BOUTONS DE CHALEUR : la miliaire ou bourbouille, enfant ou adulte

Boutons de chaleur

On appelle boutons de chaleur une éruption de petits boutons comme des tetes d’épingles, liés à la rétention sudoro-sébacée durant les périodes de forte chaleur, sur les zones de contact prolongé avec les draps ou les vetements (dos++)
Les boutons de chaleur portent aussi le nom de miliaire sudorale ou de bourbouille

La bourbouille est très fréquente chez les enfants, notamment à peau claire, supportant mal la chaleur et la transpiration en été en Métropole et sous les climats tropicaux

Cause

La miliaire ou bourbouile est une rétention sudorales due à une obstruction des canaux sudoraux.

L’obstruction du canal sudoral est due à du matériel associé ou non à un bouchon de kératine due à une

  • hyperhydration de la couche cornée par la sueur (riche en sel),
  • délipidation des cellules de la peau (kératinocytes) du pourtour des pores sudoraux
  • voire une inflammation à Staphylococcus epidermidis un germe saprophyte de la peau

Les facteurs favorisant la miliaire sont notamment :

  • Le sport faisant transpirer
  • Les habits trop serrés et imperméables (tissus synthétiques)
  • l’application de cremes grasses sur la peau
  • Les bains fréquents, surtout en eau salée (piscine au sel, mer….)

Symptomes

Eruption de petites vésicules ou cloques d’eau comme des têtes d’épingles, en nappes, sur des zones ou la peau a transpiré et a macéré : dos, ventre, cou…

Selon le niveau d’obstruction, on distingue la miliaire cristalline, la miliaire rouge et la miliaire profonde :

1/ Miliaire ou bourbouille cristalline

Ces boutons de chaleurs surviennent généralement lors des fièvres aiguës avec hypersudation brutale, une hypersudation nocturne (bébé couvert pendant la nuit), un coup de soleil

Les boutons de chaleur sont de petites vésicules superficielles à contenu clair, comme des gouttes de rosée reposant sur une peau saine

La zone de prédilection des boutons de chaleurs cristallins est sur le tronc et l’abdomen, mais également sur le visage chez l’enfant.

La miliaire cristalline guérit spontanément en quelques heures en laissant une desquamation fine.

2/ Miliaire ou bourbouille rouge

C’est la bourbouille classique, qui survient au cours des expositions prolongées aux atmosphères chaudes, humides (tropicales) ou sèches.

Les boutons de chaleurs sont non folliculaires, rouges, en relief voires  sous forme de vésicules, sur une peau rougie. Ils peuvent démanger voire bruler.

Les boutons de chaleur de la bourbouille touchent surtout les faces latérales du tronc, le dos, le cou et les zones de friction (aisselles, aine…).

Les lésions s’accentuent à la chaleur et à la transpiration.

Elles peuvent se compliquer par :

  • Une surinfection à type d’impétigo, de folliculite , de furoncle ou d’abcès
  • Eczématisation (développement d’un eczema sur bourbouille : les démangeaisons et rougeurs augmentent)
  • Evolution vers une miliaire profonde après plusieurs épisodes

3/ Miliaire ou bourbouille profonde

Elle est rare et survient en général après plusieurs accès de miliaire rouge et elle se voit essentiellement en milieu tropical.

Les boutons de chaleur ressemblent à la miliaire rouge mais :

  • ils touchent aussi les extrémités
  • la peau est plutot seche
  • On peut noter des signes généraux : ganglions, voire l’ « asthénie anhidrotique tropicale », qui est la phase ultime de ce trouble majeur de la sécrétion sudorale : fatigue, malaises, vomissements… pouvant conduire à une hyperthermie maligne parfois mortelle

Traitement des boutons de chaleur

Le diagnostic nécessite l’avis d’un médecin

Il convient de supprimer les facteurs favorisants, crèmes grasses, vêtements synthétiques ou trop chauds

Sous les tropiques ou en été on recommande généralement l’air conditionné et/ou le brasseur d’air

Ce dernier prescrit des dermocorticoides en l’absence de surinfection, voire des antihistaminiques en cas de démangeaisons profuses

Il est aussi possible d’appliquer des cremes ou lotions a l’oxyde de Zinc qui ont un effet asséchant et protègent la peau de la transpiration la nuit

Enfin il faut veiller à ne pas trop couvrir les enfants la nuit lorsqu’il va faire chaud, un simple body suffit

En cas de surinfection, on utilise des cremes antibiotiques et des antiseptiques doux (chlorhexidine…)

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CURACNE : le médicament Curacné ® (indications, effets secondaires, risques…)

Curacné® (isotrétinoïne) : indications, contre-indications et conseils d’utilisation

Curacné® est un médicament contenant de l’isotrétinoïne, un dérivé de synthèse de la vitamine A (rétinoïde). C’est l’un des noms commerciaux de l’isotrétinoïne disponibles en France, avec Contracné®, Procuta® et les génériques. Il est prescrit dans le traitement de l’acné sévère — formes nodulo-kystiques, acné cicatrisante ou résistante aux antibiotiques. Sa prescription initiale est réservée au dermatologue ou au spécialiste.

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Indication de Curacné®

Curacné® est indiqué dans le traitement de l’acné sévère (nodulo-kystique, acné à risque cicatriciel élevé, acné résistante après 3 mois d’antibiothérapie orale bien conduite associée à un traitement topique). La dose habituelle est de 0,5 à 1 mg/kg/jour, jusqu’à une dose cumulée totale de 120 à 150 mg/kg. C’est le seul traitement anti-acné potentiellement curatif — il réduit durablement la taille et l’activité des glandes sébacées.

Pour le détail complet des indications, du mécanisme d’action et de la posologie : voir notre guide complet de l’isotrétinoïne.


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ACNE
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Contre-indications de Curacné®

Contre-indication Raison
Grossesse et allaitement ⚠️ Tératogénicité majeure — malformations fœtales graves dans 25 % des grossesses exposées
Femme en âge de procréer sans contraception efficace ⚠️ Contraception obligatoire 1 mois avant, pendant et 2 mois après le traitement
Association aux cyclines Risque d’hypertension intracrânienne bénigne
Insuffisance hépatique ou rénale sévère Risque d’accumulation du médicament
Hyperlipidémie non contrôlée L’isotrétinoïne élève les triglycérides — risque de pancréatite
Hypervitaminose A ou supplémentation en vitamine A Risque d’effets toxiques cumulatifs

Conseils pratiques pour le traitement par Curacné®

Lèvres et peau sèche — la chéilite (lèvres sèches et gercées) et la sécheresse cutanée sont quasi constantes sous Curacné® et témoignent de l’efficacité du traitement. Appliquer un baume labial dès le début du traitement (Homéoplasmine®, Bepanthen®) et un émollient riche non comédogène matin et soir.

Soleil et UV — protection solaire indice 50 obligatoire pendant toute la durée du traitement. Les UV sont contre-indiqués (photosensibilité augmentée sous isotrétinoïne).

Crèmes irritantes — interrompre les rétinoïdes topiques, acides (AHA, BHA), exfoliants et peroxyde de benzoyle pendant le traitement — inutiles et irritants sur peau déjà fragilisée par Curacné®.

Épilations à la cire — formellement contre-indiquées pendant le traitement et dans les 6 mois suivant l’arrêt (risque de décollement épidermique). Utiliser le rasoir ou la crème dépilatoire.

Lentilles de contact — la sécheresse oculaire induite par Curacné® rend le port de lentilles inconfortable voire douloureux. Préférer les lunettes pendant toute la durée du traitement.

Sport de haut niveau — à éviter pendant le traitement (risque de myalgies et de rhabdomyolyse à l’effort intense sous isotrétinoïne).

Alcool — à éviter pendant le traitement (interaction avec le bilan hépatique et élévation des triglycérides).

Aggravation initiale — une exacerbation des boutons dans les 4 à 8 premières semaines est fréquente et fait partie du mécanisme d’action de l’isotrétinoïne. Ne pas interrompre le traitement sans en parler au médecin.

💡 Surveillance biologique — avant traitement puis toutes les 4 à 6 semaines : transaminases (ASAT, ALAT) et bilan lipidique complet (triglycérides, cholestérol). Une élévation des triglycérides impose de réduire les graisses alimentaires et l’alcool. Taux très élevé = réduction de dose ou arrêt.

Curacné® et risque psychiatrique — dépression, suicide

Une controverse existe depuis la commercialisation de l’isotrétinoïne en 1982 sur un possible lien avec la dépression et les idées suicidaires. La conclusion des autorités sanitaires françaises (ANSM) après révision complète des données disponibles est que « le lien entre la prise d’isotrétinoïne et la survenue de troubles psychiatriques n’est pas établi au niveau d’une population de patients. »

Pour une analyse complète et actualisée de cette question — données neurobiologiques, études épidémiologiques, biais de confusion avec l’acné sévère elle-même, et périodes cliniquement à risque — voir notre article dédié : Isotrétinoïne (Roaccutane®) et dépression — ce que dit la science.

En pratique : évaluer le terrain psychologique avant de débuter Curacné®, informer le patient des deux périodes de vulnérabilité clinique, et signaler sans délai tout changement d’humeur au médecin prescripteur pendant le traitement.

En savoir plus

Guide complet : Isotrétinoïne — mécanisme, contre-indications, programme grossesse
Autres spécialités : Contracné® | Procuta® | Roaccutane®
Traitement de l’acné : Guide complet du traitement de l’acné par grade
Risque psychiatrique : Roaccutane® et dépression — analyse complète
Recherche scientifique : PubMed — isotrétinoïne et acné


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MALADIE DE MARFAN : la maladie de Marfan

Marfan

Le syndrome de Marfan est une maladie héréditaire du tissu conjonctif provoquant une dilatation de la racine de l’aorte et un risque de dissection aortique, une ectopie du cristallin et une croissance exagérée du squelette. Le premier signe peut etre des vergetures extensives, notamment horizontales siégeant dans la région lombaire à la suite d’une croissance rapide.

Le syndrome de Marfan est de transmission autosomique dominant avec une grande variabilité.

Diagnostic

Le Général De Gaulle avait un syndrome de Marfan

Système osseux

Croissance exagérée des os longs : personne grande avec bras et jambes relativement longs par rapport à la taille, arachnodactylie (doigts longs et hyperlaxes) et déformation du thorax (pectus carinatum ou pectus excavatum, résultant d’une croissance excessive des côtes).

Caractéristiques crânio-faciales : obliquité vers le bas des fentes palpébrales, hypoplasie malaire, palais ogival avec chevauchement des dents et micrognathie.

Système ligamentaire

Hyperlaxité ligamentaire : hypermobilité articulaire, pied plat et scoliose.

Oeil

Myopie, luxation (ou subluxation) du cristallin,

Système cardiovasculaire

Dilatation de la racine de l’aorte, dissection aortique

Poumons

Emphysème, bulles sous-pleurales apicales et pneumothorax

Peau

Vergetures, souvent horizontales dans la région lombaire, des épaules et de l’aine par croissance rapide durant la puberté.

Traitement

-échocardiographie aortique et intervention lorsque son diametre est proche de 5 cms

-bêta-bloquants pour limiter la pression sanguine sur l’aorte

-surveillance ophtalmologique

-conseil genetique

MAIN PIED BOUCHE : la maladie mains pieds bouche

Main pied bouche

Atteinte des mains
Atteinte des mains


Le syndrome main pied bouche est une maladie virale bénigne à coxsackie, touchant l’enfant.

Bouche
Bouche

Apparait ensuite une eruption des mains et pieds : il s’agit de taches rouges centrées par une petite vésicule.

Atteinte du pied
Atteinte du pied

L’eruption peut ensuite s’étendre aux fesses, aux faces posterieures des membres…
La guérison est spontanée en une semaine


Traitement

Abstention

LUPUS : symptomes du lupus

Lupus

Le lupus est une maladie auto immune (dans laquelle des cellules et anticorps du système immunitaire sensé nous protéger, se tournent contre nos propres cellules) pouvant toucher la peau et les cheveux (lupus cutané), donnant des plaques, notamment sur les zones exposées au soleil, des zones sans cheveux… et les organes profonds (lupus systémique) : coeur, reins, articulations…

L’aspect classique est en masque de loup (rougeur des joues et du nez), d’où le nom de « lupus » mais il existe de nombreuses autres manifestations cutanées

Dr House
Le légendaire lupus du Dr House…

Symptomes

Il y a donc plusieurs types de lupus :

1/ L aigu, encore appelé l erythemateux systemique

Il peut être grave car il concerne les organes internes (les reins notamment). C’est alors l’atteinte des organes (reins++) en dehors de la peau qui peut être préoccupante voire grave dans le lupus systémique.

Il prend la forme du classique d’une rougeur des joues parfois gonflée, épargnant les ailes du nez et la lèvre cutanée supérieure, ainsi que les zones photo-protégées. Il ne laisse pas de séquelles cicatricielles sur la peau.

 

Lupus aigu
Lupus aigu

2/ L cutané

Il s’agit d’ une forme le plus souvent isolée à la peau, donc n’ayant pas de manifestations systémiques, notamment lorsqu’il comporte peu de lésions cutanées.

Alopécie de lupus
Alopécie de lupus

Il est parfois associé à un lupus systémique mais dans ce cas il existe souvent plusieurs plaques et il est alors le plus souvent évolutif (apparition de nouvelles plaques) même si l’évolution du lupus cutané est généralement dissociée des poussées de lupus systémique.

Lupus du dos
Lupus du dos

Le lupus cutané revêt deux formes classiques,

2.1/ L subaigu

Forme rarement associée à un lupus systémique sévère ( moins de 10% des cas) donnant des plaques eruptives en relief le plus souvent sur les zones exposées au soleil du haut du corps : décolleté, haut du dos, bras…

On distingue deux formes cliniques :

  • annulaire: en anneaux
  • psoriasiforme, ayant la forme de plaques parfois sèches sur le dessus
Lupus subaigu
Lupus subaigu

Il peut exister une atteinte du visage plus infiltrée que dans le lupus aigu et touchant souvent les ailes du nez. Cette forme doit faire rechercher un facteur déclenchant : un médicament (terbinafine, anti acides gastriques de type Inhibiteur de la Pompe à Protons, anti-TNFα, antihypertenseur, hypolipémiant, vaccin.. voir les médicaments pouvant provoquer un lupus), une radiothérapie, un cancer…

lupus
Lupus

 

Le lupus subaigu est généralement de bon pronostic

Le lupus subaigu de la femme enceinte peut être transmis à l’enfant et il faut alors chercher une atteinte cardiaque, rénale ou hépatique.

2.2/ L cutané chronique

Forme donnant des plaques stables le plus souvent sur les zones exposées au soleil du visage. Elles on un aspect discoide associant trois lésions élémentaires :

– bordure rouge et gonflée, parcourue de fines télangiectasies ;

– squames plus ou moins épaisses s’enfonçant en clou dans les orifices folliculaires pouvant donner un aspect de piqueté blanc, râpeux au toucher ;

– atrophie cicatricielle surtout au centre des lésions, souvent dépigmenté, parfois tatoué de télangiectasies et de tâches pigmentées.

 

Lupus débutant du nez
Lupus débutant du nez
Lupus
Lupus

Les plaques ont donc  tendance à laisser des cicatrices claires ou pigmentées

Lupus
Lupus cutané chronique
Lupus cutané chronique typique
Lupus cutané chronique typique

Il est très rarement associé à une atteinte systémique (moins de 10% des cas) mais comme il expose au risque de cicatrices, il doit être pris en charge tôt.

2.3/ Formes rares de l cutanés

L tumidus

Il donne des placards principalement localisées au visage, et sur la partie supérieure du tronc avec une distribution prédominante sur les zones photoexposées, témoignant d’une grande photosensibilité. Ces placards sont gonflés, arrondis ou ovalaires, violacés, à bords nets comme tracés au compas, sans croute centrale. Certaines lésions peuvent prendre un aspect annulaire. Elles disparaissent habituellement sans cicatrice.

Lupus tumidus
Lupus tumidus
L engelure

Il ressemble cliniquement à des engelures mais elle prédominent sur la face dorsale des mains, elles ne s’améliorent pas en été et avec le réchauffement et en cas de biopsie on met en évidence une histologie de type lupus. Contrairement aux lésions de lupus discoïde des extrémités, le lupus engelure ne s’accompagne pas de déformations des doigts ni d’atteinte unguéale.

Il ne faut pas les confondre avec une vascularite du doigt du à un lupus

Panniculite lupique

La panniculite lupique ou L érythémateux profond se manifeste par des nodules ou des plaques gonflées en profondeur, parfois douloureuses, des bras (face postéro-interne), des joues ou des cuisses. La peau en regard est normale ou rouge, parfois le siège de lésions de lupus chronique de type discoïde. Les plaque s’ulcèrent dans 30% des cas et peuvent se calcifier.

3/ Dermatoses neutrophiliques associées

Elles sont souvent méconnues et ont des signes peu classiques de L, mais peuvent être mélangées à d’authentiques lésions de lupus, les faisont passer « inaperçues ». Il peut s’agir par exemple de plaques rouges du décolleté. La biopsie permet le diagnostic en montrant un infiltrat dermique riche en neutrophiles. Il ne faut donc pas hésiter à biopsier des lésions moins typiques de lupus

Diagnostic biologique

Bilan standard :

Numération Formule Sanguine, Plaquettes, ionogramme, urée, créatininémie, bilan hépatique, bilan lipidique

Recherche de protéinurie de 24h et de cylindres hématiques urinaires

Bilan auto-immun :

Anticorps antinucléaires et Anticorps anti DNA natifs

Complément (CH50, C3 C4)

Recherche d’antiphospholipides.

En cas de suspicion d’anémie hémolytique (normocytaire)

Réticulocytes

Haptoglobine

Bilirubine libre

LDH

G6PD

 

En l’absence d’atteinte particulière, une surveillance annuelle est classique.

Traitement

1/ Règles hygiéno diététiques

1.1/ Protection solaire

Le L est déclenché par les UV dans la plupart des cas au plan cutané. Il faut donc se protéger du soleil et porter un indice 50+ sur les zones exposées

En raison de cette photoprotection, il peut etre utile de réaliser une supplémentation vitamino-calcique (vitamine D et calcium)

1.2/ Pas de tabac

Le tabac est un cofacteur de risque cardiovasculaire

Il existe un plus grand pourcentage de fumeurs chez les patients atteints de lupus cutané notamment en  cas de lupus discoïde (plus de 80% de ces patients sont fumeurs!).

Enfin, les L cutanés des patients fumeurs sont moins sensibles à tous les traitements médicamenteux

L’effet de l’arrêt du tabac sur le L cutané est très variable d’un malade à l’autre mais on peut parfois observer une nette amélioration des lésions à l’arrêt du tabac avec même récidive du lupus cutané lors de la reprise du tabac

1.3/ Contrôle des facteurs de risque cardio-vasculaires

Lutte contre l’hypertension artérielle, régime méditerranéen, lutte contre les troubles métaboliques, activité physique

Le L expose en effet à un risque accru de maladie cardiovasculaire, notamment en cas de

  • rougeur réticulée des extrémités des pulpes des doigts ou des orteils (à risque de vasculopathie thrombosante),
Vasculite du doigt due a un lupus
Vasculite du doigt due a un lupus
  • livedo racemosa (risque d’AVC et d’épilepsie),
  • atrophie blanche et papules atrophiques au pourtour érythémateux (« Degos-like »)
  • anétodermie.

Ces signes doivent faire redouter une atteinte artérielle associée à risque thrombo-embolique qui serait la première cause de décès dans le lupus (26% à 5 ans). Cela justifie alors la mise en route d’un traitement anti-plaquettaire (aspirine…).

1.4/ Mise à jour des vaccins (notamment contre le papillomavirus)

Il faut noter que la pilule contraceptive oestro-progestative n’est pas contre-indiquée comme on l’a longtemps cru, en l’absence d’antécédent de thrombose ou de syndrome des antiphospholipides.

1.5/ Arrêt d’un médicament potentiellement en cause si cela est possible

Les médicaments potentiellement en cause sont :

Antihypertenseurs

Diurétiques : Thiazides et Spironolactone

Inhibiteurs calciques : Diltiazem, Nifédipine, Nitrendipine, Vérapamil

Inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine : Captopril, Cilazalapril

Béta-bloquants : Oxprénolol, Acébutolol

Antiacides

Ranitidine, Omeprazole…

Anti-inflammatoires non stéroïdiens

Naproxène, Piroxicam…

Hypolipémiants

Pravastatine, Simvastatine…

Antimycosiques

Griséofulvine, Terbinafine

Antihistaminiques

Cinnarazine/triéthylpérazine

 

Chimiothérapie

Docetaxel (Taxotère)

Autres

Antiepileptiques, Interféron alpha, Procainamide, D-Pénicillamine, Anti-TNF, Tiotropium en inhalation, Insecticides…

2/ Médicaments

2.1/ Anti paludéens de synthèse

Les antipaludéens de synthèse sont la pierre angulaire de la prise en charge du L : Plaquenil* 200mg x2 par jour, pendant le repas sans attendre la consultation ophtalmologique de vision des couleurs (en l’absence d’antécédent ophtalmologique bien sûr)

Ce traitement nécessite un bilan annuel avec ECG et controle ophtalmologique.

En absence de réponse à 4-6 mois, il faut doser le Plaquenil* sinon augmenter la posologie.

Il y a la possibilité d’ajouter de la quinacrine (100-200mg/j) ou alors de changer pour la Nivaquine* (100mg x 2-3 fois par jour).

2.2/ Autres traitements

En absence de réponse des antipaludéens de synthèse, les alternatives sont : dapsone, méthotrexate, thalidomide (hors AMM), Ig IV, corticoïdes, belimumab.

En cas de dermatose neutrophilique associée, le traitement repose sur la dapsone ou la colchicine.

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LUCITE POLYMORPHE : la lucite polymorphe

Lucite polymorphe

Atteinte des bras dans une lucite
Atteinte des bras dans une lucite

La lucite polymorphe est une allergie au soleil (sensibilité aux UV) sans cause connue. Elle touche des adultes jeunes sans prédominance de sexe et apparaît le lendemain d’une exposition solaire modérée et elle perdure généralement du début du printemps jusqu’à l’automne, contrairement à la lucite estivale bénigne qui guérit durant l’été.

Symptomes

Les lesions apparaissent un à deux jours après une exposition solaire, même faible et même à travers des vitres de voiture. Elle est en effet due aux UVB qui passent à travers les vitres (alors que ce sont les UVA pour la lucite estivale bénigne).
On ne note pas d’amélioration des lésions au fil des expositions comme c’est le cas dans la lucite estivale bénigne.
La lucite polymorphe récidive à chaque periode ensoleillée, et tend meme à s’aggraver progressivement.
Le terme polymorphe provient du fait que coexistent de nombreux types de lésions : ressemblant au lupus à l’eczema au soleil ou au lichen plan, cocardes ressemblant à l’erythème polymorphe, aspect d’urticaire solaire, nodules de prurigo

Examens complémentaires diagnostiques

Phototest polychromatique, permettant de reproduire des lésions

Histologie (le dermatologue prélève un petit morceau de peau sous anesthésie locale et l’envoie en analyse à un confrère anatomopathologiste qui l’examine au microscope) : aspécifique, IFD négative (diagnostic différentiel du lupus).
Biologie : AcAN negatifs éliminant un lupus

Traitement

Eviter la lucite

Il faut éviter les expositions intenses sur peau non bronzée, il faut donc appliquer les règles de protection du soleil  :

Protection solaire externe

Chercher l’ombre, s’exposer progressivement jour après jour, éviter le soleil entre 12 et 16 h, porter des vêtements protecteurs et appliquer toutes les deux heures des produits solaires 50+ sur les zones exposées,

Photoprotection interne (ANTIPALUDEENS)

On peut associer à la protection externe des antipaludéens de synthèse (Nivaquine®, Plaquenil®) débutés 10-15 jours avant le début de l’exposition et poursuivis pendant la durée de la photosensibilité soit généralement d’avril à septembre sous contrôle ophtalmologique (car cette molécule tend à se déposer au bout de 3 mois dans la rétine et peut du coup y gêner la vision des couleurs).

 

Photothérapie

En cas d’échec des traitements photoprotecteurs, le médecin peut réaliser des séances 2 à 3 fois par semaine, d’ultraviolets A (car les UVB sont pourvoyeurs de poussées) au cabinet durant les deux mois précédant la date de début des expositions. Cette photothérapie progressive a pour but de tenter de « désensibiliser » la peau

Traitement de la poussée de lucite

En cas de crise de lucite, le médecin prescrit des cremes à la cortisone et des antihistaminiques, le plus souvent du Zyrtec* à la dose de 2/j

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EFFACER LES TACHES BRUNES AU LASER : laser sur les pigmentations

Laser contre les taches brunes : lentigos, mélasma, tatouages — guide complet

Taches brunes du visage - traitement laser

Le laser est aujourd’hui l’un des traitements les plus efficaces des taches brunes du visage et du corps — mais son indication dépend entièrement du type de tache. Un laser Q-switched donne des résultats excellents sur les lentigos solaires en une séance, et peut aggraver un mélasma. La même machine ne convient pas à toutes les hyperpigmentations. Ce guide détaille les différentes technologies disponibles, leurs indications, leurs contre-indications et ce qu’il faut attendre de chaque traitement.

Taches brunes, lentigos ou tatouage à traiter ? Bilan et devis laser ?
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Sommaire :
Principe du laser pigmentaire |
Technologies disponibles |
Laser sur les lentigos solaires |
Laser sur le mélasma — précautions |
Détatouage au laser |
Suites et récupération |
Questions fréquentes


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TACHES BRUNES
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Principe du laser pigmentaire — photothermolyse sélective

Les lasers pigmentaires agissent par photothermolyse sélective : ils émettent une longueur d’onde précisément absorbée par la mélanine (pigment endogène) ou par les pigments de tatouage (pigments exogènes), sans dommage aux tissus environnants. L’énergie laser est absorbée par les mélanosomes ou les particules de pigment, qui éclatent par choc thermomécanique — les débris sont ensuite éliminés par les macrophages cutanés.

Les lasers utilisés en dermatologie pigmentaire sont dits Q-switched (ou « déclenchés ») — ils délivrent des impulsions ultra-courtes (nanosecondes) à très haute énergie de crête, ce qui maximise l’effet mécanique sur les mélanosomes sans surchauffer les tissus environnants. La technologie picoseconde (impulsions encore plus courtes) représente la génération la plus récente.

Les différentes technologies laser

Laser Longueur d’onde Indications principales Particularités
Rubis Q-switched 694 nm Lentigos, taches de rousseur, tatouages noirs/bleus Très sélectif mélanine — déconseillé peaux foncées
Alexandrite Q-switched 755 nm Lentigos, taches café-au-lait, tatouages noirs/verts Excellent sur eumélanine (pigment brun-noir)
Nd:YAG Q-switched 1064 nm 1064 nm Lentigos profonds, tatouages noirs, mélasma (low fluence) Pénètre plus profond — utilisable peaux foncées
Nd:YAG 532 nm (KTP) 532 nm Lentigos superficiels, tatouages rouges/orange Très superficiel — phototypes clairs uniquement
Picoseconde 532 / 755 / 1064 nm Tatouages résistants, lentigos, mélasma réfractaire Impulsions plus courtes — effet mécanique supérieur
CO2 fractionné 10 600 nm Lentigos + rides + texture (combinaison) Ablatif — éviction solaire stricte post-traitement
Erbium-YAG 2940 nm Lentigos + resurfaçage combiné Ablatif, moins de chaleur résiduelle que CO2

Les lasers CO2 et erbium sont plus destructeurs (ablatifs) — ils carbonisent superficiellement la peau et laissent plus de traces. Ils sont utilisés en combinaison pour traiter simultanément taches et qualité de peau : laser CO2 pour détruire les mélanocytes, puis alexandrite pour éliminer la mélanine dermique résiduelle.

Laser sur les lentigos solaires — indication de référence

Les lentigos solaires (taches de vieillesse, taches solaires) sont l’indication de choix des lasers Q-switched — c’est là que les résultats sont les meilleurs et les plus constants. Le laser rubis (694 nm) et l’alexandrite (755 nm) sont les plus utilisés pour cette indication.

Résultats : excellents sur les lentigos solaires superficiels — disparition complète ou quasi-complète en 1 à 2 séances dans la grande majorité des cas. Les kératoses séborrhéiques débutantes et planes répondent également très bien.

Suites : formation d’une croûtelle brunâtre qui s’élimine spontanément en 8 à 12 jours. La peau sous-jacente est rose pendant 2 à 4 semaines. Protection solaire SPF 50+ obligatoire le mois suivant la séance — une exposition solaire prématurée provoque une hyperpigmentation post-inflammatoire qui peut reproduire la tache traitée.

Précautions sur peaux foncées : sur les phototypes IV à VI (peaux méditerranéennes, asiatiques, africaines), le risque de dépigmentation blanche persistante ou d’hyperpigmentation post-inflammatoire est plus élevé. Une zone test sur une petite surface est impérative avant tout traitement étendu. Le Nd:YAG 1064 nm est préféré sur les peaux foncées car il pénètre plus profondément avec moins de risque de dommage épidermique superficiel.

Autres lésions traitables : taches de rousseur (éphélides), taches café-au-lait (résultats plus aléatoires, récidives fréquentes — zone test indispensable), nævus de Becker, nævus d’Ota, taches mongoliques, pigmentations induites par l’amiodarone.

Laser sur le mélasma — indications limitées et précautions

Le mélasma (masque de grossesse) est une contre-indication relative aux lasers Q-switched à haute fluence — le risque d’hyperpigmentation post-inflammatoire est élevé, particulièrement sur les phototypes intermédiaires. Un traitement laser agressif sur un mélasma actif peut aggraver significativement la pigmentation.

Cependant, le Nd:YAG 1064 nm en mode « toning » (low fluence) — impulsions à très basse énergie répétées — est utilisé avec prudence dans certains mélasmas réfractaires. Ce mode d’utilisation réduit progressivement la charge en mélanine sans provoquer l’inflammation responsable de l’HPi. Résultats variables : amélioration partielle dans 50 à 70 % des cas, récidive fréquente à la réexposition solaire. Ce traitement ne remplace pas les topiques dépigmentants et la protection solaire — il s’y associe.

⚠️ Le laser n’est pas le traitement de première intention du mélasma. Les préparations magistrales dépigmentantes (formule de Kligman) et l’acide tranexamique associés à une protection solaire stricte sont plus sûrs et souvent plus efficaces sur les formes épidermiques. Méfiez-vous des cliniques esthétiques proposant du laser en première intention pour le mélasma.

Détatouage au laser

Les tatouages sont des inclusions de pigment exogène dans le derme ou l’hypoderme. Le laser Q-switched fragmente ces particules de pigment en débris microscopiques éliminés par les macrophages cutanés. C’est le seul traitement efficace pour enlever un tatouage sans cicatrice — la chirurgie et la dermabrasion laissent des séquelles cicatricielles.

Résultats selon le type de tatouage :

Les tatouages ornementaux professionnels noirs donnent les meilleurs résultats — 1 à 5 séances espacées d’au minimum 2 mois pour une disparition complète. Les tatouages noirs absorbent toutes les longueurs d’onde — rubis, alexandrite et Nd:YAG y sont tous efficaces.

Les tatouages amateurs sont paradoxalement souvent plus difficiles à enlever : le pigment est en quantité importante, profondément situé, et les particules sont de grande taille — nécessitant plus de séances et des énergies plus élevées.

Les tatouages colorés posent des défis spécifiques selon la couleur : le rouge et l’orange répondent au laser 532 nm ; le bleu et le vert sont les plus résistants (alexandrite 755 nm ou picoseconde) ; le jaune et le blanc sont très difficiles à traiter. Les résultats sur les tatouages polychromes sont souvent décevants — une zone test est indispensable avant traitement.

Les tatouages cosmétiques (maquillage permanent — sourcils, eye-liner, lèvres) peuvent être résistants au laser et provoquer un virage paradoxal du pigment (noircissement immédiat après la séance). Une zone test sur une petite surface est impérative avant tout traitement d’un tatouage cosmétique.

La crème anesthésiante EMLA® appliquée 1h30 avant la séance réduit significativement la douleur des séances de détatouage. Voir l’article complet sur le détatouage au laser.

Suites et récupération après laser pigmentaire

Les suites varient selon la technique utilisée et l’énergie délivrée, mais le schéma général est le suivant :

Jours 1-3 : rougeur, légère tuméfaction, formation de croûtelles brunâtres sur les zones traitées. Ne pas gratter les croûtes — risque de cicatrice et d’HPi.

Jours 4-12 : les croûtelles se détachent spontanément. Appliquer une crème cicatrisante grasse (Cicaplast®, Cicalfate®, vaseline) pour accélérer la cicatrisation et limiter le prurit.

Semaines 2-4 : la peau est rose et hypersensible au soleil. Protection SPF 50+ obligatoire — toute exposition solaire à ce stade peut provoquer une hyperpigmentation post-inflammatoire qui reproduit ou aggrave la tache initiale.

Résultat final : évalué à 2-3 mois après la séance. Si la tache n’est pas complètement effacée, une 2e séance peut être proposée après ce délai.

Complications : rares si l’opérateur est expérimenté et les indications correctes. Cicatrices en cas de puissance trop élevée, hypochromie (tache blanche) ou hyperpigmentation résiduelles généralement régressives en quelques mois.

Questions fréquentes

Combien coûte une séance de laser pour les taches brunes — est-ce remboursé ?
Le traitement laser des taches brunes esthétiques (lentigos solaires, mélasma) n’est pas remboursé par l’Assurance Maladie — acte esthétique. Le tarif est de 150 à 400 € par séance selon la surface traitée et la technologie. Le détatouage est également non remboursé : 100 à 300 € par séance selon la taille du tatouage. Un devis préalable est obligatoire.

Le laser efface-t-il définitivement les taches brunes ?
Pour les lentigos solaires : oui dans la grande majorité des cas — une tache traitée efficacement ne revient pas à l’identique. Cependant, de nouvelles taches peuvent apparaître sur les zones exposées sans protection solaire. Pour le mélasma : non — la récidive est fréquente à la réexposition solaire car le mécanisme hormonal et l’hypersensibilité des mélanocytes persistent. La protection solaire permanente est indispensable après tout traitement.

Peut-on faire du laser en été ?
Non — le laser pigmentaire est contre-indiqué sur peau bronzée ou en période d’exposition solaire intense. Les traitements se programment idéalement en automne-hiver. En cas de séance en toute saison, il faut s’assurer que la peau n’est pas bronzée et éviter toute exposition solaire dans le mois suivant la séance.

Combien de séances faut-il pour enlever un tatouage au laser ?
Variable selon le tatouage : 1 à 5 séances pour les tatouages professionnels noirs, parfois 8 à 15 séances pour les tatouages amateurs ou polychromes. Les séances sont espacées de 2 mois minimum pour permettre l’élimination des débris de pigment par les macrophages. La technologie picoseconde réduit le nombre de séances par rapport aux lasers nanosecondes classiques.

