'herpes
Primo infection à l’herpes
Lésions des gencives et lèvres lors de la primo infection à l'herpes
Lésions des gencives et lèvres lors de la primo infection à l’herpes

Le traitement de la primo-infection de l’herpes, qu’il s’agisse d’un herpes buccal ou génital, est generalement effectué au moyen de medicaments antiviraux : Aciclovir et Valaciclovir

Lorsque la voie orale est impossible ou que la poussee de primoinfection d’herpes est trop importante, on peut recourir à des perfusions d’aciclovir.
L’evolution de la primoinfection d’herpes est generalement améliorée rapidement apres le debut du traitement de l’herpes par comprimes ou perfusions

Traitement de la recurrence d’herpes

Traitements prescrits par le médecin

Pour le traitement des recurrences d’herpes, on distingue l’herpes buccal de l’herpes genital

– herpes labial

Si les episodes d’herpes labial sont peu importants et peu genants, on recourt generalement a des cremes contenant des antiviraux (aciclovir creme (Zovirax®), ibacitabine (Cuterpès®), vidarabine phosphate (Vira-MP® gel) … ) à raison de plusieurs applications par jour
Les traitements oraux par comprimes d’aciclovir et de valaciclovir sont le plus souvent reserves aux poussees importantes ou frequentes

 

Herpes labial au stade crouteux
Herpes labial au stade crouteux

Ensuite au stade de croute, on applique des pommades antibiotiques (Fucidine, Mupiderm… ) pour faire tomber les croutes et éviter leur surinfection par le staphylocoque

– herpes genital

Le traitement de l’herpes génital par voie orale (par comprimes d’aciclovir et de valaciclovir) est le plus souvent reserve aux poussees importantes et genantes d’herpes genital, ou en cas de risque de contagion

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Soigner l’herpes AVEC UNE CREME sans ordonnance

Les délais de rendez-vous chez les dermatologues s’allongent d’année en année.

Cependant, ne vous improvisez surtout pas médecin! Consultez votre médecin traitant avant toute chose.

En attendant votre rendez-vous chez le médecin et/ou le dermatologue et le diagnostic précis de votre herpès, vous pouvez tenter de soulager les récurrences de votre herpes de différentes manières et avec des produits disponibles sans ordonnance chez votre pharmacien ou dans une pharmacie sur Internet. Il faut être très prudent avant d’utiliser des crèmes et bien demander conseil à son pharmacien (risque d’allergie de peau, d’aggravation de sa maladie de peau, risque en cas de grossesse ou d’allaitement… )

Parmi ceux-ci on peut citer :

ACICLOVIR 5% crème, HERPESEDERMYL 5%, crème, HERPEVIR 5%, crème, KENDIX 5 POUR CENT, crème, REMEX 5%, crème (Aciclovir)

CONTRE-INDICATIONS
  • Antécédents d’hypersensibilité à l’aciclovir ou au propylèneglycol.
  • Application oculaire, intrabuccale ou intravaginale
EFFETS SECONDAIRES
  • Peu fréquent : des sensations de picotements ou de brûlures transitoires pouvant suivre l’application de la crème, sécheresse cutanée, prurit.
  • Rare : érythème, eczéma de contact.
  • Très rare : cas d’urticaire et d’œdème de Quincke

 

Traitement preventif de l’herpes : se débarrasser de l’herpès?

Il n’est pas possible de se débarrasser de l’herpes. Cependant, en cas de poussees frequentes d’herpes (plus de 6 poussees d’herpes par an), l’aciclovir ou le valaciclovir peuvent etre proposes par le medecin a titre preventif. Le traitement est reevalue en terme d’efficacite au bout de 6 mois.

Précautions à prendre en cas d’herpès

Herpes labial

Toujours prévenir son médecin qu’on a de l’herpès, notamment le dermatologue en cas de soins de peau (dermabrasion, injections dans les rides, laser de la peau, resurfaçage du visage… )

Eviter de contaminer les enfants en les embrassant si on a de l’herpes labial

On risque en cas de contamination d’enfants atteints d’eczema atopique car ils risquent une poussée profuse appelée syndrome de Kaposi Juliusberg

Kaposi Juliusberg chez un enfant atopique
Kaposi Juliusberg chez un enfant atopique

Herpes génital

Il faut toujours prévenir ses partenaires qu’on a eu de l’herpes car il est contagieux même en l’absence de symptomes

En cas d’herpes génital après un rapport non protégé, il faut faire un bilan de MST aupres de son médecin


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HERPES
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PIQURE DE TIQUE : tache rouge après morsure de tique

Piqûre de tique : que faire ?

La piqûre de tique expose au risque de maladie de Lyme, une infection bactérienne à Borrelia burgdorferi pouvant entraîner des complications sérieuses si elle n’est pas traitée rapidement.

4 points essentiels à retenir dès la découverte d’une tique :

  • Le risque de contamination est très faible si la tique est retirée dans les 24 premières heures, mais devient quasi certain au-delà de 72 heures de fixation
  • Plus la tique est grosse (adulte), plus elle risque d’être infectée
  • L’outil idéal est le tire-tique disponible en pharmacie — doux mouvements de rotation, jamais de traction perpendiculaire
  • Après retrait : désinfecter et surveiller l’apparition d’une rougeur extensible pendant un mois
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MALADIE DE LYME – TIQUES
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Sommaire :
Qu’est-ce qu’une tique ? |
Symptômes |
Enlever la tique |
Surveillance un mois |
Faut-il faire une prise de sang ? |
Traitement |
Prévention |
Pages associées |
Questions fréquentes

Qu’est-ce qu’une tique et pourquoi est-ce dangereux ?

Piqûre de tique

La tique est un acarien hématophage qui se nourrit du sang de son hôte. L’espèce responsable de la maladie de Lyme en Europe se nomme Ixodes ricinus. L’homme est un hôte accidentel : la tique se contamine en piquant de petits rongeurs sauvages porteurs de Borrelia burgdorferi, puis transmet la bactérie à l’homme lors d’une piqûre ultérieure. Toutes les tiques ne sont pas infectées.

tique sur la peau
Tique fixée sur la peau
Répartition géographique de la tique Ixodes Ricinus
Répartition géographique d’Ixodes ricinus en Europe

En France métropolitaine, quasiment tout le territoire est concerné en période chaude (printemps, été, automne), avec une prévalence plus marquée dans le Centre et l’Est du pays. Les piqûres surviennent lors d’activités en plein air : randonnée en forêt, jardinage, sport en zone boisée ou humide (herbes hautes, fougères, prairies). Les parcs urbains sont également concernés.

💡 Le saviez-vous ? Il n’existe pas de tiques au-delà de 1 500 m d’altitude : pas de risque en haute montagne. Ötzi, la « momie des glaces » découverte dans les Alpes et datant de 5 000 ans, était atteinte de la maladie de Lyme.

La tique peut également transmettre d’autres maladies que la maladie de Lyme : rickettsioses, borrélioses à fièvres récurrentes, tularémie, encéphalite à tique (en Europe centrale et orientale).

Il existe trois stades évolutifs après l’éclosion des œufs : la larve, puis la nymphe, puis la tique adulte mâle ou femelle. Plus la tique est évoluée, plus elle est grosse, et plus elle a piqué de rongeurs, augmentant le risque qu’elle soit infectée.

Cycle de la tique
Cycle évolutif de la tique : larve, nymphe, adulte
Stade Taille Risque de contamination
Larve ~1 mm Faible (peu de repas sanguins infectants)
Nymphe 1–2 mm Modéré — souvent confondue avec un grain de poussière
Adulte 3–5 mm (gorgée : jusqu’à 1 cm) Élevé — a piqué plusieurs hôtes
⚠️ Durée de fixation et risque : en dessous de 24 heures le risque est faible — au-delà de 72 heures il est quasi certain. Plus la tique découverte est grosse, plus le risque de contamination est élevé.

Symptômes : deux situations possibles

Cas 1 : simple rougeur sans tique visible

Une rougeur est présente mais aucune tique n’est visible. Il peut s’agir d’une piqûre d’insecte classique ou d’une piqûre de tique dont le corps a été arraché accidentellement.

Examiner la rougeur à la loupe : la présence d’un point noir central peut signer un rostre de tique resté dans la peau. Dans ce cas, consulter un médecin pour qu’il confirme le diagnostic et retire le rostre si nécessaire.

Cas 2 : tique visible et fixée sur la peau

Déterminer si la tique est adulte (plus grand risque de contamination) ou une nymphe (point noir de quelques millimètres, risque plus faible).

Dans les deux cas : retirer la tique correctement et se surveiller pendant un mois à la recherche d’un érythème migrant et/ou de symptômes grippaux (fièvre, maux de tête, douleurs musculo-articulaires).

L’absence de ces symptômes au bout d’un mois signifie très probablement que la tique n’était pas infectée.

Comment enlever une tique

Retirer la tique le plus rapidement possible. Le risque majeur est de laisser le rostre dans la peau : cette pièce buccale rainurée comme une mèche de perceuse est potentiellement infectée et doit être retirée en effectuant des rotations — jamais en tirant perpendiculairement à la peau, ce qui provoquerait sa rupture.

tête de la tique et rostre
Le rostre de la tique
Méthode Technique À faire / À éviter
Tire-tique ✓ Recommandé Glisser l’encoche au ras de la peau, rotations douces jusqu’au détachement complet ✅ Disponible en pharmacie sans ordonnance
Pince à épiler à bouts recourbés ✓ Alternative Saisir à la base au plus près de la peau, mouvements de rotation alternés + traction progressive ✅ À défaut du tire-tique
Éther, alcool, vaseline, flamme ❌ Stress de la tique → régurgitation bactérienne → risque augmenté
Traction perpendiculaire seule ❌ Rupture du rostre qui reste dans la peau
⚠️ Si le rostre reste dans la peau : consulter un médecin sans tarder pour un retrait sous anesthésie locale au bistouri circulaire.

Après retrait complet, désinfecter avec un antiseptique doux (chlorhexidine aqueuse). Il est possible de tester la tique retirée en pharmacie : des kits de détection de Borrelia permettent de savoir si la tique était infectée avant l’apparition de tout symptôme.

Voir l’article détaillé : comment enlever une tique correctement.

Surveillance pendant un mois après la piqûre

Surveiller attentivement pendant les quatre semaines suivant la piqûre :

Signe à surveiller Délai d’apparition Signification
Érythème chronique migrant — anneau rouge extensible partant du point de morsure 3 à 30 jours 🔴 Signe pathognomonique de maladie de Lyme — consulter immédiatement
Fièvre modérée ≥ 38,5 °C 1 à 4 semaines 🟡 Peut signer une borréliose ou autre co-infection — consulter
Fatigue inhabituelle, maux de tête 1 à 4 semaines 🟡 Symptômes grippaux évocateurs — consulter si persistants
Douleurs musculo-articulaires 1 à 4 semaines 🟡 Arthralgie de Lyme précoce possible
Petite rougeur < 5 mm non extensible au point de piqûre Immédiat à 48 h 🟢 Réaction locale bénigne — pas d’érythème migrant
érythème migrant de la maladie de Lyme
Érythème migrant : rougeur annulaire extensible signant la maladie de Lyme
💡 Attention : une simple rougeur de quelques millimètres autour du point de piqûre, non extensible, est une réaction locale banale qui ne signe pas un érythème chronique migrant.
Rougeur réactionnelle bénigne après morsure de tique

En cas d’érythème migrant, consulter un médecin sans attendre pour débuter le traitement antibiotique : le diagnostic est clinique, aucune sérologie n’est nécessaire à ce stade.

Faut-il faire une prise de sang après une piqûre de tique ?

En présence d’un érythème chronique migrant : non. L’éruption suffit au diagnostic, la sérologie est souvent faussement négative à ce stade précoce.

En l’absence d’érythème migrant mais avec des symptômes persistants : la sérologie de Lyme repose sur une stratégie en deux étapes :

Étape Test Interprétation
1re étape Sérologie EIA/IFA — IgM + IgG si < 30 jours ; IgG seules si > 30 jours Négatif → arrêt des investigations. Positif ou équivoque → étape 2. Les IgM isolées tardives sont des faux positifs (EBV, CMV).
2e étape Western Blot (immuno-blot) Plus spécifique. Le diagnostic biologique est retenu uniquement si les deux tests sont positifs.
⚠️ Les tests non validés en routine (cytométrie de flux, Elispot, PCR LCR, antigènes urinaires, CD57) ne doivent pas être utilisés en dehors d’un cadre spécialisé ou de recherche.

Traitement après piqûre de tique

En présence d’un érythème migrant

Un traitement antibiotique est immédiatement prescrit sans attendre de sérologie. Voir les protocoles détaillés dans l’article maladie de Lyme.

En l’absence d’érythème migrant : antibioprophylaxie

L’antibioprophylaxie n’est pas systématique après toute piqûre de tique. En effet, seuls 5 % des personnes infectées développent une maladie de Lyme avérée dans les 5 ans : on peut être séropositif pour Borrelia burgdorferi sans jamais développer la maladie.

Elle peut être envisagée uniquement si :

  • la tique est restée fixée plus de 36 heures
  • la durée de fixation est inconnue mais la tique est gorgée de sang
  • la personne piquée est une femme enceinte (risque de transmission au fœtus)
Population Antibiotique Posologie
Adulte et enfant > 9 ans Doxycycline 200 mg per os en prise unique
Femme enceinte et enfant < 9 ans Amoxicilline 500 mg × 3/j pendant 10 jours

Prévenir les piqûres de tique

Lors de toute activité en milieu naturel (forêt, jardinage, randonnée, travail en extérieur) :

Mesure préventive Détail pratique
Vêtements couvrants de couleur claire Manches longues, pantalon rentré dans les chaussettes, chapeau — les tiques se repèrent mieux sur fond clair
Répulsif cutané à base de DEET ou d’icaridine Sur toutes les zones exposées — renouveler toutes les 4–5 h et après baignade
Inspection corporelle complète au retour Grands plis : aine, aisselles, derrière les genoux, cuir chevelu, derrière les oreilles. Retirer toute tique dans les 24–48 h.
Inspecter les animaux domestiques Les chiens et chats ramènent des tiques qui peuvent ensuite piquer les humains

Pages associées

Questions fréquentes

Que faire si la tête de la tique reste dans la peau ?

Si le rostre (pièce buccale) reste dans la peau après retrait, ne pas tenter de l’extraire soi-même avec une aiguille — risque de le fragmenter davantage. Consulter un médecin pour un retrait au bistouri circulaire sous anesthésie locale. Une petite réaction inflammatoire locale peut persister quelques jours même après retrait complet.

Peut-on attraper la maladie de Lyme sans avoir vu de tique ?

Oui. La nymphe de tique mesure 1 à 2 mm et est souvent confondue avec un grain de poussière ou une égratignure. Une grande proportion des patients atteints de maladie de Lyme ne se souviennent d’aucune piqûre. C’est pourquoi tout érythème annulaire extensible après une activité en milieu naturel doit faire évoquer le diagnostic.