Le laser est-il douloureux ?
Les lasers Q-switched provoquent une sensation de picotement vif, comparable à un élastique claquant sur la peau — peu douloureux sur les petites surfaces. Pour les surfaces étendues ou les séances de détatouage, la crème anesthésiante EMLA® appliquée 1h30 avant réduit significativement l’inconfort. Les lasers ablatifs (CO2, erbium) sont plus douloureux et nécessitent souvent une anesthésie locale.

Voir aussi : Tous les traitements des taches brunes | Mélasma — masque de grossesse | Détatouage au laser | Lampe flash IPL


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ROUGEURS QUI GRATTENT DANS L’AINE : plaques rouges démangent entre les cuisses

Plaques rouges entre les cuisses, dans l’aine ou sur les testicules : causes et traitements

Les rougeurs qui démangent entre les cuisses, dans les plis de l’aine ou sur les testicules sont fréquentes et souvent angoissantes. La zone inguinale présente un environnement favorable à la macération, à la chaleur et au frottement — conditions qui favorisent aussi bien les mycoses que les irritations ou certaines maladies de peau. Un diagnostic précis est indispensable car les traitements sont radicalement différents selon la cause.

Rougeurs persistantes ou qui reviennent malgré le traitement ?
Un examen dermatologique — y compris en téléconsultation avec photos — permet d’identifier la cause exacte et d’éviter les récidives.
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Sommaire :
Démarche diagnostique |
Mycose à dermatophytes |
Candidose cutanée |
Eczéma de contact |
Psoriasis |
Irritations |
Maladies rares et autres causes |
Pages liées |
Questions fréquentes

Démarche diagnostique

Le médecin analyse plusieurs éléments cliniques pour orienter le diagnostic :

Élément examiné Ce que cela oriente
Aspect de la surface — sèche et squameuse / luisante et humide / végétante Dermatophyte (sec) vs candidose (luisant humide) vs maladie de Paget / pemphigus (végétant)
Bordure — nette et polycyclique / émiettée / diffuse Bordure nette → dermatophyte ; bordure émiettée → candidose ; diffuse → eczéma ou irritation
Pustules — blanches périphériques Candidose (pustules blanches caractéristiques)
Symétrie — bilatérale et symétrique vs unilatérale Mycose à dermatophytes souvent bilatérale et symétrique
Lampe de Wood (UV) Fluorescence caractéristique pour certaines mycoses et érythrasme bactérien
Prélèvement mycologique et/ou bactériologique Confirmation du champignon (dermatophyte vs Candida) ou de la bactérie
Biopsie cutanée Indispensable si suspicion de maladie de Paget ou d’une dermatose rare
⚠️ Ne pas s’automédiquer sans diagnostic : appliquer une crème antifongique sur un eczéma, ou une cortisone sur une mycose, aggrave souvent la situation. Le diagnostic précis est la première étape indispensable.

1. Mycose à dermatophytes (tinea cruris)

C’est la cause la plus fréquente de rougeurs prurigineuses dans les plis de l’aine. Pour le détail des mycoses cutanées, voir la page mycoses de la peau.

Dermatophytie (mycose) entre les cuisses et sur les bourses
Dermatophytie (mycose) entre les cuisses et sur les bourses
Bordure caractéristique de la mycose de l'aine à dermatophytes
Bordure caractéristique de la mycose de l’aine à dermatophytes
Mycose entre les fesses
Mycose entre les fesses
Caractéristique Description
Aspect typique Rougeurs sèches et squameuses, centre rosé — bilatérales et symétriques — démangeaisons
Bordure Nette, polycyclique, vésiculeuse et squameuse — zone d’extension centrifuge active du champignon
Extension possible Fesses, face interne des cuisses, parfois périnée
Facteur de récidive fréquent Contamination depuis une mycose des pieds non traitée — lors de l’enfilage des sous-vêtements

Traitement

Mesure Détail
Facteurs favorisants Éviter sous-vêtements synthétiques et serrés — sécher soigneusement les plis après la toilette — traiter la mycose des pieds simultanément
Antifongiques locaux Antifongiques en crème, spray ou poudre — 2 fois par jour pendant 3 semaines — sur ordonnance
Antifongiques oraux En cas de résistance : terbinafine ou griséofulvine — le kétoconazole est évité en raison de sa toxicité hépatique
💡 Piège classique des récidives : traiter la mycose de l’aine sans traiter simultanément la mycose des pieds aboutit systématiquement à la récidive — la contamination se fait lors de l’enfilage des sous-vêtements qui passent sur les pieds infectés.

2. Candidose cutanée des plis

Caractéristique Description
Aspect typique Rouge vernissé, luisant, humide — parfois fissuré dans le fond du pli — parfois enduit blanc crémeux
Bordure Émiettée avec collerette blanchâtre — pustules blanches périphériques caractéristiques
Facteurs favorisants Obésité, diabète, grossesse, immunodépression, antibiotiques, corticothérapie générale
Pustules blanches dispersées sur fond rouge et luisant, évocateur de candidose du pli
Pustules blanches dispersées sur fond rouge et luisant, évocateur de candidose du pli

Traitement

Étape Mesure
Facteurs favorisants Lutte contre humidité et macération — traitement du diabète — soins d’une candidose muqueuse ou digestive associée
Toilette adaptée Savon surgras ou alcalin (Hydralin®) — désacidification par bicarbonate si lésions acides — effet apaisant
Lésions suintantes ou surinfectées Antiseptiques doux : dérivés iodés (Bétadine® solution dermique), chlorhexidine aqueuse
Antifongiques locaux Antifongiques en formes non occlusives (lait, poudre, lotion) — 2 fois par jour pendant 3 semaines
Traitement oral Kétoconazole (Nizoral®) possible — surveillance hépatique obligatoire (bilan avant, J15, puis mensuel)


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3. Eczéma de contact

Des eczémas allergiques de contact peuvent survenir dans les plis de l’aine par exposition à différents allergènes.

Voie de contact Allergènes fréquents
Contact direct Matière des sous-vêtements (élastiques, colorants), produits de lavage, antiseptiques, antifongiques, latex des préservatifs
Contact indirect — portage manuel Produits chimiques, vernis à ongles, cosmétiques transférés par les mains
Contact indirect — rapports sexuels Lubrifiants intimes, spermicides, produits cosmétiques du partenaire
💡 Le diagnostic de l’eczéma de contact est confirmé par des patch tests (tests épicutanés) qui identifient l’allergène en cause. Le traitement repose sur les crèmes à la cortisone et l’éviction stricte de l’allergène identifié.

4. Psoriasis inversé

Le psoriasis peut toucher les plis de l’aine et la région inter-fessière, donnant des plaques rouges bien délimitées, peu squameuses dans les plis (car l’humidité de la zone atténue les squames habituelles). Il est souvent associé à d’autres localisations psoriasiques (coudes, genoux, cuir chevelu, ongles).

5. Irritations et traumatismes

Cause Aspect clinique
Toilette excessive, antiseptiques irritants (Dakin®), frottements répétés, bains de mer, cosmétiques Rouge brillant, aspect fripé — parfois vésicules ou plaies superficielles — sensation de brûlure prédominant sur le prurit
Contact accidentel avec une substance caustique (eau de Javel…) Brûlure chimique localisée — traitement par rinçage abondant et cicatrisant

6. Autres causes et maladies rares

Cause Points clés
Maladie de Paget Adénocarcinome in situ de l’épiderme — peut évoluer en carcinome invasif — associé dans ¼ des cas à un cancer sous-jacent (urinaire…) — biopsie indispensable
Érythème pigmenté fixe Plaque rouge ou brunâtre récidivant exactement au même endroit à chaque prise du médicament responsable
Maladie de Hailey-Hailey Dermatose héréditaire rare autosomique dominante — vésicules et bulles récidivantes dans les plis — fissures en rhagades parallèles caractéristiques — traitement : assèchement des plis, excision chirurgicale avec greffe en cas de formes sévères
Pemphigus végétant Forme rare de pemphigus — rougeurs végétantes et bourgeonnantes dans les grands plis
Syphilis secondaire Syphilides — plaques multiples, gonflées, érosives, parfois végétantes dans les plis — sérologie TPHA-VDRL indispensable
Maladie de Crohn Fissures, ulcérations linéaires profondes « en coup de couteau », abcès et fistules entre les fesses et dans l’aine — peuvent précéder les manifestations digestives de plusieurs mois
Histiocytose langerhansienne Accumulation de cellules de Langerhans — surélévations croûteuses et purpuriques — derrière les oreilles, fesses, aine
Érythème nécrolytique migrateur Atteinte cutanée liée au glucagonome (tumeur maligne du pancréas) — plaques rouges d’extension centrifuge à bordure croûteuse ou érosive
Pustulose sous-cornée de Sneddon-Wilkinson Dermatose neutrophilique — pustules ou bulles flasques avec niveau liquidien (pustule à hypopion) — tronc, racine des membres, aine
⚠️ Maladie de Paget : toute plaque rouge de l’aine ou de la région génitale résistant au traitement antifongique ou à la cortisone doit faire évoquer une maladie de Paget et justifie une biopsie cutanée urgente.

Pages liées

Mycoses et infections cutanées
Mycoses de la peau
Mycose des pieds
Antifongiques
Terbinafine

Questions fréquentes

Comment distinguer une mycose d’une candidose dans l’aine ?

Les deux sont des mycoses mais dues à des champignons différents. La mycose à dermatophytes (la plus fréquente) donne des rougeurs sèches et squameuses avec une bordure nette, polycyclique, en extension centrifuge — souvent bilatérale et symétrique. La candidose donne des rougeurs luisantes, humides, à bordure émiettée avec des pustules blanches périphériques caractéristiques — et survient plutôt chez les personnes diabétiques, obèses ou sous antibiotiques. Le traitement antifongique est similaire mais la prise en charge des facteurs favorisants diffère.

Pourquoi la mycose de l’aine récidive-t-elle sans cesse ?

La cause de récidive la plus fréquente est une mycose des pieds non traitée simultanément. Lors de l’enfilage des sous-vêtements, ceux-ci passent sur les pieds contaminés et transportent les dermatophytes vers l’aine. Sans traitement des pieds, la récidive est inévitable. Les autres facteurs de récidive sont le maintien de la macération (sous-vêtements synthétiques, séchage insuffisant) et l’interruption prématurée du traitement antifongique.

Peut-on appliquer de la cortisone sur une rougeur entre les cuisses ?

Seulement si la cause est un eczéma ou un psoriasis — et après confirmation médicale. Appliquer de la cortisone sur une mycose non diagnostiquée supprime temporairement les démangeaisons mais aggrave l’infection fongique en inhibant les défenses locales — on parle de « tinea incognita ». Ce tableau trompeur est difficile à diagnostiquer ensuite. Un avis médical avant toute application de cortisone sur les plis est indispensable.

Une rougeur de l’aine qui ne guérit pas peut-elle être un cancer ?

Oui — la maladie de Paget est un adénocarcinome in situ qui se présente comme une plaque rouge persistante de l’aine ou des organes génitaux, résistant aux traitements habituels. C’est rare mais à ne pas manquer. Toute plaque qui ne répond pas au traitement antifongique ou antiinflammatoire après 4 à 6 semaines doit faire l’objet d’une biopsie cutanée pour éliminer ce diagnostic.

Les rougeurs entre les cuisses peuvent-elles être liées à la maladie de Crohn ?

Oui — la maladie de Crohn peut se manifester par des fissures, des ulcérations profondes « en coup de couteau » et des abcès fistuleux entre les fesses et dans l’aine. Ces manifestations cutanées peuvent précéder les symptômes digestifs de plusieurs mois — elles doivent alerter vers une consultation gastroentérologique.

Voir aussi :
Mycoses de la peau |
Mycose des pieds |
Eczéma |
Psoriasis |
Maladie de Paget |
Syphilis


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INFECTION DE LA PEAU : les infections de la peau

Infection de la peau

On entend généralement par infection une atteinte bactérienne de la peau glabre ou des poils. Cependant la peau peut aussi être contaminée par des virus, des parasites…

Infection bactérienne de la peau

Une bactérie est un organisme vivant unicellulaire qui existait sur terre bien avant l’apparition de l’Homme.

Stérile à la naissance, la peau se recouvre ensuite de bactéries  » normales  » dites saprophytes (jusqu’à un million de germes par cm², beaucoup moins cependant que la bouche, le tube digestif ou le vagin).

Comme la Terre, la peau est recouverte de niches écologiques très diverses (type et nombre de bactéries très divers), avec des régions comparables à des forêts tropicales (orifices, aisselles) et d’autres à des déserts (avant-bras, dos).

Cette flore appelée microbiote cutané se modifie tout au long de l’existence, sous l’influence du lieu de vie (Tropiques, montagne, mer… ), de la prise de médicaments (immunosuppresseurs, antibiotiques… ) ou de l’utilisation de cremes cortisonées, antibiotiques… , de changements
hormonaux (puberté, grossesse… ) ou de maladies (diabète, insuffisance
rénale, SIDA… ).

Certaines de ces bactéries peuvent se reproduire en trop grand nombre et donner une infection.

D’autres ne sont pas  » normalement  » présentes sur la peau sauf en certains endroits (autour du nez ou périnée) et peuvent la coloniser pour diverses raisons (présence dune plaie par exemple…) et provoquer une infection.

C’est le cas par exemple du staphylocoque doré ou de certains streptocoques qui sont la cause de la majorité des infections cutanées bactériennes.

Peau glabre

L’infection de la peau glabre est le plus souvent responsable d’impetigo, de panaris, d’érysipèle

Poils

L’infection des poils provoque folliculite, furoncle, abcès

Infection virale de la peau

On peut citer l’herpes, les verrues, les condylomes, les molluscum contagiosum

Mycose de la peau

voir mycose de la peau

Parasites sur la peau

Poux, gale, punaises de lit

SOINS DES CHEVEUX : les différents soins du cheveu

Soins des cheveux

Chevelure
Chevelure-image générée par IA

Les soins des cheveux peuvent être purement cosmétiques (coloration ou décoloration des cheveux, shampoing des cheveux et choix d’un shampoing… ). Ces soins cosmétiques sont le plus souvent réalisés à la maison.

La greffe de cheveux

Traitement chirurgical (chirurgie de la calvitie et greffe de cheveux ou implants capillaires)

En savoir plus sur la chirurgie de la calvitie
Les soins apportés par le dermatologue sont le traitement des cheveux gras, le traitement des pellicules, les cheveux fins et plats, les cheveux secs, traitement des cheveux cassants, traitement de la chute de cheveux, greffe de cheveux

Autres problemes de cheveux :
Chute de cheveux (calvitie, pelade) / Traitement chute de cheveux : Minoxidil (Alopexy®, Alostil®… ), Lobamine cysteine®, Cystine B6®, Bepanthene®, Biotine®, Cystine B6®, Propecia® Problemes de cheveux, autres : Cheveux secs, cheveux gras, cheveux fins, cheveux cassants, pellicules / Coloration cheveux / Shampoing / Démangeaisons cuir chevelu

Eczema du bébé et du nourrisson

L’eczema du bébé et du nourrisson

L’eczema du bebe ou eczema atopique, comment le reconnaître ?


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– Les routines quotidiennes
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1/ Diagnostic

La forme typique de dermatite atopique débute vers 3 mois.

Dans 50 à 70% des cas, un parent au 1er degré est atopique (antécédents d’eczéma atopique chez le papa par exemple)

La première manifestation d’eczema atopique du bébé est souvent la sécheresse cutanée. Ensuite surviennent un ecéma des convexités du visage (joues notamment) et des membres.

Environ un eczema atopique du bébé sur deux guérit vers 2 ans.

 

2/ Quelles sont les causes de l’eczema du bébé et du nourrisson ?

3/ Soins et traitement de l’eczema de l’enfant et du nourrisson

4/ Quand faire des tests allergologiques (tests à la recherche d’une allergie) dans l’eczema de l’enfant et du nourrisson ?


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LE DOCTEUR DERMATOLOGUE (parfois écrit dermatho ou dermathologue) : qu’est-ce qu’un dermatologue ?

Qu’est-ce qu’un docteur dermatologue ?

Le docteur dermatologue est un médecin spécialiste de la peau et de ses problèmes, des cheveux, des ongles, des poils et des muqueuses. Le dermatologue prend aussi en charge les problèmes de beauté de la peau (dermatologue esthétique) : traitement des taches, des rides, du vieillissement cutané par injections de dermatologie, de produits de comblement, peeling des rides. Parmi les problèmes pris en charge par un dermatologue, on peut citer : Acné, Cancers de la peau, chute de cheveux, Condylomes, eczema des enfants et des bébés, Dermite séborrhéique (dermite du visage), Eczema, Epilation définitive , Grains de beauté, Herpès, Zona, Jambes lourdes, Lampes flash, Mélanome, Mycoses, Psoriasis, Rosacée, Taches brunes, Urticaire, Vitiligo

RDV RAPIDE EN VISIO AVEC LE DERMATOLOGUE : prendre rdv de téléconsultation avec mon dermatologue 

La sécurité sociale française recommande le respect d’un parcours de soin, en consultant son médecin généraliste avant de voir le dermatologue.

CONSULTER UN DERMATOLOGUE : comment se passe une consultation de dermatologie avec un dermatologue ?

Consulter un dermatologue : en cabinet ou en téléconsultation

Le dermatologue est le médecin spécialiste de la peau, des cheveux, des ongles, des poils et des muqueuses. Il prend en charge l’ensemble des maladies cutanées — des plus courantes (acné, eczéma, mycoses) aux plus graves (mélanome, cancers cutanés) — ainsi que la dermatologie esthétique et les infections sexuellement transmissibles.

Délais de rendez-vous trop longs en cabinet ? Souvent 3 à 6 mois d’attente.
Le Dr Rousseau, dermatologue et vénérologue depuis plus de 25 ans, est disponible souvent dès le lendemain en téléconsultation vidéo.

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Sommaire :
Qu’est-ce que la dermatologie ? |
Comment se passe la consultation ? |
Pathologies prises en charge |
Visio ou cabinet ? |
Pages associées |
Questions fréquentes

Qu’est-ce que la dermatologie ?

La dermatologie est la spécialité médicale traitant :

Domaine Ce que le dermatologue prend en charge
Peau Maladies inflammatoires (eczéma, psoriasis, rosacée), infections (herpès, zona, mycoses, gale), tumeurs (mélanome, carcinomes), troubles de la pigmentation (vitiligo, taches brunes)
Cheveux et cuir chevelu Chute de cheveux (pelade, calvitie, effluvium télogène), dermite séborrhéique, folliculite, teigne
Ongles Mycose de l’ongle, psoriasis unguéal, ongle incarné, anomalies de forme et de couleur
Muqueuses et vénérologie IST (syphilis, herpès génital, condylomes HPV, gonorrhée), balanite, vulvite, lichen scléro-atrophique
Dermatologie esthétique Traitement des rides (toxine botulique, acide hyaluronique), taches solaires, vieillissement cutané, laser, peelings, microaiguilles, épilation laser

Comment se passe une consultation de dermatologie ?

Qu’elle soit en cabinet ou en téléconsultation, la consultation de dermatologie suit toujours le même schéma structuré.

Étape En cabinet En téléconsultation
1 Anamnèse — antécédents, traitements, allergies Lecture du dossier et des photos déposées en amont
2 Examen clinique — inspection, palpation des lésions Examen visuel sur photos + consultation vidéo (15–20 min)
3 Dermoscopie si nécessaire (loupe posée sur la peau) Orientation vers consultation physique si dermoscopie indispensable
4 Diagnostic + prescription / acte chirurgical Diagnostic + ordonnance transmise électroniquement
Dermatologue et dermatoscope — consultation de dermatologie
Dermatoscope et dermatologue — image générée par IA
💡 Ce qu’il faut apporter à la consultation : liste des médicaments en cours, carnet de santé ou résumé des antécédents dermatologiques, photos des lésions si elles sont intermittentes (urticaire, eczéma en crise…), résultats d’examens antérieurs (biopsies, bilans allergologiques).

Principales pathologies prises en charge

Catégorie Pathologies
Dermatoses inflammatoires Acné, eczéma, psoriasis, urticaire, rosacée, dermite séborrhéique
Infections cutanées Herpès, zona, mycoses, gale, verrues, impétigo, folliculite
Tumeurs cutanées Mélanome, carcinome basocellulaire, carcinome épidermoïde, grains de beauté, kératose actinique
Troubles de la pigmentation Vitiligo, taches solaires, mélasma, hyperpigmentation post-inflammatoire
Cheveux et ongles Pelade, calvitie androgénétique, effluvium télogène, onychomycose, psoriasis unguéal
Vénérologie — IST Syphilis, gonorrhée, chlamydiose, herpès génital, condylomes HPV, lichen scléro-atrophique

Téléconsultation ou consultation en cabinet ?

Situation Téléconsultation suffisante ?
Acné, eczéma, psoriasis, rosacée, urticaire, gale, herpès, zona, mycoses, chute de cheveux, taches, vitiligo, IST à manifestations cutanées, renouvellement d’ordonnance Oui — diagnostic et ordonnance possibles à distance
Examen complet des grains de beauté, suspicion de mélanome, chirurgie cutanée (exérèse, biopsie, kyste), injections esthétiques, cryothérapie Non — examen physique indispensable
Urgence dermatologique (purpura + fièvre, érythrodermie, syndrome de Stevens-Johnson) 🚨 Appeler le 15 — hospitalisation urgente

→ Voir la page complète : Téléconsultation dermatologue — comment ça marche, tarif, pathologies concernées

Prêt à consulter ? Rendez-vous disponibles souvent dès le lendemain — impossible à obtenir en cabinet dans la plupart des villes françaises.

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Pages associées

Questions fréquentes

Faut-il une ordonnance de son médecin traitant pour consulter un dermatologue ?

En France, la Sécurité Sociale recommande de passer par son médecin traitant avant de consulter un spécialiste (parcours de soins coordonnés). Sans orientation par le médecin traitant, la consultation reste possible mais est moins bien remboursée. En téléconsultation, la consultation est facturée comme avis ponctuel de consultant et n’est pas remboursée par l’Assurance Maladie — l’orientation préalable n’est donc pas obligatoire.

Combien coûte une consultation de dermatologue ?

En cabinet secteur 1, la consultation est au tarif conventionnel de la Sécurité Sociale, partiellement remboursée. En téléconsultation avec le Dr Rousseau, la consultation est facturée au tarif d’un avis ponctuel de consultant — non remboursée par l’Assurance Maladie, renseignez-vous auprès de votre mutuelle.

Quels problèmes de peau peut-on soigner en téléconsultation ?

La très grande majorité des dermatoses courantes : acné, eczéma, psoriasis, urticaire, rosacée, gale, herpès, zona, mycoses, chute de cheveux, taches, vitiligo, IST à manifestations cutanées. La téléconsultation ne remplace pas l’examen physique pour les actes techniques (dermoscopie des lésions pigmentées suspectes, chirurgie, injections).

Le dermatologue peut-il prescrire des médicaments en téléconsultation ?

Oui — si un traitement est nécessaire, le Dr Rousseau transmet une ordonnance électronique par email à l’issue de la consultation. Elle est valable dans toute pharmacie en France comme une ordonnance classique, y compris pour les médicaments à prescription restreinte (isotrétinoïne, biothérapies) dans le respect des règles habituelles.


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DERMATITE PERI ORALE : plaques, boutons et peau sèche autour de la bouche

Dermite péri-orale : causes, symptômes et traitement des boutons autour de la bouche

Dermite péri-orale de la femme adulte - boutons et plaques rouges autour de la bouche

La dermite péri-orale (ou dermatite péri-orale) est une dermatose inflammatoire fréquente caractérisée par des rougeurs, papules et pustules localisées autour de la bouche, parfois autour du nez et des yeux. Elle touche principalement les femmes entre 15 et 45 ans, souvent sur terrain de dermatite atopique modérée. Bien qu’elle ressemble à l’acné ou à la rosacée, elle en est distincte et ne répond pas aux mêmes traitements — voire s’aggrave avec certains d’entre eux.

Plaques rouges autour de la bouche qui persistent ? Besoin d’un traitement adapté ?
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Sommaire :
Symptômes et aspect clinique |
Causes et facteurs déclenchants |
Diagnostic différentiel |
Traitement |
Forme chez l’enfant |
Questions fréquentes

Symptômes et aspect clinique

Dermite péri-orale - plaques infiltrées dans les plis du visage

La dermite péri-orale se présente typiquement comme un semis de papules et pustules érythémateuses de petite taille (1 à 3 mm), sans comédons (points noirs) — c’est le signe distinctif par rapport à l’acné. Les lésions forment un halo autour de la bouche, avec classiquement un liseré de peau saine respectant la zone immédiatement péri-labiale (la peau au contact direct des lèvres est épargnée).

La localisation est péri-buccale dans la grande majorité des cas — voir boutons autour de la bouche — mais une extension péri-nasale (ailes du nez, sillon naso-génien) et péri-oculaire est fréquente, réalisant parfois une atteinte diffuse du visage dans les formes importantes. Des plaques infiltrées peuvent se former dans les plis du visage lors des poussées sévères.

Les patients décrivent souvent un cortège de symptômes fonctionnels : démangeaisons, picotements, dysesthésies, sensation de peau irritable. Une colonisation secondaire bactérienne (staphylocoque) ou par Demodex folliculorum (démodécidose) est possible et peut compliquer le tableau.

Causes et facteurs déclenchants

La cause exacte de la dermite péri-orale reste débattue — elle serait liée à une perturbation de la barrière cutanée péri-orale sur terrain prédisposé, associée à une réponse inflammatoire dysrégulée. Plusieurs facteurs déclenchants ou aggravants sont bien documentés :

Dermocorticoïdes — premier facteur causal identifié : l’application répétée de crèmes cortisonées sur le visage (même en dehors de la zone péri-orale) est le facteur déclenchant le plus fréquent. Le paradoxe de la dermite péri-orale est que les dermocorticoïdes la soulagent à court terme mais l’entretiennent et l’aggravent à long terme — créant un cercle vicieux où le patient applique plus de cortisone pour soulager la dermite causée par la cortisone.

Cosmétiques occlusifs et crèmes riches : les crèmes grasses occlusives, certains fonds de teint, les baumes lèvres épais favorisent la macération péri-orale et déclenchent ou entretiennent la dermite.

Dentifrice fluoré : plusieurs cas de dermite péri-orale déclenchée par les dentifrices fluorés ont été publiés. Le mécanisme n’est pas élucidé. En cas de dermite péri-orale résistante, tester un dentifrice sans fluor pendant 4 semaines est une démarche diagnostique légitime.

Nettoyage excessif : le sur-nettoyage du visage avec des savons agressifs ou des démaquillants alcoolisés altère la barrière cutanée et favorise les poussées.

Exposition solaire : le soleil est un facteur aggravant reconnu — protéger la zone péri-orale en été est recommandé.

Diagnostic différentiel — comment ne pas confondre

Dermatose Points communs Différence clé
Acné Papulo-pustules, péri-oral Comédons (points noirs) présents dans l’acné — absents dans la dermite
Rosacée Papulo-pustules visage Rosacée = rougeurs diffuses + télangiectasies, aggravée chaleur/alcool
Eczéma de contact Plaques rouges péri-orales Eczéma = prurit intense + lien cosmétique + s’améliore avec cortisone
Démodécidose Pustules péri-nasales/péri-orales Démodex visible à la dermoscopie — répond à l’ivermectine
Dermite séborrhéique Plaques rouges sillon naso-génien Dermite séborrhéique = aspect gras/squameux + pellicules — répond aux antifongiques

⚠️ Erreur à ne pas faire : appliquer des dermocorticoïdes sur une dermite péri-orale — même si cela soulage transitoirement — entretient et aggrave la maladie. C’est la cause la plus fréquente de formes chroniques difficiles à traiter.

Traitement de la dermite péri-orale

Le traitement repose sur trois piliers indissociables, à conduire simultanément pendant 3 mois minimum — durée indispensable pour obtenir une rémission durable.

1. Arrêt de tous les dermocorticoïdes — mesure la plus importante, souvent la plus difficile car une aggravation transitoire (rebond) survient dans les 2 à 4 semaines suivant l’arrêt. Il faut prévenir le patient de cet effet rebond pour éviter qu’il ne reprenne la cortisone. L’arrêt doit être total — y compris les formulations légères.

2. Antibiothérapie orale — la doxycycline 100 mg/j pendant 1 mois est le traitement de référence de première intention. En cas de contre-indication (femme enceinte, enfant < 8 ans, allergie), l’érythromycine ou le métronidazole per os sont les alternatives. Des cycles peuvent être répétés en cas de rechute.

3. Traitement topique — le métronidazole topique (gel à 0,75 % ou 1 %) appliqué matin et soir en complément de l’antibiothérapie orale. L’érythromycine topique ou l’ivermectine topique sont des alternatives. À poursuivre 3 mois.

Mesures associées indispensables : simplifier au maximum la routine cosmétique (supprimer les crèmes grasses et les fonds de teint occlusifs), nettoyer le visage avec un pain dermatologique doux sans savon, protéger la zone péri-orale du soleil, changer de dentifrice si suspicion de lien avec un dentifrice fluoré.

La réponse au traitement est habituellement bonne mais lente — ne pas s’attendre à une amélioration avant 4 à 6 semaines. Les rechutes sont possibles, notamment à la reprise des corticoïdes topiques ou lors d’un changement cosmétique.

Dermite péri-orale chez l’enfant

Dermite péri-orale chez l'enfant - plaques rouges et sèches autour de la bouche aggravées par la sucette

La dermite péri-orale existe aussi chez le jeune enfant, souvent dès 6 mois et surtout avant 5-6 ans, plus fréquemment chez les petites filles. Les facteurs spécifiques à l’enfant sont la sucette (tétine) — le contact répété fragilise la peau péri-orale — et le tic de léchage des lèvres — la salive acide macère et entretient la dermite. Le traitement chez l’enfant adapte les antibiotiques oraux à l’âge (érythromycine plutôt que doxycycline avant 8 ans) et insiste sur l’arrêt de la sucette et la correction du tic de léchage. Voir l’article complet sur les boutons autour de la bouche chez l’enfant.

Questions fréquentes sur la dermite péri-orale

Combien de temps dure le traitement de la dermite péri-orale ?
Le traitement complet dure 3 mois minimum. La doxycycline orale est prescrite 1 mois, le métronidazole topique est poursuivi 3 mois. Une amélioration visible ne se constate généralement pas avant 4 à 6 semaines. Les formes chroniques entretenues par des années de dermocorticoïdes peuvent nécessiter des cycles répétés d’antibiothérapie.

La dermite péri-orale récidive-t-elle après traitement ?
Oui — les récidives sont fréquentes, surtout si les facteurs déclenchants ne sont pas corrigés (reprise de dermocorticoïdes, cosmétiques occlusifs, dentifrice fluoré). Après un premier épisode traité, éviter toute corticothérapie topique sur le visage et maintenir une routine cosmétique simplifiée réduit significativement le risque de récidive.

Peut-on se maquiller pendant le traitement de la dermite péri-orale ?
Oui, mais avec des produits non comédogènes et non occlusifs. Éviter les fonds de teint couvrants épais, les BB creams grasses et les baumes lèvres riches pendant la phase de traitement. Préférer les fonds de teint fluides non occlusifs. Démaquiller avec de l’eau micellaire douce sans rinçage pour éviter de frotter la zone péri-orale.

La dermite péri-orale est-elle contagieuse ?
Non — la dermite péri-orale n’est pas une infection et n’est pas contagieuse. Elle n’est pas transmissible par contact direct. En revanche, si une surinfection bactérienne secondaire (staphylocoque) est présente, les soins d’hygiène habituels suffisent à éviter toute propagation.

Quelle différence entre dermite péri-orale et rosacée ?
La rosacée s’accompagne de rougeurs diffuses permanentes du visage (érythrose), de télangiectasies (petits vaisseaux visibles) et est aggravée par la chaleur, l’alcool et les épices. La dermite péri-orale est strictement localisée autour de la bouche (et parfois du nez et des yeux), sans érythrose de fond ni télangiectasies. Les deux peuvent coexister. Le traitement par tétracyclines (doxycycline) est commun aux deux maladies.

Recherche bibliographique : PubMed — perioral dermatitis.


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CUTIS LAXA : la cutis laxa

Cutis laxa

Le cutis laxa est une maladie rare caractérisée par une perte de l’élasticité de la peau donnant un aspect de vieillard, généralement présent dès la naissance.

Il existe une transmission variable, récessive ou dominante

Cause


Déficit en lysine oxydase > absence presque totale de tissu élastique : « peau trop grande ».

Diagnostic

Peau trop grande, aspect de vieillard souvent dès la naissance

Atteintes viscérales : pulmonaire+++ ( emphysème, hernie diaphragmatique, bronchectasies et  infections respiratoires récidivantes ), cardiaovasculaires (coarctation aortique, sténose de l’artère pulmonaire, valvulopathies mitrales ou aortiques, ectasie aortique, communication interventriculaire ou interauriculaire), digestives (hernies inguinales, ombilicales, diverticules intestinaux ou oesophagiens, prolapsus rectal)…

 

Traitement

Il n’existe pas de traitement

— on recherche, surveille et traite les manifestations extracutanées associées

— on identifie le mode de transmission > conseil génétique ;

— chirurgie de l’atteinte cutanée

ROUGEURS SOUS LES SEINS : irritation sous la poitrine

Irritation sous la poitrine : causes, photos et traitements

Une irritation sous la poitrine — rougeur, boutons, démangeaisons ou suintement sous les seins — est un problème fréquent. La zone sous-mammaire est particulièrement exposée à la macération, la chaleur et les frottements, ce qui favorise les infections et les irritations. Voici comment identifier la cause et trouver le bon traitement.

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Pourquoi la zone sous la poitrine est-elle si sensible ?

Le pli sous-mammaire cumule plusieurs facteurs favorisant les irritations et les infections :

  • Macération — la transpiration stagne dans le pli, surtout par chaleur
  • Frottements — les baleines du soutien-gorge irritent répétitivement la peau
  • Chaleur et humidité — terrain idéal pour la prolifération fongique et bactérienne
  • pH acide des plis — favorise le développement des levures (Candida)

Ces facteurs expliquent pourquoi une même zone peut présenter plusieurs problèmes superposés. Le diagnostic précis oriente le traitement.

Les causes les plus fréquentes

1. Candidose sous les seins (mycose à Candida) — la cause n°1

candidose sous les seins rougeur pustules blanches irritation poitrine
Candidose sous les seins — fond rouge luisant avec pustules blanches en périphérie

La candidose est la cause la plus fréquente d’irritation sous la poitrine. Elle se reconnaît à :

  • Rougeur souvent suintante, à fond blanc crémeux
  • Pustules satellites en périphérie de la rougeur — signe très évocateur
  • Limites nettes, parfois avec une collerette squameuse
  • Démangeaisons et sensation de brûlure

Facteurs favorisants : surpoids, diabète, grossesse, immunodépression, traitement par antibiotiques ou corticoïdes, chaleur.

Traitement :

  • Lutter contre la macération : sécher soigneusement le pli après la toilette, éviter les sous-vêtements synthétiques serrés
  • Antifongiques locaux (éconazole, miconazole, ciclopirox) en crème, lait ou poudre — 2 fois/jour pendant 3 semaines, sur ordonnance
  • En cas de suintement : antiseptique doux (chlorhexidine aqueuse) avant l’antifongique
  • En cas d’échec ou de formes étendues : antifongique oral (fluconazole)

2. Dermatophytose (mycose à dermatophytes)

Moins fréquente que la candidose sous les seins. Elle donne des plaques sèches à extension centrifuge progressive, avec une bordure active légèrement surélevée et un centre qui se normalise. Elle est souvent associée à une mycose du tronc ou des bras environnants.

Traitement : antifongiques locaux (terbinafine, éconazole) pendant 3 semaines. En cas d’échec : terbinafine orale.

3. Irritation mécanique et de contact

L’irritation pure se reconnaît à une rougeur brillante, fripée, parfois avec de petites vésicules et une sensation de brûlure (plus que de démangeaison). Elle est souvent due à :

  • Frottements répétés des baleines ou du tissu du soutien-gorge
  • Toilette trop méticuleuse avec des antiseptiques irritants (Dakin*, eau de Javel)
  • Cosmétiques, crèmes parfumées
  • Bains de mer répétés (irritation par le sel)
  • Présence de kératoses séborrhéiques sous les seins qui accentuent les frottements

Traitement : suppression du facteur irritant, crème émolliente douce, éventuellement dermocorticoïde léger de courte durée.

4. Eczéma de contact allergique

L’eczéma allergique sous les seins résulte d’une sensibilisation à un allergène — le plus souvent les parfums, conservateurs des crèmes de soins, ou les composants du soutien-gorge (nickel des agrafes, élastiques, teintures). Il se distingue par des vésicules prurigineuses et une évolution qui récidive à chaque contact avec l’allergène.

Traitement : identification et éviction de l’allergène (bilan allergologique avec patch-tests), dermocorticoïdes locaux.

5. Psoriasis inversé

Le psoriasis dans les plis (psoriasis inversé) se présente différemment du psoriasis classique : les plaques sont rouges, lisses et brillantes, sans les squames habituelles (éliminées par la macération). Il peut être isolé aux plis ou s’associer à des plaques typiques ailleurs sur le corps.

Traitement : dermocorticoïdes, inhibiteurs de la calcineurine (tacrolimus), antifongiques si surinfection associée.

6. Dermite séborrhéique

La dermite séborrhéique peut toucher les grands plis. Elle donne des plaques rouges légèrement squameuses. Souvent associée à des pellicules et une dermite du visage.

7. Maladies plus rares sous les seins

Dans de rares cas, une rougeur persistante sous les seins peut révéler :

  • Maladie de Hailey-Hailey — dermatose héréditaire avec vésicules et fissures en rhagades caractéristiques. Traitement : assèchement des plis, parfois chirurgie
  • Pemphigus végétant — rougeurs végétantes et bourgeonnantes dans les grands plis
  • Syphilis secondaire — plaques érosives végétantes dans les plis (syphilides) à évoquer devant une IST
  • Pustulose sous-cornée de Sneddon-Wilkinson — pustules en arcs ou anneaux sur le tronc et les plis
  • Impétigo, herpès — voir articles dédiés

Comment distinguer les causes ? Le tableau récapitulatif

Cause Aspect caractéristique Signe clé
Candidose Rouge luisant, fond blanc crémeux Pustules satellites en périphérie
Dermatophytose Plaque sèche, bordure active Extension centrifuge, centre qui se normalise
Irritation Rouge brillant, fripé Brûlure > démangeaison, cause évidente
Eczéma allergique Vésicules prurigineuses Récidive au contact du même produit
Psoriasis inversé Rouge lisse et brillant, sans squames Antécédents de psoriasis, plaques ailleurs

Conseils pratiques pour prévenir l’irritation sous la poitrine

  • Séchez soigneusement le pli sous-mammaire après la douche, sans frotter
  • Préférez les soutiens-gorge en coton, sans baleine ou avec baleines souples
  • Évitez les sous-vêtements synthétiques serrés qui favorisent la macération
  • En cas de transpiration excessive, une légère couche de poudre de talc peut aider à absorber l’humidité
  • Évitez les savons parfumés et les antiseptiques sur cette zone
  • En cas de surpoids, perdre du poids réduit significativement la macération des plis

Quand consulter en urgence ?

🚨 Consultez rapidement si :

— La rougeur s’étend rapidement ou s’accompagne de fièvre

— Des plaies ouvertes ou des décollements cutanés apparaissent

— La rougeur est unilatérale (sous un seul sein) et ne disparaît pas — à ne pas confondre avec une mastite ou une pathologie mammaire

— Aucune amélioration après 2 semaines de traitement bien conduit

Sources

Questions fréquentes sur l’irritation sous la poitrine

Comment savoir si j’ai une mycose ou une irritation sous les seins ?

La mycose à Candida se distingue par des pustules blanches en périphérie de la rougeur et un fond blanc crémeux. L’irritation simple donne une rougeur brillante sans pustules avec une sensation de brûlure. Un prélèvement mycologique réalisé par le médecin confirme le diagnostic en cas de doute.

Que mettre sous les seins pour soulager rapidement l’irritation ?

En attendant la consultation : séchez bien le pli, appliquez une crème émolliente douce sans parfum ou une crème cicatrisante au zinc. Évitez les antiseptiques irritants comme le Dakin. Si vous suspectez une mycose, une crème antifongique comme l’éconazole (disponible sans ordonnance) peut être essayée, mais un avis médical reste préférable pour adapter le traitement à la cause exacte.

L’irritation sous les seins peut-elle revenir souvent ?

Oui, les récidives sont fréquentes, surtout en cas de candidose, car les facteurs favorisants (chaleur, humidité, surpoids) persistent. Un traitement d’entretien et des mesures d’hygiène adaptées réduisent significativement les rechutes. Si les récidives sont très fréquentes, un bilan (diabète, immunodépression) est recommandé.

Une rougeur sous un seul sein est-elle inquiétante ?

Une rougeur unilatérale (sous un seul sein) mérite une attention particulière car elle peut correspondre à une cause locale spécifique, mais aussi plus rarement à une mastite ou une pathologie mammaire. Consultez un médecin si la rougeur unilatérale persiste plus de 10 jours malgré un traitement.

Peut-on prévenir les mycoses sous les seins en été ?

Oui. En été ou lors d’activités sportives, privilégiez les soutiens-gorge en coton respirant, séchez soigneusement le pli après la transpiration, et évitez de rester dans des vêtements humides. Une poudre antifongique préventive peut être utilisée en période à risque sur avis médical.


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SOIGNER L’ACNE : se débarrasser des boutons d’acné (traitement acné)

Traitement de l’acné : guide complet par grade, médicaments et conseils pratiques

Crèmes et traitements topiques pour soigner l'acné

L’acné touche 6 millions de personnes en France et génère 5,4 millions de prescriptions médicales annuelles. C’est la première maladie dermatologique en fréquence. Si 85 % des adolescents en sont atteints, plus de 30 % des femmes adultes présentent une acné tardive persistante après 25 ans. Il existe des traitements très efficaces — mais le bon traitement dépend du grade de sévérité et du profil du patient. Ce guide présente les traitements classés par grade selon les recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS 2015, actualisées 2024), les erreurs à éviter, et les options récentes comme la spironolactone.

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Sommaire :
Erreurs à éviter |
Traitements locaux |
Traitements oraux |
Traitement par grade HAS |
Résistances antibiotiques |
Acné du dos |
Questions fréquentes

Erreurs à ne pas commettre

Avant tout traitement, il faut identifier et corriger les facteurs aggravants — les négliger rend tout traitement insuffisant.

Le soleil est un faux ami — il améliore parfois l’acné à court terme par effet anti-inflammatoire, mais cette amélioration est toujours transitoire. À l’arrêt de l’exposition, l’acné revient souvent plus forte. Le soleil aggrave en outre les taches post-acné et est contre-indiqué avec la plupart des traitements (cyclines, rétinoïdes).

Ne jamais triturer ses boutons — chaque manipulation d’un bouton d’acné multiplie par 3 à 5 le risque de cicatrice définitive. Elle diffuse les bactéries dans le derme et approfondit l’inflammation. C’est le conseil le plus important et le moins suivi.

Les frottements et contacts prolongés — mèche de cheveux sur le front ou les joues, casque, casquette, appui du menton sur la main — entretiennent et aggravent l’acné des zones de contact.

Chez la femme — certains contraceptifs peuvent aggraver l’acné, notamment ceux contenant du lévonorgestrel (Adepal®, Minidril®, Stérilet Mirena®, Trinordiol®…), du désogestrel, du gestodène ou du norgestrel. À l’inverse, certains contraceptifs peuvent améliorer l’acné : ceux à base d’acétate de cyprotérone (Diane®, Holgyeme®…), de drospérinone (Jasmine®, Jasminelle®, Yaz®…) ou de norgestimate (Tricilest®, Trafemi®…). Un bilan hormonal est recommandé en cas de règles irrégulières ou de pilosité du visage associée.

💡 Les résultats prennent du temps — tout traitement anti-acné nécessite au minimum 6 à 8 semaines avant de montrer son efficacité. Une aggravation transitoire dans les premières semaines est fréquente et ne doit pas faire interrompre le traitement.


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Traitements locaux : crèmes et gels contre l’acné

Peroxyde de benzoyle — antibactérien de référence

Le peroxyde de benzoyle est l’agent antibactérien topique de référence contre Cutibacterium acnes. Il a l’avantage majeur de ne pas induire de résistances bactériennes — contrairement aux antibiotiques topiques. Il est disponible à différentes concentrations (2,5 %, 5 %, 10 %) et sans ordonnance à 5 % (Curaspot®, Papclair®). Attention : il décolore les vêtements et les draps — appliquer de préférence le soir avec des textiles blancs. En cas d’irritation ou sécheresse, espacer les applications.

Exemples sur ordonnance : Brevoxyl®, Cutacnyl®, Eclaran®, Effacne®, Pannogel®, Panoxyl®.

Rétinoïdes topiques (vitamine A acide) — traitement des comédons

La trétinoïne, l’adapalène et le trifarotène (Aklief®) constituent la classe des rétinoïdes topiques — traitement de référence des lésions rétentionnelles (points noirs, microkystes). Ils accélèrent le renouvellement cellulaire épidermique et désquament les follicules bouchés. Ils sont souvent irritants : appliquer le soir sur peau nettoyée et sèche, en petite quantité, et espacer les applications en cas d’irritation. Contraception obligatoire chez la femme.

Exemples : Differine®, Effederm®, Ketrel®, Locacid®, Retacnyl®, Retin A®, Aklief®.

Antibiotiques locaux — à associer systématiquement au peroxyde de benzoyle

La clindamycine et l’érythromycine topiques réduisent la colonisation folliculaire par C. acnes. Ils ne doivent jamais être utilisés en monothérapie — le risque de résistance bactérienne est élevé. Ils sont toujours prescrits en association avec le peroxyde de benzoyle, qui prévient l’émergence de résistances. Certains peuvent être irritants en raison de la présence d’alcool dans la formulation.

Exemples : Clindamycine Stragen®, Dalacine T Topic®, Eryacne®, Eryfluid®, Zindacline®.

Acide azélaïque

L’acide azélaïque (Skinoren® 20 % crème) est un agent kératolytique et antibactérien avec une action sur la pigmentation post-inflammatoire — utile chez les peaux foncées où les taches post-acné sont problématiques. Alternative aux rétinoïdes en cas d’intolérance ou pendant la grossesse (innocuité démontrée).

Traitements oraux contre l’acné

Cyclines (antibiotiques oraux)

La doxycycline (100 mg/j) et la lymécycline sont les antibiotiques oraux de référence dans l’acné inflammatoire modérée. Prendre de préférence le soir pendant le repas avec un grand verre d’eau. Durée maximale : 3 mois — au-delà, le risque de résistances bactériennes est trop élevé. Contre-indiqués chez la femme enceinte et l’enfant de moins de 8 ans (en cas d’allergie ou contre-indication : érythromycine ou azithromycine). Contre-indication soleil et UV.

Exemples : Doxy®, Granudoxy®, Tolexine®, Tetralysal®.

Isotrétinoïne (vitamine A acide orale) — traitement de référence des formes sévères

L’isotrétinoïne (Contracné®, Curacné®, Procuta®, Roaccutane®) est le seul traitement potentiellement curatif de l’acné — elle réduit durablement la taille et l’activité des glandes sébacées. Prescrite à 0,5-1 mg/kg/jour jusqu’à une dose cumulée de 120-150 mg/kg. Règles absolues :

Contraception obligatoire chez la femme, débutée 1 mois avant et poursuivie 2 mois après l’arrêt. Éviter le soleil et les UV. Ne pas associer aux cyclines (risque d’hypertension intracrânienne). Ne pas donner son sang pendant et 1 mois après le traitement. Évaluation du risque dépressif avant prescription (score ADRS recommandé).

Selon le Pr Brigitte Dréno (Hôtel-Dieu, Nantes) : « L’isotrétinoïne ne doit être prescrite qu’après un traitement antibiotique associé à un traitement topique bien mené. Néanmoins, lorsqu’elle semble indiquée en première ligne notamment devant une acné nodulo-kystique avec risque cicatriciel, sa prescription doit être discutée d’emblée. »


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Spironolactone — option pour les femmes (hors AMM)

La spironolactone est un diurétique épargnant le potassium avec une action anti-androgénique (inhibition de la 5α-réductase) particulièrement intéressante dans l’acné de la femme adulte. Elle est prescrite hors AMM en France mais fait l’objet de données solides. Dose habituelle : 100 mg/j (débutée à 50 mg/j pendant 6 semaines) ; 150 mg/j en cas de SOPK associé.

Critères prédictifs de bonne réponse : fluctuations de l’acné au cours du cycle menstruel, localisation mandibulaire et menton prédominante.

Un essai randomisé multicentrique publié dans le BMJ portant sur 410 femmes confirme une amélioration significative de l’acné à 24 semaines vs placebo, avec une bonne tolérance chez plus de 95 % des participantes passant à 100 mg/j. La spironolactone est à proposer en deuxième intention après les traitements locaux chez les adolescentes pour limiter le recours aux antibiotiques per os. En cas d’échec après 6 mois, l’isotrétinoïne peut être discutée. Une contraception est recommandée par précaution.

Traitement de l’acné par grade — recommandations HAS

La HAS (Haute Autorité de Santé) classe l’acné en 5 grades de sévérité avec un algorithme thérapeutique spécifique à chaque grade. Les recommandations de la SFD (Société Française de Dermatologie) datent de 2015 et ont été actualisées en 2024. Réévaluation systématique à 3 mois après chaque ligne de traitement.

Grade Description Traitement 1ère intention Si échec à 3 mois
Grade 1
Très légère
Rares comédons et/ou papules PBO ou rétinoïde topique Intensification ou association
Grade 2
Légère
Comédons et/ou papules < ½ visage PBO + rétinoïde topique Rétinoïde + acide azélaïque + antibiotique local ou oral
Grade 3
Moyenne
Comédons et/ou papules > ½ visage PBO + rétinoïde ± cycline orale Isotrétinoïne 0,5 mg/kg/j
Grade 4
Sévère
Tout le visage atteint PBO + rétinoïde + cycline orale Isotrétinoïne (ou d’emblée si risque cicatriciel)
Grade 5
Très sévère
Acné nodulo-kystique très inflammatoire Isotrétinoïne en 1ère intention Débutée à faible dose (0,2-0,3 mg/kg/j) pour éviter l’acné fulminans

PBO = peroxyde de benzoyle. Sources : Recommandations SFD 2015 | Score GEA | Chronoreco SFD

Résistances aux antibiotiques dans l’acné — un enjeu majeur

La résistance de Cutibacterium acnes aux antibiotiques est un problème croissant en dermatologie française, ralentissant la réponse au traitement et favorisant les rechutes. Les recommandations actuelles imposent de limiter strictement l’utilisation des antibiotiques dans l’acné — oraux à 3 mois maximum, topiques jamais en monothérapie.

Les trois règles anti-résistances à respecter absolument : limiter les antibiotiques topiques et oraux à leur indication stricte, ne jamais prescrire d’antibiothérapie orale seule sans traitement topique associé (monoantibiothérapie), et toujours associer le peroxyde de benzoyle aux antibiotiques topiques — il prévient l’émergence de résistances par son mécanisme non spécifique (oxydation des membranes bactériennes).

Traitement particulier de l’acné du dos

L’acné du dos (acné du tronc) répond à des règles thérapeutiques spécifiques. En se basant sur l’échelle de gravité TRASS (PubMed), le Groupe Étude de l’Acné a proposé en 2024 un algorithme thérapeutique dédié. Les formes sévères d’acné du dos sont souvent under-traitées car moins visibles socialement — elles peuvent pourtant être cicatricielles et justifient une prise en charge aussi rigoureuse que l’acné du visage.

Algorithme de traitement de l'acné du dos et du tronc 2024 - échelle TRASS

Pour les traitements innovants incluant le laser : voir notre article acné et laser. Pour le nettoyage de peau (extraction des comédons en cabinet) : indiqué avant l’instauration de l’isotrétinoïne pour diminuer le risque de poussée inflammatoire initiale.


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ACNE DU DOS ET DU BUSTE
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Pages spécialisées sur l’acné

Médicaments détaillés
Roaccutane® (isotrétinoïne) — posologie, effets secondaires, contraception
Contracné® — guide d’utilisation
Curacné® — guide d’utilisation
Procuta® — guide d’utilisation
Adapalène — rétinoïde topique de référence
Cyclines dans l’acné — doxycycline, lymécycline

Formes et contextes particuliers
Acné de la femme adulte — spironolactone, hormones
Régime et acné — alimentation, index glycémique
Laser anti-acné — types, indications, résultats
Cicatrices d’acné — traitements (peeling, laser ablatif)
Conseils de soins quotidiens dans l’acné
Acné — causes, symptômes, formes (page générale)

Questions fréquentes sur le traitement de l’acné

Combien de temps faut-il pour que le traitement de l’acné soit efficace ?
Tout traitement anti-acné nécessite au minimum 6 à 8 semaines avant de montrer son efficacité. Une aggravation transitoire dans les premières semaines est fréquente et normale — elle ne doit pas faire interrompre le traitement. La réévaluation par le médecin est recommandée à 3 mois. Si aucune amélioration n’est constatée à 3 mois avec un traitement bien conduit, le médecin passe à la ligne thérapeutique suivante.

Peut-on traiter l’acné sans ordonnance ?
Pour les formes légères (grade 1-2), certains traitements sont disponibles sans ordonnance : peroxyde de benzoyle 5 % (Curaspot®, Papclair®) et adapalène 0,1 % (Differine® sans ordonnance depuis 2021). Ils peuvent être utilisés en attendant la consultation médicale. Pour toute acné modérée à sévère, la consultation chez le médecin ou le dermatologue est indispensable. Le pharmacien peut conseiller des produits adaptés et orienter vers une consultation rapide.

La spironolactone est-elle remboursée pour l’acné ?
Non — la spironolactone n’a pas l’AMM pour l’acné en France et est prescrite hors AMM. Elle n’est donc pas remboursée dans cette indication. Son coût est cependant modeste (médicament générique peu onéreux). Elle est prescrite uniquement chez la femme, avec une contraception recommandée par précaution.

L’acné peut-elle revenir après l’isotrétinoïne ?
Dans environ 20 à 30 % des cas, une rechute partielle survient après un premier traitement par isotrétinoïne, notamment si la dose cumulée totale était insuffisante (objectif : 120-150 mg/kg). Un deuxième cycle d’isotrétinoïne est alors souvent efficace. Les formes d’acné tardive de la femme récidivent plus souvent et peuvent nécessiter un traitement d’entretien (spironolactone, contraceptif anti-androgénique) après l’isotrétinoïne.

Isotrétinoïne et dépression — quel est le vrai risque ?
Le lien entre isotrétinoïne et dépression est débattu dans la littérature. Les études de grande envergure ne montrent pas d’augmentation significative du risque de dépression sous isotrétinoïne par rapport à la population générale acnéique. Néanmoins, par précaution, le score ADRS d’évaluation du risque dépressif est recommandé avant toute prescription. Tout changement de l’humeur pendant le traitement doit être signalé au médecin prescripteur.

Quelles sont les ressources médicales officielles sur l’acné ?
Les recommandations de référence en France sont disponibles sur le site de la SFD : texte court SFD 2015, algorithme SFD 2015, Chronoreco actualisé. Recherche bibliographique sur PubMed — acne vulgaris treatment.


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LASER CONTRE LA CELLULITE : mieux comprendre la technique du laser anti-cellulite

Laser anti-cellulite : endo-lipolyse, exo-lipolyse et radiofréquence

Le laser anti-cellulite agit par effet thermique infrarouge sur les adipocytes et les fibres de collagène. Il existe deux modalités fondamentalement différentes : l’endo-lipolyse, où la fibre laser est introduite sous la peau via une canule, et l’exo-lipolyse, appliquée directement sur la surface cutanée. Ces deux approches ont des cibles, des résultats et des délais d’action distincts — que cette page détaille en exclusivité dans le cluster.

Laser, radiofréquence ou ultrasons — quelle technique pour votre cellulite ?
Un bilan dermatologique permet d’identifier le type et le stade de la lipodystrophie pour orienter le choix thérapeutique.
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Sommaire :
Principe du laser IR |
Endo-lipolyse laser |
Exo-lipolyse laser |
Radiofréquence associée |
Chronologie des effets |
Indications et limites |
Comparatif des techniques |
Pages du cluster |
Questions fréquentes

Pourquoi utiliser un laser contre la cellulite ?

Un laser émet un rayonnement monochromatique et cohérent à une longueur d’onde unique. Dans le traitement de la cellulite, ce sont les lasers émettant dans le domaine infrarouge proche qui sont utilisés — leur longueur d’onde leur permet de pénétrer jusqu’à l’hypoderme et d’y déposer une énergie thermique suffisante pour agir sur les adipocytes.

Propriété Intérêt dans la cellulite
Longueur d’onde unique (IR proche) Pénétration sélective jusqu’à l’hypoderme — ciblage précis des adipocytes
Effet thermique contrôlé Les adipocytes « fondent » à partir d’environ 55 °C — température atteinte sans brûler les tissus sus-jacents si bien contrôlée
Action sur le collagène La chaleur provoque la rétraction des fibres collagènes existantes et stimule la néocollagenèse — raffermissement cutané progressif
Effet coagulant vasculaire Le laser coagule les petits vaisseaux au contact du faisceau — limite les saignements per-procédure
💡 Le même principe thermique infrarouge est utilisé dans le laser anti-rides pour la stimulation du collagène dermique. Dans le traitement de la cellulite, la cible est plus profonde — l’hypoderme — et la modalité d’application diffère selon la technique choisie.

Endo-lipolyse laser : action sous-cutanée directe

L’endo-lipolyse laser est la modalité la plus puissante : la fibre optique laser est introduite sous la peau via une fine canule, directement dans la masse graisseuse — comparable au principe de la liposuccion, mais avec une action thermique en plus de l’aspiration mécanique.

Caractéristique Endo-lipolyse laser
Modalité Mini-invasive — canule introduite sous la peau par une petite incision
Action principale Fonte directe des adipocytes par chaleur (≈ 55 °C) — lipolyse thermique in situ
Action secondaire Rétraction des fibres collagènes — limite la laxité cutanée post-procédure
Avantage vs liposuccion Effet coagulant limitant les hématomes — rétraction cutanée simultanée évitant l’effet « peau détendue »
Délai de résultat sur la graisse Visible à partir de 2 mois après la séance
Délai de résultat sur le collagène Rétraction cutanée observable à partir de 4 mois après la séance
📌 Point clé : la lipolyse thermique ne produit pas un résultat immédiat comme l’aspiration mécanique de la liposuccion. Les graisses liquéfiées sont éliminées progressivement par le système lymphatique sur plusieurs semaines. La patience est indispensable — les résultats finaux s’évaluent à 4–6 mois.

Exo-lipolyse laser : action transcutanée

L’exo-lipolyse laser applique le faisceau directement sur la surface de la peau, sans introduction sous-cutanée. L’action est comparable à celle recherchée dans le traitement des rides : remodelage des couches profondes et amélioration de la tonicité cutanée.

Caractéristique Exo-lipolyse laser
Modalité Non invasive — application externe sur la peau
Action principale Remodelage du derme profond — amélioration de la densité et de l’élasticité cutanée — atténuation de la peau d’orange
Appareils typiques Lasers basse énergie associés à succion, refroidissement de contact et massage — 2 séances par semaine pendant 6 semaines
Effets secondaires Ecchymoses possibles — rougeur transitoire — risque d’endommagement des tissus cutanés superficiels si énergie mal calibrée
Limite principale Action moins profonde que l’endo-lipolyse — effet sur la graisse plus modéré
⚠️ L’exo-lipolyse laser peut endommager les tissus cutanés superficiels si l’énergie délivrée est trop élevée. Elle doit être réalisée par un médecin formé à la technique, avec des paramètres adaptés au phototype et à l’épaisseur du tissu traité.

Radiofréquence : une alternative au laser avec moins d’effets secondaires

La radiofréquence (RF) est souvent présentée comme une évolution du laser thermique, avec un profil de tolérance amélioré. Elle repose sur un mécanisme différent pour produire la même chaleur thérapeutique dans les tissus.

Paramètre Laser IR Radiofréquence
Mécanisme de chauffage Absorption de photons par les tissus Résistance des tissus au champ électrique alternatif (millions de Hz) → friction moléculaire → chaleur
Profondeur d’action Liée à la longueur d’onde et à la puissance Réglable selon la fréquence et les électrodes utilisées
Effets secondaires Ecchymoses, rougeurs, risque de brûlure si mal calibré Irritation, gonflement, petites ecchymoses — brûlures rares (énergies trop élevées)
Association possible Succion, refroidissement, massage Succion, refroidissement, massage — IR associés fréquents
Avantage RF vs laser Moins d’effets secondaires — pas d’interaction avec les chromophores cutanés — utilisable sur tous les phototypes
💡 Les appareils combinant RF + IR + aspiration + massage (type Velashape®, Reaction®…) tirent parti des avantages des deux énergies : l’IR chauffe le derme superficiel, la RF atteint l’hypoderme profond, et l’aspiration mécanique potentialise le drainage lymphatique. Voir aussi la page infrarouges anti-cellulite.


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Chronologie des effets : à quoi s’attendre et quand ?

La lipolyse thermique (laser ou RF) ne produit pas de résultats immédiats — c’est un point capital à comprendre avant de débuter un traitement. Les graisses liquéfiées sont éliminées progressivement par le système lymphatique et métabolique.

Délai post-séance Ce qui se passe Ce qui est visible
J0 à J7 Inflammation locale, vasodilatation, début d’élimination des adipocytes lysés Rougeur, légère sensibilité — pas de résultat esthétique encore
1 à 2 mois Élimination progressive des triglycérides libérés — réduction du volume adipeux 🟡 Premières améliorations de la silhouette visibles (endo-lipolyse)
3 à 4 mois Synthèse de nouveau collagène — rétraction des fibres existantes 🟢 Raffermissement cutané progressif — réduction de la peau d’orange
4 à 6 mois Maturation du remodelage conjonctif 🟢 Résultat final évaluable — tonicité cutanée améliorée

Indications et contre-indications

Situation Technique laser recommandée
Cellulite stade II–III, composante graisseuse prédominante, laxité cutanée modérée Endo-lipolyse laser — double action lipolyse + collagène
Cellulite stade I–II, relâchement cutané, souhait de traitement non invasif Exo-lipolyse laser ou RF transcutanée
Post-amaigrissement avec peau légèrement détendue, sans excès graisseux majeur RF ou IR+RF — remodelage collagène sans chirurgie
Cellulite stade IV, lymphœdème, insuffisance veineuse sévère Laser insuffisant — chirurgie à envisager en complément d’un traitement médical de la composante vasculaire
Contre-indication Motif
Grossesse Contre-indication par précaution
Prise de médicaments photosensibilisants Risque de brûlure cutanée augmenté — à signaler au médecin
Implants ou prothèses dans la zone traitée Risque d’échauffement localisé
Troubles de la cicatrisation Pour l’endo-lipolyse — risque de mauvaise cicatrisation des incisions

Laser, liposuccion, cryolipolyse : comment choisir ?

Technique Invasivité Action graisse Action collagène Résultat visible
Endo-lipolyse laser Mini-invasive (canule) 🟢 Forte 🟢 Oui — rétraction simultanée 2–4 mois
Exo-lipolyse / RF Non invasive 🟡 Modérée 🟢 Oui — remodelage cutané 3–6 mois
Liposuccion Chirurgicale 🟢 Très forte 🔴 Non (risque laxité) Immédiat à 3 mois
Cryolipolyse Non invasive 🟢 Forte 🔴 Non 2–4 mois
Ultrasons Non invasive 🟢 Forte (cavitation) 🟡 Partiel 2–3 mois
💡 L’endo-lipolyse laser est la seule technique qui combine réduction graisseuse ET rétraction simultanée du collagène en un seul acte — ce qui en fait une alternative intéressante à la liposuccion chez les patientes présentant une laxité cutanée modérée. Pour les cas sévères avec excès cutané important, la chirurgie avec plastie reste indiquée.

Pages du cluster cellulite

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre endo-lipolyse et exo-lipolyse laser ?

L’endo-lipolyse introduit la fibre laser sous la peau via une canule — action directe et puissante sur les adipocytes à environ 55 °C, avec rétraction simultanée du collagène. L’exo-lipolyse applique le faisceau sur la surface cutanée — action plus superficielle, orientée vers le remodelage du derme et l’amélioration de la tonicité, sans effraction de la peau. Les deux ont des délais de résultat différents et des indications distinctes.

Pourquoi les résultats du laser anti-cellulite ne sont-ils pas immédiats ?

Contrairement à la liposuccion qui aspire mécaniquement la graisse, le laser lyse les adipocytes par la chaleur. Les lipides libérés sont ensuite éliminés progressivement par le système lymphatique et métabolique — un processus qui prend plusieurs semaines. L’effet sur le collagène est encore plus tardif : la synthèse de nouvelles fibres et leur maturation demandent 3 à 6 mois. C’est pourquoi le résultat final n’est évaluable qu’à 4–6 mois après la séance.

Le laser anti-cellulite risque-t-il d’abîmer la peau ?

Un risque existe, notamment en exo-lipolyse, si l’énergie délivrée est trop élevée ou mal calibrée au phototype — brûlures superficielles, dyschromies. Pour l’endo-lipolyse, le risque est limité car le faisceau agit directement dans le tissu graisseux, loin des couches cutanées. Dans les deux cas, la procédure doit être réalisée par un médecin formé, avec des paramètres adaptés à chaque patiente.

Peut-on combiner laser et liposuccion lors d’une même intervention ?

Oui — certains protocoles chirurgicaux associent l’endo-lipolyse laser (pour la lipolyse thermique et la rétraction cutanée) à une lipoaspiration pour retirer la graisse liquéfiée. Cette combinaison, connue sous le nom de liposuccion assistée par laser (LAL), est décrite plus en détail dans la page chirurgie de la cellulite.

La radiofréquence peut-elle remplacer le laser anti-cellulite ?

La radiofréquence produit la même chaleur thérapeutique dans les tissus, mais par un mécanisme différent (résistance électrique au lieu d’absorption de photons). Ses effets secondaires sont globalement moindres que ceux du laser externe, et elle est utilisable sur tous les phototypes. Elle constitue une alternative sérieuse à l’exo-lipolyse laser pour le remodelage cutané, mais ne remplace pas l’endo-lipolyse pour les cas nécessitant une action profonde puissante sur la graisse.

Voir aussi :
Cellulite — hub |
Infrarouges |
Ultrasons |
Cryolipolyse |
Chirurgie cellulite |
Laser rides


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LASER CO2 : traitement et soin des rides et cicatrices au laser

Laser CO2 fractionné : rides, cicatrices et resurfacing — guide patient

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Traitement des rides et cicatrices au laser CO2 fractionné

Le laser CO2 fractionné est aujourd’hui la technique de référence pour le traitement des rides, des cicatrices d’acné et du vieillissement cutané. Il combine l’efficacité du laser CO2 ablatif classique avec une récupération beaucoup plus rapide, grâce à sa technologie fractionnée qui ménage des îlots de peau saine entre chaque impact laser.

Question sur le laser CO2 fractionné ou cicatrices d’acné ? Consultez le Dr Rousseau, dermatologue, en téléconsultation :
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Qu’est-ce que le laser CO2 fractionné ?

Le laser CO2 émet un faisceau infrarouge à 10 600 nm dont la cible est l’eau contenue dans les cellules cutanées. Il provoque une vaporisation contrôlée des tissus — c’est un laser ablatif : il enlève de la matière.

La technologie fractionnée est une évolution majeure : au lieu de traiter toute la surface de la peau d’un seul tenant (resurfacing complet), le laser tire des milliers de micro-impacts en grille, séparés par des zones de peau intacte. Ces zones saines accélèrent la cicatrisation et réduisent considérablement les suites opératoires, tout en stimulant une néoformation de collagène en profondeur.

Laser CO2 fractionné vs autres techniques — comparatif

Technique Mécanisme Efficacité Récupération
CO2 resurfacing complet Ablation totale de l’épiderme ⭐⭐⭐⭐⭐ Maximale 2–3 semaines, rougeur 3–6 mois
CO2 fractionné Micro-impacts ablatifs, zones saines préservées ⭐⭐⭐⭐ Très bonne 5–7 jours, rougeur 1–4 semaines
Erbium YAG fractionné Ablatif fractionné, moins profond ⭐⭐⭐ Bonne 3–5 jours
Laser non-ablatif (1540, 1927 nm) Chaleur dermique sans ablation — épiderme intact ⭐⭐ Modérée 1–2 jours
Radiofréquence fractionnée (Morpheus8) Chaleur dermique profonde par micro-aiguilles ⭐⭐⭐ Bonne (relâchement) 3–5 jours
Peeling chimique profond Exfoliation chimique profonde (TCA, phénol) ⭐⭐⭐⭐ Très bonne 10–14 jours

Indications du laser CO2 fractionné

Indication Résultats attendus Nombre de séances
Rides fines et rides moyennes Atténuation significative, peau plus ferme 1 à 3 séances
Cicatrices d’acné (en creux, atrophiques) Amélioration de 40 à 70% selon la profondeur 3 à 5 séances espacées de 2–3 mois
Qualité de peau / texture (pores dilatés, teint terne) Resserrement des pores, éclat, homogénéisation 1 à 2 séances + entretien annuel
Taches brunes et vieillissement solaire Uniformisation du teint 1 à 2 séances
Vergetures Amélioration de la texture (vergetures récentes ++) 3 à 5 séances
Kératoses actiniques superficielles Destruction des lésions précancéreuses 1 séance
Cou, décolleté, dos des mains Rajeunissement des zones souvent négligées 2 à 3 séances

Comment se déroule une séance de laser CO2 fractionné ?