La maladie de Lyme se transmet-elle entre humains ?

Non. La maladie de Lyme ne se transmet pas de personne à personne, ni par les animaux domestiques directement. Seule la piqûre d’une tique infectée est un mode de contamination reconnu.

Faut-il garder la tique après l’avoir retirée ?

Oui, si possible. Conserver la tique dans un tube hermétique (tube à essai, flacon). Des kits de test disponibles en pharmacie permettent de détecter la présence de Borrelia dans la tique avant l’apparition de tout symptôme, ce qui aide à décider d’une antibioprophylaxie.

Y a-t-il un vaccin contre la maladie de Lyme ?

Il n’existe actuellement pas de vaccin disponible contre la maladie de Lyme en France. Des vaccins sont en développement clinique avancé (phase III). La seule prévention reste la protection mécanique et les répulsifs lors des activités en milieu naturel.

Références

Document de l’INPES (2016) sur les piqûres de tiques
Dépliant prévention des piqûres de tique et maladie de Lyme
Éviter les piqûres de tique au travail

Voir aussi :
Maladie de Lyme |
Piqûres d’insectes |
Piqûres de moustiques |
Aoutat |
Retour de voyage


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ROSEOLE : la roséole ou 6eme maladie

Roséole


La roséole désigne deux entités distinctes selon que l’on s’intéresse à l’adulte ou à l’enfant :
– chez l’adulte, il s’agit le plus souvent de la syphilis secondaire précoce (ou première floraison)
– chez l’enfant il s’agit de la roséole infantile ou 6eme maladie ou exanthème subit, dus à l’infection par un virus de la famille des herpes virus, HHV6
C’est la roséole infantile que nous allons développer :

Signes de la roseole de l’enfant

La roséole infantile survient généralement avant 4 ans, et le plus souvent avant deux ans
Incubation de la roséole : entre 5 et 15j.

La roséole survient en deux phases d’environ 4 jours chacunes :
– Fièvre soudaine et élevée (souvent supérieure à 39°C) +/- douleurs de gorge, paupières gonflées, irritabilité, adenopathies cervicales
– vers le 4eme jour, éruption de la roséole macules rosées sans prurit, débutant sur le visage et le tronc, puis s’étendant au reste du corps. La roséole est le plus souvent bénigne et guérit en quelques jours.

La consultation est indispensable si le bébé a moins de trois mois et en cas de fièvre elevée (40°C) ou mal tolérée

Complications possibles :

– Liées à la fièvre (syndrome hyperpyrétique et convulsions…).
– rares cas d’hépatites, de méningo-encéphalite et de thrombopénie (baisse des plaquettes)

Examens complémentaires diagnostiques

Symptomatique : traitement de la fièvre.

PUNAISES DE LIT : se débarrasser des punaises de lits et les éliminer

Punaises de lit : piqûres, détection et comment s’en débarrasser

Les punaises de lit (Cimex lectularius) sont de retour en France depuis une vingtaine d’années. Leur prolifération ne dépend pas de l’hygiène — même les hôtels 4 étoiles sont touchés. Elles piquent la nuit, se cachent le jour, et peuvent survivre plus d’un an sans se nourrir. Voici comment les reconnaître, les détecter et s’en débarrasser efficacement.

Piqûres nocturnes qui démangent intensément ou boutons groupés sur les bras et le dos ? Consultez le Dr Rousseau, dermatologue, en téléconsultation :
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Cet article en vidéo

Qu’est-ce qu’une punaise de lit ?

punaise de lit Cimex lectularius photo taille
La punaise de lit à jeun — avant son repas sanguin

La punaise de lit est un petit insecte brun, sans ailes, de 5 à 7 mm (taille d’un pépin de pomme). Elle est hématophage — elle se nourrit exclusivement de sang humain, uniquement la nuit. Après un repas sanguin, elle gonfle légèrement et prend une teinte bordeaux.

Deux caractéristiques rendent son éradication difficile :

  • Elle peut survivre 1 à 2 ans sans manger — quitter son logement quelques semaines pour « les affamer » est totalement inefficace
  • Elle se cache dans des recoins minuscules le jour et ne sort que la nuit pour se nourrir

Comment reconnaître des piqûres de punaises de lit ?

piqûres punaises de lit groupées dos photo
Piqûres de punaises de lit groupées dans le dos

La piqûre est indolore — elle ne réveille pas. Les signes apparaissent quelques heures après :

Caractéristique Description
Aspect Bouton rouge ressemblant à une piqûre de moustique, parfois avec une petite vésicule centrale
Disposition caractéristique Groupées par 3 ou 4 en ligne ou en triangle — signe très évocateur
Localisation Zones découvertes la nuit : bras, jambes, dos, épaules, cou
Démangeaisons Souvent intenses, surtout le matin au réveil
Évolution Disparition spontanée en quelques jours à 2 semaines

💡 Important : dans une même famille, certaines personnes n’ont aucune réaction aux piqûres — elles peuvent croire qu’elles ne sont pas touchées alors que le logement est infesté. D’autres développent de grosses boursouflures très prurigineuses. Cette variabilité est normale.

Comment détecter les punaises de lit ?

Les punaises de lit se cachent le jour dans les zones sombres et les recoins : sous le matelas, dans les coutures du sommier, sous les plinthes, dans les fentes du parquet, derrière le papier peint décollé, dans les rideaux.

Signes qui doivent alerter :

  • Petites taches noires sur le matelas, les draps, le sommier ou les murs — ce sont les déjections de punaises
  • Taches de sang sur les draps (punaise écrasée pendant la nuit)
  • Présence de mues (exuvies) translucides dans les coutures du matelas
  • Odeur douceâtre caractéristique en cas d’infestation importante
déjections punaises de lit taches noires matelas photo
Déjections de punaises de lit au coin d’un meuble
punaise de lit capturée hôtel 4 étoiles photo
Punaise de lit capturée dans un hôtel 4 étoiles

En voyage : inspection systématique

Les punaises de lit se trouvent partout dans le monde — hôtels (y compris luxueux), hôpitaux, transports, maisons de retraite. En arrivant dans une chambre :

  1. Soulevez le matelas et inspectez les coutures et le sommier
  2. Déplissez les draps et vérifiez les coutures
  3. Inspectez la tête de lit et les plinthes proches du lit
  4. Posez votre valise dans la salle de bain (carrelage — les punaises y grimpent moins facilement) plutôt qu’au sol près du lit
  5. Fermez toujours votre sac de voyage la nuit — les punaises s’y glissent et rentrent avec vous

Comment éviter d’introduire des punaises chez soi ?

  • Ne ramassez jamais de matelas ou canapés usagés trouvés dans la rue
  • Pour tout meuble d’occasion, passez-le au nettoyeur vapeur à 120°C avant d’entrer
  • Les vêtements de seconde main : passez-les directement au sèche-linge à température maximale 30 minutes ou à la machine à laver à l’eau la plus chaude possible — jetez immédiatement les sacs à la poubelle extérieure
  • Textiles ne supportant ni lavage chaud ni sèche-linge : congélateur à -18°C minimum pendant 3,5 jours, ou traitement à la vapeur chaude
  • Méfiez-vous des laveries communes où des textiles infestés ont pu être apportés

Traitement des piqûres

Les piqûres elles-mêmes ne transmettent pas de maladies — la punaise de lit n’est pas un vecteur d’agents infectieux connus (VIH, hépatites, etc.).

  • Désinfectez les piqûres avec un antiseptique doux et évitez de gratter pour prévenir la surinfection
  • En cas de démangeaisons intenses : crème à la cortisone locale et/ou antihistaminique oral (sur avis médical)
  • En cas de surinfection (rougeur étendue, pus, fièvre) : consultez un médecin — antibiotiques locaux ou oraux possibles
  • Les boutons guérissent généralement en une à deux semaines après l’arrêt des piqûres

Se débarrasser des punaises de lit

⚠️ L’éradication doit être totale. Une seule punaise rescapée peut relancer l’infestation. Les insecticides vendus en grande surface sont généralement inefficaces — les punaises ont développé des résistances. Voici les méthodes efficaces.

En cas de retour de voyage (infestation limitée)

  1. Lavez votre sac ou valise à l’eau chaude
  2. Lavez tous vos vêtements à plus de 55°C dès le retour — même ceux non portés
  3. Inspectez soigneusement votre literie les nuits suivantes

En cas d’infestation du logement

  1. Si vous êtes locataire, prévenez immédiatement votre propriétaire — il a l’obligation légale de traiter le logement
  2. Ne déplacez pas les meubles infestés (matelas, sommier, canapé) — vous risquez de contaminer le reste du logement ou les voisins
  3. Aspirez avec un bec fin dans toutes les fentes, coutures, plinthes — puis scellez le sac d’aspirateur dans un sac plastique hermétique et jetez-le à la poubelle extérieure sans le crever (les punaises survivent dans l’aspirateur)
  4. Lavez tous les textiles à plus de 55°C (draps, couvertures, vêtements, rideaux)
  5. Utilisez un nettoyeur vapeur à 120°C sur matelas, sommier, plinthes, coutures de canapé, fentes du parquet
  6. Obturez toutes les fentes : fissures du parquet, espaces entre plinthes et murs, plaques d’interrupteur, papier peint décollé
  7. Si cela ne suffit pas, faites appel à un professionnel de la désinsectisation ou contactez les services d’hygiène de votre mairie

💡 Rappel : quitter le logement pendant quelques semaines est totalement inefficace — une punaise de lit peut survivre 1 à 2 ans sans se nourrir.

Sources

Questions fréquentes sur les punaises de lit

Comment savoir si j’ai des punaises de lit ou des piqûres de moustiques ?

Les piqûres de punaises de lit se distinguent par leur disposition groupée en ligne ou en triangle (3 à 4 boutons rapprochés), leur apparition uniquement le matin au réveil, et leur localisation sur les zones découvertes pendant le sommeil. Les moustiques piquent à n’importe quel moment et leurs piqûres sont isolées. La présence de taches noires (déjections) sur le matelas confirme l’infestation par des punaises.

Les punaises de lit sautent-elles ou volent-elles ?

Non. La punaise de lit n’a pas d’ailes et ne saute pas. Elle se déplace uniquement en marchant. Elle grimpe le long des pieds de lit et des murs — c’est pourquoi les pieds de lit en métal poli la freinent. Elle se propage essentiellement en se glissant dans les bagages, vêtements et meubles transportés.

Les punaises de lit transmettent-elles des maladies ?

Non. Contrairement aux moustiques ou aux tiques, les punaises de lit ne sont pas connues pour transmettre des maladies infectieuses à l’homme — ni le VIH, ni les hépatites, ni d’autres pathogènes. Les conséquences médicales se limitent aux piqûres elles-mêmes : démangeaisons, parfois réactions allergiques locales, rarement surinfection par grattage.

Faut-il jeter son matelas si on a des punaises de lit ?

Pas nécessairement. Un traitement vapeur à 120°C peut éradiquer les punaises présentes dans un matelas. Si vous devez jeter le matelas, enveloppez-le dans du plastique avant de le sortir de chez vous pour ne pas contaminer les voisins ou les personnes qui pourraient le récupérer. Ne le laissez pas dehors sans protection.

Combien de temps faut-il pour se débarrasser des punaises de lit ?

Une infestation traitée par un professionnel demande généralement 2 à 3 interventions espacées de 2 semaines, car les œufs résistent à certains traitements et éclosent après la première intervention. Un suivi rigoureux pendant 4 à 6 semaines est recommandé. Plus le traitement est précoce, plus il est efficace — une infestation détectée tôt est bien plus facile à éradiquer.


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PANARIS DU DOIGT OU DU PIED : soigner un panari (doigt ou orteil)

Panaris du doigt ou de l’orteil : symptômes, traitement et urgences

Le panaris (ou « mal blanc ») est une infection bactérienne aiguë du doigt ou de l’orteil, siégeant le plus souvent au pourtour de l’ongle. Très douloureux, il peut se compliquer d’infections profondes graves (ostéo-arthrite, phlegmon des gaines tendineuses…). C’est une urgence médicale nécessitant une consultation dans les 48 heures.

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Vidéo : panaris du doigt — symptômes et traitement

Panaris du doigt — infection péri-unguéale

Sommaire :
Qu’est-ce qu’un panaris |
Symptômes |
Types de panaris |
Diagnostics différentiels |
Traitement |
Prévention |
Points clés |
Questions fréquentes

Qu’est-ce qu’un panaris ?

Le panaris, également appelé « mal blanc » ou « tourniole », est une infection aiguë du doigt ou de l’orteil, le plus souvent localisée au pourtour de l’ongle (panaris péri-unguéal ou sous-unguéal). Il survient majoritairement après une blessure minime, parfois inaperçue, et touche plus fréquemment les travailleurs manuels.

Panaris ou tourniole — infection du doigt

Symptômes du panaris

Le panaris est dû le plus souvent à Staphylococcus aureus (staphylocoque doré), mais aussi à des entérocoques, streptocoques ou germes anaérobies. Le germe pénètre dans ou sous la peau à l’occasion d’une blessure souvent minime :

  • Arrachage d’une « envie » (petite peau au pourtour de l’ongle)
  • Soins de manucure avec refoulement des cuticules
  • Onychophagie (se ronger les ongles et triturer leur pourtour)
  • Piqûre, épine, écharde

Panaris péri-unguéal débutant

Stade 1 — Panaris débutant (inflammatoire)

2 à 5 jours après la blessure apparaissent les signes inflammatoires classiques : œdème, rougeur, chaleur et douleur s’atténuant la nuit. Pas de fièvre ni de ganglion axillaire à ce stade. Le panaris débutant est souvent réversible avec un traitement médical local.

Panaris péri-unguéal au stade inflammatoire

Stade 2 — Panaris collecté (abcès)

Sans traitement, le panaris peut se collecter : apparition d’une poche de pus avec zone jaunâtre centrale. La douleur devient lancinante, pulsatile et insomniante. Un ganglion douloureux et de la fièvre peuvent apparaître.

⚠️ Le stade collecté est irréversible spontanément et nécessite un traitement chirurgical urgent. Sans intervention, l’infection peut se propager en surface (fistulisation, nécrose) ou en profondeur (ostéo-arthrite, phlegmon des gaines tendineuses, « main en battoir »).

Panaris au stade d'abcès — poche de pus

📚 Infections de la main : prise en charge et complications — PubMed

Types de panaris

Sur le plan anatomique

  • Panaris superficiel ou cutané : l’infection ne dépasse pas le derme. Traitement médical souvent suffisant.
  • Panaris sous-cutané : forme la plus classique, avec collection purulente dans le tissu sous-cutané.
  • Panaris en bouton de chemise : communication entre une poche superficielle et une poche sous-cutanée par un pertuis. La poche profonde peut passer inaperçue et être source de complications graves.