Avant la séance

  • Crème anesthésiante (EMLA®) appliquée 1 à 2 heures avant — rend la séance confortable
  • Arrêt de la trétinoïne 1 semaine avant
  • Arrêt de l’isotrétinoïne (Roaccutane®) depuis au moins 6 mois — cicatrisation retardée
  • Traitement antiviral préventif (valaciclovir) prescrit systématiquement — le laser peut réactiver l’herpès labial
  • Pas d’exposition solaire dans le mois précédant

Pendant la séance

Le dermatologue applique le laser sur la zone à traiter en grille. La séance dure 20 à 45 minutes selon la surface. Des lunettes de protection sont portées par le patient et le praticien. Une sensation de chaleur intense et de picotements est ressentie — atténuée par la crème anesthésiante.

Suites opératoires semaine par semaine

Période Ce qu’on observe Soins à réaliser
J0 — quelques heures après Rougeur intense, œdème, sensation de brûlure, chaleur Compresses froides, antalgiques si besoin
J1–J3 Œdème maximal (surtout paupières), suintement possible, aspect « grillé » en damier Nettoyage doux, application de Cicaplast ou Vaseline, ne pas gratter
J3–J5 Début de la desquamation — peau qui pèle en petits lambeaux Ne pas arracher — laisser tomber naturellement. Hydrater abondamment
J5–J7 Peau neuve rose visible, desquamation terminée, présentable socialement Maquillage minéral possible, SPF 50+ obligatoire
Semaines 2–4 Rougeur résiduelle (érythème post-laser) — peau rosée SPF 50+ matin et soir, éviter le soleil absolument
Mois 1–6 Amélioration progressive — néocollagène se forme, résultats visibles à 3–6 mois Protection solaire rigoureuse pendant 6 mois

Contre-indications

  • Traitement isotrétinoïne (Roaccutane®) en cours ou dans les 6 mois précédents — cicatrisation défectueuse
  • Grossesse
  • Infection active (herpès en poussée, infection cutanée)
  • Prise récente d’antibiotiques photosensibilisants
  • Phototype élevé (V–VI) — risque d’hyperpigmentation post-inflammatoire élevé
  • Antécédent de cicatrices chéloïdes ou hypertrophiques
  • Immunodépression sévère

💡 Peaux mates et phototypes IV–VI : le laser CO2 fractionné est possible mais doit être réalisé avec des paramètres adaptés et une préparation préalable de la peau (acide azélaïque, acide kojique) pour réduire le risque de taches pigmentaires post-laser. Informez toujours votre dermatologue de votre phototype.

Complications possibles

Complication Fréquence Prévention / traitement
Hyperpigmentation post-inflammatoire La plus fréquente — surtout phototypes foncés SPF 50+ strict, dépigmentants (acide azélaïque, kojique)
Réactivation herpès Fréquente sans prévention Valaciclovir préventif systématique 2 jours avant et 5 jours après
Infection bactérienne Rare Soins rigoureux post-laser, antibiotiques si signes d’infection
Grains de milium Peu fréquent Exfoliation douce à distance, extraction si besoin
Cicatrice hypertrophique Rare si bonne sélection du patient Respect des contre-indications (isotrétinoïne, chéloïdes)
Hypopigmentation Rare — surtout resurfacing complet Paramètres adaptés, fractionné préféré au complet

Associations possibles avec d’autres techniques

Le laser CO2 fractionné se combine souvent avec d’autres traitements pour un résultat global plus complet :

  • Rides d’expression : injections de toxine botulique (Botox®) — le laser traite la qualité de peau, la toxine traite les rides dynamiques
  • Volumes et sillons profonds : acide hyaluronique — le laser ne comble pas les rides profondes
  • Couperose associée : laser KTP ou colorant pulsé pour les vaisseaux, CO2 fractionné pour la texture
  • Taches pigmentaires : laser Q-switched ou IPL en complément
  • Peeling chimique léger en préparation ou en entretien

Remboursement

Le laser CO2 fractionné à visée esthétique (rides, cicatrices d’acné cosmétiques, texture) n’est pas remboursé par la Sécurité sociale. Aucun arrêt de travail ne peut être prescrit pour cet acte à visée esthétique. En revanche, le traitement de kératoses actiniques (lésions précancéreuses) par laser peut faire l’objet d’une prise en charge partielle.

Sources

Questions fréquentes sur le laser CO2 fractionné

Combien de séances faut-il pour traiter des cicatrices d’acné au laser CO2 fractionné ?

Pour des cicatrices d’acné atrophiques (en creux), il faut généralement 3 à 5 séances espacées de 2 à 3 mois. L’amélioration est progressive — les résultats se voient à partir de la 2e séance et continuent de s’améliorer pendant 6 mois après chaque séance, le temps que le nouveau collagène se forme. Les cicatrices « ice pick » (très profondes et étroites) répondent moins bien que les cicatrices « rolling » ou « boxcar » — une évaluation préalable par le dermatologue précise le pronostic.

Peut-on travailler la semaine suivant le laser CO2 fractionné ?

La majorité des patients peuvent reprendre le travail à partir de J5–J7 — quand la desquamation est terminée et que la peau neuve est visible, même si une rougeur rosée subsiste. Pour un travail en présentiel avec contact public ou événement important, prévoir 10 à 14 jours. Le télétravail est envisageable dès J3–J4 selon le confort. Il est important de prévoir cet évitement social à l’avance — les suites ne sont pas douloureuses mais l’aspect peut surprendre l’entourage.

Le laser CO2 fractionné est-il douloureux ?

Avec une crème anesthésiante appliquée 1 à 2 heures avant, la séance est très bien tolérée — sensation de chaleur et de picotements plutôt que de vraie douleur. Dans les heures qui suivent, une sensation de brûlure solaire intense est normale et régresse en quelques heures avec des compresses froides. Des antalgiques simples (paracétamol) suffisent si besoin. Certains praticiens proposent une sédation orale légère pour les patients anxieux.

Peut-on faire un laser CO2 fractionné en été ?

Non — c’est déconseillé. Le laser CO2 fractionné se réalise idéalement en automne ou en hiver, à distance de toute exposition solaire. La peau traitée est hypersensible aux UV pendant 6 mois après la séance — une exposition solaire pendant cette période peut provoquer des taches pigmentaires brunes (hyperpigmentation post-inflammatoire) persistantes. Si la séance a lieu au printemps, une protection solaire SPF 50+ stricte et le port d’un chapeau sont absolument indispensables.

Voir aussi : Peeling chimique / Toxine botulique (Botox) / Acide hyaluronique / Cicatrices — traitements


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NETTOYAGE DE PEAU : qu’est-ce que le nettoyage de peau

Nettoyage de peau

En cas d’acné et de micro kystes du visage, notamment lors des traitements par Vitamine A Acide : (Contracne ® , Curacne ®, Procuta ®, Roaccutane ®) il est possible que le dermatologue vous propose de réaliser un nettoyage de peau

Il est important de différencier le nettoyage dermatologique du nettoyage réalisé par une esthéticienne : le nettoyage de peau réalisé par le dermatologue est généralement plus profond. Le nettoyage de peau consiste à inciser et ouvrir les points noirs, micro kystes et comédons et d’en extraire le sébum.

Comment se passe un nettoyage de peau par un dermatologue

Le dermatologue nettoie tout d’abord minutieusement la zone à traiter Il incise ensuite les boutons, microkystes, comédons et points noirs avec un petit instrument (aiguille, lancette… ) Il extrait ensuite le contenu généralement à l’aide d’une curette percée, d’un « tire-comédon » ou en pressant avec une compresse. Parfois, le dermatologue applique un acide (acide trichloroacetique) sur le bouton (notamment lorsqu’il s’agit de gros boutons inflammatoires) afin stopper le saignement, de détruire la glande sebacee qui produit le sébum et de favoriser la cicatrisation
Le nettoyage de peau est donc source de rougeurs sur le visage et il vaut mieux l’éviter lorsqu’on doit assurer des fonctions sociales (travail, sorties… ) durant les jours qui suivent.


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TRAITEMENT ECZEMA ATOPIQUE : traitement de la dermatite atopique

Traitement de l’eczéma atopique : dermocorticoïdes, biothérapies et recommandations 2025

Le traitement de la dermatite atopique dépend de la sévérité des poussées et de l’âge du patient. Il repose sur plusieurs niveaux : soins de la peau sèche, dermocorticoïdes pour les poussées, et pour les formes sévères, des biothérapies ou inhibiteurs de JAK. Voici le point complet incluant les recommandations françaises 2025-2026.

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ECZEMA
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Vue d’ensemble — paliers de traitement

Sévérité Traitement de référence Dès quel âge
Légère Émollients + dermocorticoïdes en cure courte Tous âges
Modérée Dermocorticoïdes + tacrolimus (Protopic®) en relais ≥ 2 ans
Sévère — 1re ligne Ciclosporine (adulte ≥ 16 ans) ≥ 16 ans
Sévère — 2e ligne Biothérapies (dupilumab, tralokinumab, lébrikizumab, némolizumab) ≥ 6 mois (dupilumab)
Sévère — 2e ligne Inhibiteurs de JAK (baricitinib, abrocitinib, upadacitinib) ≥ 2 ans (baricitinib), ≥ 12 ans (autres)

1. Lutter contre la peau sèche — traitement de fond

La sécheresse cutanée est le terrain de l’eczéma atopique — la corriger réduit la fréquence et la sévérité des poussées.

  • Bain ou douche à l’eau tiède, pas chaude, avec une huile bain ou syndet doux — pas plus de 10 minutes
  • Sécher en tamponnant (ne pas frotter) puis appliquer l’émollient sur peau encore légèrement humide
  • Émollient quotidien sur tout le corps, même en dehors des poussées
  • Vêtements en coton — éviter laine et fibres synthétiques
  • Cosmétiques sans parfum
  • Ongles coupés courts pour limiter les lésions de grattage
  • Éviter la chaleur excessive, la transpiration et le froid intense

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2. Dermocorticoïdes — traitement des poussées

Les crèmes à la cortisone sont le traitement de référence des poussées d’eczéma. Les parents craignent souvent leur utilisation — cette crainte est compréhensible mais ne doit pas conduire à sous-traiter : un enfant qui se gratte la nuit souffre, et les lésions de grattage favorisent les surinfections.

Comment bien les utiliser :

  • Appliquer uniquement sur les zones d’eczéma, sur peau propre
  • Dermocorticoïde de force adaptée à l’âge et à la localisation (faible sur visage et plis, modéré sur corps)
  • Durée : 4 à 7 jours par poussée, puis décroissance progressive
  • Quantité indicative : 1 tube (30g) par poussée pour un enfant de 4-5 ans — au-delà, reconsulter
  • Antihistaminiques en complément pour réduire le grattage nocturne

3. Tacrolimus (Protopic®) — alternative aux dermocorticoïdes

Le tacrolimus est un immunosuppresseur local indiqué quand les dermocorticoïdes sont insuffisants ou contre-indiqués (visage, paupières, plis). Il réduit l’activité des lymphocytes T et inhibe la libération des médiateurs inflammatoires.

  • Protopic® 0,03% — enfant de 2 à 15 ans
  • Protopic® 0,1% — adulte et adolescent ≥ 16 ans
  • Application en couche mince sur toutes les zones atteintes, y compris visage et plis — éviter les muqueuses

4. Probiotiques

Des altérations du microbiote intestinal ont été observées chez les enfants atopiques. Des souches comme Bifidobacterium lactis, B. longum et Lactobacillus casei semblent réduire la sévérité de la dermatite atopique et le recours aux dermocorticoïdes chez les enfants de plus d’un an. Les données restent préliminaires mais le rapport bénéfice/risque est favorable.

5. Formes sévères — recommandations françaises 2025-2026

💡 Ces recommandations sont issues des groupes de travail GREAT (Groupe de Recherche sur l’Eczéma ATopique) et de la HAS 2025. Tout traitement systémique nécessite une prescription initiale hospitalière et un suivi spécialisé.

1re ligne — Ciclosporine (≥ 16 ans)

La ciclosporine reste le traitement systémique de première intention selon la HAS pour l’adulte. Elle agit rapidement et peut être utilisée pendant la grossesse et l’allaitement.

  • Dose : 4 à 5 mg/kg/j
  • Durée idéale : moins de 12 mois (cure courte)
  • Le groupe GREAT estime qu’un accès remboursé en première ligne aux biothérapies serait souhaitable compte tenu du rapport bénéfice/risque

2e ligne — Biothérapies

⚠️ Vaccins vivants contre-indiqués pendant le traitement par biothérapies. Mettre à jour le calendrier vaccinal avant d’initier le traitement.

Biothérapie Cible Âge minimum Posologie adulte
Dupilumab (Dupixent®) Anti-IL4/IL13 ≥ 6 mois 600 mg puis 300 mg/14j SC
Tralokinumab (Adtralza®) Anti-IL13 ≥ 12 ans 600 mg puis 300 mg/14j SC
Lébrikizumab (Ebglyss®) Anti-IL13 ≥ 12 ans 500 mg S0+S2 puis 250 mg/14j SC
Némolizumab Anti-récepteur IL31 Adulte Selon AMM — aussi indiqué dans le prurigo nodulaire

💡 Effet secondaire notable du dupilumab : une « head and neck dermatitis » (dermatite atopique tête et cou) est observée chez environ 10% des patients — probablement liée à des IgE anti-Malassezia élevées. Signaler au dermatologue si elle apparaît.


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DUPILUMAB ET BIOTHERAPIES
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– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


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2e ligne — Inhibiteurs de JAK (JAKi)

⚠️ Populations à risque : selon les recommandations ANSM 2023, les JAKi doivent être utilisés avec prudence chez les patients ≥ 65 ans, fumeurs, ou présentant des facteurs de risque cardiovasculaire ou de tumeur maligne. Bilan préthérapeutique obligatoire.

JAKi Cible Âge minimum Posologie
Baricitinib Anti-JAK1/2 ≥ 2 ans (non remb. enfant) 4 mg/j ou 2 mg/j (populations à risque)
Abrocitinib Anti-JAK1 ≥ 12 ans 200 mg/j ou 100 mg/j
Upadacitinib Anti-JAK1 ≥ 12 ans 30 mg/j ou 15 mg/j

6. Situations particulières

Eczéma chronique des mains

  • Alitrétinoïne — AMM uniquement chez l’adulte pour les formes sévères prédominant sur les mains
  • Delgocitinib topique (inhibiteur pan-JAK topique) — disponible en accès direct en pharmacie hospitalière pour l’eczéma chronique des mains modéré à sévère chez l’adulte (2 applications/jour)

Femme enceinte

  • Autorisés : ciclosporine, photothérapie UVB à spectre étroit
  • À discuter au cas par cas : dupilumab (peu de données)
  • Contre-indiqués : inhibiteurs de JAK (nécessitent une contraception efficace jusqu’à 1 mois après l’arrêt)

Allègement thérapeutique en cas de rémission (recommandations 2025)

Traitement Modalité d’allègement Délai avant allègement
Ciclosporine Réduction progressive des doses Dès rémission, max 12 mois
Méthotrexate Réduction par paliers Après 6 mois de rémission
Dupilumab Espacement des injections Après 6 mois de rémission complète
Lébrikizumab / Tralokinumab Espacement à 1 injection/4 semaines Après 16 semaines de traitement efficace
JAKi Réduction à dose minimale efficace Après 6 mois de rémission

Sources

Questions fréquentes sur le traitement de l’eczéma

Les crèmes à la cortisone sont-elles dangereuses pour un enfant ?

Non, utilisées correctement, elles sont sûres et indispensables. Le risque d’effets secondaires (atrophie cutanée, vergetures) n’existe qu’en cas d’utilisation prolongée, excessive ou sur des zones inappropriées. Appliquées en cure courte (4-7 jours) sur les zones enflammées, à la concentration adaptée à l’âge, elles ne présentent pas de risque. Sous-traiter une poussée est souvent plus dommageable pour l’enfant que de traiter correctement.

Quelle est la différence entre dupilumab et les inhibiteurs de JAK ?

Le dupilumab est une biothérapie injectable (anticorps monoclonal) qui cible deux cytokines spécifiques (IL-4 et IL-13). Les inhibiteurs de JAK sont des médicaments oraux qui bloquent une voie de signalisation inflammatoire plus large. Les deux sont efficaces dans les formes sévères, mais les JAKi nécessitent plus de précautions (bilan préthérapeutique, contre-indications cardiovasculaires) et sont soumis à des restrictions chez certaines populations à risque.

Le dupilumab peut-il être utilisé chez un nourrisson ?

Oui. Depuis l’avis ANSM de 2022 et son extension d’AMM, le dupilumab (Dupixent®) est autorisé dès 6 mois pour les formes sévères de dermatite atopique nécessitant un traitement systémique. C’est la seule biothérapie disponible pour cette tranche d’âge en France.

Peut-on arrêter le dupilumab quand l’eczéma est guéri ?

L’eczéma atopique sévère est une maladie chronique — le dupilumab contrôle la maladie mais ne la guérit pas définitivement. En cas de rémission prolongée (6 mois), les recommandations 2025 suggèrent d’espacer les injections plutôt que d’arrêter brutalement. L’arrêt complet doit être discuté avec le dermatologue car les rechutes sont fréquentes.

La photothérapie peut-elle traiter l’eczéma sévère ?

Oui. La photothérapie UVB à spectre étroit est une alternative aux traitements systémiques pour les formes modérées à sévères. Elle est réalisée en séances de 2-3 fois par semaine en milieu hospitalier ou dermatologique. Elle est autorisée pendant la grossesse. Son efficacité est bien établie mais elle est moins pratique que les traitements injectables ou oraux.


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MONTRER SES GRAINS DE BEAUTE (OU NAEVUS) : controler les grains de beauté

Montrer ses grains de beauté

La présence de grains de beauté est un des facteurs prédominant pour le risque de développer un mélanome, qui est un cancer de la peau

Il faut donc montrer et faire surveiller ses grains de beauté.

Il faut aussi consulter devant toute apparition ou modification d’un grain de beauté.

Changement de grain de beauté : danger de mélanome!

Il ne faut pas oublier que les grains de beauté peuvent aussi toucher les muqueuses et les ongles et que toute lésion à ce niveau doit être montrée au médecin.

 

A qui monter ses grains de beauté?

Les grains de beauté doivent être surveillés par un dermatologue car ils peuvent se transformer en mélanome et à l’inverse, un mélanome débutant peut facilement être pris pour un grain de beauté. Il est donc important d’enlever tout grain de beauté suspect.

Le dermatologue peut s’aider de la dermoscopie, une technique de visualisation agrandie des grains de beauté en immersion, permettant d’objectiver la structure d’un grain de beauté, afin de le distinguer d’un mélanome

Dermatoscope
Dermatoscope à immersion
dermoscope
Autre type de dermatoscope
grain de beaute
Vue du grain de beauté à l’oeil nu
dermoscopie
Vue du grain de beauté au dermoscope

Le dermatoscope a permis d’affiner le diagnostic des grains de beauté depuis son avènement et de diagnostiquer de façon plus sure et plus précoce les mélanomes

Montrer ses grains de beauté, est-ce remboursé par la Sécurité Sociale?

La Sécurité Sociale en France a mis en place une consultation spécifique de dépistage du mélanome pris en charge sans besoin de s’inscrire dans le parcours de soin (pas besoin de passer par le médecin traitant) chez le dermatologue une fois par an pour les patients à risque de mélanome définis par les recommandations de la Haute Autorité de Santé :
– antécédent personnel ou familial de mélanome ;
– phototype cutané de type I (peau claire, yeux bleus, cheveux clairs) ;
– nombre élevé de nævus, de nævus de grande taille, de nævus atypiques ;
– antécédents ou mode de vie avec expositions solaires intenses.

ENLEVER UN GRAIN DE BEAUTE (OU NAEVUS) : chirurgie du grain de beauté

Enlever un grain de beauté

Lorsquon a des grains de beauté, a fortiori en grand nombre, on est plus a risque de développer un mélanome sur lensemble de la peau et pas seulement à l’endroit des grains de beauté. Il est donc inutile de les enlever tous.

 Un autre facteur prédominant dans le risque de développer un mélanome est l’exposition aux UV.

Il faut donc se protéger du soleil sur lensemble du corps lorsquon a des grains de beauté.

Le dermatologue, lors du controle des grains de beauté, peut décider d’enlever un grain de beauté en raison de son risque de degenerescence en melanome

Comment se faire enlever un grain de beauté ?

Lorsque le dermatologue enleve un grain de beaute, il prevoit generalement un rendez-vous de chirurgie

Le dermatologue realise une anesthesie de la zone située autour du grain de beaute (anesthesie locale).

En general, le grain de beaute est enleve au moyen d’un bistouri, et le dermatologue effectue des points de suture pour refermer la plaie

Le medecin effectue ensuite un pansement et donne des conseils pour les soins de la plaie

En general, les points doivent etre enleves par un medecin quelques jours ou quelques semaines apres l’intervention de chirurgie.

Le grain de beaute enleve est envoye dans un laboratoire d’anatomopathologie afin d’etre analysé.

Cancer de la peau : cancer basocellulaire / cancer spinocellulaire / melanome

Le soleil et la peau / Peau sensible au soleil / Protection solaire / Crème solaire / Protéger les enfants du soleil / Risques des crèmes solaires ?

Taches brunes / taches solaires / Traitement taches brunes / laser taches

MAUVAIS GRAIN DE BEAUTE : le grain de beaute qui grossit ou qui change (de couleur, de forme…)

Mauvais grain de beauté : comment reconnaître un grain de beauté qui change ou devient dangereux ?

Un grain de beauté qui change — qui grossit, change de couleur, de forme ou de relief — est le signal d’alarme le plus important du mélanome, le cancer de la peau le plus grave. Pourtant, tous les grains de beauté qui évoluent ne sont pas dangereux, et tous les mélanomes ne ressemblent pas à un « mauvais grain de beauté » classique. Savoir reconnaître les signes qui doivent alerter — et consulter rapidement — est le geste qui peut faire la différence entre un diagnostic précoce et une prise en charge tardive.

Un grain de beauté vous inquiète — il a changé, grossi, saigne ? Ne tardez pas à le faire examiner.
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Sommaire :
La règle ABCDE |
Grain de beauté qui change |
Comment surveiller soi-même |
Le rôle du dermatologue |
Naevus atypiques et risque mélanome |
Tableau récapitulatif |
Questions fréquentes

La règle ABCDE — reconnaître un grain de beauté suspect

La règle ABCDE est un outil de dépistage permettant d’identifier les grains de beauté présentant des caractéristiques suspectes. Elle ne s’applique pas à tous les types de lésions pigmentées — certains mélanomes dangereux n’ont pas ces caractéristiques, et certains grains de beauté atypiques ne sont pas cancéreux. Elle reste cependant le repère le plus utile pour l’autoexamen.

A — Asymétrie

Si l’on trace un trait imaginaire au milieu du grain de beauté, les deux moitiés n’ont pas la même forme. Un grain de beauté normal est symétrique. Une asymétrie notable est un signe d’alerte.

B — Bords irréguliers

Les bords d’un grain de beauté normal sont nets et réguliers. Des bords flous, dentelés, en carte de géographie ou qui s’effacent progressivement dans la peau environnante sont suspects.

C — Couleurs multiples

Un grain de beauté bénin est d’une couleur homogène (brun uniforme). La présence de plusieurs teintes au sein d’une même lésion — brun clair, brun foncé, noir, rosé, rouge, blanc, bleuté — est un signe d’alerte majeur.

D — Diamètre supérieur à 6 mm

La taille approximative d’une gomme de crayon. Tout grain de beauté dépassant 6 mm de diamètre mérite une surveillance rapprochée — même si de nombreux mélanomes débutants sont plus petits, et que certains grands grains de beauté sont bénins.

E — Évolution

C’est le critère le plus important — valable pour tout naevus, quelle que soit sa forme. Toute modification d’un grain de beauté existant doit conduire à consulter : changement de taille, de couleur, de forme, de relief, apparition de démangeaisons, saignement, croûte.

Changement de grain de beauté - signe de danger de mélanome
Changement de grain de beauté : danger de mélanome !

Grain de beauté qui change — quels changements doivent alerter ?

Un grain de beauté peut évoluer de plusieurs façons. Toutes ne sont pas dangereuses — mais aucune ne doit être ignorée.

Grain de beauté qui grossit

Une augmentation de taille progressive est le signe le plus fréquemment rapporté dans les mélanomes débutants. Elle peut être lente — sur plusieurs mois ou années — ou rapide sur quelques semaines. Toute croissance notable d’un grain de beauté stable jusque-là justifie une consultation sans délai. Un naevus qui double de taille en quelques semaines est une urgence dermatologique.

Grain de beauté qui change de couleur

L’apparition d’une nouvelle teinte au sein d’un grain de beauté jusque-là uniforme est particulièrement suspecte : une zone noire, une plage bleutée, une tache rosée ou une zone blanche (dépigmentation) au sein d’un grain de beauté brun sont des signes à prendre très au sérieux.

Grain de beauté qui saigne ou suinte

Un grain de beauté qui saigne spontanément ou au moindre frottement, qui forme une croûte ou qui suinte sans traumatisme apparent doit être montré en urgence à un dermatologue. Ce signe peut correspondre à un mélanome ulcéré ou à un carcinome basocellulaire.

Grain de beauté qui démange ou fait mal

Un naevus bénin est indolore et ne gratte pas. Des démangeaisons persistantes, une sensation de brûlure ou une douleur localisée sur un grain de beauté sont des signaux d’alarme à ne pas négliger.

Grain de beauté qui s’élève ou change de relief

Un grain de beauté plat qui devient surélevé, nodulaire ou qui développe une zone en relief au sein d’une lésion plane peut indiquer une transformation en mélanome nodulaire — forme particulièrement agressive à croissance rapide.

Grain de beauté qui grossit, change de couleur ou saigne ? Chaque semaine compte — consultez sans attendre :
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Comment surveiller soi-même ses grains de beauté

L’autoexamen cutané régulier est recommandé à tous, en complément du suivi dermatologique. Voici comment le pratiquer efficacement :

  • Fréquence : une fois par mois, après la douche, devant un grand miroir avec un miroir à main pour les zones difficiles d’accès
  • Zones à ne pas oublier : cuir chevelu (utiliser un sèche-cheveux pour écarter les cheveux), dos, plantes des pieds, espaces entre les orteils, ongles, zones génitales
  • Photographier ses grains de beauté avec un smartphone — une photo datée permet de détecter une évolution sur plusieurs mois
  • Consulter dès qu’un grain de beauté vous semble différent de ce qu’il était — même si vous n’êtes pas certain

⚠️ L’autoexamen ne remplace pas le suivi dermatologique annuel — certains mélanomes débutants sont invisibles à l’œil nu et ne sont détectables qu’à la dermoscopie.

Le rôle du dermatologue — dermoscopie et photographie

Le dermatologue dispose d’outils que l’œil nu ne peut pas remplacer :

La dermoscopie

La dermoscopie permet d’examiner les structures internes d’un grain de beauté inaccessibles à l’œil nu — réseaux pigmentaires, vaisseaux, globules, voile bleu-blanc — et de distinguer un naevus bénin d’un mélanome débutant avec une précision bien supérieure à l’examen clinique seul.

La photographie comparative

La réalisation de photographies standardisées de l’ensemble des grains de beauté permet une comparaison dans le temps — toute modification entre deux consultations est immédiatement visible, même minime. C’est particulièrement utile pour les patients porteurs de nombreux naevus atypiques.

L’exérèse

Tout grain de beauté jugé suspect à l’examen clinique et dermoscopique est enlevé chirurgicalement et analysé en anatomopathologie. C’est le seul moyen d’affirmer ou d’infirmer un mélanome avec certitude. Voir enlever un grain de beauté.

Naevus atypiques et risque de mélanome

Un naevus atypique (ou dysplasique) est un grain de beauté présentant un ou plusieurs critères ABCDE sans pour autant être un mélanome. Pris isolément, il n’est pas dangereux — mais sa présence en grand nombre augmente significativement le risque de développer un mélanome.

Les facteurs de risque cumulatifs sont :

  • Présence de nombreux naevus atypiques (plus de 5 à 10)
  • Antécédents personnels ou familiaux de mélanome
  • Phototype clair — peau claire, cheveux roux ou blonds, yeux clairs
  • Expositions solaires intenses — coups de soleil dans l’enfance, UV artificiels
  • Immunodépression

En cas de naevus atypiques multiples, il est impératif de respecter scrupuleusement les règles de protection solaire et d’assurer un suivi dermatologique annuel avec photographie comparative.

Tableau récapitulatif — signes d’alerte du grain de beauté

Signe Ce qu’il faut observer Conduite à tenir
A — Asymétrie Les deux moitiés ne se superposent pas Consultation dermatologique
B — Bords Bords flous, dentelés, irréguliers Consultation dermatologique
C — Couleurs Plusieurs teintes (noir, rosé, blanc, bleuté) Consultation dermatologique
D — Diamètre Supérieur à 6 mm Surveillance rapprochée ou exérèse
E — Évolution Toute modification (taille, couleur, relief, démangeaisons, saignement) Consultation sans délai
Saignement / croûte Spontané ou au moindre frottement Urgence dermatologique

Questions fréquentes

Mon grain de beauté a grossi en quelques semaines — est-ce forcément un mélanome ?
Pas nécessairement — certains naevus bénins peuvent croître rapidement, notamment chez les jeunes ou pendant la grossesse. Mais une croissance rapide sur quelques semaines est un signal d’alarme qui justifie une consultation dermatologique urgente. Seul l’examen dermoscopique — et si nécessaire l’exérèse avec analyse anatomopathologique — permet de trancher avec certitude. Ne tardez pas : un mélanome diagnostiqué précocement (stade fin) est guérissable dans la grande majorité des cas.

Mon grain de beauté gratte depuis quelques jours — dois-je m’inquiéter ?
Des démangeaisons persistantes sur un grain de beauté sont un signe à ne pas ignorer. Une irritation passagère après un frottement peut expliquer une démangeaison transitoire — mais si elle persiste plusieurs jours ou si elle s’accompagne d’un changement d’aspect, consultez rapidement. Les démangeaisons figurent parmi les premiers symptômes signalés dans certains mélanomes débutants.

Quelle est la différence entre un grain de beauté atypique et un mélanome ?
Un naevus atypique (ou dysplasique) présente des irrégularités de forme, de bords ou de couleur sans pour autant être malin. Il est considéré comme un facteur de risque et non comme un cancer. Un mélanome est une tumeur maligne des cellules pigmentaires — il envahit les tissus et peut métastaser. Seule l’analyse anatomopathologique après exérèse permet de distinguer formellement un naevus atypique sévère d’un mélanome débutant.

À quelle fréquence faire contrôler ses grains de beauté ?
Pour une personne sans facteur de risque particulier, un contrôle dermatologique annuel est recommandé. En cas de naevus atypiques multiples, d’antécédents personnels ou familiaux de mélanome, ou de phototype très clair, la surveillance peut être semestrielle avec photographie comparative. Entre les consultations, l’autoexamen mensuel reste indispensable.

Un grain de beauté enlevé peut-il récidiver ?
Un naevus enlevé avec des marges saines ne récidive pas. Si l’exérèse est incomplète (berges atteintes), une ré-excision est nécessaire. Dans le cas d’un mélanome, des marges d’exérèse plus larges sont requises selon l’épaisseur de la tumeur (indice de Breslow), et un suivi oncologique est mis en place.


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SOINS DES JAMBES LOURDES : traitement des jambes lourdes

Jambes lourdes

 

Il faut aider le retour veineux des jambes vers le coeur et éviter la stase veineuse dans les jambes

 

Aidez le retour veineux :

Dormez avec les jambes discrètement surélevées (5 à 6 cm suffisent)

 

. Vous pouvez utiliser une cale sous les pieds du lit ou sous le matelas, ou un dispositif d’allongement des pieds du lit.

Ayez les jambes allongées le plus souvent possible (lorsque vous regardez la TV, lisez…)

 

Faites des sports doux : marche, natation, vélo…

 

A la plage, marchez dans leau

 

Portez des collants ou bas de contention médicaux le plus souvent possible la journée (ils ne doivent pas être portés lors du repos allongé). Il existe des bas et collants tout à fait esthétiques, ressemblant à des bas-nylon classiques et pouvant être portés avec une jupe.

 

Evitez la stase : les bains trop chaud, les positions debout prolongée, le chauffage par le sol, les expositions des jambes au soleil, les sports violents ou augmentant la stase (tennis, equitation, athlétisme…)…

 

>>> Retour au sommaire : jambes lourdes varices

 

TRAITEMENT DES JAMBES LOURDES : traitement des varicosités

Traitement des varices et varicosités : sclérothérapie, laser et chirurgie

Le traitement des varices et varicosités dépend du bilan veineux initial — il ne faut pas traiter les varicosités sans avoir d’abord recherché et traité un reflux veineux sous-jacent. Cette page présente les différentes options thérapeutiques, leurs indications et leurs limites.

Varicosités ou varices à traiter ? Consultez le Dr Rousseau, dermatologue, en téléconsultation :
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Varices vs varicosités — rappel

Les varices sont des dilatations molles des veines profondes (saphènes, collatérales), visibles en relief sous la peau. Les varicosités sont de petits vaisseaux superficiels dilatés, violacés ou rougeâtres, de 0,1 à 2 mm de diamètre — appelées aussi télangiectasies ou veinectasies selon leur taille. Les deux s’inscrivent dans la même maladie veineuse chronique et relèvent d’approches thérapeutiques différentes.

Voir notre article principal : Varices — causes, symptômes et prévention.

Tableau comparatif des traitements

Traitement Indication principale Remboursement Remarque
Sclérothérapie liquide Varicosités, veines réticulaires ❌ Non (esthétique) Traitement de référence — efficace et peu coûteux
Sclérothérapie à la mousse Varices réticulaires, troncs moyens ⚠️ Parfois remboursé (écho-guidé) Meilleur contact avec les parois — risque de microbulles
Laser Nd:YAG 1064 nm Varicosités, veines réticulaires ❌ Non Excellent résultat — plus douloureux, plus coûteux
Laser endoveineux Varices des saphènes ✅ Remboursé si indication médicale Alternative au stripping — même efficacité
Phlébectomie ambulatoire (Müller) Varices collatérales moyennes ✅ Remboursé Petites incisions — sans suture
Stripping Grosses varices saphènes ✅ Remboursé Chirurgie sous anesthésie — résultats durables
Contention veineuse seule Reflux discret, sujet jeune ✅ Partiellement remboursé Peut reculer l’échéance chirurgicale de 10 ans

La sclérothérapie — traitement de référence des varicosités

La sclérothérapie consiste à injecter un produit sclérosant (Aetoxysclérol®, glycérine chromée/Sclérémo®) directement dans la varicosité à l’aide d’une aiguille très fine. Le produit irrite la paroi du vaisseau, qui se fibrose et se ferme définitivement.

Deux formes de sclérothérapie

  • Sclérothérapie liquide — pour les télangiectasies fines (0,1 à 1 mm). La concentration du sclérosant est adaptée au diamètre du vaisseau (ex : Aetoxysclérol dilué à 0,5–1%)
  • Sclérothérapie à la mousse — le produit est émulsifié pour former une mousse qui améliore le contact avec les parois. Utilisée pour les veines réticulaires et les varices de taille moyenne. Attention aux microbulles pouvant migrer dans la circulation profonde

Incidents possibles de la sclérothérapie

  • Pigmentations brunes — dépôts de fer et d’hémosidérine, fréquentes, surtout sur peaux mates (phototypes IV–VI). Peuvent persister des années, aggravées par l’exposition solaire. Éviter le soleil dans les semaines suivant la sclérose
  • Thrombus intra-variceux — la varice noircit après injection (signe d’efficacité) ; les caillots doivent être évacués à la séance suivante par micro-incisions à l’aiguille
  • Nécrose cutanée — exceptionnelle, par surdosage ou passage dans une artériole ; laisse une petite cicatrice
  • Phlébite superficielle — très rare avec les produits actuels
  • Matting — apparition de nouvelles varicosités fines autour des zones traitées, liée à une déviation du flux

⚠️ Peaux mates et foncées (phototypes IV–VI) : risque de pigmentation séquellaire significativement plus élevé, même en dehors de toute exposition solaire. Informez votre médecin de votre phototype avant tout traitement.

Les lasers pour les varicosités

Laser Efficacité varicosités Remarque
Nd:YAG 1064 nm ✅✅ Excellente Référence pour les veinectasies bleutées (1–2 mm) — plus douloureux
KTP, colorant pulsé, IPL ⚠️ Peu ou pas efficace Non recommandés pour les varicosités des jambes
Laser endoveineux ✅✅ Très efficace Pour les varices des troncs saphènes — sous guidage échographique

La chirurgie des varices

La chirurgie est indiquée pour les varices de grande taille avec reflux saphène confirmé à l’écho-Doppler. Elle ne concerne pas les simples varicosités.

  • Stripping — ablation du tronc saphène sous anesthésie locale ou générale. Stripping court (saphène interne tronculaire) ou long. Résultats durables
  • Phlébectomie ambulatoire de Müller — ablation des varices collatérales par micro-incisions de 2 mm sans suture, sous anesthésie locale. Souvent associée au stripping
  • Laser endoveineux / radiofréquence — alternatives mini-invasives au stripping. Même efficacité dans des mains expérimentées, récupération plus rapide

💡 Reflux discret chez un sujet jeune : la contention veineuse de classe 2 est souvent préférable à la chirurgie — elle peut reculer l’échéance opératoire de plus de 10 ans. La récidive est fréquente après chirurgie, quelle que soit la technique.

Quel est le prix d’une séance de sclérothérapie ?

La sclérothérapie des varicosités est un acte esthétique non remboursé par l’Assurance Maladie. Le tarif varie selon le praticien, la région et la durée de la séance :

  • Microsclérose simple (15–20 min, province) : 30 à 50 €
  • Séance avec repérage écho-Doppler ou sclérose-laser : le double environ
  • Paris et grandes villes : tarifs généralement plus élevés

De nombreuses séances sont souvent nécessaires — certains praticiens pratiquent des forfaits. Demandez un devis avant de commencer.

Sources

Questions fréquentes sur le traitement des varices

La sclérothérapie est-elle douloureuse ?

Les injections sont réalisées avec des aiguilles très fines — la douleur est généralement légère et bien tolérée. Certains produits (glycérine chromée) peuvent être légèrement plus irritants. Le laser Nd:YAG 1064 nm est plus douloureux que la sclérothérapie mais son efficacité sur les veinectasies bleutées est excellente. La douleur reste dans tous les cas très inférieure à ce que les patientes anticipent souvent.

Combien de séances faut-il pour traiter des varicosités ?

Le nombre de séances varie selon l’étendue des lésions et leur réponse au traitement. En général, 2 à 5 séances espacées de 4 à 8 semaines sont nécessaires pour un traitement complet. Des séances de retouche peuvent être utiles 6 à 12 mois après. La récidive à long terme est possible — l’insuffisance veineuse étant une maladie chronique.

Peut-on traiter les varicosités enceinte ?

Non — la sclérothérapie et le laser sont contre-indiqués pendant la grossesse. La contention veineuse (bas de compression) reste le seul traitement recommandé pendant la grossesse. Le traitement des varicosités doit être reporté après l’accouchement et la fin de l’allaitement, idéalement 3 à 6 mois après.

Faut-il voir un dermatologue ou un phlébologue pour une sclérothérapie ?

Les deux spécialistes sont formés à la sclérothérapie. Le dermatologue est particulièrement compétent pour les varicosités superficielles et la sclérothérapie esthétique. Le phlébologue (angiologue) est spécialisé dans le bilan écho-Doppler et la prise en charge des varices profondes. Pour les varicosités isolées sans varices, le dermatologue est un choix tout à fait adapté.

>>> Suite : Conseils en cas de varices, jambes lourdes et varicosités


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VIRUS ET PEAU, les virus et la peau

Un virus est un organisme infectieux de très petite taille. Il est tellement petit qu’il peut pénétrer dans les cellules de la peau. Sa caractéristique est qu’il se reproduit en utilisant le matériel d’un hôte (la cellule) : il l’infecte et lui fait  » fabriquer  » d’autres virus.  Quels sont les interactions virus et peau ?

Lors d’une contamination virale de la peau, le virus loge donc généralement dans les cellules de la peau ou dans les nerfs qui en dépendent pour les virus du groupe Herpes.

 

De nombreux virus peuvent infecter la peau humaine. Parmi ceux-ci on peut citer :

– les papilloma virus, source notamment de verrues et de condylomes

– les herpes virus, à l’origine de l’herpes, de la varicelle et du zona

– les pox virus, donnant les molluscums contagiosiums, chez l’enfant notamment

 

>>> Suite : verrues, condylomes, herpes, zona, molluscum contagiosum

 

PARAPSORIASIS : parapsoriasis

Parapsoriasis

Le parapsoriasis est une affection ) distinguer du psoriasis. Il existe globalement deux types de parapsoriasis, le parapsoriasis en gouttes et le parapsoriasis en plaques.

1/ Parapsoriasis en gouttes

Le parapsoriasis en gouttes est une maladie d’origine inconnue : différentes infections ont été incriminées (brucellose, toxoplasmose, staphylocoque, streptocoque, Adénovirus de type 11, EBV et VIH, spirochètes…

Elle est rare : 1 cas pour 1 000 à 1 500 personnes.

Le parapsoriasis en gouttes est une maladie bénigne, mais de longue durée, évoluant sur quelques mois ou quelques années selon les formes, évoluant par poussées mais cette maladie est habituellement uniquement cutanée.

Diagnostic

Le parapsoriasis en gouttes est généralement décrit sous deux formes :

forme aiguë

Il s’agit du parapsoriasis varioliforme, maladie de Mucha-Haberman, pityriasis lichénoïde et varioliforme

Certains auteurs l’assimilent à la papulose lymphomatoide, une pathologie pouvant évoluer en lymphome

Elle est caractérisée par des boutons roses, orange ou violacés, entourées d’un halo rouge, qui peuvent se transformer en vésicules, puis donnant des croûtes hémorragiques noirâtres, qui peuvent s’ulcérer et donner des cicatrices

L’éruption peut s’accompagner de fièvre et de malaise et elle dure quelques semaines à plusieurs mois.

Une forme plus sévère appelée forme fébrile ulcéro-nécrotique de Mucha-Habermann comporte une fièvre élevée (40 à 41 °C), des signes neurologiques, une altération de l’état général, des douleurs abdominales, une pneumopathie interstitielle, une myocardite lymphocytaire, des manifestations rhumatologiques et elle peut mener au décès.

forme chronique

Il s’agit du parapsoriasis en gouttes de Juliusberg.

Elle est caractérisée par des boutons rouge-brun avec une squame adhérente centrale qui tend à se décoller spontanément. Les lésions guérissent sans cicatrice, mais peuvent laisser des troubles de la pigmentation souvent régressifs.

Cette forme peut durer plusieurs années.

Diagnostics différentiels

On compte surtout :

Pour etre sur du siagnostic le dermatologue fait le plus souvent une biopsie

Traitement

Le parapsoriasis en gouttes est une maladie d’origine inconnue pour laquelle aucun traitement n’est spécifiquement efficace. Le médecin essaie plusieurs médicaments souvent successivement pour tenter de contrôler la maladie.

Enfant

Héliothérapie et/ou un traitement par antibiotiques (tétracyclines si plus de 8 ans ou érythromycine/ azithromycine) +/- corticoïdes locaux et antiH1

Adulte

PUVAthérapie voire héliothérapie ou UVB.

Corticoides

La corticothérapie par voie générale s’utilise surtout dans les formes aiguës, ulcéro-nécrotiques et suraiguës

Disulone®, méthotrexate…

2/ Parapsoriasis en plaques

On distingues deux formes :

2.1/ Parapsoriasis en grandes plaques

Il s’agit du premier stade du mycosis fongoide, un lymphome de la peau. On le considere comme mycosis fongoide de de grade 0. Cependant l’ évolution vers le stade tumoral du Mycosis ne survient que chez moins de 10% des patients.

Il donne des taches rouges, souvent finement squameuses, bien circonscrites et persistantes.

On le traite par PUVATherapie et surveillance pour éviter la transformation en lymphome

2.2/ Parapsoriasis en petites plaques, digitiforme

Le parapsoriasis en petites plaques digitiformes est caractérisé par des taches de forme ovalaire, rouges avec souvent une teinte jaunâtre, dont le grand axe est orienté parallèlement aux côtes et à l’axe des membres.

L’abstention thérapeutique voire l’héliothérapie ou la PUVA therapie sont les traitements classiques

Allergies dans l’eczema de l’enfant

Allergies dans l’eczema atopique

Quand faire des tests allergologiques (tests à la recherche d’une allergie) dans l’eczema de l’enfant et du nourrisson ?


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– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


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A/ Quand est-il utile de réaliser des tests allergologiques dans l’eczema de l’enfant et du bébé ?

Trois cas de figures indiquent de réaliser des tests à la recherche d’une allergie dans l’eczema de l’enfant :

– En cas de résistance de l’eczema de l’enfant à un traitement bien conduit, ou de récidives rapprochées.

– en cas de retard de croissance et de cassure des courbes staturo-pondérales

– en cas de manifestations autres que l’eczema de l’enfant : déclenchement de rougeurs autour de la bouche lors de l’ingestion de certains aliments (syndrome oral), d’urticaire ou d’angio oedeme, d’asthme, de rhino conjonctivite…

B/ Quels tests allergologiques peuvent être proposés dans l’eczema de l’enfant et du bébé ?

Les recherches d’allergie dans l’eczema de l’enfant et du bébé sont prescrites par le médecin qui s’orientera en fonction des doutes cliniques d’allergie. Il peut proposer de doser dans le sang :

  • Les IgE Totales (Anticorps responsables de l’allergie) et spécifiques

  • des tests aux pneumallergènes (allergies « respiratoires ») et trophallergènes (allergies « alimentaires »)

  • des tests cutanés

  • voire un test de provocation orale, en milieu hospitalier


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BOWEN : la maladie de Bowen

Maladie de Bowen : carcinome épidermoïde in situ — diagnostic et traitement

La maladie de Bowen est un carcinome épidermoïde in situ — un cancer de la peau strictement limité à l’épiderme, sans franchissement de la membrane basale. À ce stade, il ne métastase pas, mais sans traitement il peut évoluer vers un carcinome invasif. Le diagnostic et le traitement précoce sont curatifs dans la grande majorité des cas.

⚠️ Plaque rouge persistante, résistante aux crèmes, sur la jambe, les organes génitaux ou le doigt ?
Consulter rapidement un dermatologue — la maladie de Bowen est souvent méconnue plusieurs mois avant le diagnostic.

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Sommaire :
Signes cliniques |
Formes cliniques |
Causes et facteurs de risque |
Diagnostic |
Traitement |
Questions fréquentes

Signes cliniques

Maladie de Bowen — plaque rouge kératosique

La présentation typique est une plaque rouge, bien délimitée, légèrement surélevée, parfois croûteuse ou squameuse, à surface irrégulière. Elle est indolore, d’évolution très lente sur des mois à des années, et résiste aux crèmes courantes — ce dernier point est souvent le signe d’alerte qui pousse à consulter.

Localisation la plus fréquente : jambe de la femme (forme classique), zones photoexposées en général.

Maladie de Bowen de la jambe — forme classique

Formes cliniques — présentations trompeuses

Localisation Aspect caractéristique Particularité
Jambe (femme) Plaque rouge croûteuse, squameuse Forme la plus fréquente — souvent confondue avec eczéma ou psoriasis
Muqueuses génitales et anales Plaque rouge vif, lisse, luisante, indolore, bien limitée Associée aux HPV16 — voir tache rouge des organes génitaux
Verge Plaque érythémateuse lisse, bien délimitée Appelée érythroplasie de Queyrat — même histologie
Doigt / péri-unguéal Lésion kératosique péri-unguéale ou sous-unguéale Forme trompeuse — souvent confondue avec verrue ou onyxis
Forme pigmentée Plaque brunâtre ou noire, irrégulière Forme trompeuse — diagnostic différentiel avec mélanome in situ

Maladie de Bowen de la verge — érythroplasie de Queyrat
Maladie de Bowen du doigt — forme péri-unguéale
Carcinome intraépithélial — maladie de Bowen histologie

Causes et facteurs de risque

Facteur Mécanisme
Exposition solaire cumulée (UV) Principal facteur — mutations de l’ADN kératinocytaire. Zones photoexposées prédominantes.
Arsenic Arsenicisme chronique : viticulture, anciens herbicides arsenicaux, liqueur de Fowler, tannage du cuir. Forme multifocale caractéristique.
Papillomavirus (HPV16) Impliqué dans les formes muqueuses génitales et anales — et dans certaines formes péri-unguéales (condylomes)
Immunodépression Transplantés, VIH, immunosuppresseurs au long cours — risque multiplié et formes multiples

Diagnostic

Dermoscopie

La dermoscopie est l’examen de première intention. Signes caractéristiques :

Vaisseaux glomérulaires (en points) disposés en agrégats — le plus évocateur
— Vaisseaux organisés en lignes dans les formes étendues
Squames de surface
— Dans les formes pigmentées : vaisseaux en lignes entourés de pigment brun

Biopsie cutanée

Indiquée en cas de doute diagnostique clinique ou dermoscopique, et systématiquement avant tout traitement destructif pour confirmer l’absence d’invasion dermique (carcinome in situ vs carcinome invasif). La biopsie confirme la dysplasie épidermique sur toute l’épaisseur de l’épiderme avec respect de la membrane basale.

Diagnostic différentiel principal : psoriasis en plaque (squames épaisses argentées, dermoscopie différente), eczéma nummulaire (prurigineux, répond aux dermocorticoïdes), kératose actinique (plus fine, rugueuse, photoexposée), mélanome in situ pour les formes pigmentées.

Traitement

Le traitement est curatif à ce stade in situ. Le choix dépend de la taille, la localisation et l’état général du patient. Plusieurs options ont fait l’objet d’une revue Cochrane (Cochrane CD007281).

Traitement Modalité Indications préférentielles
Exérèse chirurgicale Marge de sécurité 5 mm + histologie Lésion localisée, forme pigmentée ou doute diagnostique — seul traitement permettant la confirmation histologique
Photothérapie Dynamique (PDT) Application d’acide aminolévulinique + illumination Lésions larges ou multiples, jambe — bon résultat cosmétique. Voir PDT
5-fluorouracile topique Application locale en cure Lésions superficielles étendues — réponse variable
Imiquimod topique Immunomodulateur local en application répétée Alternative aux lésions non chirurgicales, zones à risque cicatriciel
Cryochirurgie Azote liquide — cycles de congélation Lésions petites, bien délimitées
Laser CO2 Vaporisation Formes muqueuses génitales, péri-unguéales rebelles

Surveillance après traitement : suivi clinique régulier pour détecter une récidive locale ou l’apparition de nouvelles lésions — en particulier chez les patients à risque (immunodéprimés, arsenicisme, exposition solaire cumulée importante).

Questions fréquentes

La maladie de Bowen est-elle un cancer dangereux ?

À son stade actuel — in situ — elle ne métastase pas. Traitée correctement, la guérison est la règle. Sans traitement, elle peut évoluer en carcinome épidermoïde invasif en quelques années, qui lui peut être agressif localement et métastaser dans environ 2 % des cas. L’enjeu est donc de la diagnostiquer et traiter avant cette évolution.

Comment distinguer la maladie de Bowen d’un eczéma ou d’un psoriasis ?

Trois éléments orientent : l’absence de réponse aux dermocorticoïdes après plusieurs semaines (une plaque d’eczéma ou de psoriasis répond au traitement), les bords très nets et réguliers de la lésion de Bowen, et l’aspect dermoscopique avec vaisseaux glomérulaires. En cas de doute persistant, la biopsie tranche définitivement — c’est toujours la bonne décision face à une lésion qui résiste aux traitements habituels.

La maladie de Bowen génitale est-elle contagieuse ?

Les formes génitales (verge, vulve, région anale) sont associées au HPV16 — virus sexuellement transmissible. Le partenaire doit être informé et bénéficier d’un examen par un dermatologue ou gynécologue. La vaccination anti-HPV chez les personnes non encore exposées reste protectrice contre les souches oncogènes.

Peut-on récidiver après traitement de la maladie de Bowen ?

Oui — le taux de récidive locale varie selon le traitement : il est plus faible après exérèse chirurgicale avec marges saines qu’après traitements topiques ou destructifs. De nouvelles lésions peuvent également apparaître à distance chez les patients à risque (immunodéprimés, arsenicisme). Une surveillance annuelle est recommandée.

Voir aussi :
Cancers de la peau |
Carcinome basocellulaire |
Condylomes et HPV |
Photothérapie dynamique |
Tache rouge des organes génitaux


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Creme anesthesiante : Emla ®, Anesderm ®…

Creme anesthesiante a la lidocaine et la prilocaine :

Il existe une creme anesthesiante permettant d’endormir la peau

  • Cremes à la lidocaine et prilocaine, qu’est-ce que c’est ?

La lidocaine et la prilocaine sont des anesthésiques locaux utilisés en dermatologie, notamment en applications locales afin d’obtenir une anesthésie de la peau avant un acte de chirurgie ou de laser

 

 

  • Quelles sont les contre indications ?

    • Allergie au produit ou à l’un des composants
    • Porphyrie ou méthémoglobinémie
    • On les évite en cas de grossesse
  • Conseils d’utilisation

    • Appliquer la creme en couche epaisse sur la zone à anesthésier
    • La creme doit etre laissée sur la peau environ une heure avant l’intervention et environ 15 minutes sur la muqueuse du pénis
    • Pour l’anesthesie de la peau, il faut recouvrir la creme anesthesiante avec un pansement plastifié (fourni dans la boite le plus souvent). Si le pansement est trop petit, il est possible d’utiliser du cellophane alimentaire (plastique transparent en rouleau) pour recouvrir la creme
    • Ne pas appliquer de creme sur l’oeil ou a proximite des yeux

DARTRE : dartres ou taches blanches sur les joues et les bras

Dartre

Cet article en vidéo :


Une dartre est une zone souvent plus claire que la peau environnante, en raison de sa desquamation. En terme médical on parle d’eczematide. Il s’agit d’un problème fréquent chez les enfants et les jeunes adultes à peau mate, notamment sur les joues et les bras en fin d’été. Pour lutter contre les dartres, on utilise souvent des crèmes hydratantes et parfois des dermocorticoides.

Dartres joue
Dartre

Les eczématides achromiantes, également appelées dartres ou pityriasis alba donnent des taches rosées qui peuvent démanger, évoluant en taches blanches, le plus souvent chez les enfants entre 3 et 16 ans mais se voient aussi chez l’adulte.

Dartres
Dartres

Symptomes

Elles sont fréquentes en hiver et en fin d’été.

Elles touchent préférentiellement la face d’extension des bras, et surtout les joues, formant des taches blanches d’environ 0.5 à 2 cm sur les joues des enfants.

Chaque dartre évolue en deux phases et on a souvent une coexistence des deux phases chez un meme enfant :

Tache rosée

Au début elles sont rosées, et desquament (la surface peut être finement squameuse, rugueuses ou crouteuse. Elles peuvent être entourées d’une bordure rouge et crouteuse. Elles peuvent démanger

Tache blanche

Ensuite, elles forment une tache blanche et lisse ou finement squameuse, qui peut se repigmenter au soleil. Elles sont alors très visibles en été ou sur peau foncée (visibilité de la dépigmentation sur les peaux mates+++).

Chez l’enfant elles prédominent sur le visage, essentiellement sur les joues, autour de la bouche. Chez les adolescents et les adultes, on les retrouve plutôt sur les racines des bras, des cuisses, les épaules…

La durée d’évolution est très variable. Chez l’enfant, elles récidivent pendant plusieurs années, jusqu’à la puberté.

Dartres de joues
Dartres de joues

Causes

Il peut s’agir d’un signe mineur d’atopie. Elles existent cependant chez les enfants non atopiquesIl s’agit de plaques résultant de la desquamation de la peau bronzée (le bronzage ne concerne en effet que la couche superficielle de la peau, la perte de cette dernière engendre donc une perte locale du bronzage, doù un aspect de tache blanche).

Parfois les dartres sont entourées d’un liseré rouge qui peut démanger. On les traite alors avec des crèmes cortisonées et émolientes. Il faut cependant re-bronzer afin de faire disparaître ensuite les taches blanches.

 

Traitement

Eviter les taches blanches des joues et bras en été

Lutte contre les facteurs de risque :
-Protection solaire (le soleil accentue le renouvellement cutané) : éviter l’exposition entre 11 et 16h, chercher l’ombre, porter des vêtements amples et couvrants, appliquer de la crème solaire d’indice élevé sur les zones exposées.
– Protection contre la sécheresse de la peau (eau pas trop chaude et pains surgras ou sans savon pour la toilette, émollients, rincer la peau à l’au claire peu chaude après les bains de mer ou de piscine).

Soigner les taches blanches des joues et bras

Emollients, protection solaire, dermocorticoides à la phase erythemateuse

Lorsqu’il existe une dépigmentation il faut tenter de rebronzer grâce à une exposition solaire modérée, toujours associée aux conseils de protection solaire

Le meilleur traitement des dartres est donc préventif

Afin d’éviter de voir apparaitre des dartres :

  • Il faut appliquer des crèmes hydratantes avant et pendant l’été, afin de protéger et renforcer la couche superficielle de la peau.

  • et se protéger des expositions solaires intenses (voir la fiche consacrée à la protection solaire) car l’exposition au soleil agresse la peau et tend à la faire desquamer, ce qui encourage la formation des dartres.

 

ACNE : solution contre l’acnée et les boutons d’acnés

Acné : causes, symptômes, traitements et conseils du dermatologue

acné boutons peau grasse adolescente photo
Acné — image générée par IA

L’acné se manifeste par des points noirs, petits kystes blancs et boutons rouges sur le visage, le décolleté ou le haut du dos, souvent associés à une peau grasse et luisante. Elle touche 80% des adolescents mais peut persister à l’âge adulte, notamment chez la femme. Il existe de nombreux traitements efficaces permettant d’atténuer les boutons et de réduire le risque de cicatrices.

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Acné inflammatoire

L’acné expliquée en vidéo


Vidéo : l'acné expliquée par le dermatologue

Sommaire :
Qu’est-ce que l’acné |
Qui est concerné |
Signes cliniques |
Causes |
Formes particulières |
Facteurs aggravants |
Conseils de soins |
Conséquences |
Points clés |
Questions fréquentes

Qu’est-ce que l’acné ?


Vidéo : mécanisme de l'acné

Quelques idées reçues à démentir :

  • L’acné n’est pas due à un défaut d’hygiène, mais à une sensibilité hormonale
  • Elle ne guérit pas lors du mariage — elle s’atténue le plus souvent spontanément vers 18-20 ans
  • Manipuler ses boutons ne les améliore pas, bien au contraire
  • L’acné n’est pas contagieuse

C’est une maladie de la glande sébacée : sous l’influence des hormones sexuelles, la peau produit un excès de sébum qui obstrue les glandes sébacées, formant des points noirs et kystes blancs. La bactérie Cutibacterium acnes (anciennement Propionibacterium acnes) peut infecter ces lésions, les transformant en boutons rouges purulents (pustules).

Qui est concerné par l’acné ?

L’acné concerne 1/4 de la population française, soit environ 15 millions de personnes, dont 6 millions consultent — générant plus de 5 millions de prescriptions. C’est la pathologie cutanée qui motive le plus de consultations chez le dermatologue.

boutons acné visage adolescent photo
Acné — image générée par IA

Elle touche environ 80% des adolescents (dont 15% sous forme sévère) et près de 25% des adultes. En particulier, 20% des femmes adultes souffrent d’acné tardive.

Comment reconnaître l’acné ?

L’acné siège sur le visage et le haut du tronc. La peau est souvent grasse et luisante (séborrhée), notamment sur le front, le nez et le menton.

Type de lésion Nom médical Description Risque cicatrice
Point noir Comédon ouvert Sébum oxydé visible en surface Faible
Point blanc / microkyste Comédon fermé Glande bouchée sous la peau, sébum blanc par transparence Faible
Bouton rouge Papule Boursouflure rouge, parfois douloureuse Modéré
Bouton avec pus Pustule Papule avec point blanc central contenant du pus Modéré
Boule rouge profonde Nodule Lésion inflammatoire profonde et douloureuse Élevé
Gros kyste Kyste Lésion de quelques mm à cm, fréquente dans le dos Élevé
points noirs comédons ouverts nez photo gros plan
Points noirs (comédons) vus de près — voir notre article sur les points noirs

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POINTS NOIRS ET PORES DILATES
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acné pustuleuse inflammatoire photo
Acné inflammatoire avec pustules
pustule bouton blanc pus acné photo
Pustule — bouton blanc contenant du pus

Pourquoi a-t-on de l’acné ?

L’hérédité

L’acné est plus fréquente et plus grave en cas d’antécédents familiaux. Des études sur les jumeaux confirment une base génétique. Une méta-analyse de 2022 identifie des gènes impliqués dans la réponse inflammatoire (TNF) et l’activité des glandes sébacées (CYP17A1, FST).

Le stress

Le stress est un facteur déclencheur de poussées d’acné : il stimule la libération de substance P par les cellules nerveuses, ce qui augmente la production de sébum. Une étude cas-témoins confirme une corrélation significative entre niveau de stress et taux de substance P chez les patients acnéiques.

Les hormones

Les hormones mâles (androgènes) jouent un rôle prépondérant dans l’acné, aussi bien chez l’homme que chez la femme. C’est pourquoi le traitement de l’acné chez la femme requiert parfois l’emploi d’une contraception adaptée ou de médicaments agissant sur les hormones.

Autres facteurs de risque

Une étude de 2020 identifie comme facteurs de risque : surpoids, peau grasse, règles irrégulières, alimentation sucrée et grasse, tabac, cosmétiques inadaptés, troubles du sommeil, stress, chaleur, pollution et hydrocarbures halogénés. Voir aussi notre article sur le régime et l’acné.

Formes particulières d’acné

Acné due aux médicaments ou aux cosmétiques

Certains médicaments (corticoïdes, lithium, vitamine B12…) et cosmétiques gras peuvent déclencher de l’acné. Signalez toujours vos traitements en cours à votre médecin.

Acné du nourrisson

Voir notre article sur l’acné du nourrisson.

Acné prépubertaire (avant 10 ans)

Elle peut apparaître dès 6-7 ans et évoluer vers une acné sévère à l’adolescence. Un bilan hormonal peut être nécessaire en cas de signes d’hyperandrogénie. À noter : l’acné prépubertaire n’est pas en soi un signe de puberté précoce (définie par l’augmentation du volume des seins avant 8 ans chez la fille et du volume testiculaire avant 9 ans chez le garçon).

Acné tardive chez la femme après 25 ans

Voir notre article dédié à l’acné de la femme.


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ACNE DE LA FEMME
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Contraception et acné

La glande sébacée étant sous l’influence des hormones sexuelles, la contraception peut aggraver ou améliorer l’acné.

Contraceptif Effet sur l’acné Remarque
Stérilet hormonal, implant, patch, anneau vaginal ⚠️ Peut aggraver Progestatifs androgéniques
Pilules au gestodène, désogestrel, lévonorgestrel, norgestrel ⚠️ Peut aggraver Progestatifs acnéigènes
Lévonorgestrel (Adepal, Trinordiol, Minidril…) ⚠️ Plutôt acnéigène 1re intention HAS malgré tout
Norgestimate (Triafemi, Tricilest…) ✅ Neutre à favorable AMM pour l’acné — 2e intention HAS
Drospérinone (Jasmine, Yaz…) ✅ Souvent favorable Bien tolérée sur l’acné
Dienogest (Qlaira) ✅ Favorable
Acétate de chlormadinone / cyprotérone (Diane, Belara) ✅ Anti-acnéique ⚠️ Quasiment abandonné — risque de méningiome


Vidéo : contraception et acné

Acné excoriée

L’acné excoriée est une acné manipulée, provoquant des plaies et un risque important de cicatrices. Elle nécessite une consultation médicale. Voir aussi notre article sur la dermatillomanie.

Acné et grossesse

La grossesse peut améliorer ou aggraver l’acné. Le traitement est difficile car de nombreux médicaments sont contre-indiqués pendant la grossesse. Consultez impérativement votre médecin.

Acné grave ou sévère

  • Acné fulminans — accompagnée de fièvre, fatigue et parfois de rhumatismes
  • Acné conglobata — acné débutant à l’adolescence avec grands comédons, kystes confluents et fistules purulentes sur le tronc, les épaules et les fesses
  • Acné nodulaire kystique — prédominance de kystes inflammatoires profonds

Facteurs aggravant l’acné (exposome)


Vidéo : facteurs aggravant l'acné

Facteur Mécanisme
Alimentation (sucres rapides, lait écrémé) Pic d’insuline → augmentation des androgènes → sébum
Stress Libération de substance P → séborrhée
Manque de sommeil Dérèglement hormonal, stress oxydatif
Cosmétiques gras ou occlusifs Obstruction des glandes sébacées
Tabac / Cannabis Stress oxydatif, inflammation
Pollution atmosphérique Stress oxydatif cutané, inflammation
Médicaments (corticoïdes, lithium, B12…) Acné iatrogène — signalez vos traitements
Chaleur et humidité intenses Acné tropicale

Voir notre article : régime et acné

Conseils de soins dans l’acné


Vidéo : conseils de soins pour l'acné

  • Hygiène du visage — nettoyage doux le soir avec un produit spécifique peaux acnéiques. Le matin, eau froide sans savon. En cas d’irritation, appliquer une crème hydratante
  • Évitez le soleil — c’est un faux ami : il améliore transitoirement l’acné mais provoque une poussée à l’arrêt (classique « poussée de la rentrée »). De plus, de nombreux traitements anti-acné sont photosensibilisants. Si exposition inévitable, utilisez une crème solaire non comédogène
  • Ne percez pas vos boutons — cela aggrave les lésions et provoque des cicatrices et des taches brunes. Voir notre article percer ses boutons
  • Maquillage — privilégiez les fonds de teint en poudre ou texture non grasse, toujours non comédogènes
  • Rasage — préférez le rasoir électrique. Si vous utilisez une lame, changez-la souvent et assouplissez la barbe avec eau et savon doux avant. Évitez les lotions après-rasage contenant de l’alcool
  • Coiffure — évitez les mèches sur le front — les cheveux gras favorisent les boutons

Conséquences de l’acné

  • Sur le plan psychologique et social — l’acné est une dermatose affichante, touchant des zones visibles (visage, décolleté, dos), souvent à l’adolescence — période de fragilité émotionnelle. Il est essentiel de la traiter rapidement pour éviter son aggravation
  • Sur le plan physique — l’acné peut engendrer des cicatrices en creux ou en relief, dont le traitement (peeling, laser ablatif, chirurgie) est parfois difficile

Points clés

  • L’acné n’est pas due à un défaut d’hygiène mais à un problème hormonal — l’hygiène reste néanmoins importante
  • Elle touche surtout les adolescents mais aussi les adultes, avec de lourdes répercussions psychologiques
  • Ne touchez pas vos boutons : risque de cicatrices et taches brunes
  • Évitez le soleil : amélioration transitoire suivie d’une poussée
  • Le traitement de l’acné est bien codifié et efficace dans la majorité des cas

>>> Suite : Traitement de l’acnéRoaccutane / Laser anti-acné / Cicatrices d’acné

Sources

Questions fréquentes sur l’acné

Y a-t-il une relation entre acné et alimentation ?

Le rapport est controversé mais des études récentes suggèrent que les sucres à assimilation rapide (index glycémique élevé) et certains produits laitiers écrémés pourraient jouer un rôle indirect en stimulant la production d’insuline, elle-même favorisant les androgènes et le sébum. Voir notre article régime et acné.

Mon acné s’améliore au soleil, dois-je m’exposer ?

Non. Le soleil est un faux ami : il améliore transitoirement l’acné mais provoque ensuite une résurgence des lésions (accélération de la comédogénèse). De plus, de nombreux traitements anti-acné sont photosensibilisants (cyclines, peroxyde de benzoyle, rétinoïdes). Utilisez une crème solaire non comédogène si vous vous exposez.

L’hygiène est-elle importante dans l’acné ?

L’acné n’est pas liée à un manque d’hygiène, mais un nettoyage doux du visage une fois par jour avec un produit spécifique peaux acnéiques est recommandé pour éliminer l’excès de sébum et limiter la prolifération bactérienne. Un nettoyage trop agressif ou trop fréquent peut au contraire aggraver l’acné en irritant la peau.

Quelle pilule contraceptive choisir en cas d’acné ?

Selon les recommandations HAS, le norgestimate (Triafemi, Tricilest) est la pilule avec AMM pour l’acné et est recommandée en deuxième intention. La drospérinone (Jasmine, Yaz) est souvent bien tolérée sur l’acné. Les pilules au lévonorgestrel sont plutôt acnéigènes mais restent recommandées en première intention. Discutez toujours du choix de votre contraception avec votre médecin en tenant compte de votre acné.

L’acné peut-elle laisser des cicatrices ?

Oui, notamment les nodules et kystes peuvent laisser des cicatrices en creux ou en relief. C’est pourquoi il est important de traiter rapidement l’acné, de ne pas manipuler les boutons, et de consulter un dermatologue dès que des lésions profondes apparaissent. Voir notre article sur les cicatrices d’acné.

L’acné de l’adulte est-elle différente de celle de l’adolescent ?

Oui. L’acné tardive de la femme adulte (après 25 ans) touche environ 20% des femmes. Elle est souvent liée à des facteurs hormonaux (cycle, grossesse, ménopause), au stress et à l’environnement. Elle répond parfois moins bien aux traitements classiques et nécessite souvent une approche hormonale. Voir notre article sur l’acné de la femme.

Qu’est-ce que le laser anti-acné ?

Il existe deux types de lasers : les lasers non ablatifs peuvent améliorer les lésions inflammatoires superficielles avec des effets transitoires, et les lasers ablatifs interviennent dans le traitement des cicatrices d’acné. Voir notre article laser et acné.

Pour aller plus loin

Recherche scientifique : Articles sur l’acné sur PubMed

Liens utiles : Traitement acné / Cicatrices d’acné / Boutons visage / Régime et acné


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CANCER SPINOCELLULAIRE : le carcinome epidermoide (spino)

Le cancer spinocellulaire ou epidermoide

Le carcinome spinocellulaire ou épidermoïde représente environ 1/3 des carcinomes cutanés.