Sur le plan topographique

Le panaris péri- ou sous-unguéal représente 2/3 des cas. Il peut aussi toucher la pulpe, le côté ou le dos du doigt.

Diagnostics différentiels

Plusieurs affections peuvent être confondues avec un panaris bactérien :

Panaris herpétique

Dû au virus Herpes simplex (HSV). Se manifeste par des vésicules douloureuses groupées en bouquet sur le doigt, sans collection purulente franche. Fréquent chez les soignants (contact avec les muqueuses buccales ou génitales des patients). Ne jamais inciser un panaris herpétique — le traitement est antiviral (aciclovir). Voir notre article sur l’herpès.

Herpès du doigt — panaris herpétique

Périonyxis à Candida

Mycose de l’ongle à Candida albicans : pourtour de l’ongle gonflé et rouge, évoluant vers une atteinte de l’ongle. Fréquent chez le diabétique et les personnes ayant les mains souvent dans l’eau. Traitement antifongique local. Voir notre article sur la mycose des ongles.

Onychomycose et périonyxis à Candida

Candida dans l'ongle

Ongle incarné

Pénétration du bord de l’ongle dans le tissu péri-unguéal, provoquant une inflammation douloureuse et parfois surinfection. Voir notre article sur l’ongle incarné.

Ongle incarné — diagnostic différentiel du panaris

Faux panaris d’Osler

Petits nodules érythémateux douloureux des pulpes des doigts, pathognomoniques d’une endocardite infectieuse. Tout « panaris » récidivant ou survenant dans un contexte fébrile avec souffle cardiaque doit faire évoquer ce diagnostic et orienter vers les urgences.

Traitement du panaris

Vérification du statut vaccinal anti-tétanique

Dans tous les cas, le statut anti-tétanique doit être vérifié et mis à jour si nécessaire.

Panaris débutant — traitement médical

Si le panaris est encore au stade inflammatoire (pas de poche de pus, douleur non insomniante, pas de fièvre ni de ganglion), le médecin prescrit :

  • Antibiotiques par voie orale à visée anti-staphylococcique (amoxicilline-acide clavulanique, pristinamycine, clindamycine…)
  • Soins locaux : pansements avec crème antibiotique (Fucidine®, Mupiderm®…) et bains de doigt dans un antiseptique

💡 Si aucune amélioration n’est constatée dans les 48h suivant le début du traitement médical, reconsulter en urgence. Le panaris est en train de se collecter et nécessite probablement une incision chirurgicale.

Panaris collecté — urgence chirurgicale

Lorsque le panaris s’est transformé en abcès (douleur insomniante, zone jaunâtre, fièvre, ganglion), le traitement est chirurgical en urgence :

  • Parage chirurgical sous anesthésie locale : incision et évacuation de la totalité du pus et des tissus nécrosés
  • Mise en culture du pus pour analyse bactériologique et antibiogramme
  • Antibiothérapie adaptée selon les résultats de la culture

📚 Prise en charge chirurgicale des infections de la main — PubMed

Prévention

Prévention personnelle

  • Éviter de ronger les ongles et d’arracher les petites peaux (« envies ») autour des ongles
  • Éviter de refouler les cuticules lors des soins de manucure
  • Porter des gants pour les travaux manuels et le jardinage
  • Nettoyer et désinfecter toute plaie du doigt ou de la main immédiatement, même minime
  • Pour extraire une écharde ou une épine : désinfecter la peau et la pince à épiler avant, écarter la peau plutôt que presser

Ces précautions sont d’autant plus importantes en cas de facteurs de risque : diabète, corticothérapie, immunosuppresseurs, VIH, alcoolisme, toxicomanie.

Prévention vis-à-vis de l’entourage

⚠️ En cas de panaris, évitez de manipuler des aliments : le staphylocoque peut contaminer les préparations culinaires et provoquer une toxi-infection alimentaire. Les professionnels de l’alimentation (cuisiniers, pâtissiers, boulangers…) doivent cesser leur activité jusqu’à guérison complète.

Points clés

  • Le panaris est une infection bactérienne du doigt, le plus souvent péri-unguéale, due à Staphylococcus aureus
  • C’est une urgence : consultation dans les 48h suivant l’apparition des symptômes
  • Au stade collecté (abcès), le traitement est chirurgical — ne jamais percer soi-même
  • Il peut se compliquer d’ostéo-arthrite ou de phlegmon des gaines tendineuses sans traitement rapide
  • Le panaris herpétique et le périonyxis à Candida sont des diagnostics différentiels importants

Questions fréquentes sur le panaris

Peut-on soigner un panaris soi-même à la maison ?
Au stade très débutant (simple rougeur sans pus, douleur modérée), on peut en attendant la consultation réaliser des bains de doigt 3 à 4 fois par jour dans une solution antiseptique (chlorhexidine type Diaseptyl®, Hexaseptine®…), puis poser un pansement avec compresse après avoir appliqué une crème antiseptique. Sur conseil du pharmacien, des antiseptiques doux sont disponibles sans ordonnance. Si aucune amélioration dans les 48h ou en cas d’aggravation, consultation médicale obligatoire.

Comment distinguer un panaris d’un panaris herpétique ?
Le panaris herpétique présente des vésicules groupées en bouquet, sans poche de pus franche, souvent très douloureuses. Il est fréquent chez les soignants. La distinction est cruciale car inciser un panaris herpétique est contre-indiqué (risque de surinfection et de dissémination virale). En cas de doute, consultez un médecin avant tout geste.

Faut-il prendre des antibiotiques pour un panaris ?
Pas systématiquement au stade très débutant. En revanche, dès que l’infection progresse ou ne régresse pas sous soins locaux en 48h, des antibiotiques oraux à visée anti-staphylococcique sont indispensables. Ils sont prescrits par le médecin après évaluation clinique.

Combien de temps dure un panaris traité ?
Un panaris pris en charge précocement (stade inflammatoire) guérit en 5 à 10 jours sous traitement médical. Au stade chirurgical, la cicatrisation dure 2 à 4 semaines selon l’étendue du parage. Sans traitement adapté, le risque de complications graves (phlegmon, ostéo-arthrite) est réel.

Le panaris peut-il récidiver ?
Oui, notamment en cas de facteurs de risque persistants : onychophagie, soins de manucure agressifs, diabète mal équilibré, immunodépression. La correction des facteurs favorisants est indispensable pour éviter les récidives.

Que risque-t-on à ne pas traiter un panaris ?
Sans traitement rapide, un panaris peut évoluer vers un phlegmon des gaines tendineuses (infection des tendons fléchisseurs), une ostéo-arthrite (infection de l’os ou de l’articulation) ou une nécrose. Ces complications nécessitent une chirurgie lourde et peuvent entraîner des séquelles fonctionnelles définitives du doigt.

Vidéo : traitement chirurgical du panaris


Vidéo : traitement chirurgical du panaris

Références scientifiques


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MYCOSE VAGINALE : soigner la mycose vaginale et vulvaire

Mycose vaginale : causes, symptômes, traitement et prévention

La mycose vaginale — ou candidose vulvovaginale — est l’une des infections génitales les plus fréquentes chez la femme : 3 femmes sur 4 en feront au moins un épisode au cours de leur vie. Elle est due à un champignon naturellement présent dans la flore vaginale, le Candida albicans, qui prolifère anormalement lorsque l’équilibre de la muqueuse est rompu. Démangeaisons intenses, rougeurs, pertes blanches caillebotées — ses symptômes sont caractéristiques, mais d’autres affections peuvent les mimer. Un diagnostic médical est indispensable avant tout traitement.

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Sommaire :
Causes et facteurs favorisants |
Symptômes |
Signes d’alerte |
Pourquoi éviter la cortisone |
Mycose récidivante |
Traitement |
Prévention |
Tableau récapitulatif |
Questions fréquentes

Pourquoi a-t-on une mycose vaginale ?

Candidose ou mycose vaginale - aspect rouge vernissé de la vulve
Candidose ou mycose vaginale

Le Candida albicans est un champignon naturellement présent dans la flore vaginale, en équilibre avec la muqueuse vulvovaginale. C’est la rupture de cet équilibre qui le rend pathogène et provoque la mycose. Les principaux facteurs déclenchants sont :

  • Prise d’antibiotiques — détruit la flore protectrice lactobacillaire
  • Grossesse — modifications hormonales et immunitaires
  • Diabète mal équilibré — le glucose favorise la prolifération du Candida
  • Immunodépression — corticothérapie prolongée, VIH, chimiothérapie
  • Macération et chaleur — sous-vêtements synthétiques, vêtements serrés, été
  • Microtraumatismes de la muqueuse — rapports sexuels répétés, tampons internes
  • Douches vaginales — détruisent le microbiome protecteur
  • Cycle menstruel — les récidives surviennent souvent avant ou pendant les règles

Le même champignon est responsable de la mycose buccale et de la mycose du sexe chez l’homme.

Symptômes de la mycose vaginale

Le tableau clinique classique associe :

  • Un aspect rouge vernissé et luisant de la vulve — rougeur intense, parfois œdémateuse
  • Un enduit blanc et des pertes vaginales blanches dites « caillebotées » (aspect de fromage blanc grumeleux), inodores
  • Des démangeaisons vulvaires intenses — voir démangeaisons du sexe
  • Des sensations de brûlure, notamment lors des rapports sexuels et à la miction
  • Une rougeur du sexe — voir les autres causes de rougeur du sexe

Les symptômes peuvent fluctuer avec le cycle menstruel, avec une recrudescence fréquente avant ou pendant les règles, parfois accompagnée d’une sensation d’œdème des petites lèvres ou du vestibule.

Signes d’alerte — consulter sans tarder

Un avis médical est toujours nécessaire en cas de suspicion de mycose vaginale. Consulter en urgence si les symptômes s’accompagnent de l’un des signes suivants :

  • 🌡️ Fièvre, nausées, vomissements
  • 🔴 Douleurs abdominales basses
  • 🔴 Douleurs au dos ou aux épaules
  • 🔴 Sécrétions vaginales malodorantes — évoquer une vaginose bactérienne ou une IST
  • 🔴 Hémorragie vaginale en dehors des règles

Ces signes ne sont pas compatibles avec une simple mycose vaginale et peuvent indiquer une infection ascendante ou une autre pathologie nécessitant une prise en charge urgente.

⚠️ Pourquoi la cortisone est dangereuse dans la mycose vaginale

Une candidose vaginale traitée par erreur avec de la cortisone s’aggrave silencieusement. C’est l’une des erreurs les plus fréquentes — la rougeur peut sembler s’améliorer en surface alors que l’infection s’étend en profondeur et en superficie.

Les conséquences d’une corticothérapie locale sur une mycose vaginale sont :

  • La vulvite s’étend vers la marge anale, le périnée et les plis inguinaux
  • Une collerette desquamative périphérique et des érosions punctiformes (pustules à Candida) persistent
  • À long terme, la cortisone peut supprimer la rougeur centrale et provoquer une atrophie cutanée — masquant l’infection tout en l’aggravant
  • Les démangeaisons typiques sont souvent remplacées par des sensations de brûlure

Ne jamais appliquer de cortisone sur une rougeur vulvaire sans diagnostic établi. En cas de doute, consultez avant tout traitement :
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Mycose vaginale récidivante — quand la candidose devient chronique

Environ 10 % des femmes ayant fait un épisode de mycose vaginale présentent des récidives régulières. On parle de candidose vulvovaginale récidivante au-delà de 4 épisodes par an.

Les récidives sont souvent rythmées par :

  • Une antibiothérapie récente
  • Le cycle menstruel — recrudescence avant ou pendant les règles
  • Les rapports sexuels
  • La période estivale (chaleur, macération, maillot de bain)

Lorsque les poussées deviennent subintrantes (quasiment constantes), la présentation clinique évolue : la rougeur devient moins intense, la sécheresse prédomine dans la région postérieure et des fissures douloureuses apparaissent. C’est la candidose chronique.

À l’examen, il persiste toujours à la périphérie une fine collerette desquamative et des érosions de pustules à Candida — ce qui distingue la mycose d’un psoriasis (pas de desquamation blanche des zones cutanées externes) ou d’un lichen plan érosif (pas d’atrophie centrale).

Traitement de la mycose vaginale

Règles d’hygiène indispensables

  • Savon alcalin (Hydralin®) ou eau bicarbonatée (1 cuillère à soupe par cuvette) — éviter les savons à pH acide qui favorisent la multiplication du Candida
  • Pas de douches vaginales — elles détruisent la flore protectrice
  • Éviter pendant le traitement : tampons internes, spermicides, préservatifs ou diaphragmes (risque de rupture)
  • Abstinence ou rapports protégés pendant le traitement pour éviter la transmission au partenaire
  • Sous-vêtements en coton — éviter les textiles synthétiques et les vêtements serrés
  • Séchage soigneux de la vulve après la toilette — lutter contre la macération

Traitement médical de première intention

Le traitement antifongique est prescrit par le médecin. Il repose sur :

  • Antifongiques locaux (crème vaginale, ovule, capsule) en première intention chez la femme non enceinte — il est souvent utile de répéter le traitement à la fin des règles suivantes
  • Chez la femme enceinte : ovules de Fazol G®, Gyno-Daktarin®, Gyno-Pevaryl® ou Monazol® — jamais de traitement systémique
  • Antifongique local topique en crème ou poudre + émollient alcalin à raison d’1 à 2 applications par jour pendant 2 à 4 semaines

Traitement des mycoses récidivantes

Au-delà de 4 récidives par an, le traitement local est complété par un traitement systémique oral (sauf grossesse) :

  • Triflucan® (fluconazole) 150 mg en prise unique, éventuellement répétée une semaine plus tard
  • En cas de récidives très fréquentes : administration d’un ovule antifongique et/ou de Triflucan® pendant 2 à 6 mois puis diminution progressive, en ciblant le jour du cycle à risque (généralement vers le 19e jour)
  • Si la patiente porte un stérilet de plus de 2 ans : le changer — il peut constituer un réservoir à Candida
  • Probiotiques — peuvent aider à restaurer la flore vaginale protectrice
  • Kinésithérapie périnéale spécialisée — améliore la qualité des rapports et réduit les microtraumatismes favorisants
  • Traitement du partenaire uniquement s’il présente une candidose du sexe prouvée

Traitements disponibles sans ordonnance

Consultez votre médecin traitant avant toute automédication — il faut s’assurer que les symptômes correspondent bien à une mycose et non à une autre cause de rougeur du sexe. En attendant le rendez-vous, votre pharmacien peut vous orienter vers :

  • MYCOHYDRALIN crème (Clotrimazole) — application locale matin et soir après toilette, pendant 1 semaine
  • MYCOHYDRALIN 200 mg comprimé vaginal — 1 comprimé au fond du vagin 3 soirs consécutifs. Si les symptômes persistent au-delà de 7 jours, consultation médicale obligatoire
  • MYCOHYDRALIN 500 mg comprimé vaginal — 1 comprimé en prise unique le soir au coucher. Un second comprimé peut être administré si les symptômes persistent au-delà de 3 jours. Au-delà de 7 jours sans amélioration, consulter

⚠️ Ces produits peuvent provoquer des réactions allergiques (urticaire, démangeaisons, brûlures, œdème). Demandez toujours conseil à votre pharmacien, notamment en cas de grossesse, d’allaitement ou d’antécédent d’allergie cutanée.