Carcinome épidermoide débutant

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Le nombre de nouveaux cas/an en France est de 10 à 20 pour 100 000 habitants chez l’homme et de 5 à 10 pour 100 000 habitants chez la femme.

Le carcinome spinocellulaire survient très souvent sur une tache ou un bouton préexistants (kératose actinique, Maladie de Bowen… ).

Pourquoi ai-je un carcinome épidermoide ou spinocellulaire?

Le soleil pris de façon régulière

Le cancer spinocellulaire ou epidermoide survient surtout sur les zones exposées au soleil car il résulte le plus souvent d’une irradiation solaire chronique, on l’observe donc préférentiellement sur les zones photo-exposées (visage, bras, jambes… ), chez les personnes de plus de 60 ans et dans certaines professions particulièrement exposées (agriculteurs, marins ouvriers du bâtiment…).

Les peaux claires

Les personnes ayant la peau claire (blonds, roux, yeux bleux… ) sont plus sensibles au soleil et ont donc plus de risque de développer un spino

Le papillomavirus dans certains cas

Les papillomavirus, responsables notamment des verrues génitales ou condylomes sont retrouvés dans la plupart des carcinomes epidermoides ano-génitaux et dans quelques carcinomes cutanés (du doigt en particulier), notamment chez la personne immunodéprimée

Qu’est-ce qu’un carcinome épidermoide ou spino?

Le spino peut prendre de nombreuses formes que seul un médecin pourra diagnostiquer

Il  » pousse  » et peut augmenter de taille, se creuser… mais aussi il peut donner des métastases (localisations du cancer à distance dans les ganglions surtout, mais aussi parfois les organes… ). Ce risque métastatique est évalué à environ 0,5 à 10 % pour les carcinomes spinocellulaires classiques des zones photoexposées. La survie à 5 ans de ces formes métastatiques n’est que de 30%.

Il faut donc consulter devant toute apparition de tache ou bouton, a fortiori s’’il se modifie.

Forme classique de spinocellulaire

Sa localisation en zone photo-exposée (visage, bras… ) et très souvent sur une lésion pré-existante en particulier une kératose solaire , Maladie de Bowen (ou carcinome épidermoide in situ), les cicatrices de brûlure, les radiodermites, les ulcères chroniques… et sur un fond de vieillissement de la peau sont évocateurs.

Le spinocellulaire a le plus souvent un aspect ulcéro-bourgeonnant : tumeur dure, avec aspect bourgonneant et souvent ulcéré sur le dessus.

kerato acantome
Keratoacanthome, une forme de cancer spinocellulaire bien différencié
Carcinome epidermoide de l’oreille
Carcinome épidermoide débutant de la tempe

Formes plus rares

Corne cutanée

Corne cutanée : à considérer comme un carcinome épidermoide

Carcinome VERRUQUEUX

Il s’agit d’une forme en choux-fleur, siégeant le plus souvent sur les parties génitales ou les membres inférieurs (il est alors appelé carcinome cunniculatum et survient souvent sur des plaies chroniques de la jambe (ulcère) ou du pied.

Carcinomes épidermoides PÉRI-UNGUÉAUX

Il est souvent lié à la présence d’un papillomavirus oncogène (généralement de type HPV16), qui évoque une possible transmission sexuelle dans cette localisation. On recherche donc une localisation ano-génitale (vulve, pénis, col, anus) à type de carcinome epidermoide, de papulose bowenoide ou de maladie de Bowen.

Il ressemble le plus souvent à une verrue du doigt qui ne guérit pas sous traitement.

Formes muqueuses

Le cancer spinocellulaire peut survenir sur une muqueuse

bouche, lèvre :

souvent précédé d’une leucoplasie ou d’une kératose actinique de la lèvre

organes génitaux… :

souvent précédé d’un lichen scléreux, d’une maladie de Bowen ou d’une papulose bowenoide

Carcinome épidermoide sur lichen scléreux chronique

Diagnostic du spinocellulaire

Le diagnostic du spinocellulaire est un acte médical qui nécessite donc impérativement une consultation médicale

Le médecin va avoir des éléments cliniques, topographiques, d’évolution évoquant un basocellulaire et le dermatologue utilisera très probablement un dermatoscope pour objectiver son impression clinique, il va regarder la lésion à travers cette sorte de loupe pour voir s’il existe des signes évocateurs de spinocellulaire :

Vaisseaux polymorphes (en points, glomérulaires, épingles à cheveux, linéaires irréguliers…) sur fond blanchâtre, avec des squames ou des croûtes de kératine vers le centre

Dermatoscope


Le médecin pratiquera ensuite une biopsie de peau : il prélève un bout du basocellulaire sous anesthésie locale et l’envoie en analyse.

Cette étape est essentielle car elle permet de prouver qu’il s’agit bien d’un spinocellulaire, pas une autre tumeur, qu’elle soit bénigne ou maligne et de quel type de spino il s’agit. Ceci déterminera la conduite à tenir pour le traitement

Traitement du cancer épidermoide

Il faut donc traiter rapidement un cancer spinocellulaire.

Voir l’article consacré au traitement du cancer spinocellulaire ou epidermoide

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GALE : cause, symptomes et solution contre la gale (galle)

La gale : symptômes, causes, diagnostic et traitement


Vidéo : la gale expliquée par le dermatologue

La gale est une infestation parasitaire par un acarien appelé sarcopte, qui s’introduit sous la peau, y pond ses œufs et se développe. Souvent considérée comme une infection sexuellement transmissible chez l’adulte, elle se contracte par contact prolongé avec la peau ou les textiles d’une personne contaminée. Plusieurs membres d’une même famille sont souvent touchés simultanément.

Le traitement de la gale impose de soigner toutes les personnes de l’entourage susceptibles d’être contaminées, de laver les textiles à 60 °C (ou de les stériliser avec un acaricide dans un sac fermé 48 h), et doit être renouvelé 8 à 14 jours plus tard.

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La gale — lésions cutanées typiques

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Sommaire :
Cause — le sarcopte |
Transmission |
Symptômes et diagnostic |
Cas particuliers |
Retentissement psychologique |
Traitement |
Pages spécialisées |
Questions fréquentes

La gale est en constante augmentation depuis une vingtaine d’années. Elle touche environ 300 personnes pour 100 000 habitants, tous milieux sociaux et tous âges confondus. Son diagnostic peut être difficile, et le retard diagnostique rend le traitement long et complexe.

Cause de la gale : le sarcopte

La gale est due à un parasite invisible à l’œil nu : l’acarien Sarcoptes scabiei, mesurant environ 0,4 mm. La gale humaine est une maladie interhumaine — elle ne provient pas des animaux et ne leur est pas transmissible. Il existe des sarcoptes propres aux animaux (chats, chiens, porcs), dont la transmission à l’homme est possible mais exceptionnelle et se résout spontanément en quelques jours.

Caractéristique biologique Données
Survie hors hôte Quelques jours maximum (une semaine)
Mobilité optimale Entre 25 et 30 °C — immobile sous 20 °C, tué en quelques minutes au-dessus de 55 °C
Ponte de la femelle 2 à 5 œufs par jour dans la couche superficielle de la peau, pendant 1 à 3 mois
Cycle de développement Éclosion en 4–5 jours ; larve → adulte en 2–3 semaines
Progression sous la peau Sillons visibles à l’œil nu (1 à 2 mm/jour)
Nombre de sarcoptes (gale commune) 1 à quelques dizaines d’adultes
Nombre de sarcoptes (gale profuse) Plusieurs millions — forme très contagieuse (sujets âgés ou immunodéprimés)

Sarcopte de la gale vu au microscope
Sarcopte vu au microscope

Cycle de vie du sarcopte de la gale
Cycle de vie du sarcopte

La dissémination est favorisée par la vie en collectivité : maisons de retraite, casernes, internats, crèches, écoles.

📚 Recommandations européennes 2017 pour le traitement de la gale — PubMed

Comment attrape-t-on la gale ?

Mode de transmission Risque
Rapport sexuel ou nuit dans le même lit Risque élevé
Partage de vêtements (même neufs non lavés) Risque réel
Contact cutané prolongé en collectivité Risque réel
Poignée de mains, contact bref Risque faible — contact trop court

→ Voir notre article détaillé : comment attrape-t-on la gale ?

Symptômes et diagnostic de la gale

Les signes de la gale sont avant tout les manifestations de la réaction immunologique de la peau vis-à-vis du sarcopte, et non des effets directs du parasite.

Signe Description
Prurit nocturne intense Démangeaisons dans le lit le soir, prédominant la nuit — signe cardinal de la gale
Prurit familial D’autres membres de l’entourage sont simultanément atteints
Topographie des lésions Espaces interdigitaux, emmanchures des aisselles, mamelons, nombril, fourreau de la verge, face interne des cuisses — dos, visage et cuir chevelu généralement épargnés (sauf nourrisson)
Sillons Traînées sinueuses visibles sur les mains et entre les doigts — signent le trajet du sarcopte
Nodules scabieux Boules rouges sur les organes génitaux externes (adulte) ou en zone axillaire (enfant)
Vésicules Mains et pieds — presque exclusivement chez l’enfant

Lésions de gale — sillons et papules

→ Voir notre article illustré sur les boutons de la gale.

Diagnostic

Le diagnostic est avant tout clinique. Le dermatologue dispose de plusieurs outils :

Outil diagnostique Principe
Prélèvement parasitologique Affirme la présence du sarcopte — rarement réalisé hors hôpital
Test à l’encre Coloration des doigts et de la paume avec un feutre, puis lavage — l’encre reste dans les sillons et les révèle
Dermoscopie Visualisation du sarcopte au fond d’un sillon (signe du deltaplane)

💡 « Toute démangeaison n’ayant pas les critères d’un eczéma ou d’une urticaire est une gale jusqu’à preuve du contraire. » — adage dermatologique classique. Le diagnostic peut être difficile : les lésions sont parfois très discrètes (« gale des gens propres »).

Gale — lésions peu visibles, diagnostic difficile

Cas particuliers

Forme Caractéristiques Page dédiée
Gale du nourrisson Contorsions et reptations pour se frotter sur les draps. Vésicules des mains et des pieds. Atteinte possible du visage et du dos. → Gale du bébé et de l’enfant
Gale profuse (croûteuse ou norvégienne) Sujets âgés et/ou immunodéprimés. Millions de sarcoptes. Atteinte possible du dos. Croûtes profuses très contagieuses. Démangeaisons parfois absentes. → Gale profuse
Gale des gens propres Lésions très discrètes, prurit modéré. Diagnostic souvent retardé. Traitement d’épreuve parfois justifié.

📚 Gale croûteuse : revue systématique des caractéristiques cliniques et épidémiologiques — PubMed

Retentissement psychologique de la gale

Impact Mécanisme
Manque de sommeil Démangeaisons nocturnes intenses perturbant fortement l’équilibre psychologique
Stigmatisation Connotation « maladie sexuelle » ou « maladie honteuse » — obligation d’informer partenaires, crèche, école, famille
Anxiété et isolement Sentiment de honte, mise à l’écart sociale, difficultés relationnelles pendant le traitement

Traitement de la gale

On ne guérit pas spontanément de la gale. Le traitement repose sur des crèmes, lotions et/ou comprimés acaricides, et doit impérativement être renouvelé 8 à 14 jours plus tard.

Règle Pourquoi
Traiter tout l’entourage simultanément Un seul sujet non traité recontamine tous les autres
Renouveler le traitement à J8–J14 Les œufs résistent au traitement initial — la 2e application élimine les larves écloses
Laver les textiles à 60 °C Tuer les sarcoptes dans les draps, vêtements, serviettes
Textiles non lavables Sac fermé avec acaricide pendant 48 h (le sarcopte survit moins d’une semaine hors hôte)
Prurit résiduel après traitement Normal pendant 2 à 4 semaines — réaction immunologique, pas signe d’échec

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📚 Ivermectine orale versus perméthrine topique dans la gale — PubMed
📚 Épidémiologie de la gale : revue internationale — PubMed

Pages spécialisées du cluster gale

Gale — formes et diagnostic
Gale au début — premiers symptômes
Boutons de gale et sillons — photos et descriptions
Comment attrape-t-on la gale ? — modes de transmission
Gale du bébé et de l’enfant
Gale profuse (croûteuse ou norvégienne)

Gale — traitement et diagnostics différentiels
Traitement de la gale — protocole complet
Démangeaisons nocturnes — quand évoquer la gale ?
Eczéma — diagnostic différentiel
Urticaire — diagnostic différentiel
Téléconsultation dermatologue

Questions fréquentes sur la gale

La gale est-elle contagieuse par simple contact ?

La gale nécessite un contact prolongé avec la peau ou les textiles d’une personne infectée. Un simple contact bref (poignée de mains) est généralement insuffisant. Dormir dans le même lit ou partager des vêtements représente un risque réel.

Peut-on confondre la gale avec l’eczéma ?

Oui, c’est fréquent. Un vieux dicton de dermatologie dit qu’il n’y a « rien de plus eczématiforme qu’une gale ». Des démangeaisons apparues après contact avec une personne présentant des boutons qui démangent doivent faire évoquer la gale. Seul un médecin peut établir le diagnostic.

La gale peut-elle venir des animaux ?

La gale humaine est une maladie interhumaine — elle ne provient pas des animaux et ne se transmet pas à eux. Il existe des sarcoptes spécifiques aux animaux (chats, chiens) qui peuvent exceptionnellement infecter l’homme, mais cette contamination se résout spontanément en quelques jours.

Combien de temps dure le traitement de la gale ?

Le traitement doit être appliqué une première fois puis renouvelé obligatoirement à J8–J14. Il faut traiter toutes les personnes de l’entourage et désinfecter les textiles (lavage à 60 °C ou acaricide en sac fermé 48 h). Voir notre article complet sur le traitement de la gale.

La gale provoque-t-elle des démangeaisons uniquement la nuit ?

Les démangeaisons prédominent la nuit mais peuvent aussi survenir la journée. La prédominance nocturne est un signe évocateur important pour le diagnostic.

Peut-on avoir la gale sans le savoir ?

Oui. La forme dite « gale des gens propres » présente des lésions très discrètes qui peuvent passer inaperçues. Un traitement d’épreuve est parfois prescrit chez une personne avec démangeaisons profuses sans diagnostic évident.

Voir aussi :
Traitement de la gale |
Boutons de gale |
Transmission |
Gale du bébé |
Gale profuse |
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MELANOME : le mélanome de la peau

Mélanome : symptômes, photos, diagnostic et traitement

Le mélanome est un des cancers de la peau les plus dangereux. Il se développe à partir des mélanocytes — les cellules responsables de la pigmentation — et peut ressembler à un simple grain de beauté. Détecté tôt, son taux de survie à 5 ans dépasse 90 %. Détecté tardivement avec métastases, il tombe à 20 %. Le dépistage précoce est donc l’enjeu essentiel.

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mélanome peau SSM tache marron irrégulière photo
Mélanome de type SSM — tache irrégulière multicolore

Sommaire :
Vidéo |
Qu’est-ce que le mélanome |
Facteurs de risque |
Règle ABCDE |
Les 4 types |
Diagnostic |
Classification |
Dépistage |
Traitement |
Surveillance |
Questions fréquentes

Cet article en vidéo

Qu’est-ce que le mélanome ?

Le mélanome est un cancer de la peau issu des mélanocytes. Dans plus de 90 % des cas il est cutané, mais il peut aussi se développer sur les muqueuses, sous les ongles ou dans les yeux. Il représente 3 % de l’ensemble des cancers mais c’est le cancer dont l’incidence augmente le plus vite : +10 % de nouveaux cas par an depuis 50 ans. En France, environ 10 000 nouveaux mélanomes sont diagnostiqués chaque année.

Sur le plan cutané, le mélanome peut prendre des formes très variées : tache marron, bouton, tache noire, nodule… Seul un médecin peut diagnostiquer un mélanome.

mélanome tache noire peau photo
Mélanome — tache noire irrégulière

Facteurs de risque du mélanome

Facteur de risque Niveau de risque
Peau claire, cheveux clairs, yeux bleus (phototype I-II) 🔴 Élevé
Coups de soleil répétés, surtout avant 20 ans 🔴 Élevé
Antécédent personnel ou familial de mélanome 🔴 Élevé
Plus de 50 grains de beauté, ou grains de beauté atypiques 🔴 Élevé
Exposition aux UV en cabine de bronzage 🟠 Très significatif
Immunodépression 🟠 Significatif

⚠️ Cabines de bronzage : une seule séance délivre 10 à 15 fois la dose d’UVA d’une exposition au soleil de midi. Commencer avant 35 ans augmente le risque de mélanome de 75 %. L’OMS a classé les appareils de bronzage parmi les cancérogènes certains.

Une étude de 2019 montre qu’avoir plus de 20 grains de beauté avant 20 ans, des cheveux clairs et une faible capacité à bronzer augmente le risque de mélanome par 3 à 4 par rapport à la population générale.

mélanome épais peau photo
Mélanome épais — stade avancé

Comment reconnaître un mélanome ? La règle ABCDE

Le diagnostic clinique d’un mélanome repose sur la règle ABCDE — à appliquer sur tout grain de beauté suspect :

Lettre Critère Ce qu’il faut observer
A Asymétrie Les deux moitiés du grain de beauté ne se superposent pas
B Bords irréguliers Contours déchiquetés, en carte de géographie (non ronds ni ovales)
C Couleurs multiples Présence de plusieurs teintes : noir, marron, rouge, blanc dans la même lésion
D Diamètre > 6 mm Plus grand que la gomme d’un crayon (6 mm). Attention : certains mélanomes sont plus petits
E Évolution Tout changement récent de taille, forme, couleur — ou grain de beauté qui saigne, croûte, démange

💡 Le critère E (Évolution) est le plus important. Tout grain de beauté qui change doit être montré à un dermatologue sans délai.

règle ABCDE mélanome grain de beauté différence photo
Règle ABCDE — différencier grain de beauté et mélanome
changement grain de beauté mélanome danger photo
Changement d’un grain de beauté — signe d’alerte

Les 4 types principaux de mélanome — photos

1. Mélanome à extension superficielle (SSM) — le plus fréquent

Le SSM représente environ 70 % des mélanomes. Il s’étend d’abord horizontalement pendant plusieurs mois ou années (phase intra-épidermique de bon pronostic), avant d’envahir en profondeur le derme. Il se présente comme une tache de contour irrégulier, de couleurs inhomogènes (noir, marron, rouge, blanc), d’abord non palpable puis en relief.

mélanome SSM extensif superficiel photo
Mélanome SSM — extension superficielle
superficial spreading melanoma SSM photo
Superficial Spreading Melanoma

Le SSM peut régresser par endroits, laissant une zone blanche cicatricielle. Cette régression n’est pas un bon signe — elle témoigne de l’ancienneté du mélanome.

mélanome régression centrale zone blanche photo
Régression centrale d’un mélanome SSM

2. Mélanome nodulaire

Le mélanome nodulaire évolue d’emblée en profondeur — sans phase superficielle préalable. Il se présente comme un nodule bleu-noir ou chair, qui grossit rapidement en quelques semaines à quelques mois, peut saigner ou s’ulcérer. C’est une forme de moins bon pronostic car souvent diagnostiquée tardivement.

mélanome nodulaire bouton rouge marron photo
Mélanome nodulaire
mélanome nodulaire achromique bouton rouge saigne photo
Mélanome nodulaire achromique — bouton rouge qui saigne

⚠️ Tout bouton rouge qui grossit rapidement doit être montré à un dermatologue — même sans pigmentation, il peut s’agir d’un mélanome nodulaire achromique.

3. Mélanome de Dubreuilh (lentigo malin)

Le mélanome de Dubreuilh se développe sur le visage des personnes âgées sous forme d’une tache brune inhomogène à plusieurs teintes. Il évolue lentement mais peut se transformer en mélanome invasif nodulaire.

mélanome de Dubreuilh lentigo malin visage photo
Lentigo malin de Dubreuilh — tache brune du visage
lentigo malin nez mélanome Dubreuilh photo
Lentigo malin du nez
mélanome de Dubreuilh évolué nodulaire photo
Mélanome de Dubreuilh évolué en nodule invasif

4. Mélanome acrolentigineux (mélanome acral)

Le mélanome acral siège sur les paumes, les plantes, les doigts et les orteils. Forme prédominante sur les peaux noires et asiatiques. Toute lésion évolutive de ces zones doit être montrée à un médecin.

mélanome jambe femme zone exposée soleil photo
Mélanome de la jambe — zone fréquente chez la femme

Mélanome vs grain de beauté — comment faire la différence ?

La différence entre un grain de beauté bénin (nævus) et un mélanome est parfois très difficile à l’œil nu — même pour un médecin expérimenté. Le dermatologue utilise la dermatoscopie pour analyser la structure interne de la lésion, invisible à l’œil nu.

différence grain de beauté mélanome malin photo comparaison
La différence entre grain de beauté et mélanome est parfois difficile à voir

En cas de doute, le dermatologue pratique une ablation sous anesthésie locale avec des marges de 1 à 2 mm, suivie d’une analyse anatomopathologique. C’est le seul moyen de diagnostic certain.

Analyse anatomopathologique et classification

Indice de Breslow — épaisseur de la tumeur

C’est le principal facteur pronostique :

Épaisseur (Breslow) Pronostic Survie à 5 ans (approx.)
< 0,75 mm Très favorable > 95 %
0,75 à 2 mm Intermédiaire 80–90 %
> 2 mm Moins favorable — surveillance renforcée Variable selon ulcération et ganglions
stades profondeur mélanome indice Breslow Clark schéma
Stades de profondeur du mélanome — indice de Breslow

Classification AJCC en 4 stades

Stade Définition Survie relative à 5 ans
Stade I Mélanome localisé ≤ 2 mm, sans ulcération ni ganglion > 90 %
Stade II Mélanome localisé > 2 mm ou ulcéré, sans ganglion 70–85 %
Stade III Métastases ganglionnaires régionales 40–70 %
Stade IV Métastases à distance 20–30 % (en amélioration avec immunothérapie)

💡 En cas de mélanome métastatique, une recherche de mutations BRAF, NRAS, c-Kit est réalisée pour adapter le traitement ciblé. L’immunothérapie a transformé le pronostic des stades IV ces dernières années, avec des rémissions complètes possibles.

Dépistage du mélanome

La Sécurité Sociale prend en charge une consultation annuelle chez le dermatologue sans passer par le médecin traitant pour les patients à risque (HAS) : antécédent personnel ou familial de mélanome, phototype I, nombre élevé de nævus ou nævus atypiques, expositions solaires intenses répétées.

Auto-examen cutané — méthode HAS (tous les 3 mois)

Étape Zones à examiner
Étape 1 — examen direct Paumes, plantes, ongles, doigts et espaces interdigitaux, face avant des bras, cuisses et jambes
Étape 2 — miroir en pied Corps de haut en bas, puis de profil gauche et droit, bras levés
Étape 3 — miroir à main Face interne et postérieure des jambes, dos des bras, nuque, dos, cuir chevelu, région génitale. Aide d’un proche si besoin.

Traitement du mélanome

Le traitement dépend du stade et est décidé en Réunion de Concertation Pluridisciplinaire (RCP).

Traitement Indication
Reprise chirurgicale (marges élargies selon Breslow) Tous stades après exérèse initiale
Ganglion sentinelle Recherche de métastases ganglionnaires — stades intermédiaires (Breslow > 0,8 mm)
Immunothérapie (anti-PD1 : nivolumab, pembrolizumab ; anti-CTLA4 : ipilimumab) Référence des mélanomes avancés ou métastatiques (stades III-IV)
Thérapies ciblées (inhibiteurs BRAF/MEK : vemurafénib, dabrafénib + tramétinib) Mélanomes avec mutation BRAF V600 — stades III-IV
Radiothérapie Certaines localisations métastatiques (cérébrales notamment)

Voir l’article détaillé : traitement du mélanome.

Grain de beauté suspect ? Ne tardez pas.
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Surveillance après mélanome

Point de surveillance Détail
Risque de second mélanome Consultez sans délai en cas de lésion nouvelle ou évolutive
Auto-examen cutané Tous les 3 mois — méthode HAS décrite ci-dessus
Protection solaire SPF 30 minimum en hiver, 50+ en été. Vêtements couvrants, chapeau, lunettes entre 12h et 16h. Voir protection solaire
Entourage familial Parents, enfants, fratrie doivent se faire dépister annuellement
Rythme des consultations Défini par votre dermatologue selon le stade — typiquement tous les 3 à 6 mois les 5 premières années

Pages spécialisées du cluster mélanome et cancers cutanés

Mélanome et grains de beauté
Traitement du mélanome — chirurgie, immunothérapie, thérapies ciblées
Nævus (grain de beauté) — quand s’inquiéter ?
Dermatoscopie — comment ça marche ?
Protection solaire — crèmes solaires, SPF

Autres cancers cutanés
Carcinome basocellulaire — le cancer de peau le plus fréquent
Maladie de Bowen — carcinome épidermoïde in situ
Téléconsultation dermatologue

Sources

Questions fréquentes sur le mélanome

Comment savoir si un grain de beauté est un mélanome ?

Appliquez la règle ABCDE : Asymétrie, Bords irréguliers, Couleurs multiples, Diamètre supérieur à 6 mm, Évolution récente. Le critère le plus important est l’évolution — tout grain de beauté qui change ou qui saigne doit être montré à un dermatologue sans attendre. Seul un dermatologue avec dermatoscope peut établir un diagnostic fiable.

Quelle différence entre une tache brune bénigne et un mélanome ?

Les taches brunes bénignes (lentigos solaires) sont uniformes, bien délimitées, de couleur homogène et stables dans le temps. Un mélanome est asymétrique, aux bords irréguliers, de plusieurs couleurs, et évolue. La distinction est parfois impossible à l’œil nu — c’est la dermatoscopie qui permet de trancher. En cas de doute, consultez toujours.

Peut-on guérir d’un mélanome ?

Oui, si détecté tôt. Le taux de survie relative à 5 ans dépasse 90 % pour les mélanomes de stade I. En cas de métastases au diagnostic, ce taux tombe à 20 %. L’immunothérapie a transformé le pronostic des formes avancées ces dernières années, avec des rémissions complètes possibles même à des stades métastatiques.

Les cabines de bronzage provoquent-elles le mélanome ?

Oui. Une séance en cabine délivre 10 à 15 fois la dose d’UVA d’une exposition au soleil de midi. Commencer avant 35 ans augmente le risque de mélanome de 75 %. L’OMS a classé les appareils de bronzage dans la catégorie des cancérogènes certains. Il n’existe aucune dose « sûre » d’UV artificiels.

Dois-je me faire dépister si ma famille a eu un mélanome ?

Oui. Les parents, enfants et frères et sœurs d’une personne ayant eu un mélanome doivent se faire examiner l’ensemble de la peau une fois par an chez un dermatologue. Cette consultation de dépistage est prise en charge par la Sécurité Sociale sans passer par le médecin traitant pour les patients à risque.

Comment se protéger du mélanome au quotidien ?

Appliquez une crème solaire SPF 50+ en été sur les zones exposées. Portez un chapeau à larges bords, des lunettes UV et des vêtements couvrants entre 12h et 16h. Évitez absolument les coups de soleil — un seul coup de soleil sévère double le risque de mélanome. N’utilisez jamais les cabines de bronzage. Pratiquez l’auto-examen cutané tous les 3 mois.

Voir aussi :
Nævus (grain de beauté) |
Traitement du mélanome |
Carcinome basocellulaire |
Dermatoscopie |
Protection solaire


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MOLLUSCUM CONTAGIOSUM, soigner les petits boutons de molluscum de l’enfant

Molluscum contagiosum : causes, symptômes et traitements


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MOLLUSCUM CONTAGIOSUM
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Le molluscum contagiosum est une infection virale bénigne de la peau due au Molluscum Contagiosum Virus (MCV), un poxvirus à ADN double brin.
Très fréquente chez l’enfant entre 2 et 10 ans, elle se manifeste par de petites tuméfactions rondes, nacrées et ombiliquées, apparaissant en nombre variable sur le tronc, les membres et les plis cutanés.
La transmission se fait par contact cutané direct entre enfants, par manuportage (grattage puis contact avec la peau saine) ou par objets partagés (serviettes, vêtements).
Dans la grande majorité des cas, l’évolution est spontanément favorable en quelques mois à deux ans, sans traitement. Cependant, la tendance à l’extension par auto-inoculation et le retentissement psychologique sur l’enfant et les parents justifient souvent une prise en charge active.
Chez l’adulte, le molluscum contagiosum de localisation génitale est une infection sexuellement transmissible (IST) pouvant révéler une immunodépression sous-jacente.

Molluscum contagiosum du pli axillaire chez un bébé
Molluscum contagiosum du pli axillaire chez un bébé

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Causes : pourquoi mon enfant a-t-il des molluscums ?

Le MCV appartient à la famille des Poxviridae et comporte quatre génotypes (MCV-1 à MCV-4) :
– le MCV-1 est responsable de la quasi-totalité des cas chez l’enfant,
– le MCV-2 est plus fréquent chez l’adulte, notamment dans les formes de transmission sexuelle.

Le virus se transmet par :
contact cutané direct entre enfants lors du jeu, des bains partagés,
objets intermédiaires : serviettes de bain, vêtements, jouets,
auto-inoculation : l’enfant se gratte les lésions puis touche une zone de peau saine,
– la fréquentation des piscines est suspectée comme facteur favorisant, mais non formellement prouvé.

Le délai d’incubation est de 10 à 50 jours après le contact contaminant.
L’âge le plus propice à la contamination se situe entre 2 et 4 ans.
Les climats chauds et humides favorisent la transmission, probablement en raison d’une peau moins couverte et d’une fragilité cutanée accrue.

Facteur de risque majeur : la dermatite atopique (eczéma).
Les enfants atteints d’eczéma atopique présentent une peau sèche et une barrière cutanée altérée, les rendant beaucoup plus vulnérables à la pénétration du MCV. Les molluscums sont souvent plus nombreux et plus étendus chez ces enfants.

Molluscums contagiosums sur une plaque d'eczéma atopique du coude
Molluscums sur une plaque d’eczéma atopique du coude

Symptômes : à quoi ressemble un molluscum contagiosum ?

Les lésions apparaissent préférentiellement sur les convexités du tronc, les fesses, les zones génitales, la racine des membres, les plis des coudes et des genoux et parfois le visage.

Chaque molluscum se présente comme une petite tuméfaction ferme de 1 à 5 mm de diamètre, de couleur chair, rosée ou blanc nacré, avec une dépression centrale caractéristique en ombilic (petit « trou » sur le dessus).
En pressant doucement la lésion, il s’en échappe un contenu blanc nacré caséeux correspondant aux cellules épidermiques infectées par le virus.

Molluscum contagiosum : petites tuméfactions ombiliquées
Mollusca contagiosa : petites tuméfactions ombiliquées caractéristiques
Molluscum isolé de la joue chez un enfant
Molluscum isolé de la joue chez un enfant

Évolution naturelle :
La guérison spontanée est la règle, le plus souvent après une phase inflammatoire locale (rougeur autour du molluscum) qui signe le début de l’élimination immune du virus. Cette phase peut précéder la guérison de plusieurs semaines.
On observe souvent simultanément chez le même enfant des zones rouges séquellaires de molluscums en voie de guérison et de nouvelles lésions par auto-inoculation, parfois plusieurs dizaines.
La durée totale d’évolution sans traitement est généralement de 6 mois à 2 ans.

Signes d’alerte à surveiller :
– lésions devenant rouges, douloureuses et chaudes : surinfection bactérienne secondaire,
– extension rapide et massive chez un enfant habituellement en bonne santé : évoquer une dermatite atopique sous-jacente ou un déficit immunitaire,
– lésions très nombreuses et atypiques : immunodépression à rechercher.

Molluscum contagiosum chez l’adulte

Chez l’adulte, le molluscum contagiosum présente des caractéristiques et une signification différentes de celles de l’enfant.

Transmission sexuelle :
La localisation génitale, pubienne ou péri-anale chez l’adulte est considérée comme une IST (infection sexuellement transmissible). Un bilan complet d’IST est recommandé : sérologies VIH, syphilis, chlamydia, gonococcie.

Transmission non sexuelle chez l’adulte :
– rasage (prêt de rasoir entre adultes),
– épilation à la cire en institut (partage d’instruments),
tatouage.

Molluscum et VIH :
La présence de molluscums contagiosa profus, étendus ou atypiques chez un adulte peut être le signe révélateur d’une infection à VIH ou d’une autre immunodépression (chimiothérapie, corticothérapie prolongée, hémopathie). Le médecin peut demander une sérologie VIH devant des molluscums extensifs inexpliqués chez l’adulte immunocompétent a priori.

Traitement du molluscum contagiosum

Mesures préventives : limiter la contagion et l’auto-inoculation

Ne pas gratter les lésions : l’auto-inoculation par grattage est la principale cause de multiplication des molluscums,
– éviter le partage de serviettes de bain, vêtements et objets de toilette,
– éviter les bains en commun avec les frères, sœurs ou amis tant que les lésions sont présentes,
– couvrir les lésions accessibles avec un pansement si l’enfant fréquente une piscine,
– en cas de dermatite atopique associée : traiter l’eczéma activement pour restaurer la barrière cutanée et limiter l’extension des molluscums.

Abstention thérapeutique : une option légitime

En cas de molluscums peu nombreux, non évolutifs et bien tolérés, une surveillance sans traitement est possible en attendant la guérison spontanée.
Cette option est souvent préférable chez le très jeune enfant pour qui les traitements destructeurs sont douloureux et traumatisants.
Elle doit être discutée avec les parents en leur expliquant la durée d’évolution naturelle prévisible.

Traitements destructeurs locaux

Hydroxyde de potassium (KOH) — traitement à domicile :
Solution kératolytique (Poxkare®, Molutrex®, Molusderm®) appliquée par les parents sur chaque molluscum jusqu’à obtention d’une rougeur locale signant la destruction de la lésion.
Disponible sur ordonnance. Traitement de première intention dans de nombreux cas car applicable à domicile sans douleur initiale.
Nécessite une application régulière et rigoureuse sur chaque lésion individuellement, en évitant la peau saine environnante.

Curetage :
Le dermatologue retire chaque molluscum à la curette après application préalable d’une crème anesthésiante (EMLA® à poser 60 à 90 minutes avant la consultation).
Technique efficace en une seule séance, mais le saignement punctiforme sur chaque lésion peut être impressionnant pour l’enfant et les parents.
En cas de molluscums très nombreux chez un jeune enfant, une anesthésie générale courte peut être discutée.

Vidange du contenu (expression) :
Après application de crème anesthésiante, le dermatologue incise et vide le noyau nacré de chaque molluscum manuellement ou à la pince. Technique simple et efficace pour les lésions isolées.

Cryothérapie à l’azote liquide :
Congélation de chaque molluscum provoquant la destruction cellulaire par formation de cristaux de glace.
Technique rapide mais douloureuse (la crème anesthésiante ne protège que partiellement du froid).
Risque de séquelles pigmentaires : taches blanches (hypopigmentation) ou taches brunes (hyperpigmentation post-inflammatoire), à prendre en compte notamment sur les peaux foncées.