⚠️ En cas de sécheresse vaginale, le comprimé peut ne pas se dissoudre correctement — introduire profondément en position allongée sur le dos, genoux repliés et écartés.

Prévenir les mycoses vaginales

La prévention passe par la lutte systématique contre les facteurs favorisants :

  • Traiter tous les foyers d’infection fongique associés (plis inguinaux, mycose buccale…)
  • Éviter les microtraumatismes de la muqueuse — sous-vêtements trop serrés, rapports sexuels trop fréquents ou sans lubrification suffisante
  • Lutter contre la macération — séchage soigneux après toilette avec un savon d’hygiène intime adapté
  • Informer et si nécessaire examiner le ou les partenaires — même si la candidose n’est pas une IST à proprement parler, elle peut provoquer des rougeurs du sexe chez le partenaire
  • En cas de traitement antibiotique : prendre des probiotiques vaginaux en prévention

Tableau récapitulatif — mycose vaginale

Situation Traitement recommandé Précautions
Premier épisode Antifongique local (ovule ou crème vaginale) Confirmer le diagnostic avant traitement
Femme enceinte Ovules Fazol G®, Gyno-Daktarin®, Gyno-Pevaryl®, Monazol® Jamais de traitement systémique oral
Récidives (< 4/an) Local + Triflucan® 150 mg prise unique Répéter à J8 si nécessaire
Récidives (≥ 4/an) Triflucan® 150 mg sur 2 à 6 mois + probiotiques Changer le stérilet si > 2 ans — éliminer diabète
Sans ordonnance Mycohydralin crème ou comprimé vaginal Consulter si pas d’amélioration à J7

Questions fréquentes

Comment savoir si j’ai une mycose vaginale ou une autre infection ?
Les pertes blanches caillebotées inodores, la rougeur vernissée de la vulve et les démangeaisons intenses sont très évocatrices. Mais une vaginose bactérienne (pertes grises malodorantes), une IST ou un eczéma de contact peuvent mimer certains symptômes. Seul un examen médical — et parfois un prélèvement vaginal — permet de confirmer le diagnostic. Ne traitez pas sans consulter, surtout si c’est un premier épisode.

Ma mycose vaginale revient à chaque prise d’antibiotiques — que faire ?
C’est une situation très fréquente. Les antibiotiques détruisent la flore lactobacillaire protectrice et permettent au Candida de proliférer. La solution préventive est de prendre des probiotiques vaginaux dès le début de chaque antibiothérapie. En cas de récidives très fréquentes, votre médecin peut prescrire un traitement antifongique préventif à prendre systématiquement lors de chaque cure d’antibiotiques.

Mon partenaire doit-il être traité ?
Pas systématiquement. Le partenaire ne doit être traité que s’il présente lui-même des signes de candidose (rougeurs du sexe, démangeaisons). Pendant le traitement, les rapports sexuels sont déconseillés pour éviter les microtraumatismes et réduire le risque de transmission. Si les récidives sont déclenchées à chaque rapport, un examen du partenaire s’impose.

Puis-je utiliser un ovule vaginal pendant mes règles ?
Il vaut mieux éviter le traitement par ovule pendant les règles — les pertes menstruelles réduisent son efficacité. Il est souvent conseillé de débuter ou de répéter le traitement à la fin des règles. En cas de mycose chronique récidivante, le traitement préventif est souvent ciblé vers le 19e jour du cycle, avant la recrudescence habituelle.

Une mycose vaginale peut-elle se traiter seule avec des remèdes naturels ?
Non. Les remèdes maison (yaourt, huile de coco, bicarbonate…) n’ont pas d’efficacité prouvée sur la candidose vaginale et peuvent aggraver l’irritation. Seuls les antifongiques — locaux ou systémiques — ont une efficacité démontrée. Les probiotiques peuvent compléter le traitement médical mais ne le remplacent pas.


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Les candidoses | → Traitements antifongiques | → Rougeur du sexe : autres causes | → Mycose du sexe chez l’homme

MYCOSE SEXE (Candidose) : soins et traitement de la mycose du sexe

Mycose du sexe

La mycose du sexe, encore appelée candidose, est une affection tres frequente chez l’homme et la femme

Candidose du sexe de l'homme
Candidose du sexe de l’homme

Pourquoi a t on une mycose du sexe ou candidose ?

La mycose du sexe est le plus souvent due a un champignon de la peau appelé candida, responsable notamment de la mycose de la bouche

Le champignon Candida Albicans, le plus fréquent des candida provoquant la mycose du sexe, vit  » normalement  » en bon équilibre avec l’organisme dans le tube digestif et les muqueuses génitales.

Sous l’influence de facteurs provoquant une rupture de cet équilibre entre le champignon et la muqueuse du sexe (macération, irritation de la muqueuse sexuelle, diminution de l’immunité locale ou générale, diabète…), le candida devient alors « pathogene » et peut se développer, provoquant la mycose du sexe.

Les muqueuses génitales de l’homme et de la femme constituent des plis sujets à la macération et donc aux irritations. Le gland chez l’homme est une semi-muqueuse faiblement kératinisée notamment chez l’homme non circoncis, donc fragile.

La proximité des muqueuses génitales de la zone anale prédispose à une colonisation bactérienne.
L’absence de séchage après la toilette est source d’humidité, favorisant la prolifération des micro-organismes.

Chez l’homme, la mycose du sexe est favorisée par l’absence de circoncision et la présence d’un prépuce long (prépuce qui recouvre le gland et le dépasse)

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, les toilettes parcimonieuses sont des facteurs de risque de mycose du sexe chez l’homme et la femme par rupture de l’équilibre écologique des germes normaux et irritation de la muqueuse.

Le diabète et les autres troubles de l’immunité sont aussi des facteurs de risque. La prise d’antibiotique fait partie des causes par rupture de l’équilibre écologique avec les germes banaux.

Enfin, le port de sous vetement en synthétiques et de vetements serrés sont un facteur de risque de mycose du sexe.


Comment reconnaitre la mycose du sexe ?

La mycose du sexe se manifeste le plus souvent chez l’homme comme la femme par un aspect rouge vernissé et luisant de la muqueuse, accompagné d’un enduit blanc chez l’homme et de pertes blanches chez la femme (voir mycose vaginale)

La mycose du sexe peut provoquer des sensations de brulure et frequemment des demangeaisons du sexe.

Mycose du sexe de l’homme :

la mycose du sexe de l’homme commence le plus souvent pres du frein et du sillon situé entre le gland et le prépuce, sous la forme d’une rougeur du sexe. Cette rougeur est souvent d’aspect lisse et suintant. La mycose du sexe de l’homme s’étend ensuite au gland et au prépuce, donnant de petites pustulettes, en « tetes d’épingles » donnant un aspect de petits points blancs sur un fond rouge. Un autre élément évocateur est la desquamation en périphérie des plaques rouges

Candidose du sexe de l'homme
Candidose du sexe de l’homme
Candidose du gland
Candidose du gland
Candidose du penis
Candidose du penis
Candidose de l’homme

Mycose du sexe de la femme :

la mycose du sexe de la femme peut etre rythmée par le cycle menstruel. La vulve est rouge, suintante et il existe des pertes blanches.

Candidose vaginale
Candidose vaginale

La suspicion d’une mycose du sexe doit engendrer de la part du médecin deux recherches complémentaires :

  • prélèvement myco-bactériologique : présence de filaments mycéliens à l’examen direct et Candida albicans en culture
  • recherche de diabète

Soins et traitement de la mycose du sexe

Chez l’homme

Il comprend la toilette avec savon Hydralin®, un savon surgras ou avec de l’eau bicarbonatée et un antifongique local. Le traitement de la partenaire sera institué en cas de candidose prouvée, et la stérilisation du tube digestif se fera en cas de candidose digestive associée.

Crèmes antifongiques

Le traitement de la mycose du sexe requiert l’emploi de traitement contre les champignons, souvent en creme (à appliquer deux fois par jour sur la muqueuse) voire en poudre ou laits (et d’ovules pour la femme partenaire en cas de mycose vaginale

Le traitement de la mycose du sexe est efficace dans 90% des cas. Dans 10 % des cas, on observe des échecs liés à la présence d’un diabète ou des réinfestations par absence de traitement du ou des partenaires et l’absence de prise en compte des facteurs favorisants exposés ci après :

  • traitement de tous les foyers d’infection par candida:

mycose de l’aine et entre les cuisses, mycose de l’anus, mycose buccale, candidose digestive…

  • éviter les microtraumatismes de la muqueuse sexuelle :

vetements et sous vetements trop serrés, sous vetements synthétiques, actes sexuels ou masturbation répétés…

  • Equilibre d’un diabète

  • lutte contre la macération :

Utiliser un savon doux, spécifique de l’hygiene intime type Hydralin® ou un savon doux surgras et ne faire qu’ une seule toilette quotidienne avec décalottage en prenant soin de bien sécher est suffisante. Les antiseptiques doivent être évités car ils déséquilibrent la flore et sont irritants et source potentielle d’allergie.

  • Le(s) partenaire(s) sexuel(s)

La découverte d’une mycose du sexe nécessite l’examen voire le traitement du (des) partenaire(s), même si la candidose n’est pas à proprement parler une maladie sexuellement transmissible, elle peut se transmettre lors des rapports et n’est pas rare de voir apparaître une candidose du sexe après un rapport sexuel avec une femme n’ayant parfois aucun symptomes de candidose vaginale ou juste quelques pertes vaginales. On estime que la présence de Candida Albicans pathogènes chez la femme est fréquente et que lors des rapports, les hommes se contaminent et expriment parfois une candidose du sexe. Il vaut donc mieux traiter l’ensemble des partenaires.

Chez la femme

Voir mycose vaginale

Besoin de l’avis d’un spécialiste ? d’un traitement ? Délais de rdv trop longs ? Vous pouvez effectuer une téléconsultation avec le dermatologue

Points clés:

    • La candidose du sexe n’est pas une infection sexuellement transmissible (même si elle peut se transmettre sexuellement).

    • La candidose de l’homme est très rare chez le circoncis.

  • La candidose du sexe doit faire rechercher systématiquement un diabète.

CINQUIEME MALADIE : le megalerytheme epidemique ou cinquieme maladie

Mégalérythème épidémique (5e maladie) : joues rouges, éruption et grossesse

joues rouges enfant fièvre mégalérythème épidémique 5e maladie photo
Joues rouges et fièvre chez l’enfant — mégalérythème épidémique

Le mégalérythème épidémique, aussi appelé cinquième maladie ou érythème infectieux, est une infection virale bénigne et très fréquente chez l’enfant. Son aspect caractéristique — joues rouges « soufflétées » — la rend facilement reconnaissable. Elle est due au Parvovirus B19 et passe souvent inaperçue. Mais chez la femme enceinte non immunisée, elle peut avoir des conséquences graves pour le fœtus.

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Cause et contagion

Le mégalérythème épidémique est causé par le Parvovirus B19, un virus à ADN transmis par voie respiratoire (gouttelettes). Il circule surtout en hiver et au printemps, par petites épidémies dans les crèches et écoles primaires. Environ 60 à 70% des adultes sont immunisés suite à une infection passée, souvent méconnue.

💡 Particularité importante : l’enfant est contagieux avant l’apparition de l’éruption — pendant la phase fébrile. Au moment où les joues rouges apparaissent et que le diagnostic est évident, il n’est déjà plus contagieux. L’éviction scolaire n’est donc pas justifiée une fois l’éruption installée.

Les stades de la maladie

Stade Délai Aspect Contagieux ?
Incubation 7 à 14 jours Aucun signe Non
Phase prodromique Quelques jours Fièvre modérée, rhinite, maux de tête discrets Oui — maximum
Phase 1 — joues soufflétées J7–J14 Érythème rouge vif, chaud, bilatéral des joues — aspect de « gifle » ou « claque ». Respect du triangle nasolabial Non
Phase 2 — éruption en résille 1 à 4 jours après phase 1 Plaques roses réticulées en « guirlandes » sur les membres (faces d’extension), parfois tronc. Aspect en dentelle ou résille caractéristique Non
Régression 1 à 3 semaines L’éruption s’efface progressivement, peut réapparaître transitoirement à la chaleur ou après un bain Non
éruption réticulée guirlandes membres mégalérythème épidémique photo
Éruption réticulée en guirlandes du mégalérythème épidémique

Diagnostic différentiel — ne pas confondre avec…

Diagnostic Différence clé avec le mégalérythème
Varicelle Vésicules prurigineuses sur tout le corps — pas de plaques en résille ni de joues soufflétées
Rougeole Éruption morbilliforme débutant derrière les oreilles, toux, conjonctivite — signe de Koplik sur les muqueuses
Roséole (6e maladie) Fièvre très élevée puis éruption rose pâle sur le tronc après la fièvre — nourrisson de 6 à 24 mois
Scarlatine Angine + éruption en « peau de chagrin », langue framboisée — origine bactérienne (streptocoque)
Érythème solaire / coup de soleil Lié à l’exposition — pas d’éruption en résille ni de phase de joues soufflétées
Eczéma des joues Chronique, squameux, prurigineux — sans fièvre ni éruption en résille

Bilan biologique

Dans la plupart des cas, aucun bilan n’est nécessaire chez l’enfant sain. Le diagnostic est clinique. En cas de doute ou de terrain particulier, la biologie peut montrer :

  • Leucopénie (baisse des globules blancs), neutropénie, lymphopénie
  • Thrombopénie (baisse des plaquettes) — généralement modérée et transitoire
  • Sérologie Parvovirus B19 : IgM positives en phase aiguë, IgG pour vérifier l’immunité

Mégalérythème épidémique et grossesse — urgence à ne pas manquer

⚠️ Contact avec une femme enceinte non immunisée : signaler immédiatement. Le Parvovirus B19 peut traverser le placenta et infecter le fœtus, avec des risques graves selon le terme de la grossesse.

Les risques fœtaux dépendent du trimestre :

  • 1er trimestre — risque d’avortement spontané (fausse couche)
  • 2e trimestre (surtout entre 9 et 20 semaines) — risque d’anasarque fœtoplacentaire : accumulation de liquide dans les tissus fœtaux liée à une anémie fœtale sévère. Peut nécessiter une transfusion fœtale in utero
  • 3e trimestre — risque beaucoup plus faible

La démarche en cas de contact :

  1. Sérologie Parvovirus B19 en urgence chez la femme enceinte — si IgG positifs, elle est immunisée et le risque est nul
  2. Si IgG négatifs (non immunisée) : surveillance obstétricale rapprochée, échographies fœtales répétées pour détecter une anasarque
  3. Pas de traitement préventif disponible (pas de vaccin)

Mégalérythème chez l’adulte

Chez l’adulte, l’infection est souvent asymptomatique ou donne un tableau modéré. Elle peut cependant provoquer :

  • Arthralgies ou arthrites — douleurs articulaires des mains, poignets, genoux, souvent symétriques, pouvant durer plusieurs semaines
  • Éruption en résille similaire à l’enfant, parfois sans phase de joues soufflétées
  • Chez les personnes ayant une anémie hémolytique chronique (drépanocytose, thalassémie) : crise aplasique aiguë — urgence hématologique

Traitement

Il n’existe pas de traitement antiviral spécifique contre le Parvovirus B19. Chez l’enfant sain, la maladie guérit spontanément en 1 à 3 semaines. Le traitement est symptomatique :

  • Paracétamol si fièvre ou douleurs
  • Pas d’éviction scolaire nécessaire une fois l’éruption apparue (l’enfant n’est plus contagieux)
  • Informer l’entourage des femmes enceintes non immunisées

Sources

Questions fréquentes sur le mégalérythème épidémique

Comment reconnaître le mégalérythème épidémique chez l’enfant ?

Le signe caractéristique est l’apparition soudaine de joues rouges vif, chaudes et bilatérales donnant l’impression que l’enfant vient de recevoir une gifle — d’où le surnom de « maladie des joues soufflétées ». Quelques jours plus tard, une éruption rose pâle en résille ou guirlandes apparaît sur les membres et parfois le tronc. L’ensemble régresse en 1 à 3 semaines. La fièvre, si présente, est modérée.

Le mégalérythème épidémique est-il contagieux quand les joues sont rouges ?

Non — c’est la particularité de cette maladie. La contagiosité est maximale avant l’éruption, pendant la phase fébrile. Au moment où les joues rouges apparaissent et permettent de poser le diagnostic, l’enfant n’est déjà plus contagieux. Il n’y a donc aucune raison d’exclure l’enfant de l’école une fois l’éruption visible.

Mon enfant a le mégalérythème — dois-je prévenir les femmes enceintes de son entourage ?

Oui, c’est important. Les femmes enceintes non immunisées exposées au Parvovirus B19 doivent en être informées pour réaliser rapidement une sérologie. Si les IgG sont positifs (immunité ancienne), il n’y a aucun risque. Si les IgG sont négatifs, une surveillance obstétricale rapprochée est nécessaire, particulièrement entre 9 et 20 semaines de grossesse où le risque d’anasarque fœtale est le plus élevé.

Le mégalérythème peut-il revenir après guérison ?

L’éruption peut sembler réapparaître après exposition à la chaleur, un bain chaud ou une activité physique — pendant plusieurs semaines après la guérison apparente. Ce n’est pas une rechute mais une vasodilatation qui révèle temporairement les lésions résiduelles. Une fois guéri, l’enfant est immunisé à vie contre le Parvovirus B19.

Voir aussi : Varicelle / Zona / Impétigo / Bouton de fièvre


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PYREFLOR : Pyreflor ® antipoux

 

Pyreflor ® :


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Pyreflor est un shampoing

  • Qu’est-ce que c’est ?

Pyreflor ® contient des pyrethrines. Les pyrethrines contenues  sont antipoux (pediculidice et lenticide). Il est utilisé en dermatologie, notamment en applications locales dans le traitement des poux . Il se présente sous la forme d’un shampoing à appliquer sur le cuir chevelu

 

  • Quelles sont les contre indications?

    • Allergie au produit ou à l’un de ses constituants
  • Conseils d’utilisation

    • Le traitement par Pyreflor doit etre réalisé 2 fois à 24 h d’intervalle
    • Il faut mouiller les cheveux avant d’appliquer le shampooing, bien masser puis rincer les cheveux.
    • Réaliser un deuxième shampooing, laisser agir le produit pendant 5 minutes, puis rincer.
    • Enfin, peigner les cheveux avec un peigne fin afin d’éliminer les lentes

 


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POUXIT : Pouxit ® antipoux

 

Pouxit ® :


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  • Pouxit ®, qu’est-ce que c’est ?

Pouxit ® contient des dérivés de la silicone (dimeticone). Les dérivés de la silicone contenus sont antipoux (asphyxiants). Il est utilisé en dermatologie, notamment en applications locales dans le traitement des poux . Pouxit se présente sous la forme d’une lotion à appliquer sur le cuir chevelu

 

  • Quelles sont les contre indications ?

    • Allergie au produit ou à l’un de ses constituants
  • Conseils d’utilisation

    • Il convient d’appliquer la lotion sur le cuir chevelu et les cheveux secs et de les masser ensuite
    • Il faut laisser sécher les cheveux naturellement à l’air sans sèche-cheveux.
    • Le produit doit rester en contact au moins une heure avec le cuir chevelu (mais on peut le laisser toute la nuit), puis les cheveux sont lavés et peignés avec un peigne à lentes
    • Il est recommandé de renouveler l’opération une semaine après

 


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PRIODERM : le Prioderm ®

Prioderm ® :

  • Prioderm ®, qu’est-ce que c’est ?

Prioderm ® contient du Malathion. Le Malathion contenu dans Prioderm ® est un insecticide antipoux. Il est utilisé en dermatologie, notamment en applications locales dans le traitement des poux . Prioderm se présente sous la forme d’une lotion à appliquer sur le cuir chevelu

Le Prioderm ® n’est plus commercialisé en France depuis le 6 décembre 2018

  • Quelles sont les contre indications de Prioderm ®?

    • Allergie au produit ou à l’un de ses constituants de Prioderm ®
    • chez l’enfant de moins de 2 ans, en raison du risque de passage cutané plus élevé chez l’enfant par rapport à l’adulte dont la peau est plus épaisse ;
    • en cas d’allaitement ;
    • en cas d’antécédents de convulsions.
    • pendant la grossesse, et chez la femme en âge de procréer n’utilisant pas de moyen de contraception ;
  • Conseils d’utilisation de Prioderm ®

    • Il faut respecter strictement les doses et les précautions d’emploi chez l’enfant de plus de 2 ans ;
    • Risque d’irritation, de brûlures voire d’inflammation :  manipuler Prioderm ® avec précaution, dans un endroit aéré et éloigné de toute source de chaleur.
    • L’application de Prioderm se fait sur le cuir chevelu et les cheveux secs en protégant les yeux et le visage avec une serviette, à distance de toute flamme ou objet incandescent
    • Il faut laisser sécher les cheveux naturellement à l’air sans sèche-cheveux.
    • Le produit doit rester en contact 8 heures avec le cuir chevelu (sauf chez l’enfant de moins de deux ans chez lequel il faut réduire le temps), puis les cheveux sont lavés et peignés avec un peigne à lentes
    • Il est recommandé de renouveler l’opération une semaine après

 

PARA : Para ® antipoux

 

Para ® :


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Para est un shampoing

  • Qu’est-ce que c’est ?

Para ® contient des pyrethrines. Les pyrethrines contenues sont antipoux (pediculidice et lenticide). Il est utilisé en dermatologie, notamment en applications locales dans le traitement des poux . Il se présente sous la forme d’un shampoing à appliquer sur le cuir chevelu

 

  • Quelles sont les contre indications?

    • Allergie au produit ou à l’un de ses constituants
  • Conseils d’utilisation

    • Le traitement doit etre réalisé 2 fois à 24 h d’intervalle
    • Il faut mouiller les cheveux avant d’appliquer le shampooing, bien masser puis rincer les cheveux.
    • Réaliser un deuxième shampooing, laisser agir le produit pendant 5 minutes, puis rincer.
    • Enfin, peigner les cheveux avec un peigne fin afin d’éliminer les lentes

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ITAX : Itax ® antipoux

 

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  • Qu’est-ce que c’est ?

Itax ® contient des pyrethrines. Les pyrethrines contenues sont antipoux (pediculidice et lenticide). Il est utilisé en dermatologie, notamment en applications locales dans le traitement des poux . Itax se présente sous la forme d’un shampoing à appliquer sur le cuir chevelu

 

  • Quelles sont les contre indications ?

    • Allergie au produit ou à l’un de ses constituants
  • Conseils d’utilisation

    • Le traitement par Itax doit etre réalisé 2 fois à 24 h d’intervalle
    • Il faut mouiller les cheveux avant d’appliquer le shampooing, bien masser puis rincer les cheveux.
    • Réaliser un deuxième shampooing, laisser agir le produit pendant 5 minutes, puis rincer.
    • Enfin, peigner les cheveux avec un peigne fin afin d’éliminer les lentes

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MUPIDERM : Mupiderm ® pommade, mupirocine 2%

Mupiderm® (mupirocine 2 %) : tout ce qu’il faut savoir avant de l’utiliser

La mupirocine est un antibiotique de première importance en dermatologie, avec des indications précises et quelques règles d’utilisation à connaître pour qu’il soit vraiment efficace.

Ce guide fait le point sur tout ce que vous devez savoir sur Mupiderm® : ce que c’est, pourquoi on le prescrit, comment l’appliquer correctement, ce qu’on ne doit jamais faire avec — et pourquoi il ne faut pas l’utiliser à tort pour éviter l’apparition de résistances bactériennes.

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Qu’est-ce que la mupirocine ?

La mupirocine est un antibiotique topique produit naturellement par la bactérie Pseudomonas fluorescens. Elle appartient à une classe antibiotique unique — les acides pseudomoniques — ce qui lui confère une absence totale de résistance croisée avec les autres antibiotiques. Autrement dit, une bactérie résistante à la pénicilline, à l’amoxicilline ou à la doxycycline peut très bien rester sensible à la mupirocine.

Son mécanisme d’action est original : elle bloque spécifiquement l’enzyme isoleucyl-ARNt synthétase bactérienne, indispensable à la synthèse des protéines bactériennes. En inhibant cette enzyme, elle empêche les bactéries de se multiplier (effet bactériostatique) et, à forte concentration locale comme on l’obtient avec une pommade topique, elle les tue directement (effet bactéricide).

Caractéristique Détail
Nom commercial Mupiderm® — pommade à 2%
Principe actif Mupirocine calcique 20 mg/g (2%)
Classe antibiotique Acide pseudomonique — classe unique, pas de résistance croisée
Spectre d’activité principal Staphylocoques (y compris SARM communautaire), Streptocoques du groupe A
Forme galénique Pommade blanche — excipient polyéthylèneglycol (PEG)
Remboursement SS Oui — sur prescription médicale
💡 Un antibiotique topique à spectre étroit et ciblé
La mupirocine est particulièrement efficace contre Staphylococcus aureus — y compris les souches résistantes à la méticilline (SARM) dans leur forme communautaire — et contre Streptococcus pyogenes (streptocoque du groupe A, SGA). Ces deux bactéries sont responsables de la grande majorité des infections cutanées superficielles en dermatologie.


Quand prescrit-on le Mupiderm® ?

Le Mupiderm® a plusieurs indications dermatologiques bien établies. Il est important de les connaître pour comprendre pourquoi votre médecin l’a prescrit — et ne pas l’utiliser à tort dans d’autres situations.

Indication Mécanisme Schéma d’utilisation Efficacité
Impétigo non bulleux localisé (< 5 lésions) Infection à S. aureus et/ou SGA — croûtes mielleuses 3 fois/j × 5 à 7 jours sur les lésions Équivalente à l’antibiothérapie orale pour les formes localisées — évite les antibiotiques systémiques
Impétigo récidivant — décolonisation nasale Portage nasal de S. aureus — source de récidives Application dans chaque narine, 2-3 fois/j × 5 jours — chez tous les porteurs du foyer Supprime le portage nasal dans 70% des cas pour 3 mois
Folliculites superficielles bactériennes Infection folliculaire à S. aureus 2-3 fois/j × 5-7 jours Bonne
Furoncle débutant Infection folliculaire profonde — stade initial Précocement avant fluctuation — en association avec soins locaux Peut éviter l’évolution vers l’abcès
Acné bactérienne surinfectée Surinfection staphylococcique des lésions d’acné Sur les lésions surinfectées uniquement — pas en traitement de fond de l’acné Bonne sur les lésions surinfectées — ne traite pas l’acné elle-même
Herpès labial surinfecté Surinfection bactérienne des croûtes d’herpès Sur les croûtes surinfectées — pas d’effet antiviral Réduit la surinfection et aide à la chute des croûtes
Plaies et abrasions surinfectées Infection bactérienne superficielle Selon l’étendue et la profondeur Bonne sur les infections superficielles
⚠️ Ce que le Mupiderm® ne traite PAS
Le Mupiderm® est sans effet sur les infections fongiques (mycoses, candidoses), les infections virales (herpès, verrues, zona), et les infections à bactéries gram-négatives. L’utiliser dans ces situations n’apportera rien et contribuera à sélectionner des résistances. Un impétigo étendu (plus de 5 lésions), une cellulite, un érysipèle ou un abcès collecté nécessitent une antibiothérapie orale — pas seulement un traitement local.


Portage nasal de staphylocoque : l’usage méconnu du Mupiderm®

C’est l’indication qui surprend souvent les patients : « Mais docteur, j’ai des boutons sur le corps — pourquoi me prescrivez-vous une pommade dans le nez ? »

La réponse est simple : le nez est le principal réservoir de Staphylococcus aureus chez l’être humain. 30 à 40% des individus sont porteurs sains — c’est-à-dire qu’ils hébergent le staphylocoque dans leurs narines sans développer d’infection. Mais ce portage devient problématique quand il entretient des infections cutanées récidivantes : impétigos qui reviennent, furoncles répétés, folliculites chroniques du visage. Le patient se traite, guérit — et se réinfecte quelques semaines plus tard depuis son propre nez, en portant ses doigts à son visage.

💡 Le protocole de décolonisation nasale
En cas d’impétigo ou de folliculites récidivantes, je recommande souvent un prélèvement nasal de toute la famille pour identifier les porteurs asymptomatiques. Les porteurs reçoivent un traitement de décolonisation : application de pommade Mupiderm® dans chaque narine (premier centimètre), 2 à 3 fois par jour pendant 5 jours. Ce traitement supprime le portage dans 70% des cas pour une durée d’environ 3 mois. Il peut être répété 1 fois par mois pendant 1 an dans les situations de récidives fréquentes — en veillant à ne pas dépasser cette fréquence pour limiter le risque de résistance.

Pour en savoir plus sur cette problématique : comment se débarrasser du staphylocoque doré.


Comment bien utiliser le Mupiderm® ?