Traitements laser

Laser CO2 :
Détruit les lésions par vaporisation. Efficace mais risque de cicatrices, réservé aux formes résistantes ou nombreuses.

Laser à colorant pulsé (PDL) :
Coagule les vaisseaux nourriciers du molluscum, entraînant sa nécrose progressive. Technique bien tolérée, efficace, mais coûteuse car non remboursée. Laisse une ecchymose locale transitoire.

Traitements émergents

Imiquimod (Aldara® 5 %) :
Immunomodulateur topique stimulant l’immunité innée. Utilisé hors AMM dans les molluscums résistants, notamment chez l’adulte immunodéprimé ou en cas de molluscums génitaux étendus. Résultats variables.

Acide trichloracétique (ATA) :
Application chimique destructrice utilisée par le dermatologue dans les formes résistantes, en alternative à la cryothérapie.

Questions fréquentes des parents

Mon enfant peut-il aller à l’école ou à la piscine avec des molluscums ?

L’éviction scolaire n’est pas recommandée : le molluscum contagiosum ne justifie pas d’arrêt de scolarité.
Pour la piscine, il est conseillé de couvrir les lésions accessibles avec un pansement imperméable et d’éviter le partage de matériel de bain. L’éviction de la piscine n’est pas obligatoire mais peut être proposée en cas de lésions très nombreuses ou évolutives.

Combien de temps durent les molluscums sans traitement ?

La guérison spontanée survient en général entre 6 mois et 2 ans. Certaines formes extensives chez l’enfant atopique peuvent persister plus longtemps.

Les molluscums laissent-ils des cicatrices ?

La guérison spontanée est généralement sans cicatrice. Les traitements destructeurs (cryothérapie, laser CO2, curetage) peuvent laisser de petites cicatrices ou des modifications pigmentaires transitoires, surtout sur les peaux foncées.

Mon enfant a des molluscums et de l’eczéma : que faire ?

Traiter activement l’eczéma atopique en priorité pour restaurer la barrière cutanée : cela limite significativement l’extension des molluscums. Les dermocorticoïdes appliqués sur les plaques d’eczéma n’aggravent pas les molluscums eux-mêmes.

Besoin de l’avis d’un spécialiste ? Délais de rendez-vous trop longs ? Vous pouvez effectuer une téléconsultation avec le dermatologue.

En savoir plus sur la dermatite atopique de l’enfant,
les verrues et leur traitement
et les traitements laser en dermatologie.

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– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


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GRAIN DE BEAUTE (OU NAEVUS) : les points de beauté

Grain de beauté : surveillance, types et signes d’alerte

Un grain de beauté (ou nævus) est un amas de cellules pigmentaires — les mélanocytes — dans la peau. Bénins dans leur grande majorité, les grains de beauté doivent être surveillés régulièrement car ils peuvent parfois évoluer vers un mélanome. Savoir les reconnaître, les surveiller et détecter les signes d’alerte est essentiel pour un dépistage précoce.

Un grain de beauté qui change, qui saigne ou qui vous inquiète ? Le Dr Rousseau, dermatologue depuis plus de 25 ans, peut analyser vos photos en téléconsultation — souvent disponible dès le lendemain.

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Grains de beauté bénins — aspect typique
Grains de beauté bénins — aspect typique

Sommaire :
Qu’est-ce qu’un grain de beauté |
Pourquoi en a-t-on |
Règle ABCDE |
Types de nævi |
Surveillance |
Pages associées |
Questions fréquentes

Cet article en vidéo

Qu’est-ce qu’un grain de beauté ?

Les mélanocytes sont les cellules responsables du bronzage et de la pigmentation naturelle de la peau. Un grain de beauté se forme lorsque ces cellules s’accumulent en amas localisé, formant une tache ou un relief de couleur brune, rosée ou bleutée. Le terme médical est nævus pigmentaire (pluriel : nævi).

Les nævi peuvent siéger sur la peau, mais aussi sous les ongles — donnant des bandes foncées longitudinales — ou sur les muqueuses.

Grain de beauté dans les cheveux — nævus
Grain de beauté dans les cheveux
Caractéristique Grain de beauté bénin typique
Taille Inférieure à 5–6 mm
Couleur Uniforme — brun clair à brun foncé, parfois couleur chair
Bords Réguliers, nets, arrondis
Symétrie Symétrique — les deux moitiés se superposent
Évolution Stable dans le temps — pas de changement récent
Nombre moyen 20 à 30 chez un adulte jeune à peau blanche

Pourquoi a-t-on des grains de beauté ?

Les premiers nævi acquis apparaissent généralement entre 6 mois et 1 an et se multiplient durant l’enfance et l’adolescence. Un adulte jeune à peau blanche en possède en moyenne 20 à 30.

Les expositions solaires dans l’enfance influencent directement le nombre, la taille et le potentiel de transformation des grains de beauté. C’est pourquoi protéger les enfants du soleil est une mesure préventive essentielle contre le mélanome. Le phototype (peau claire, taches de rousseur, cheveux roux) est également un facteur de risque indépendant.

⚠️ Avoir plus de 50 grains de beauté constitue un facteur de risque de mélanome. Une surveillance annuelle chez le dermatologue est recommandée dès ce seuil.
Nombreux grains de beauté — syndrome du nævus dysplasique
Nombreux grains de beauté — syndrome du nævus dysplasique, facteur de risque de mélanome

Comment surveiller ses grains de beauté ? La règle ABCDE

Le dépistage clinique du mélanome repose sur la règle ABCDE, à appliquer sur chaque grain de beauté :

Lettre Critère Grain de beauté bénin Signe suspect
A Asymétrie Symétrique — les deux moitiés se superposent Asymétrique — les deux moitiés sont différentes
B Bords Réguliers, nets, arrondis Irréguliers, déchiquetés, en carte de géographie
C Couleur Couleur uniforme, homogène Plusieurs couleurs : noir, marron foncé, rouge, blanc
D Diamètre Inférieur à 6 mm Supérieur à 6 mm (taille d’une gomme de crayon)
E Évolution Stable dans le temps Tout changement récent de taille, forme, couleur, saignement ou croûte
Le critère E est le plus important. Tout grain de beauté qui change — même s’il vérifie les critères A, B, C, D — doit être montré à un dermatologue sans attendre.
Règle ABCDE — mélanomes vs grains de beauté bénins
Règle ABCDE — à gauche mélanomes, à droite grains de beauté bénins

La règle du « vilain petit canard »

Règle du vilain petit canard — grain de beauté différent des autres
La règle du vilain petit canard

La règle ABCDE est complétée par la règle du vilain petit canard : tout nævus qui ne ressemble pas aux autres grains de beauté présents sur votre peau (plus foncé, plus clair, plus rosé, plus grand) doit être montré à un médecin. Cette règle est particulièrement utile pour les patients qui ont de nombreux nævi atypiques.

Changement d'un grain de beauté — signe d'alerte mélanome
Changement d’un grain de beauté — signe d’alerte à ne pas ignorer

Les principaux types de grains de beauté

Les nævi se classent selon leur origine (acquis ou congénitaux), leur structure histologique et leur aspect clinique. Voici un résumé des principaux types — pour une description détaillée, voir la fiche complète sur les nævi.

Nævi acquis bénins — grains de beauté courants
Nævi acquis bénins
Type Aspect clinique Point de vigilance
Nævus jonctionnel Plat ou légèrement surélevé, brun foncé — mélanocytes à la jonction dermo-épidermique Potentiel de transformation en mélanome chez l’adulte si non surveillé
Nævus dermique En relief, souvent clair voire couleur chair — peut contenir des poils Folliculite sous-nævique possible (grain rouge et gonflé) — consulter si modification
Nævus composé Légèrement surélevé, brun — mélanocytes à la jonction et dans le derme Surveiller selon la règle ABCDE
Nævus congénital Présent à la naissance — peut être de petite à très grande taille Nævi >20 cm : risque de transformation 2–8 % — exérèse ou surveillance rapprochée. Voir nævus congénital
Nævus de Sutton (halonaevus) Grain de beauté entouré d’un halo blanc dépigmenté — fréquent avant 20 ans Association avec vitiligo dans ~25 % des cas — mécanisme auto-immun
Nævus bleu Couleur bleu ardoise (mélanine profondément située dans le derme) Bénin mais à surveiller — aspect particulier peut inquiéter
Nævus de Spitz Souvent rosé, peu ressemblant à un grain de beauté classique — fréquent chez l’enfant Ablation chirurgicale recommandée au-delà de 12 ans (risque de confusion avec mélanome)
Nævus de Reed Petit point noir bien délimité Ablation recommandée au-delà de 12 ans
Nævus spilus Nappe lentigineuse claire avec petits nævi plus foncés disposés dessus Surveiller selon la règle ABCDE
Nævus de l’ongle Bande longitudinale brune ou noire sous l’ongle Voir bande marron de l’ongle — consultation recommandée
Nævus dermique en relief
Nævus dermique (en relief)
Nævus de Sutton — halo blanc autour du grain de beauté
Nævus de Sutton — halo blanc autour du grain de beauté
Halonaevus de Sutton
Halonaevus de Sutton
Nævus spilus — tache avec nævi plus foncés
Nævus spilus
Nævus de Spitz rosé — enfant
Nævus de Spitz
Nævus congénital — tache brune à la naissance
Nævus congénital

Surveillance des grains de beauté par le dermatologue

Le dermatologue utilise la dermatoscopie pour analyser la structure interne des nævi — invisible à l’œil nu. Cet examen permet de distinguer un nævus bénin d’un mélanome débutant avec une précision nettement supérieure à l’examen clinique seul.

Profil Fréquence de surveillance recommandée
Plus de 50 nævi, nævi atypiques, antécédents personnels ou familiaux de mélanome 1 fois par an chez le dermatologue
Modification d’un grain de beauté existant (taille, forme, couleur, saignement) Sans délai — ne pas attendre le contrôle annuel suivant
Adulte sans facteur de risque particulier Tous les 2–3 ans, ou sur avis médical
Nævus congénital de grande taille (>20 cm) Surveillance rapprochée dès l’enfance — discussion d’exérèse chirurgicale

Voir : Contrôler ses grains de beauté — détail de l’examen dermatologique et grain de beauté atypique ou mauvais.

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Sources

Société Française de DermatologieHaute Autorité de SantéLittérature scientifique sur les nævi — PubMed

Pages associées

Questions fréquentes sur les grains de beauté

Comment savoir si un grain de beauté est dangereux ?

Appliquez la règle ABCDE : Asymétrie, Bords irréguliers, Couleurs multiples, Diamètre supérieur à 6 mm, Évolution récente. Tout grain de beauté présentant un ou plusieurs de ces critères doit être montré à un dermatologue sans délai. La règle du « vilain petit canard » complète cette surveillance : tout nævus qui ne ressemble pas aux autres doit être contrôlé, même s’il est petit et régulier.

Un grain de beauté peut-il se transformer en mélanome ?

Oui, mais la majorité des mélanomes (70 %) apparaissent de novo sur une peau saine, sans nævus préexistant. Certains nævi — jonctionnels, atypiques, congénitaux de grande taille, ou présents en grand nombre — présentent un risque de transformation plus élevé. C’est pourquoi une surveillance dermatologique régulière est recommandée. Voir : mélanome malin — diagnostic.

Peut-on enlever un grain de beauté sans laisser de cicatrice ?

Tout acte atteignant le derme peut laisser une cicatrice — au bistouri comme au laser. Le laser présente l’inconvénient de détruire le tissu (impossible d’analyser la lésion ensuite) et ne garantit pas l’exérèse complète. L’ablation au bistouri reste la technique de référence pour toute lésion douteuse. Voir : enlever un grain de beauté au laser.

Peut-on épiler les poils d’un grain de beauté ?

Oui, l’épilation des poils d’un nævus dermique ne présente pas de risque pour le grain de beauté lui-même. Une hygiène rigoureuse s’impose — mains lavées, pince désinfectée, nettoyage du grain de beauté après. Un manque d’hygiène peut provoquer une folliculite sous-nævique (grain rouge, gonflé, sensible) qui nécessite une consultation médicale.

Mon bébé a un grain de beauté à la naissance, est-ce normal ?

Oui — il s’agit d’un nævus congénital. Les nævi congénitaux de petite taille sont bénins et surveillés régulièrement. Les nævi de grande taille (> 20 cm) peuvent présenter un risque de transformation en mélanome de 2 à 8 % selon les études — exérèse ou surveillance étroite selon localisation et taille. Toute tache pigmentaire du bébé doit être montrée à un médecin.

Combien de grains de beauté est-ce normal d’avoir ?

Un adulte jeune à peau blanche possède en moyenne 20 à 30 nævi. Avoir plus de 50 grains de beauté est un facteur de risque supplémentaire de mélanome — une surveillance annuelle chez le dermatologue est alors recommandée. Le nombre est influencé par les expositions solaires dans l’enfance et par des facteurs génétiques.


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PSORIASIS : symptomes et solution contre le psoriasis

Psoriasis : symptômes, causes, photos et traitements

Le psoriasis est une maladie inflammatoire chronique de la peau touchant plus de 1 million de Français (2 à 5% de la population). Il se manifeste par des plaques rouges recouvertes de squames blanches, localisées sur les coudes, les genoux, le cuir chevelu ou d’autres zones. Non contagieux, il évolue par poussées et rémissions. Voici tout ce qu’il faut savoir sur ses causes, ses formes, ses complications et ses traitements.

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psoriasis plaques rouges squames photo
Psoriasis — plaques rouges avec squames blanches

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Qu’est-ce que le psoriasis ?

Le psoriasis est une maladie inflammatoire plurifactorielle — génétique, immunitaire et environnementale. Au niveau cutané, il se caractérise par une prolifération excessive et accélérée des kératinocytes (cellules de l’épiderme) : la peau se renouvelle trop rapidement, provoquant l’accumulation de squames.

Deux mécanismes principaux sont impliqués :

  • Une prolifération épidermique excessive
  • Une inflammation chronique médiée par les lymphocytes T et les cytokines qu’ils produisent (TNFα, interleukine 17 notamment)

On considère de plus en plus que le psoriasis est une maladie globale de l’organisme dont la peau n’est que la « fenêtre » — avec des répercussions cardiovasculaires, métaboliques et articulaires importantes.

plaque de psoriasis rouge squames blanches photo
Plaque de psoriasis typique — bords nets, squames blanches adhérentes

Causes et facteurs déclencheurs des poussées

Le psoriasis évolue par poussées dont la chronologie est souvent imprévisible. Les principaux facteurs déclencheurs sont :

  • Stress et fatigue — impliqués dans 30 à 40% des poussées, surtout quand le psoriasis a débuté tôt dans la vie
  • Infections ORL — une angine peut déclencher une poussée, notamment un psoriasis en gouttes chez l’adulte comme chez l’enfant
  • Traumatismes cutanés — phénomène de Köbner : les plaques apparaissent ou s’aggravent sur les zones de frottement chronique (coudes, genoux, cicatrices récentes). Il faut être doux avec ses plaques et éviter de les gratter
  • Médicaments — bêtabloquants, IEC, lithium, interféron, imiquimod, anti-TNF (paradoxalement), AINS, antipaludéens. Toujours signaler son psoriasis à son médecin
  • Alcool — aggrave les poussées et rend le psoriasis plus difficile à traiter. Certains patients font une poussée dès le lendemain d’une consommation même modérée
  • Tabac — aggrave l’inflammation sans déclencher de poussée directement
  • Cycle féminin — les règles peuvent être un moment de poussée chez certaines femmes
  • Soleil à fortes doses — bénéfique à petites doses, un coup de soleil peut déclencher une poussée

💡 Le psoriasis est non contagieux. Il existe des formes familiales mais ce n’est pas une maladie héréditaire à proprement parler — des facteurs environnementaux sont nécessaires pour déclencher la maladie sur un terrain génétique prédisposé.

Les différentes formes de psoriasis

Forme Fréquence Aspect et localisation
Psoriasis en plaques 80% des cas Plaques rouges squameuses aux coudes, genoux, haut des fesses
Psoriasis inversé Fréquent Plis (interfessier, inguinal, sous-mammaire) — rouge brillant et lisse sans squames
Psoriasis du cuir chevelu Très fréquent Squames épaisses, plaques rouges, souvent confondu avec les pellicules
Psoriasis du visage Moins fréquent Sébopsoriasis — forme grave de dermite séborrhéique
Psoriasis des ongles Fréquent Ongles piqués, décollés, épaissis, jaunâtres
Psoriasis des mains et pieds Fréquent Paumes et plantes — plaques épaisses ou pustules
Psoriasis en gouttes Moins fréquent Petites plaques disséminées sur le corps après une infection ORL
Psoriasis pustuleux Rare Pustules sur paumes/plantes ou forme généralisée grave

Psoriasis en plaques — photos

psoriasis en plaques coudes genoux photo
Psoriasis en plaques — la forme la plus fréquente
dermatoscopie psoriasis vaisseaux points squames blanches
Dermatoscopie d’une plaque de psoriasis — vaisseaux en points et squames blanches

Le rhumatisme psoriasique

Le psoriasis peut s’accompagner de douleurs articulaires inflammatoires dans 20 à 40% des cas selon les études. Ce rhumatisme psoriasique touche préférentiellement les mains, les pieds, le bas du dos et les tendons. Les signes évocateurs sont :

  • Douleurs articulaires prédominant la nuit
  • Raideur matinale des doigts pendant plus de 30 minutes
  • Gonflement d’un doigt pendant plus de 3 jours (« doigt en saucisse »)
  • Douleur du tendon d’Achille ou des pieds
  • Douleurs du bas du dos de tonalité inflammatoire

Ces symptômes doivent être signalés au médecin — le rhumatisme psoriasique nécessite un traitement spécifique et peut être traité efficacement par biothérapies.

Psoriasis et maladies associées (comorbidités)

On considère de plus en plus le psoriasis comme une maladie systémique dépassant la seule atteinte cutanée. Des examens biologiques (glycémie, bilan lipidique, bilan hépatique) et une surveillance tensionnelle sont recommandés, surtout en cas de surpoids.

Les principales comorbidités associées :

  • Syndrome métabolique — diabète de type 2, dyslipidémie (cholestérol, triglycérides), hypertension artérielle, obésité
  • Maladies cardiovasculaires — infarctus, AVC (risque augmenté, surtout dans les formes sévères)
  • Maladies digestives — maladie de Crohn, stéatose hépatique
  • Troubles de l’humeur — dépression et anxiété (environ 90% des patients craignent le rejet social)
  • Apnées du sommeil, troubles respiratoires

Une étude de 2019 montre que les patients psoriasiques ont une mortalité plus élevée que la population générale, notamment cardiovasculaire, hépatique et rénale en cas de psoriasis sévère.

Retentissement psychologique

Le psoriasis est une maladie affichante (plaques visibles, pellicules, ongles atteints) qui provoque une souffrance psychologique réelle. Environ la moitié de la population générale craint à tort la contagion, ce qui expose les patients à un rejet social difficile à vivre. Le psoriasis est fréquemment associé à des troubles anxieux et dépressifs — cet aspect doit être pris en charge au même titre que les lésions cutanées.

Régime et hygiène de vie

Si la science ne valide pas un « régime anti-psoriasis » universel, certaines mesures sont clairement bénéfiques :

  • Éviter l’alcool — aggrave les poussées et réduit l’efficacité des traitements
  • Arrêter le tabac — aggrave l’inflammation
  • Maintenir un poids normal — l’obésité aggrave le psoriasis et réduit la réponse aux biothérapies
  • Être doux avec ses plaques — ne pas gratter, hydrater régulièrement, éviter les frottements (phénomène de Köbner)
  • Expositions solaires modérées — bénéfiques à petite dose, nocives en cas de coup de soleil

Voir l’article : régime psoriasis.

Traitement du psoriasis

Le traitement varie selon l’étendue des lésions, le retentissement sur la qualité de vie et la résistance aux traitements antérieurs. Il est souvent suspensif — il blanchit les lésions mais ne guérit pas définitivement la maladie.

Les principales options disponibles :

  • Traitements locaux — dermocorticoïdes, analogues de la vitamine D (calcipotriol), rétinoïdes topiques, nouveaux gels combinant 2 principes actifs
  • Photothérapie — UVB à spectre étroit, PUVA-thérapie
  • Traitements systémiques classiques — méthotrexate, acitrétine, ciclosporine
  • Biothérapies — anti-TNFα, anti-IL17, anti-IL23, anti-IL12/23. Elles ont transformé la prise en charge des formes sévères, permettant des rémissions complètes chez des patients réfractaires aux traitements classiques

Voir l’article détaillé : traitement du psoriasis.

Articles par localisation

Sources

Questions fréquentes sur le psoriasis

Le psoriasis est-il contagieux ?

Non. Le psoriasis n’est absolument pas contagieux. C’est une maladie inflammatoire d’origine génétique et immunitaire — il est impossible de l’attraper par contact avec une personne atteinte. Cette idée reçue cause beaucoup de souffrance sociale aux patients.

J’ai des croûtes dans les cheveux, est-ce du psoriasis ?

Les croûtes dans les cheveux sont le plus souvent dues à une dermite séborrhéique (pellicules). Cependant, si vous présentez des croûtes épaisses, coalescentes sur des plaques rouges bien délimitées, il peut s’agir d’un psoriasis du cuir chevelu. Seul un dermatologue peut faire la distinction avec certitude.

Existe-t-il un traitement qui guérit définitivement le psoriasis ?

Non. Les traitements actuels permettent de « blanchir » les lésions (les faire disparaître) mais le psoriasis peut récidiver à l’arrêt. Les biothérapies modernes permettent d’obtenir des rémissions très longues chez les patients atteints de formes sévères. Le psoriasis peut aussi disparaître spontanément pendant des années.

Le psoriasis va-t-il se transmettre à mes enfants ?

Pas inéluctablement. On retrouve des antécédents familiaux de psoriasis dans environ un tiers des cas, mais la transmission est complexe. Le psoriasis nécessite à la fois un terrain génétique prédisposé et des facteurs environnementaux déclencheurs. Avoir un parent psoriasique augmente le risque sans le rendre certain.

Le stress peut-il déclencher une poussée de psoriasis ?

Oui, c’est l’un des facteurs déclencheurs les mieux documentés, impliqué dans 30 à 40% des poussées. Le stress perturbe le système immunitaire et peut activer les cascades inflammatoires responsables du psoriasis. Une prise en charge du stress (relaxation, thérapie cognitivo-comportementale) peut aider à espacer les poussées.

Faut-il faire des analyses de sang quand on a du psoriasis ?

Pas systématiquement, mais c’est recommandé en cas de surpoids ou de formes sévères. Le médecin peut prescrire une glycémie à jeun, un bilan lipidique et un bilan hépatique pour dépister un syndrome métabolique associé. Une surveillance de la tension artérielle est également conseillée.


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TACHE BRUNE OU PIGMENTATION : les taches brunes du visage, des mains…

Taches brunes : causes, diagnostic et comment les enlever

On appelle communément tache brune la tache de vieillesse liée au soleil — plus précisément aux UV reçus par la peau. Son nom scientifique est lentigo. Il s’agit d’une pigmentation révélant une exposition trop importante aux UV sur la zone concernée, commune sur le visage et le dos des mains. Avoir des taches brunes signifie que la peau doit être encore mieux protégée des UV à l’avenir. Les habitudes d’exposition solaire dès l’enfance provoquent des taches brunes chez des individus de plus en plus jeunes — le terme de « tache de vieillesse » est donc inexact.

⚠️ Toute tache brune n’est pas forcément bénigne. Un mélanome, un grain de beauté atypique ou une kératose séborrhéique peuvent ressembler à un simple lentigo. Seul un dermatologue peut poser le diagnostic avec certitude — ne pas hésiter à consulter.

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Vidéo : taches brunes — causes, diagnostic et traitement

Taches brunes du visage — lentigos solaires


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TACHES BRUNES
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Sommaire :
Diagnostic |
Causes et types de pigmentation |
Le lentigo solaire |
Comment enlever les taches brunes |
Questions fréquentes

Toute tache brune n’est pas un lentigo : comment le dermatologue fait-il le diagnostic ?

Les taches brunes visibles sur la peau peuvent correspondre à de nombreuses lésions très différentes : un simple lentigo solaire bénin, mais aussi un grain de beauté (nævus), un mélanome, une kératose séborrhéique, un masque de grossesse (mélasma), ou encore une lésion d’origine vasculaire ou médicamenteuse. Seule une consultation médicale permet de les distinguer.

Exemples de taches brunes malignes : lentigos malins ou mélanomes de Dubreuilh. On voit ici que les taches sont irrégulières, foncées, de couleurs différentes, mais la différence entre le lentigo malin et bénin n’est pas toujours évidente, consultez toujours un dermatologue devant l’apparition d’une tache brune

Mélanome de Dubreuilh du nez — cancer de la peau
Lentigo malin (cancer de la peau de type mélanome)

 

Mélanome de Dubreuilh de la pommette
Lentigo malin ou mélanome de Dubreuilh

 

Le dermatologue s’appuie sur plusieurs éléments. Les circonstances de survenue (profession, activités de plein air, expositions solaires) et la localisation (visage, mains, zones exposées) orientent vers un lentigo bénin. Il examine les limites des taches et leur disposition. La dermoscopie permet d’analyser les structures pigmentaires en détail et d’écarter un mélanome.

La lampe de Wood (lampe à UV) est particulièrement utile : elle accentue la pigmentation lorsque le pigment est épidermique (superficiel, accessible aux traitements), et l’estompe lorsque le pigment est dermique (plus profond, résistant aux dépigmentants classiques). On distingue ainsi trois types : le type épidermique (pigmentation accentuée), le type dermique (pigmentation estompée), et le type mixte.

Une biopsie cutanée est parfois nécessaire pour éliminer un mélanome. En cas de taches brunes profuses, un bilan sanguin peut être demandé : cortisolémie, ACTH, TSH, bilan martial (fer, ferritine, coefficient de saturation), cuprémie, profil des porphyrines, sérologie VIH.

📚 Lentigo solaire et mélanome de Dubreuilh : diagnostic différentiel dermoscopique — PubMed

Causes et types de pigmentation cutanée

1. Pigmentation mélanique (la plus fréquente)

La mélanine est le pigment naturel de la peau. Sa teinte va du brun clair au noir lorsqu’elle est épidermique (superficielle), et prend un aspect bleuté lorsqu’elle est dermique (profonde).

Parmi les pigmentations mélaniques épidermiques, on distingue les hypermélanocytoses (augmentation du nombre de mélanocytes, comme dans les lentigos solaires) et les hypermélaninoses (production accrue de mélanine, comme dans les taches de rousseur — éphélides — et les taches café-au-lait).

Parmi les pigmentations mélaniques dermiques, on retrouve les hypermélanocytoses dermiques (mélanocytes bloqués dans le derme lors de la migration embryonnaire, comme dans le nævus d’Ota et les taches mongoloïdes) et les hypermélaninoses dermiques par incontinence pigmentaire, comme les taches noires après les boutons.

2. Pigmentations d’origine sanguine

Il peut s’agir d’un purpura (hémosidérose), de taches brunes après scléroses de varices, ou d’une dermite ocre — taches brunes des chevilles remontant lentement sur les jambes en cas d’insuffisance veineuse et de varices — par accumulation de dépôts de fer et augmentation de la mélanine.

3. Pigmentations exogènes

Les tatouages (volontaires ou accidentels — mineurs de fond, accident de bitume) constituent la cause exogène la plus évidente. Les photosensibilisations représentent un groupe important : elles peuvent être d’origine externe (végétaux comme dans la dermite au citron, la dermite des prés, les parfums au soleil, ou produits industriels) ou d’origine interne via des médicaments photosensibilisants (cyclines, bléomycine, antipaludéens, amiodarone, or, argent, bismuth…). Les agents physiques comme l’abus de UV, la radiothérapie ou la dermite des chaufferettes (plaques violacées après contact prolongé avec une bouillotte ou un ordinateur portable sur les cuisses) entrent également dans cette catégorie.

4. Pigmentations endogènes (maladies générales)

Certaines maladies générales se manifestent par des pigmentations cutanées. Les modifications hormonales de la grossesse provoquent la pigmentation de la ligne brune, des mamelons et le masque de grossesse (mélasma).

Masque de grossesse (mélasma) — pigmentation du visage pendant la grossesse

D’autres causes endogènes comprennent l’ictère (jaunisse par accumulation de bilirubine), la maladie de Wilson (accumulation de cuivre, pigmentations des membres inférieurs), la porphyrie cutanée tardive, l’hémochromatose (accumulation de fer), la maladie d’Addison (insuffisance surrénalienne chronique — défaut de sécrétion de cortisol et d’aldostérone, donnant une pigmentation diffuse et accentuée des zones de frottement) et le syndrome de Cushing (hypercortisolisme chronique).

5. Pigmentations d’origine infectieuse

Certaines mycoses (notamment le pityriasis versicolor à Malassezia) peuvent provoquer des taches hypo- ou hyperpigmentées.

Le lentigo solaire : qu’est-ce qu’une « tache de vieillesse » ?

Le lentigo solaire est une augmentation localisée du nombre de mélanocytes dans l’épiderme, réactionnelle à des expositions prolongées ou répétées aux UV. Il se présente comme une tache plate, bien limitée, de couleur uniforme allant du brun clair au brun foncé, à bords nets et réguliers.

Tache brune de la joue — lentigo solaire

Tache brune de la tempe — lentigo

Les lentigos prédominent sur les zones photoexposées : visage, cou, décolleté, avant-bras et dos des mains. Ils peuvent apparaître dès 25–30 ans chez les personnes ayant eu une forte exposition solaire dans l’enfance et l’adolescence.

Taches brunes solaires sur les mains et le décolleté

Tache brune — lentigo actinique vu de près

Lentigos du décolleté — taches brunes solaires

Lentigos des épaules après un coup de soleil

💡 Les lentigos solaires sont des marqueurs d’exposition UV cumulée. Leur apparition signifie que la protection solaire doit être renforcée : SPF 50+ sur les zones concernées toute l’année, pas uniquement l’été. Voir notre article sur la peau et le soleil.

📚 Lentigo solaire : physiopathologie, facteurs de risque et traitements — PubMed

Comment enlever les taches brunes ?

Plusieurs techniques permettent de faire régresser ou d’éliminer les taches brunes, à condition que le diagnostic de lentigo bénin ait été confirmé par un dermatologue. Les différentes options (cryothérapie à l’azote liquide, laser pigmentaire, dépigmentants topiques, peeling chimique) sont décrites en détail dans notre article dédié : comment enlever les taches brunes.

⚠️ Aucun traitement dépigmentant n’est efficace sans protection solaire stricte. Sans SPF 50+ quotidien sur les zones traitées, toutes les taches réapparaîtront dans les semaines suivant le traitement. La photoprotection est la base indispensable de toute prise en charge.

📚 Traitements du lentigo solaire : laser, cryothérapie et dépigmentants — méta-analyse PubMed

Questions fréquentes sur les taches brunes

Une tache brune peut-elle être un mélanome ?
Oui, c’est pourquoi toute tache brune doit être évaluée par un dermatologue. Les signes qui doivent alerter : bords irréguliers ou flous, couleur inhomogène (mélange de brun, noir, rouge ou blanc), diamètre supérieur à 6 mm, évolution récente (agrandissement, changement de couleur). Le dermatologue utilise la dermoscopie pour analyser les structures pigmentaires invisibles à l’œil nu. En cas de doute, une biopsie est réalisée.

Quelle est la différence entre un lentigo et une tache de rousseur ?
Les taches de rousseur (éphélides) résultent d’une surproduction de mélanine dans les mélanocytes existants, et sont fréquentes dès l’enfance chez les personnes à peau claire. Elles s’estompent en hiver et s’intensifient au soleil. Les lentigos (taches brunes solaires) résultent en revanche d’une augmentation du nombre de mélanocytes, persistent toute l’année et s’accumulent avec l’âge et les expositions UV répétées.

Peut-on faire disparaître les taches brunes avec de la crème ?
Les crèmes dépigmentantes (acide kojique, vitamine C, rétinoïdes, arbutine, niacinamide) peuvent atténuer les taches brunes superficielles épidermiques, mais leurs résultats sont modestes et lents (plusieurs mois). Elles sont plus efficaces en association avec une protection solaire quotidienne SPF 50+. Pour des résultats plus rapides et plus marqués, les traitements médicaux (cryothérapie, laser) sont plus efficaces — voir notre article comment enlever les taches brunes.

Pourquoi les taches brunes reviennent-elles après traitement ?
Les traitements (cryothérapie, laser) éliminent les mélanocytes responsables de la tache traitée, mais n’empêchent pas l’apparition de nouvelles taches sur les zones exposées si la protection solaire n’est pas renforcée. Sans SPF 50+ quotidien, les taches réapparaissent en quelques semaines à quelques mois. La photoprotection stricte est indispensable avant, pendant et après tout traitement.

À partir de quel âge consulter pour des taches brunes ?
Dès qu’une tache brune apparaît, quel que soit l’âge — notamment si elle est d’apparition récente, si elle change, ou si vous n’êtes pas sûr qu’il s’agit d’un lentigo bénin. L’apparition de lentigos avant 40 ans signale une exposition solaire excessive et doit conduire à renforcer la protection UV pour éviter une aggravation et réduire le risque de cancers cutanés.

Le masque de grossesse disparaît-il spontanément ?
Le mélasma (masque de grossesse) peut s’atténuer spontanément après l’accouchement et l’arrêt de la contraception orale, mais il persiste souvent et peut être aggravé par toute nouvelle exposition solaire sans protection. Un suivi dermatologique est recommandé — voir notre article sur le masque de grossesse.


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TRAITEMENT PSORIASIS : soigner et guérir le psoriasis

Comment soigner le psoriasis? Traitement du psoriasis, des crèmes aux biothérapies

psoriasis
Psoriasis-image générée par IA

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Le psoriasis est une maladie inflammatoire chronique touchant 2 à 5 % de la population française. Son traitement n’est pas curatif mais les options disponibles en 2026 permettent d’obtenir une peau quasi-nette chez la très grande majorité des patients, y compris dans les formes sévères. Le choix dépend de la sévérité, de la localisation, du retentissement sur la qualité de vie (score DLQI) et des comorbidités.

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Sommaire :
Stratégie par sévérité |
Traitements locaux |
Photothérapie |
Traitements généraux |
Biothérapies |
Selon la localisation |
Questions fréquentes

Stratégie thérapeutique par sévérité

L’évaluation repose sur deux scores complémentaires : le PASI (surface et intensité des lésions) et le DLQI (impact sur la qualité de vie). Un psoriasis peu étendu mais touchant les mains, le visage ou les ongles peut justifier un traitement systémique même si la surface atteinte est faible.

Sévérité Critères Traitement de référence
Légère PASI < 10, DLQI < 10, surface < 10 % Topiques seuls (dermocorticoïdes ± analogues vitamine D)
Modérée à sévère PASI ≥ 10 ou DLQI ≥ 10 ou surface ≥ 10 % Photothérapie, méthotrexate, ciclosporine
Sévère réfractaire Échec ou CI des traitements conventionnels Biothérapies anti-IL17, anti-IL23, anti-TNF
Localisations difficiles Mains, ongles, cuir chevelu, visage, plis Traitement spécifique selon siège (voir section 6)

Traitements locaux (topiques)

Les topiques sont la base du traitement dans les formes légères à modérées et le complément indispensable des traitements généraux. Ils agissent directement sur la plaque sans effets systémiques significatifs aux doses habituelles.