Sur les lésions cutanées

  1. Nettoyer et sécher les lésions — nettoyer délicatement à l’eau et au savon doux ou avec de la chlorhexidine aqueuse (non alcoolique). Sécher soigneusement.
  2. Appliquer une couche fine de pommade directement sur chaque lésion, en évitant de trop étaler sur la peau saine adjacente.
  3. Fréquence — 2 à 3 applications par jour, de préférence matin, midi et soir.
  4. Durée — 5 à 10 jours selon l’indication. Ne pas prolonger au-delà de 10 jours sans avis médical.
  5. Se laver les mains avant et après chaque application.

Dans les narines (décolonisation)

  1. Prendre une petite quantité de pommade sur le bout du petit doigt ou sur un coton-tige.
  2. Appliquer sur le premier centimètre de chaque narine — ne pas introduire profondément.
  3. Pincer légèrement les narines pendant 1 à 2 minutes pour répartir le produit.
  4. 2 à 3 applications par jour pendant 5 jours.
🔑 Les 4 règles d’efficacité
1. Appliquer sur une peau propre et sèche — jamais sur une lésion humide ou suintante sans nettoyage préalable.
2. Respecter les 3 applications par jour — 2 fois par jour est insuffisant pour maintenir des concentrations bactéricides constantes.
3. Ne pas dépasser 10 jours d’application continue sur la même zone — risque de sélection de résistances.
4. En cas d’impétigo récidivant, traiter tout le foyer simultanément (y compris les porteurs nasaux asymptomatiques) — sinon les récidives sont inévitables.


Contre-indications et précautions importantes

Situation Conduite à tenir Raison
Allergie à la mupirocine ou au polyéthylèneglycol (PEG) Ne pas utiliser — consulter pour une alternative L’excipient PEG peut provoquer des réactions allergiques — et peut être absorbé en cas d’application sur de grandes surfaces ou de peau lésée
Application dans les yeux ou sur les paupières Strictement contre-indiqué Risque d’irritation sévère de la muqueuse oculaire
Application sur les muqueuses (sauf nasale sur prescription) Éviter Absorption systémique accrue — muqueuses plus perméables
Allaitement Ne pas appliquer sur le mamelon ou l’aréole Risque d’ingestion par le nourrisson
Grossesse Utiliser uniquement sur avis médical — probablement sûr à distance des muqueuses Données limitées — l’absorption systémique est très faible en application cutanée
Application sur de grandes surfaces ou peau lésée étendue Éviter ou encadrement médical strict Absorption systémique du PEG — toxicité rénale potentielle à forte dose
Nourrisson de moins de 2 mois Prudence — sous surveillance médicale Données limitées dans cette tranche d’âge
⚠️ Arrêter et consulter si…
• Les lésions s’aggravent ou s’étendent malgré 3 à 4 jours de traitement bien conduit
• Apparition de rougeurs, œdème ou démangeaisons inhabituelles sur les zones traitées (réaction allergique possible)
• Fièvre ou signes généraux associés aux lésions cutanées (infection qui dépasse le stade superficiel)
• Les lésions ne guérissent pas après 10 jours de traitement (évoquer une résistance bactérienne ou un diagnostic différent)


Mupiderm® ou Fucidine® : quelle différence et quand choisir l’un plutôt que l’autre ?

C’est la question que posent souvent les patients — et parfois les médecins eux-mêmes. Les deux sont des antibiotiques topiques anti-staphylococciques, remboursés, disponibles en crème et en pommade. Mais leurs profils diffèrent sur plusieurs points importants.

Critère Mupiderm® (mupirocine 2%) Fucidine® (acide fusidique 2%)
Classe antibiotique Acide pseudomonique — unique Acide fusidique — classe stéroïde
Spectre principal Staphylocoques (SARM ++) + SGA Staphylocoques (moins actif sur SARM) + SGA
Activité sur SARM communautaire Bonne (à faible niveau de résistance) Variable — moins fiable
Résistances acquises En augmentation si utilisation prolongée Plus fréquentes — sélection rapide si traitement > 7-10 jours
Galénique disponible Pommade uniquement Crème ET pommade (+ compresses imprégnées)
Décolonisation nasale Référence absolue Non indiquée dans cette indication
1er choix impétigo localisé Oui — recommandations HAS 2023 Alternative — préférer mupirocine si SARM suspecté
Tolérance locale Bonne — légèrement moins grasse que la pommade Fucidine Très bonne — texture crème appréciée
💡 Mon choix en pratique
Pour un premier épisode d’impétigo localisé sans facteur de risque particulier, les deux sont équivalents. Je préfère la mupirocine (Mupiderm®) dans les situations suivantes : impétigo récidivant dans une famille (décolonisation nasale simultanée), suspicion de SARM communautaire (sportifs, personnes avec contacts répétés en milieu de soins), ou si le patient a déjà été traité par acide fusidique sans succès.


Résistances bactériennes : pourquoi il ne faut pas abuser du Mupiderm®

La mupirocine est un antibiotique précieux — précisément parce qu’il reste actif sur le SARM communautaire quand de nombreux autres antibiotiques ne le sont plus. Ce précieux avantage est menacé par une utilisation excessive ou prolongée.

Deux types de résistances à la mupirocine existent chez S. aureus : une résistance de bas niveau (CMI 8-256 mg/L) — sélectionnée par des traitements courts et répétés, réversible — et une résistance de haut niveau (CMI > 512 mg/L) — conférée par le gène mupA, transmissible entre bactéries, et qui rend la mupirocine complètement inefficace. La résistance de haut niveau est retrouvée dans 1 à 10% des souches de SARM selon les régions et les établissements de soins.

⚠️ Les pratiques qui génèrent des résistances
• Applications prolongées (> 10 jours en continu)
• Utilisation en automédication sans indication validée
• Application préventive sur toute lésion cutanée non infectée
• Décolonisation nasale répétée plus d’une fois par mois
• Prescription par ordonnance ancienne renouvelée sans réévaluation

La mupirocine doit rester un antibiotique de prescription — son utilisation en automédication n’est pas recommandée.

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Questions fréquentes sur le Mupiderm®

Peut-on utiliser le Mupiderm® sur l’herpès labial ?La mupirocine n’a aucun effet antiviral — elle ne traite pas l’herpès. En revanche, certains dermatologues la prescrivent sur les croûtes d’herpès labial surinfectées par des bactéries (ce qui arrive fréquemment et ralentit la cicatrisation). Dans ce cas précis, elle est utile pour éliminer la surinfection bactérienne et aider à la chute des croûtes. Mais si l’objectif est de traiter l’herpès lui-même, seul l’aciclovir ou le valaciclovir est efficace.

Peut-on mettre du Mupiderm® dans le nez ?Oui — c’est même l’une de ses indications les plus importantes. L’application intra-nasale (premier centimètre des narines) est le traitement de référence pour décoloniser le portage de Staphylococcus aureus, qui entretient les impétigos et folliculites récidivants. Ce traitement est prescrit par le médecin avec un protocole précis — ne pas l’utiliser en automédication dans les narines sans prescription.

Combien de temps faut-il pour que le Mupiderm® agisse sur un impétigo ?Une amélioration visible des lésions (réduction des croûtes, moins d’extension) est généralement observée en 2 à 3 jours de traitement bien conduit. La guérison complète prend 5 à 7 jours. Si aucune amélioration n’est constatée après 3 à 4 jours d’application correcte (3 fois par jour sur lésion nettoyée et sèche), une consultation s’impose — résistance bactérienne ou diagnostic différent à explorer.

Mon enfant est guéri après 3 jours — peut-on arrêter le Mupiderm® ?Non, même si les lésions semblent guéries. Il est important de compléter la durée prescrite (5 à 7 jours en général) pour éliminer toutes les bactéries et éviter les récidives rapides. Arrêter prématurément un antibiotique favorise la sélection de résistances et expose aux rechutes.

Mupiderm® et grossesse : est-ce dangereux ?L’absorption systémique de la mupirocine appliquée sur une surface cutanée limitée est très faible. Les données disponibles sont rassurantes pour les applications locales sur de petites surfaces en dehors des muqueuses. Il convient néanmoins de l’utiliser uniquement sur avis médical pendant la grossesse et l’allaitement — et de ne jamais l’appliquer sur le mamelon en cas d’allaitement.

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Voir aussi :
Impétigo — tout savoir ·
Fucidine® (acide fusidique) ·
Staphylocoque doré ·
Dermatologie de l’enfant

FUCIDINE : Fucidine ® ou acide fusidique creme et pommade 2%

Fucidine® (acide fusidique) : indications, utilisation et précautions

La Fucidine® est un antibiotique topique à base d’acide fusidique, utilisé en dermatologie pour traiter les infections cutanées bactériennes superficielles. Elle est disponible sous deux formes : crème (2 %) et pommade (2 %). C’est l’un des antibiotiques locaux les plus prescrits en dermatologie pour les infections à staphylocoques et streptocoques, notamment l’impétigo. Son utilisation doit cependant être médicalement encadrée pour éviter le développement de résistances bactériennes — problème croissant avec l’acide fusidique en France.

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Qu’est-ce que la Fucidine® ?

L’acide fusidique est un antibiotique de la famille des fucidanes, dérivé du champignon Fusidium coccineum. Il agit en inhibant la synthèse des protéines bactériennes (blocage du facteur d’élongation EF-G), ce qui est bactériostatique à faibles concentrations et bactéricide à concentrations élevées. Son spectre d’action est principalement dirigé contre les bactéries Gram positif, et en particulier Staphylococcus aureus — y compris les souches productrices de pénicillinase — et les streptocoques.

La forme topique (crème et pommade) diffuse bien dans les couches superficielles de la peau et atteint des concentrations locales très supérieures aux concentrations minimales inhibitrices pour les staphylocoques, ce qui en fait un traitement de choix pour les infections cutanées superficielles sans infection profonde ni signes généraux.

Indications — dans quels cas utiliser la Fucidine® crème ou pommade ?

La Fucidine® topique est indiquée dans le traitement des infections cutanées bactériennes superficielles dues aux staphylocoques et streptocoques sensibles. Les principales indications en dermatologie sont l’impétigo (infection cutanée superficielle très fréquente chez l’enfant, avec croûtes dorées caractéristiques), les folliculites superficielles (infection du follicule pileux), les furoncles débutants (avant collecte — une fois l’abcès collecté, le drainage chirurgical est nécessaire), les plaies surinfectées superficielles et les surinfections bactériennes d’une dermatose préexistante (eczéma surinfecté, plaie de grattage surinfectée).

💡 Fucidine® crème ou pommade ? La crème est préférée pour les zones humides et les peaux normales à grasses (texture plus légère, séchage plus rapide). La pommade est plus occlusante et mieux adaptée aux zones sèches, aux plaies croûteuses et aux applications sur les paumes et plantes.

Comment utiliser la Fucidine® topique ?

Appliquer une couche fine de crème ou pommade 2 à 3 fois par jour sur la zone infectée proprement nettoyée et séchée. En cas d’impétigo avec croûtes, ramollir d’abord les croûtes avec de l’eau tiède avant application pour optimiser la pénétration de l’antibiotique. La durée de traitement est habituellement de 7 à 10 jours maximum — ne pas prolonger sans avis médical pour limiter le risque de sélection de résistances. Une couverture par un pansement non occlusif peut être utile en cas de lésion étendue ou de risque de contamination.

Respecter scrupuleusement les prescriptions du médecin. Éviter de l’appliquer sur des zones étendues de la surface corporelle — la Fucidine® est un antibiotique local, pas une crème antiseptique polyvalente.

Contre-indications

La Fucidine® topique est contre-indiquée en cas d’allergie connue à l’acide fusidique ou à l’un des excipients de la formulation. Elle doit être évitée sur le mamelon pendant l’allaitement pour éviter l’ingestion par le nourrisson. Elle ne doit pas être appliquée dans les yeux, sur les paupières ou dans le conduit auditif sans avis médical spécifique.

Précautions d’emploi et effets indésirables

En cas de rougeurs, démangeaisons, aggravation des symptômes ou éruption après application, arrêter immédiatement et consulter un médecin — il peut s’agir d’une allergie de contact à l’acide fusidique ou à un excipient (alcool cétylique dans la crème). La Fucidine® ne doit pas être utilisée en automédication répétée ou prolongée : c’est un antibiotique soumis à prescription médicale dans la plupart des indications.

Résistances bactériennes — une préoccupation croissante

Le développement de résistances à l’acide fusidique chez Staphylococcus aureus est une préoccupation réelle en dermatologie. Les résistances émergent rapidement lors d’utilisations répétées, prolongées ou sur des zones étendues. Les recommandations actuelles insistent sur une durée de traitement courte (7-10 jours maximum), l’absence de renouvellement systématique sans réévaluation, et la réservation de la Fucidine® aux infections bactériennes documentées ou très fortement suspectées — et non à toute plaie ou lésion cutanée « à titre préventif ». En cas d’infection récidivante ou de résistance suspectée, un prélèvement bactériologique avec antibiogramme est recommandé avant de traiter.

⚠️ Ne pas utiliser la Fucidine® en prévention sur une simple égratignure ou plaie propre non infectée. L’utilisation prophylactique favorise la sélection de souches résistantes et expose à un risque d’allergie de contact sans bénéfice démontré.

Fucidine® et impétigo — le cas le plus fréquent

L’impétigo est l’indication principale de la Fucidine® topique chez l’enfant. Les formes localisées (moins de 5 lésions, surface inférieure à 2 % de la surface corporelle) peuvent être traitées par Fucidine® seule pendant 7 jours. Les formes étendues, les formes bulleuses, les impétigos récidivants, les formes avec atteinte de l’état général ou les formes résistantes aux antibiotiques locaux nécessitent un traitement antibiotique oral (amoxicilline-acide clavulanique ou pristinamycine selon les recommandations HAS). L’éviction scolaire n’est plus obligatoire dès lors que les lésions sont correctement couvertes et que le traitement est débuté.

Questions fréquentes sur la Fucidine®

Peut-on utiliser la Fucidine® sur un bouton infecté sans ordonnance ?
La Fucidine® est un médicament à base d’antibiotique — son utilisation répétée en automédication favorise le développement de résistances bactériennes. Même si elle est parfois disponible sans ordonnance, son usage doit rester ponctuel, limité dans le temps et guidé par un médecin. Pour un bouton isolé peu infecté, un antiseptique cutané (chlorhexidine, povidone iodée) est souvent suffisant et moins exposant sur le plan des résistances.

Peut-on mettre de la Fucidine® sous un pansement ?
Oui — couvrir la Fucidine® avec un pansement non occlusif (compresse stérile + sparadrap) est recommandé pour les plaies surinfectées, afin de protéger la lésion et d’éviter la contamination de l’environnement. En revanche, un pansement très occlusif (type Tegaderm hermétique) augmente la macération et peut favoriser la prolifération bactérienne.

La Fucidine® est-elle efficace sur les infections à SARM (staphylocoque doré résistant à la méticilline) ?
Certaines souches de SARM restent sensibles à l’acide fusidique, mais la résistance croisée est fréquente. En cas d’infection suspectée à SARM (antécédents d’hospitalisation, infection récidivante, échec thérapeutique), un prélèvement bactériologique avec antibiogramme est indispensable avant de traiter. Ne pas utiliser la Fucidine® en présomption de SARM sans confirmation microbiologique.

Pendant combien de temps peut-on utiliser la Fucidine® ?
La durée recommandée est de 7 à 10 jours maximum pour un traitement curatif. Au-delà, le risque de sélection de résistances augmente significativement. Si la lésion n’est pas améliorée à 5-7 jours, consulter un médecin pour réévaluation — il peut s’agir d’une bactérie résistante, d’une infection plus profonde, ou d’un diagnostic erroné (mycose ou eczéma surinfecté nécessitant un traitement antifongique ou dermocorticoïde).


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BACTEOMYCINE : Bacteomicine ® dans les infections de la peau

 

Bacteomycine ® :

  • Qu’est-ce que c’est ?

Bacteomycine ® contient de la néomycine. La néomycine est un antibiotique. Il est utilisé en dermatologie, notamment en applications locales dans le traitement des infections de la peau

 

  • Quelles sont les contre indications ?

    • Allergie au produit ou à l’un de ses constituants
    • Eviter d’appliquer le produit sur le mamelon lors de l’allaitement
  • Conseils d’utilisation

    • Respecter les prescriptions du médecin
    • Eviter d’appliquer cet antibiotique en auto médication
    • Eviter le pourtour de l’oeil, les paupieres…
    • En cas de rougeurs, démangeaisons, aggravation des symptomes… après l’application du produit, arreter les applications et consulter un médecin

 

AUREOMYCINE : Aureomicine ®

 

Aureomycine ® :

  • Qu’est-ce que c’est ?

Aureomycine ® contient un antibiotique de la famille des cyclines. Il est utilisé en dermatologie, notamment en applications locales dans le traitement des infections de la peau

 

  • Quelles sont les contre indications ?

    • Allergie au produit ou à l’un de ses constituants
    • Eviter d’appliquer le produit sur le mamelon lors de l’allaitement
  • Conseils d’utilisation

    • Respecter les prescriptions du médecin
    • Eviter d’appliquer cet antibiotique en auto médication
    • Eviter le pourtour de l’oeil, les paupieres…
    • En cas de rougeurs, démangeaisons, aggravation des symptomes… après l’application du produit, arreter les applications et consulter un médecin
    • Eviter l’exposition au soleil et aux UV

 

ANTIFONGIQUE : les antifongiques ou anti champignon

QUELQUES ANTIFONGIQUES LOCAUX UTILISES EN DERMATOLOGIE

Antifongiques locaux

Les antifongiques locaux spécifiques sont de plusieurs types :

  • polyènes : amphotéricine B (Fungizone®), nystatine (Mycostatine®) ;
  • Ciclopirox olamine (Mycoster® Onytec ® Sebiprox ®)
  • imidazolés : bifonazole (Amycor®), miconazole (Daktarin®, Britane®, Gyno-Daktarin®), isoconazole (Fazol G®, Fazol®), omoconazole (Fongamil®, Fongarex®), oxiconazole (Fonx®), butoconazole (Gynomyk®), kétoconazole (Kétoderm®, Ketoconazole ®), fenticonazole (Lomexin®, Terlomexin®), sertaconazole (Monazol®), sulconazole (Myk®), éconazole (Dermazol GE®, Econazole ® GNR®, Fongéryl®, Pevaryl®, Gyno-Pevaryl®).
  • Terbinafine : Lamisil ® creme
  • Amorolfine : Loceryl ®, Curanail ®

Médicaments antifongiques

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ANTIBIOTIQUE PEAU : traitement de la peau avec des antibiotiques

 

QUELQUES ANTIBIOTIQUES UTILISES EN DERMATOLOGIE

 

 

TERBINAFINE : la terbinafine

Terbinafine

Terbinafine, qu’est-ce que c’est ?

La terbinafine est un antifongique à large spectre, appartenant à la classe des allylamines.

La terbinafine est active sur les affections dues à des dermatophytes tels que trichophyton (Trichophyton rubrum, Trichophyton mentagrophytes, Trichophyton verrucosum, Trichophyton violaceum), Microsporum canis et Epidermophyton floccosum.

Il est utilisé en dermatologie, notamment en applications locales dans le traitement des mycoses (mycose de la peau / mycose des pieds / mycose des ongles… ). Terbinafine se présente sous la forme de comprimés à 250 mg, à prendre généralement une fois par jour au cours d’un repas

Quelles sont les contre indications de Terbinafine ?

  • Allergie au produit ou à l’un de ses constituants
  • Eviter la terbinafine durant la grossesse et l’allaitement
  • Insuffisance hépatique ou rénale

Conseils d’utilisation de Terbinafine ®

  • Prendre le comprimé quotidien au cours d’un repas
  • Il se peut que votre médecin vous ait prescrit un traitement pulse : 250 mg par jour pendant une semaine tous les 2 ou 3 mois jusqu’à guérison, ou 250 ou 500 mg par jour 1 semaine par mois pendant 3 mois, aussi efficace que la prise quotidienne prolongée
  • Il est probable que votre médecin vous demande de réaliser un bilan sanguin avant et pendant le traitement afin de vérifier sa bonne tolérance
  • En cas de symptome inhabituel (perte du gout, de l’appétit, nausées, douleurs abdominales, maux de tête… ), re-consultez votre médecin rapidement

PEVARYL : le Pevaryl ®

 

Pevaryl ® :

  • Qu’est-ce que c’est ?

Pevaryl ® contient de l’econazole. L’econazole contenu est un antifongique. Il est utilisé en dermatologie, notamment en applications locales dans le traitement des mycoses (mycose de la peau / mycose des pieds / mycose des ongles /mycose du sexe / mycose vaginale… ). Pevaryl se présente sous la forme de crèmes, de solutions, de poudre…

 

  • Quelles sont les contre indications?

    • Allergie au produit ou à l’un de ses constituants
  • Conseils d’utilisation

    • La poudre est généralement utilisée pour les plis, en raison de son pouvoir absorbant et asséchant. Appliquez la poudre sur une peau ou une muqueuse sèche et propre
    • Pevaryl ® peut provoquer une irritation de la peau. En cas d’irritation persistante, il faut interrompre le traitement et re-consulter.

 

SEBIPROX : le Sebiprox ® shampoing

 

Sebiprox ® :

  • Sebiprox ®, qu’est-ce que c’est ?

Sebiprox ® contient du ciclopirox olamine. Le ciclopirox olamine contenu  est un antifongique. Il est utilisé en dermatologie, notamment en applications locales dans le traitement des mycoses et notamment la dermite seborrheique du cuir chevelu (pellicules). Sebiprox se présente sous la forme d’un shampoing à utiliser deux à trois fois par semaine

 

  • Quelles sont les contre indications?

    • Allergie au produit ou à l’un de ses constituants
  • Conseils d’utilisation

    • Mouillez les cheveux et appliquez une quantité suffisante de shampooing et massez vigoureusement le cuir chevelu et les zones adjacentes du bout des doigts afin d’obtenir une mousse abondante. Ensuite, rincez les cheveux et répétez l’opération en laissant le shampooing agir sur le cuir chevelu pendant 3 à 5 minutes.
    • Utilisez le shampoing deux à trois fois par semaine (si vous vous lavez les cheveux plus souvent, utilisez un shampoing doux pour lavage fréquent entre les shampoings) pendant 4 semaines et re-consultez en l’absence d’amélioration.
    • En cas de contact avec les yeux, rincez abondamment à l’eau
    • Sebiprox ® peut provoquer une irritation de la peau du cuir chevelu. En cas d’irritation persistante, il faut interrompre le traitement et re-consulter.

 

ONYTEC : l’Onytec ® vernis

 

Onytec ® :

  • Qu’est-ce que c’est ?

Onytec ® contient du ciclopirox. Le ciclopirox contenu est un antifongique. Il est utilisé en dermatologie, notamment en applications locales dans le traitement des mycoses et notamment la mycose des ongles sans atteinte de la matrice (la zone sous cutanée où l’ongle est « fabriqué »). Onytec se présente sous la forme d’un vernis à appliquer sur les ongles atteints de mycose une fois par jour

 

  • Quelles sont les contre indications?

    • Allergie au produit ou à l’un de ses constituants
    • Eviter ce produit en cas de grossesse ou d’allaitement
  • Conseils d’utilisation

    • Appliquer le vernis à ongle Onytec ® en couche fine, une fois par jour, le soir au coucher, sur le ou les ongles atteints, après lavage et séchage, sur la totalité de la tablette unguéale, sur les 5 mm de peau environnante et sous le bord libre de l’ongle (séchage en 30 secondes).
    • Ne pas laver les ongles traités pendant 6 heures au moins car cela enlèverait le vernis.
    • Découpez si possible régulièrement le bord libre de l’ongle et toute partie malade d’ongle avec un coupe-ongle.
    • Le traitement doit être effectué sans interruption jusqu’à repousse complète d’un ongle sain (en général 6 mois pour les mains et 9 mois pour les pieds).

 

MYCOSTER : le Mycoster ® vernis a 8%

 

Mycoster ® :

  • Mycoster ®, qu’est-ce que c’est ?

Mycoster ® contient du ciclopirox. Le ciclopirox contenu dans Mycoster ® est un antifongique. Il est utilisé en dermatologie, notamment en applications locales dans le traitement des mycoses et notamment la mycose des ongles sans atteinte de la matrice (la zone sous cutanée où l’ongle est « fabriqué »). Mycoster se présente sous la forme d’un vernis à appliquer sur les ongles atteints de mycose une fois par jour

 

  • Quelles sont les contre indications de Mycoster ®?

    • Allergie au produit ou à l’un de ses constituants de Mycoster ®
    • Eviter ce produit en cas de grossesse ou d’allaitement
  • Conseils d’utilisation de Mycoster ®

    • Chaque semaine, enlever la couche de vernis à l’aide d’un dissolvant
    • Le traitement doit être effectué sans interruption jusqu’à repousse complète d’un ongle sain (en général 3 mois pour les mains et 6 mois pour les pieds). En l’absence d’amélioration après 3 mois d’application du vernis, une consultation médicale est nécessaire

 

LAMISIL : le Lamisil ®

Lamisil ®

Lamisil ®, qu’est-ce que c’est ?

Lamisil ® contient de la terbinafine.

La terbinafine est un antifongique à large spectre, appartenant à la classe des allylamines.

La terbinafine est active sur les affections dues à des dermatophytes tels que trichophyton (Trichophyton rubrum, Trichophyton mentagrophytes, Trichophyton verrucosum, Trichophyton violaceum), Microsporum canis et Epidermophyton floccosum.

Il est utilisé en dermatologie, notamment en applications locales dans le traitement des mycoses (mycose de la peau / mycose des pieds / mycose des ongles… ). Terbinafine se présente sous la forme de comprimés à 250 mg, à prendre généralement une fois par jour au cours d’un repas

 

Quelles sont les contre indications de Lamisil ®?

  • Allergie au produit ou à l’un de ses constituants de Lamisil ®
  • Eviter la terbinafine durant la grossesse et l’allaitement
  • Insuffisance hépatique ou rénale

Conseils d’utilisation de Lamisil ®

  • Prendre le comprimé quotidien au cours d’un repas
  • Il se peut que votre médecin vous ait prescrit un traitement pulse : 250 mg par jour pendant une semaine tous les 2 ou 3 mois jusqu’à guérison, ou 250 ou 500 mg par jour 1 semaine par mois pendant 3 mois, aussi efficace que la prise quotidienne prolongée
  • Il est probable que votre médecin vous demande de réaliser un bilan sanguin avant et pendant le traitement afin de vérifier sa bonne tolérance
  • En cas de symptome inhabituel (perte du gout, de l’appétit, nausées, douleurs abdominales, maux de tête… ), re-consultez votre médecin rapidement

LOCERYL : le Loceryl ®

 

Loceryl ® :

  • Loceryl ®, qu’est-ce que c’est ?

Loceryl ® contient de l’amorolfine. L’amorolfine contenu est un antifongique. Il est utilisé en dermatologie, notamment en applications locales dans le traitement des mycoses et notamment la mycose des ongles sans atteinte de la matrice (la zone sous cutanée où l’ongle est « fabriqué »). Loceryl se présente sous la forme d’un vernis à appliquer sur les ongles atteints de mycose une à deux fois par semaine

 

  • Quelles sont les contre indications

    • Allergie au produit ou à l’un de ses constituants
    • Eviter ce produit en cas de grossesse ou d’allaitement
  • Conseils d’utilisation

    • Avant la première application de Loceryl, nettoyer soigneusement les ongles, puis limer la zone atteinte de l’ongle (en particulier la surface de l’ongle). Attention de ne pas utiliser sur les ongles sains les limes à ongle ayant servi à limer les ongles malades
    • Avant chaque application de Loceryl, enlever la couche précédente de vernis à l’aide d’un dissolvant.
    • Appliquer le vernis à l’aide de la spatule fournie sur la totalité de l’ongle atteint.
    • Evitez de contaminer le flacon en nettoyant la spatule entre chaque passage d’un ongle à l’autre puis après les applications avec du dissolvant et évitez d’essuyer la spatule sur le bord du flacon entre les applications.
    • Le traitement doit être effectué sans interruption jusqu’à repousse complète d’un ongle sain (en général 6 mois pour les mains et 9 mois pour les pieds).
    • En cas de manipulation de produits dissolvants (white spirit, diluants… ), mettez des gants imperméables afin de protéger la couche de vernis Locéryl sur les ongles.

 

KETODERM : le Ketoderm ®

Ketoderm® (kétoconazole) : utilisation, posologie et conseils

Ketoderm® est un médicament antifongique contenant du kétoconazole, prescrit en dermatologie pour traiter les mycoses cutanées et la dermite séborrhéique. Disponible sous plusieurs formes (crème, gel unidose, shampooing en sachets-dose), il s’applique localement sur la peau ou le cuir chevelu. Voici tout ce qu’il faut savoir sur son utilisation, sa posologie et ses précautions d’emploi.

Mycose persistante ou dermite séborrhéique résistante ? Consultez le Dr Rousseau, dermatologue, en téléconsultation :
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Qu’est-ce que Ketoderm® ?

Ketoderm® contient du kétoconazole, un antifongique de la famille des azolés. Il agit en inhibant la synthèse de l’ergostérol, un composant essentiel de la membrane des champignons — ce qui les détruit ou bloque leur multiplication. Il est actif contre :

  • Les dermatophytes (champignons responsables de la teigne, mycose des pieds, de l’aine)
  • Les levures Candida (candidoses cutanées, mycose du sexe, mycose vaginale)
  • La levure Malassezia (responsable de la dermite séborrhéique et du pityriasis versicolor)

Ketoderm® est disponible en France uniquement sur ordonnance.

Indications — pour quelles maladies ?

Indication Forme utilisée Durée habituelle
Dermite séborrhéique (pellicules, cuir chevelu) Sachets-dose shampooing 4 semaines (2-3x/semaine)
Pityriasis versicolor Gel unidose (récipient dose unique) Application unique sur tout le corps
Mycose cutanée (peau glabre, plis) Crème 2 à 4 semaines
Mycose des pieds (pied d’athlète) Crème ou poudre 4 semaines
Mycose génitale / vaginale Crème 2 à 4 semaines
Mycose des plis (intertrigo) Poudre ou crème 2 à 4 semaines

Posologie et mode d’utilisation selon la forme

Ketoderm® shampooing — sachets-dose (dermite séborrhéique, pellicules)

  1. Mouillez les cheveux
  2. Appliquez le contenu d’un sachet et massez vigoureusement le cuir chevelu et les zones adjacentes du bout des doigts jusqu’à obtenir une mousse abondante
  3. Laissez agir 3 à 5 minutes
  4. Rincez abondamment
  5. Appliquez 2 à 3 fois par semaine pendant 4 semaines
  6. Entre les séances, utilisez un shampoing doux pour lavage fréquent
  7. En cas de contact avec les yeux, rincez immédiatement à l’eau

Ketoderm® gel unidose — récipient dose unique (pityriasis versicolor)

  1. Appliquez la totalité du tube sur toute la surface du corps y compris le cuir chevelu, éventuellement à l’aide d’un gant humide
  2. Évitez le contact avec les yeux
  3. Faites mousser le gel en insistant sur les zones atteintes
  4. Laissez en place minimum 5 minutes
  5. Rincez soigneusement
  6. Il s’agit d’une application unique — une seule dose suffit dans la plupart des cas

Ketoderm® crème (mycoses cutanées)

  1. Appliquez une fine couche de crème sur la zone atteinte et quelques centimètres autour
  2. 1 application par jour, de préférence le soir
  3. Durée : 2 à 4 semaines selon la localisation
  4. Poursuivez le traitement 1 semaine après la disparition des symptômes pour éviter la rechute

Ketoderm® poudre (plis, mycose des pieds)

  1. Appliquez sur une peau sèche et propre
  2. La poudre est préférée dans les zones de frottement (plis, espaces interdigitaux) en raison de son pouvoir absorbant et asséchant
  3. Elle réduit l’humidité locale qui favorise la prolifération fongique

Contre-indications

  • Allergie au kétoconazole ou à l’un des excipients de Ketoderm®
  • Grossesse — à éviter, sauf avis médical explicite
  • Enfants de moins de 12 ans — interdit sans prescription adaptée
  • Muqueuses oculaires — ne jamais appliquer dans les yeux

Effets secondaires possibles

Ketoderm® est généralement bien toléré en application locale. Les effets indésirables les plus fréquents sont :

  • Irritation cutanée locale — rougeur, sensation de brûlure, légère desquamation au point d’application
  • Prurit (démangeaisons) transitoire à l’application
  • Sécheresse cutanée avec la poudre
  • Réaction allergique de contact (rare) — urticaire, eczéma de contact

⚠️ En cas d’irritation persistante ou d’aggravation des lésions, interrompez le traitement et consultez votre médecin ou dermatologue. Une allergie de contact au kétoconazole est possible.

Ketoderm® vs autres antifongiques — différences

Médicament Principe actif Points forts Limites
Ketoderm® Kétoconazole Efficace sur Malassezia (dermite séborrhéique, pityriasis versicolor) + Candida + dermatophytes Ordonnance obligatoire
Lamisil® Terbinafine Très efficace sur les dermatophytes (mycose des pieds, ongles) Moins actif sur Candida et Malassezia
Lomexin® Fenticonazole Efficace mycoses génitales, disponible sans ordonnance Spectre plus étroit
Mycoster® Ciclopirox Actif sur les ongles (vernis), mycoses cutanées
Pevaryl® Éconazole Large spectre, bien toléré, disponible sans ordonnance Moins spécifique sur Malassezia

💡 Ketoderm® est particulièrement indiqué quand la levure Malassezia est en cause : dermite séborrhéique (pellicules épaisses, plaques rouges du visage) et pityriasis versicolor (taches blanches ou marron du tronc). Pour une mycose des pieds à dermatophytes, la terbinafine (Lamisil®) est souvent préférée.

Conseils pour éviter les récidives

  • Poursuivez le traitement 1 semaine après la disparition des symptômes — les champignons peuvent persister sans signes visibles
  • Pour la dermite séborrhéique : un entretien mensuel avec le shampooing kétoconazole (1 à 2 fois/mois) peut être recommandé par votre dermatologue
  • Pour la mycose des pieds : séchez bien entre les orteils après la douche, changez de chaussettes quotidiennement, évitez la marche pieds nus dans les lieux humides collectifs (piscine, vestiaires)
  • Pour le pityriasis versicolor : une rechute est possible l’été suivant — une application préventive annuelle peut être conseillée
  • Ne partagez pas vos serviettes, chaussures ou linge de bain

Sources

Questions fréquentes sur Ketoderm®

Ketoderm® est-il disponible sans ordonnance ?

Non. Ketoderm® est un médicament soumis à prescription médicale obligatoire en France. Il ne peut pas être acheté directement en pharmacie sans ordonnance. Pour l’obtenir, une consultation médicale — y compris en téléconsultation — est nécessaire.

Combien de temps faut-il utiliser Ketoderm® shampooing ?

Le traitement standard pour la dermite séborrhéique est de 2 à 3 applications par semaine pendant 4 semaines. Si aucune amélioration n’est observée après 4 semaines, consultez à nouveau votre médecin. Un traitement d’entretien mensuel peut ensuite être prescrit pour prévenir les rechutes.

Peut-on utiliser Ketoderm® pendant la grossesse ?

Non, Ketoderm® est déconseillé pendant la grossesse. En cas de mycose ou de dermite séborrhéique pendant la grossesse, consultez votre médecin ou dermatologue qui vous proposera une alternative mieux adaptée.

Ketoderm® est-il efficace contre les mycoses des ongles ?

Ketoderm® en crème ou poudre a une activité limitée sur les mycoses des ongles (onychomycoses), car la concentration de principe actif ne pénètre pas suffisamment la kératine de l’ongle. Pour traiter une mycose des ongles, d’autres antifongiques (vernis, voire traitement oral) sont généralement préférés. Consultez un dermatologue pour un traitement adapté.

Que faire si Ketoderm® irrite la peau ?

Une légère irritation transitoire à l’application est possible et généralement bénigne. Si l’irritation est persistante, s’accompagne de rougeur étendue, de démangeaisons intenses ou de vésicules, arrêtez le traitement et consultez votre médecin. Il peut s’agir d’une allergie de contact au kétoconazole ou à un excipient du produit.

Ketoderm® peut-il être utilisé chez l’enfant ?

Ketoderm® est contre-indiqué chez les enfants de moins de 12 ans sous ses formes habituelles. Pour les enfants, d’autres antifongiques adaptés à la pédiatrie existent — consultez votre médecin ou dermatologue.


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FUNGSTER : le Fungster ®

Fungster ®

Fungster ®, qu’est-ce que c’est ?

Fungster ® contient de la terbinafine.

La terbinafine est un antifongique à large spectre, appartenant à la classe des allylamines.

La terbinafine est active sur les affections dues à des dermatophytes tels que trichophyton (Trichophyton rubrum, Trichophyton mentagrophytes, Trichophyton verrucosum, Trichophyton violaceum), Microsporum canis et Epidermophyton floccosum.

Il est utilisé en dermatologie, notamment en applications locales dans le traitement des mycoses (mycose de la peau / mycose des pieds / mycose des ongles… ). Terbinafine se présente sous la forme de comprimés à 250 mg, à prendre généralement une fois par jour au cours d’un repas

 

Quelles sont les contre indications de Fungster ®?

  • Allergie au produit ou à l’un de ses constituants de Fungster ®
  • Eviter la terbinafine durant la grossesse et l’allaitement
  • Insuffisance hépatique ou rénale

Conseils d’utilisation de Fungster ®

  • Prendre le comprimé quotidien au cours d’un repas
  • Il se peut que votre médecin vous ait prescrit un traitement pulse : 250 mg par jour pendant une semaine tous les 2 ou 3 mois jusqu’à guérison, ou 250 ou 500 mg par jour 1 semaine par mois pendant 3 mois, aussi efficace que la prise quotidienne prolongée
  • Il est probable que votre médecin vous demande de réaliser un bilan sanguin avant et pendant le traitement afin de vérifier sa bonne tolérance
  • En cas de symptome inhabituel (perte du gout, de l’appétit, nausées, douleurs abdominales, maux de tête… ), re-consultez votre médecin rapidement

KETOCONAZOLE : le Ketoconazole ®

Ketoconazole ® :

  • Ketoconazole ®, qu’est-ce que c’est ?

Ketoconazole ® contient du ketoconazole. Le ketoconazole contenu est un antifongique. Il est utilisé en dermatologie, notamment en applications locales dans le traitement des mycoses (mycose de la peau / mycose des pieds / mycose des ongles /mycose du sexe / mycose vaginale / dermite seborrheique / pityriasis versicolor… ). Ketoconazole se présente sous la forme de crèmes, de solutions, de poudre, de sachets-doses…

Le ketoconazole fait partie de la famille des imidazolés et son activité antifongique s’exerce sur les agents responsables de mycoses suivants :

  • dermatophytes (Trichophyton, Epidermophyton, Microsporum),
  • Candida et autres levures, dont Malassezzia (agent des pellicules et du Pityriasis Versicolor),
  • moisissures.
  • Quelles sont les contre indications

    • Allergie au produit ou à l’un de ses constituants
    • Eviter le ketoconazole durant la grossesse
  • Conseils d’utilisation de Ketoconazole ®

    • La poudre est généralement utilisée pour les plis, en raison de son pouvoir absorbant et asséchant. Appliquez la poudre sur une peau ou une muqueuse sèche et propre
    • Ketoconazole ® peut provoquer une irritation de la peau. En cas d’irritation persistante, il faut interrompre le traitement et re-consulter.
    • Pour la forme en sachets-dose : mouillez les cheveux et appliquez la quantité du sachet et massez vigoureusement le cuir chevelu et les zones adjacentes du bout des doigts afin d’obtenir une mousse abondante. Laissez agir le produit sur le cuir chevelu pendant 3 à 5 minutes. Utilisez le produit deux à trois fois par semaine (si vous vous lavez les cheveux plus souvent, utilisez un shampoing doux pour lavage fréquent entre les shampoings avec le ketoconazole) pendant 4 semaines et re-consultez en l’absence d’amélioration. En cas de contact avec les yeux, rincez abondamment à l’eau
    • Pour la forme en récipient unidose (traitement du pityriasis versicolor): appliquez la totalité du contenu d’un tube de gel sur toute la surface du corps y compris le cuir chevelu, éventuellement à l’aide d’un gant humide. Éviter le contact avec les yeux. Faites mousser le gel, en insistant sur les zones atteintes. Laissez en place 5 minutes minimum. Rincez soigneusement

CURANAIL : le Curanail ®

 

Curanail ® :

  • Qu’est-ce que c’est ?

Curanail ® contient de l’amorolfine. L’amorolfine contenu est un antifongique. Il est utilisé en dermatologie, notamment en applications locales dans le traitement des mycoses et notamment la mycose des ongles sans atteinte de la matrice (la zone sous cutanée où l’ongle est « fabriqué »). Curanail se présente sous la forme d’un vernis à appliquer sur les ongles atteints de mycose une à deux fois par semaine

 

  • Quelles sont les contre indications

    • Allergie au produit ou à l’un de ses constituants
    • Eviter ce produit en cas de grossesse ou d’allaitement
  • Conseils d’utilisation

    • Avant la première application de Curanail, nettoyer soigneusement les ongles, puis limer la zone atteinte de l’ongle (en particulier la surface de l’ongle). Attention de ne pas utiliser sur les ongles sains les limes à ongle ayant servi à limer les ongles malades
    • Avant chaque application de Curanail, enlever la couche précédente de vernis à l’aide de la lingette fournie
    • Appliquer le vernis à l’aide de la spatule fournie sur la totalité de l’ongle atteint.
    • Evitez de contaminer le flacon en nettoyant la spatule entre chaque passage d’un ongle à l’autre puis après les applications avec la lingette fournie et évitez d’essuyer la spatule sur le bord du flacon entre les applications.
    • Le traitement doit être effectué sans interruption jusqu’à repousse complète d’un ongle sain (en général 6 mois pour les mains et 9 mois pour les pieds). En l’absence d’amélioration après 3 mois d’application du vernis, une consultation médicale est nécessaire
    • Lavez vos mains après chaque utilisation du produit

 

ECONAZOLE : l’Econazole ®

Econazole ® :

Qu’est-ce que c’est ?

Econazole ® contient de l’econazole. L’econazole contenu est un antifongique. Il est utilisé en dermatologie, notamment en applications locales dans le traitement des mycoses (mycose de la peau / mycose des pieds / mycose des ongles /mycose du sexe / mycose vaginale… ). Econazole se présente sous la forme de crèmes, de solutions, de poudre…

Il fait partie de la famille des imidazolés et son activité antifongique s’exerce sur les agents responsables de mycoses suivants :

  • dermatophytes (Trichophyton, Epidermophyton, Microsporum),
  • Candida et autres levures, (dont Malassezzia (agent des pellicules et du Pityriasis Versicolor),
  • moisissures.

 

  • Quelles sont les contre indications?

Allergie au produit ou à l’un de ses constituants

  • Conseils d’utilisation

    • La poudre est généralement utilisée pour les plis, en raison de son pouvoir absorbant et asséchant. Appliquez la poudre sur une peau ou une muqueuse sèche et propre
    • Econazole ® peut provoquer une irritation de la peau. En cas d’irritation persistante, il faut interrompre le traitement et re-consulter.

 

CICLOPIROX : le Ciclopirox ®

 

Ciclopirox ® :

  • Qu’est-ce que c’est ?

Ciclopirox ® contient du ciclopirox. Le ciclopirox contenu est un antifongique. Il est utilisé en dermatologie, notamment en applications locales dans le traitement des mycoses et notamment la mycose des ongles sans atteinte de la matrice (la zone sous cutanée où l’ongle est « fabriqué »). Ciclopirox se présente sous la forme d’un vernis à appliquer sur les ongles atteints de mycose une fois par jour

 

  • Quelles sont les contre indications

    • Allergie au produit ou à l’un de ses constituants
    • Eviter ce produit en cas de grossesse ou d’allaitement
  • Conseils d’utilisation

    • Chaque semaine, enlever la couche de vernis à l’aide d’un dissolvant
    • Le traitement doit être effectué sans interruption jusqu’à repousse complète d’un ongle sain (en général 3 mois pour les mains et 6 mois pour les pieds). En l’absence d’amélioration après 3 mois d’application du vernis, une consultation médicale est nécessaire