Classe Exemples Précautions
Dermocorticoïdes Betnéval®, Diprosone®, Dermoval® Éviter visage et plis en traitement prolongé. Risque d’atrophie cutanée.
Analogues vitamine D Daivonex® (calcipotriol), Silkis® (calcitriol) Irritants sur visage et plis. Ne pas dépasser 100 g/semaine.
Association DC + vit. D ⭐ Daivobet® gel, Enstilar® mousse Référence actuelle pour les plaques du corps. Gel crânien pour le cuir chevelu.
Inhibiteurs calcineurine Tacrolimus (Protopic®) — hors AMM Réservé au visage et aux plis. Voir : page Protopic.
Tazarotène Zorac® gel 0,05 % et 0,1 % Irritant fréquent. Associer un émollient. Contre-indiqué grossesse.

💡 Règle des 2 semaines (proactive therapy) : pour les dermocorticoïdes puissants, un schéma d’entretien de 2 applications par semaine sur les zones habituellement atteintes réduit significativement la fréquence des poussées sans augmenter le risque d’effets secondaires.

Photothérapie UVB et PUVA

La photothérapie reproduit l’effet bénéfique du soleil de façon contrôlée. Elle est proposée en cas de psoriasis modéré à sévère étendu, avant d’envisager un traitement systémique.

Modalité Efficacité Contraintes
UVB spectre étroit (TL01) Blanchiment chez 70–80 % après 30 séances (3×/semaine) Déplacements en centre équipé. Capital solaire limité.
PUVA thérapie Blanchiment chez 85–90 % — plus carcinogène que UVB Max 150–200 séances à vie. Protection oculaire 24 h après prise.
Balnéo-PUVA Équivalent PUVA oral, moins d’effets digestifs Indiqué notamment dans le psoriasis palmoplantaire.

Traitements généraux classiques

Indiqués en cas de PASI ≥ 10 ou DLQI ≥ 10, ou de résistance aux topiques et à la photothérapie. Ils nécessitent un bilan préthérapeutique et une surveillance biologique régulière.

Molécule Posologie habituelle Surveillance Contre-indications principales
Méthotrexate (Imeth®, Novatrex®) 5 à 25 mg/semaine PO ou SC NFS, TGO/TGP mensuels. Fibroscan à 3 g cumulés. Grossesse, alcoolisme, hépatopathie, insuffisance rénale
Ciclosporine (Néoral®) 2,5 à 5 mg/kg/j en 2 prises PA, créatinine tous les 15 j puis mensuels HTA non contrôlée, insuffisance rénale, immunodépression
Acitrétine (Soriatane®) 25 à 50 mg/j Bilan lipidique, transaminases mensuels Grossesse absolue (tératogène 3 ans après arrêt)
Aprémilast (Otezla®) 30 mg × 2/j après titration Poids (risque perte pondérale), humeur Peu de CI absolues. Option sans injection.

💡 Méthotrexate — voie SC préférable au-delà de 15 mg/semaine : meilleure biodisponibilité, moins d’effets digestifs. Supplémenter systématiquement en acide folique 5 mg/semaine (la veille ou le lendemain de la prise) pour réduire les effets secondaires hématologiques sans diminuer l’efficacité.

Biothérapies et petites molécules

Les biothérapies ciblent les cytokines clés de l’inflammation psoriasique. Réservées aux formes modérées à sévères en échec des traitements conventionnels. En 2026, les anti-IL23 représentent le standard thérapeutique dans les formes sévères — efficacité supérieure avec une injection toutes les 8 à 12 semaines après induction.

Cible DCI Spécialité Efficacité / rythme
Anti-TNF-α Étanercept, adalimumab, infliximab Enbrel®, Humira®, Remicade® Hebdomadaire à trimestriel. PASI 75 chez 50–60 %.
Anti-IL17A Sécukinumab, ixékizumab, bimékizumab Cosentyx®, Taltz®, Bimzelx® Mensuel après induction. PASI 90 chez 60–70 %.
Anti-IL23 ⭐ standard 2026 Guselkumab, risankizumab, tildrakizumab Tremfya®, Skyrizi®, Ilumetri® Toutes les 8–12 sem. PASI 90 chez 70–80 %.
Anti-IL12/23 Ustékinumab Stelara® + biosimilaires 2024 Toutes les 12 semaines.
Inhibiteur TYK2 Déucravacitinib Sotyktu® (AMM 2023) Comprimé oral 1×/j. Option sans injection.

⚠️ Rhumatisme psoriasique associé : en cas d’atteinte articulaire (présente chez 20–30 % des patients), les anti-IL17 et anti-TNF sont préférés aux anti-IL23. Décision en collaboration dermatologie-rhumatologie. Voir : inhibiteurs JAK en dermatologie.

Traitements selon la localisation

Localisation Traitement de choix Particularité
Cuir chevelu Daivobet® gel crânien, shampoings kératolytiques Décroûtage préalable huile salicylée si squames épaisses. Voir : croûtes cuir chevelu.
Visage DC classe I-II courte durée, tacrolimus hors AMM Éviter DC puissants. Sebopsoriasis fréquent.
Plis DC classe I-II, tacrolimus Psoriasis inversé — rouge luisant sans squames.
Paumes / plantes DC classe IV en occlusion, balnéo-PUVA, acitrétine Très invalidant, résistant aux topiques seuls.
Ongles DC en occlusion, tacrolimus, biothérapie si sévère Réponse lente (6–12 mois). Associé rhumatisme dans 80 % des cas.
Muqueuses génitales DC classe I, tacrolimus Zone très sensible — dermocorticoïdes faibles uniquement.

Pages spécialisées du cluster psoriasis

Traitements détaillés
Méthotrexate dans le psoriasis — posologie, surveillance, effets secondaires
Inhibiteurs JAK en dermatologie — baricitinib, upadacitinib, ruxolitinib
Alimentation et psoriasis — régime anti-inflammatoire, microbiome

Formes, localisations et contexte
Psoriasis du visage — traitement spécifique
Psoriasis — causes, symptômes, types (page générale)
Stress et maladies de peau — axe neuro-immun
Téléconsultation dermatologue

Questions fréquentes

Peut-on guérir définitivement du psoriasis ?

Non, il n’existe pas de traitement curatif du psoriasis. Les traitements actuels contrôlent la maladie — parfois avec une peau totalement nette — mais le psoriasis tend à récidiver à l’arrêt. L’objectif thérapeutique est d’obtenir un PASI 90 (peau nette à 90 %) durablement.

À partir de quand faut-il envisager une biothérapie ?

En cas de PASI ≥ 10 ou DLQI ≥ 10 après échec ou contre-indication à au moins deux traitements conventionnels (méthotrexate, ciclosporine, acitrétine) ou à la photothérapie. Elle peut être proposée en première ligne si les traitements conventionnels sont contre-indiqués.

Les biothérapies contre le psoriasis sont-elles remboursées en France ?

Oui, à 100 % dans le cadre d’une ALD 30 (affection longue durée). La prescription initiale est réservée aux dermatologues. Le suivi peut ensuite être partagé avec le médecin traitant.

Quels médicaments peuvent aggraver le psoriasis ?

Les bêtabloquants, le lithium, les antipaludéens (chloroquine, hydroxychloroquine), les AINS, l’interféron et les inhibiteurs de l’ECA peuvent déclencher ou aggraver un psoriasis. Signalez toute aggravation à votre dermatologue sans jamais arrêter un traitement sans avis médical.

Le soleil améliore-t-il le psoriasis ?

Oui chez 70–80 % des patients — c’est le principe de la photothérapie UVB. Cependant, un coup de soleil peut déclencher une poussée par phénomène de Koebner. L’exposition solaire raisonnée est bénéfique sans remplacer le traitement prescrit.

Faut-il arrêter la biothérapie en cas de chirurgie ou d’infection ?

Oui en général. Les biothérapies doivent être interrompues avant une intervention chirurgicale programmée (délai variable selon la molécule) et en cas d’infection active. Votre dermatologue vous indiquera le délai précis selon la biothérapie concernée.

Références scientifiques

Voir aussi :
Psoriasis — causes et symptômes |
Alimentation et psoriasis |
Inhibiteurs JAK |
Stress et maladies de peau |
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VARICES : les varices et les jambes lourdes

Varices : causes, symptômes, complications cutanées et prévention

Les varices sont des veines des jambes dilatées et tortueuses, visibles sous la peau, s’inscrivant dans le cadre de l’insuffisance veineuse chronique. Environ 20% de la population française en souffre — les femmes sont 3 fois plus touchées que les hommes. Les varices ne guérissent pas spontanément : prévention et traitement précoce sont essentiels pour éviter les complications.

Complications cutanées des varices (eczéma, dermite ocre, plaie chronique) ? Consultez le Dr Rousseau, dermatologue, en téléconsultation :
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Classification de l’insuffisance veineuse — du plus léger au plus grave

Stade Manifestation Description
1 — Fonctionnel Jambes lourdes, fourmillements Douleurs en fin de journée, œdème des chevilles — pas encore de lésion visible
2 — Varicosités Petits capillaires violacés fins Télangectasies superficielles, aspect rougeâtre ou bleuté — traitables par sclérothérapie
3 — Veines réticulaires Veines bleutées sous la peau Veines peu dilatées, bleutées, visibles mais non saillantes
4 — Varices constituées Cordons sinueux bleutés saillants Dilatation des veines saphènes et leurs collatérales — traitement chirurgical ou endoveineux
5 — Complications cutanées Dermite ocre, eczéma de stase Signes cutanés d’insuffisance veineuse avancée — prise en charge dermatologique nécessaire
6 — Ulcère veineux Plaie chronique de jambe Stade le plus grave — plaie difficile à cicatriser, nécessite suivi spécialisé

Pourquoi a-t-on des varices ?

Le sang veineux remonte des jambes vers le cœur grâce à des valvules qui agissent comme des clapets anti-retour. Si ces valvules sont endommagées, le sang stagne dans les jambes (stase veineuse), la pression augmente et les veines se dilatent progressivement.

Facteurs de risque principaux :

  • Hérédité — antécédents familiaux de varices dans la majorité des cas
  • Hormones féminines — grossesse, contraception orale provoquent une vasodilatation
  • Surpoids — augmente la pression abdomino-périnéale sur les veines
  • Station debout prolongée — métiers à risque (coiffeurs, chirurgiens, caissiers…)
  • Sédentarité — les muscles des jambes agissent comme une pompe pour le retour veineux
  • Chaleur — dilate les veines : chauffage par le sol, bains chauds, soleil, sauna
  • Traumatismes veineux — blessures des valvules

Complications cutanées des varices — rôle du dermatologue

Complication Description Prise en charge
Dermite ocre Dépôts d’hémosidérine (fer) donnant un aspect brun-violacé en bas des jambes Contention veineuse — la coloration peut être irréversible
Eczéma de stase Plaques rouges qui démangent sur les jambes, liées à la stase veineuse Dermocorticoïdes + contention veineuse — traiter la cause veineuse
Périphlébite (thrombose superficielle) Varice rouge, chaude et très douloureuse — inflammation de la varice ⚠️ À distinguer d’une phlébite profonde — consulter rapidement
Ulcère veineux de jambe Plaie chronique souvent au-dessus de la malléole interne, difficile à cicatriser Soins de plaie + contention forte — suivi dermatologue ou angiologue

⚠️ Phlébite profonde — urgence médicale. Une douleur du mollet avec gonflement et rougeur, ou une dyspnée soudaine, peut signer une phlébite des troncs veineux profonds exposant au risque d’embolie pulmonaire. Consultez en urgence — ne confondez pas avec une périphlébite superficielle bénigne.

Prévention des varices

Sports conseillés et déconseillés

✅ Sports favorables au retour veineux ❌ Sports à éviter
Natation (position horizontale + eau froide) Tennis, jogging intense
Vélo (pompe musculaire sans impact) Équitation, athlétisme
Marche en eau (beach-walking) Step, aérobic à impact élevé
Marche nordique à allure modérée Musculation avec charges lourdes

Règles hygiéno-diététiques

  • Surélever les pieds du lit de 5 cm — favorise le retour veineux nocturne
  • Jambes allongées au repos — ne pas croiser les jambes
  • Douche froide sur les jambes en rentrant le soir
  • Bas ou collants de contention médicaux — à porter en journée (pas au repos allongé). Il en existe des modèles esthétiques ressemblant aux bas nylon classiques
  • Éviter la chaleur — soleil direct sur les jambes, bains très chauds, sauna, hammam, chauffage par le sol
  • Maintenir un poids santé — le surpoids augmente la pression abdominale sur les veines
  • Éviter les vêtements serrés à la taille ou aux cuisses, et les talons trop hauts
  • En grossesse — port de collants de contention dès le premier trimestre

>>> Suite : Traitement des varices — sclérothérapie, laser, chirurgie, traitement endoveineux

Sources

Questions fréquentes sur les varices

Le sauna et le hammam sont-ils contre-indiqués avec des varices ?

Oui — la chaleur intense dilate les veines et aggrave la stase veineuse. Le sauna, le hammam, les bains très chauds, le chauffage par le sol et l’exposition prolongée des jambes au soleil sont tous déconseillés. Ils ne provoquent pas les varices mais accélèrent leur évolution. En cas d’envie de détente, préférez la piscine froide ou les bains tièdes courts.

Varicosités vs varices — quelle différence et comment les traiter ?

Les varicosités sont de petits capillaires superficiels dilatés, fins et violacés — un stade précoce de l’insuffisance veineuse. Les varices sont des veines plus profondes, sinueuses et saillantes. Les varicosités se traitent par sclérothérapie esthétique (injection d’un produit sclérosant) réalisée par un dermatologue ou un phlébologue — non remboursée par la Sécurité Sociale. Les varices constituées relèvent de traitements plus lourds : sclérothérapie écho-guidée, laser endoveineux ou chirurgie.

Vaut-il mieux voir un dermatologue ou un phlébologue pour des varices ?

Les deux spécialistes peuvent prendre en charge les varicosités. Le dermatologue est particulièrement indiqué pour les complications cutanées (eczéma de stase, dermite ocre, ulcère de jambe) et la sclérothérapie des varicosités. Le phlébologue (ou angiologue) est spécialisé dans le bilan vasculaire complet par écho-Doppler et la prise en charge des varices profondes. En pratique, les deux peuvent vous orienter selon la gravité.

Les varices peuvent-elles provoquer des démangeaisons sur les jambes ?

Oui — c’est l’eczéma de stase, une complication cutanée fréquente de l’insuffisance veineuse avancée. Il se manifeste par des plaques rouges qui démangent, souvent autour des chevilles et des mollets. Il est lié à l’accumulation de sang veineux dans les tissus. Le traitement repose sur des dermocorticoïdes pour calmer l’inflammation, combinés à une contention veineuse qui traite la cause.

Les varices disparaissent-elles après l’accouchement ?

Les varices apparues pendant la grossesse s’améliorent souvent dans les mois suivant l’accouchement, mais ne disparaissent pas toujours complètement. La grossesse multiplie les facteurs de risque veineux : augmentation du volume sanguin, compression de la veine cave par l’utérus, hormones vasodilatantes. Il est recommandé de porter des bas de contention pendant toute la grossesse et de consulter un phlébologue après l’accouchement si les varices persistent.


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HERPES GENITAL : l’herpès génitale de l’homme et de la femme

Herpès génital : symptômes, contagion, traitement et grossesse

herpès génital homme lésions vésicules photo dermatologue
Herpès génital de l’homme

L’herpès génital est une infection sexuellement transmissible (IST) due au virus Herpes Simplex, le plus souvent de type 2 (HSV-2). Il touche environ 20% de la population sexuellement active — et 80% des personnes infectées ne savent pas qu’elles le sont, ce qui en fait l’une des IST les plus méconnues. Il ne guérit pas définitivement mais se contrôle efficacement par antiviraux.

Lésions génitales évocatrices ou récurrences fréquentes ? Consultez le Dr Rousseau, dermatologue, en téléconsultation :
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HERPES
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Causes et épidémiologie

L’herpès génital est causé par HSV-2 dans 60 à 80% des cas, et par HSV-1 dans 20 à 40% des cas — ce dernier transmis par voie oro-génitale (pratiques bucco-génitales). En France :

  • À 50 ans, 60% de la population est séropositive pour HSV-1 et 15% pour HSV-2
  • 20% des personnes sexuellement actives sont infectées par HSV génital
  • 80% des personnes infectées ne savent pas qu’elles le sont — et peuvent transmettre le virus

💡 Point important : l’apparition d’un herpès génital au sein d’un couple n’est pas forcément le signe d’une infidélité récente — le virus peut rester en sommeil pendant des années avant de se réactiver.

Comment se transmet l’herpès génital ?

  • Par contact direct peau à peau ou muqueuse à muqueuse lors de rapports sexuels vaginaux, anaux ou oro-génitaux
  • Le préservatif réduit mais n’élimine pas le risque — des particules virales présentes sur le pubis ou les muqueuses adjacentes peuvent être transmises
  • La transmission est possible sans lésion visible — par excrétion virale asymptomatique, qui représente en réalité la majorité des transmissions
  • Le virus est fragile hors du corps humain — le risque de contamination via une cuvette de toilettes ou un linge est quasi nul

Les 3 phases de l’infection herpétique

Phase Description Contagiosité
Primo-infection Premier contact avec HSV — asymptomatique dans 90% des cas. Quand symptomatique : vésicules douloureuses, ganglions de l’aine, fièvre possible. Incubation 2 à 12 jours Élevée
Infection initiale Premier contact avec HSV-1 ou HSV-2 chez une personne déjà infectée par l’autre type. Symptômes souvent moins sévères Élevée
Réactivation (récurrence) Le virus se « réveille » dans le ganglion sacré et migre vers la peau. Lésions souvent moins intenses que la primo-infection. Peut être asymptomatique (excrétion virale silencieuse) Possible même sans lésion

Symptômes de l’herpès génital

herpès génital femme lésions vésicules vulve photo
Herpès génital de la femme
herpès génital vésicules érosions photo
Herpès génital — vésicules

Les symptômes de la primo-infection (quand elle est symptomatique) :

  • Vésicules sensibles ou douloureuses sur fond rouge gonflé, apparaissant 5 à 10 jours après le rapport contaminant
  • Les vésicules se rompent et forment des érosions (exulcérations) très douloureuses — guérison en environ une semaine
  • Ganglions de l’aine
  • Chez la femme : gonflement vulvaire important, brûlures lors de la miction

Les récurrences sont généralement moins intenses — précédées de prodromes (picotements, brûlures) puis vésicules groupées en bouquet dans la même zone que la primo-infection.

Facteurs déclenchants des récurrences : stress psychologique ou physique, fatigue, infection (grippe), règles, chirurgie, immunodépression.

Diagnostic de l’herpès génital

En cas de doute diagnostique, le médecin peut :

  • Prélèvement de cellules au niveau des lésions — mise en culture ou PCR (recherche de l’ADN viral) — résultat en 48h
  • Sérologie herpétique (prise de sang) — confirme le contact avec HSV mais ne localise pas les lésions. Peu utilisée seule car le taux de positivité est très élevé dans la population générale
  • Bilan IST complet systématiquement recommandé — sérologie VIH, syphilis, recherche de Chlamydia trachomatis

Traitement de l’herpès génital

Situation Traitement Durée
Primo-infection Valaciclovir 500 mg × 2/j ou Aciclovir 200 mg × 5/j 10 jours
Récurrences Valaciclovir 500 mg × 2/j ou 1 g × 1/j 5 jours
Prévention (> 6 récurrences/an) Valaciclovir 500 mg × 1/j Continu — réévalué à 6 mois
Crème locale (récurrences légères) Aciclovir 5% crème — 4 à 6 applications/j 5 jours — ⚠️ ne pas appliquer sur muqueuses

Soins locaux : nettoyer la zone génitale une fois par jour avec un produit doux, sans frotter, bien sécher.

⚠️ Herpès génital et grossesse — risque néonatal

⚠️ Mentionnez toujours vos antécédents d’herpès génital à votre obstétricien. Si le virus est actif sur les muqueuses vaginales lors de l’accouchement, il peut être transmis au nouveau-né et provoquer une encéphalopathie herpétique néonatale — risque de cécité, retard psychomoteur, voire décès.

  • Contamination avant la grossesse : risque faible — la mère transmet ses anticorps au fœtus
  • Contamination pendant la grossesse (notamment en fin de grossesse) : risque élevé — pas encore d’anticorps protecteurs, virus potentiellement actif à l’accouchement
  • Mesures préventives : traitement antiviral en fin de grossesse (valaciclovir), voire césarienne en cas de primo-infection en fin de grossesse ou de récurrence lors de l’accouchement

Précautions à prendre

  • Informer ses partenaires — l’herpès est contagieux même sans symptômes
  • Utiliser un préservatif — réduit le risque sans l’éliminer totalement
  • En cas d’herpès génital après un rapport non protégé : bilan IST complet chez le médecin
  • Éviter tout rapport sexuel pendant les poussées et jusqu’à cicatrisation complète

Sources

Questions fréquentes sur l’herpès génital

Peut-on transmettre l’herpès génital sans avoir de lésions visibles ?

Oui — c’est même la principale voie de transmission. L’excrétion virale asymptomatique est possible à tout moment, même en l’absence de vésicules ou de lésions. On estime que la majorité des contaminations se font ainsi, par des personnes qui ne savent pas qu’elles sont infectées. C’est pourquoi 80% des personnes porteuses du virus HSV-2 l’ignorent.

L’herpès génital dans un couple signifie-t-il une infidélité ?

Pas nécessairement. Le virus HSV peut rester en sommeil dans les ganglions nerveux pendant des années, voire des décennies, avant de se réactiver. Une première poussée d’herpès génital peut survenir longtemps après la contamination initiale. Ce n’est donc pas automatiquement le signe d’une contamination récente — sauf en cas de primo-infection symptomatique clairement identifiable.

Le préservatif protège-t-il contre l’herpès génital ?

Le préservatif réduit significativement le risque de transmission mais ne l’élimine pas complètement. Des particules virales peuvent être présentes sur des zones non couvertes (pubis, lèvres, peau environnante) et se transmettre par contact peau à peau. La transmission est possible même sans pénétration.

Herpès génital et grossesse — que faire ?

Informez systématiquement votre gynécologue ou obstétricien de tout antécédent d’herpès génital. Si vous avez contracté l’herpès avant la grossesse, le risque pour le bébé est faible (anticorps protecteurs transmis). Si la contamination survient en cours de grossesse — surtout en fin — le risque est plus élevé et nécessite une prise en charge spécifique : traitement antiviral préventif et surveillance obstétricale renforcée.

Comment savoir si on a de l’herpès génital sans symptômes ?

Un test sérologique dans le sang peut détecter les anticorps anti-HSV-1 et HSV-2 — confirmant un contact passé avec le virus. Cependant ce test est peu prescrit en routine car sa positivité est très répandue dans la population et ne prédit pas l’apparition de symptômes. En cas de doute ou de comportement à risque, parlez-en à votre médecin qui pourra décider d’un bilan IST adapté.


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HERPES : l’herpès, cause, symptomes, contamination

Herpès : causes, contamination, types et traitement — guide complet

Herpès - lésions cutanées herpétiques

L’herpès est une infection virale par le virus Herpes Simplex (HSV) qui touche la peau et les muqueuses. C’est l’une des infections virales humaines les plus fréquentes au monde — en France, environ 70 % de la population est porteuse de HSV1 à l’âge adulte. Une fois contracté, le virus ne disparaît jamais : il reste latent dans les ganglions sensitifs et se réactive périodiquement, provoquant des poussées récurrentes. Des traitements efficaces permettent de réduire la durée et la fréquence des crises, et de prévenir les récidives.

Poussée d’herpès, questions sur la contagiosité, traitement préventif ?
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Sommaire :
Les virus HSV1 et HSV2 |
Contamination et latence |
Types d’infections |
Les différentes formes d’herpès |
Formes graves et urgences |
Traitement |
Qualité de vie |
Questions fréquentes

Les virus HSV1 et HSV2 — épidémiologie

Herpès labial - bouton de fièvre sur la lèvre

L’herpès est causé par deux virus de la famille Herpesviridae : HSV1 (Herpes Simplex Virus de type 1) et HSV2. Ces virus sont strictement humains — non transmissibles à l’animal.

HSV1 est le virus le plus répandu : il infecte environ 70 % de la population française et est responsable de la grande majorité des herpès labiaux (boutons de fièvre). HSV2 est classiquement associé à l’herpès génital et concerne environ 20 % de la population. À l’âge de 50 ans, environ 60 % de la population est séropositive pour HSV1 et 15 % pour HSV2.

La distinction HSV1/HSV2 n’est toutefois pas absolue : 20 à 40 % des herpès génitaux sont dus à HSV1 par transmission oro-génitale (pratiques bucco-génitales). Et HSV1 peut provoquer un herpès génital cliniquement identique à un herpès à HSV2.

Contamination, latence et réactivation

Les virus HSV se transmettent par contact direct avec la peau ou les muqueuses infectées — même en l’absence de lésion visible. C’est le point le plus important à comprendre sur la contagiosité de l’herpès : une personne peut transmettre le virus sans avoir de bouton apparent, par excrétion virale asymptomatique dans la salive ou les sécrétions génitales.

L’incubation dure entre 2 et 12 jours après la contamination. Lors de la primo-infection, le virus pénètre dans la peau ou la muqueuse et « remonte » le long des nerfs sensitifs pour se réfugier dans les ganglions sensitifs — le ganglion trigéminé pour l’herpès labial, le ganglion sacré pour l’herpès génital. Une fois dans les ganglions, le virus est hors d’atteinte du système immunitaire et des antiviraux.

La réactivation survient lors de situations favorisantes : fatigue, fièvre, stress, règles, exposition solaire, immunodépression, prise de cortisone, rapport sexuel, chirurgie, actes dermo-esthétiques (injections de filler, laser cutané, dermabrasion). Les particules virales « descendent » alors le long des nerfs et se répliquent sur la peau, toujours au même endroit d’une poussée à l’autre.

Les trois types d’infections herpétiques

Primo-infection : premier contact infectant avec HSV1 ou HSV2. Elle peut être totalement asymptomatique (60 à 70 % des cas) ou, au contraire, très sévère — gingivostomatite herpétique fébrile avec lésions buccales douloureuses chez l’enfant, vulvovaginite herpétique chez la femme.

Primo-infection herpétique chez l'enfant - gingivostomatite
Lésions des gencives et lèvres lors de la primo-infection herpétique

Infection initiale : premier contact infectant avec HSV1 ou HSV2 chez une personne déjà infectée par l’autre sérotype. Les symptômes sont souvent moins sévères que lors d’une primo-infection vraie, car l’immunité croisée partielle entre les deux types modère la réponse.

Réactivation (récurrence) : réplication virale après latence. Elle peut être clinique (éruption visible) ou asymptomatique (excrétion virale sans lésion — la personne est contagieuse sans le savoir). C’est pourquoi chacune des phases peut n’avoir aucun signe clinique apparent.

Les différentes formes d’herpès

Herpès labial — bouton de fièvre

Herpès labial bouton de fièvre - vésicules groupées sur la lèvre
Herpès labial au stade croûteux
Herpès de la lèvre chez l'enfant

L’herpès labial est dû à HSV1 dans la grande majorité des cas. La primo-infection survient souvent dans l’enfance (baiser d’un proche porteur). Les récurrences se manifestent par des vésicules groupées en bouquet, précédées de picotements ou de brûlures caractéristiques, toujours au même endroit (coin de la lèvre, vermillon). Évolution en 5 à 7 jours : vésicules → pustules → croûtes → cicatrisation. Déclencheurs classiques : soleil, fièvre, fatigue, stress.

Herpès génital

Herpès génital de l'homme - ulcérations herpétiques
Herpès génital de la femme

L’herpès génital est une infection sexuellement transmissible (IST) — un bilan IST complet est recommandé lors du diagnostic. Il est dû à HSV2 dans 60-80 % des cas, mais HSV1 représente 20 à 40 % des herpès génitaux par transmission oro-génitale. La primo-infection génitale peut être très sévère (ulcérations douloureuses, fièvre, adénopathies inguinales). Les récurrences sont souvent moins sévères. La transmission est possible même sans lésion visible — le préservatif réduit mais n’élimine pas le risque.

Herpès cutané — vésicules en bouquet

Vésicules en bouquet évocatrices d'herpès de la fesse

L’herpès peut surgir sur d’autres zones cutanées initialement contaminées — fesses, dos, cuisses — sous forme de vésicules groupées en bouquet érythémateux, récurrentes toujours au même endroit. À distinguer du zona qui est strictement unilatéral et ne récidive quasiment jamais.

Panaris herpétique

Herpès du doigt - panaris herpétique

Le panaris herpétique est une infection herpétique du doigt — souvent une primo-contamination par contact avec une lésion herpétique active (professionnel de santé, enfant se suçant le pouce porteur d’herpès buccal). Vésicules douloureuses péri-unguéales, pouvant mimer un panaris bactérien. Ne jamais inciser — la lésion est virale et non bactérienne.

Formes graves et situations d’urgence

Herpès oculaire — urgence ophtalmologique

Herpès oculaire - œil rouge et douloureux

L’herpès oculaire (kératite herpétique) donne un œil rouge, douloureux et flouurgence ophtalmologique. Non traité, il peut provoquer des séquelles cornéennes irréversibles. Le traitement repose sur les antiviraux locaux : ganciclovir gel ophtalmique 0,15 % (Virgan®), idoxuridine (Iduviran® collyre), trifluridine 1 % (Triherpine®, Virophta® collyre), en association ou non avec l’aciclovir oral. Ne jamais utiliser de collyre cortisoné seul sur un œil rouge sans diagnostic ophtalmologique.

Syndrome de Kaposi-Juliusberg — urgence pédiatrique

Syndrome de Kaposi-Juliusberg chez un enfant atopique - herpès disséminé

Chez les enfants atteints d’eczéma atopique, le contact avec le virus herpétique peut déclencher une poussée herpétique disséminée — le syndrome de Kaposi-Juliusberg (ou eczéma herpéticum). Vésicules et érosions disséminées sur tout le corps, fièvre élevée, altération de l’état général. C’est une urgence pédiatrique nécessitant une hospitalisation et un traitement par aciclovir IV. Les parents d’enfants atopiques doivent être informés de ne pas embrasser leur enfant lors d’une poussée d’herpès labial actif.

Herpès et grossesse

L’herpès néonatal — contamination du nouveau-né lors de l’accouchement par une mère excrétant le virus — est une urgence médicale grave (mortalité élevée sans traitement, séquelles neurologiques). Une femme enceinte avec antécédent d’herpès génital doit en informer son obstétricien. Un traitement suppressif par valaciclovir est souvent prescrit à partir de 36 semaines d’aménorrhée pour prévenir une récurrence à l’accouchement. Une lésion herpétique génitale active au moment du travail peut conduire à une césarienne.

Traitement de l’herpès

Il n’existe pas de traitement éradicateur — le virus reste à vie dans les ganglions. Les antiviraux disponibles réduisent la durée et la sévérité des poussées et peuvent prévenir les récidives.

Traitement de la crise (curatif) : aciclovir topique (crème 5 %) appliqué dès les premiers picotements — raccourcit la durée si débuté précocement. Pour les formes modérées à sévères ou l’herpès génital : valaciclovir oral (500 mg × 2/j pendant 5 jours pour l’herpès labial, 1 g × 2/j pour l’herpès génital). L’efficacité est maximale si le traitement est débuté dans les 24 à 48 heures suivant l’apparition des symptômes — idéalement dès les prodromes (picotements).

Traitement suppressif (préventif) : pour les patients avec récurrences fréquentes (plus de 6 épisodes par an) ou herpès génital avec retentissement important — valaciclovir 500 mg/j en continu pendant 6 à 12 mois. Réduit la fréquence des poussées de 70 à 80 % et diminue (sans éliminer) le risque de transmission au partenaire. À discuter avec le médecin.

Voir l’article complet : Traitement de l’herpès — aciclovir, valaciclovir, prophylaxie.

Retentissement sur la qualité de vie

L’herpès a un impact psychologique souvent sous-estimé. L’herpès labial affecte l’image de soi et les interactions sociales lors des poussées. L’herpès génital perturbe plus profondément la sexualité et les relations intimes — la crainte de la transmission au partenaire, la stigmatisation associée aux IST et l’annonce au partenaire sont des sources d’anxiété importantes. Le traitement suppressif, en réduisant la fréquence des poussées, améliore significativement la qualité de vie et diminue l’anxiété liée à la transmission.

Questions fréquentes

J’ai un bouton de fièvre dès que je suis fatigué — est-ce normal ?
Oui, c’est le mécanisme classique de l’herpès labial. Le virus HSV1 reste latent dans le ganglion trigéminé et se réactive lors de situations qui fragilisent l’immunité locale — fatigue, stress, fièvre, exposition solaire, règles. Il n’est pas possible d’éradiquer le virus. En revanche, appliquer de l’aciclovir crème dès les premiers picotements raccourcit la durée de la poussée. En cas de poussées fréquentes (plus de 6/an), un traitement préventif oral par valaciclovir peut être prescrit par le médecin.

Peut-on transmettre l’herpès sans avoir de bouton visible ?
Oui — c’est le point le plus important sur la contagiosité de l’herpès. L’excrétion virale asymptomatique dans la salive ou les sécrétions génitales est responsable de la majorité des transmissions. Une personne porteuse d’HSV1 peut contaminer un partenaire par un baiser même en l’absence total de lésion visible. Pour l’herpès génital, le préservatif réduit mais n’élimine pas le risque de transmission asymptomatique.

L’herpès génital et l’herpès labial sont-ils le même virus ?
Non exactement — HSV1 cause classiquement l’herpès labial et HSV2 l’herpès génital, mais cette distinction n’est pas absolue. HSV1 représente 20 à 40 % des herpès génitaux, transmis par voie oro-génitale. Un herpès génital à HSV1 récidive généralement moins fréquemment qu’un herpès génital à HSV2.

L’herpès peut-il affecter les yeux ?
Oui — l’herpès oculaire (kératite herpétique) est une urgence ophtalmologique. Tout œil rouge et douloureux chez un porteur d’herpès doit être examiné en urgence par un ophtalmologue. Ne jamais utiliser de collyre cortisoné sans diagnostic précis — les corticoïdes aggravent massivement l’herpès oculaire.

Mon enfant a de l’eczéma — quel risque avec l’herpès ?
Risque important : les enfants atopiques peuvent développer un eczéma herpéticum (syndrome de Kaposi-Juliusberg) — herpès disséminé grave nécessitant une hospitalisation. Ne jamais embrasser un enfant atopique lors d’une poussée d’herpès labial actif. Informer tous les proches porteurs d’herpès labial de cette précaution.

Recherche bibliographique : PubMed — Herpes simplex | Articles : Herpès labial | Herpès génital | Traitement de l’herpès


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KERATO-ACANTHOME : le keratoacanthome

Kerato acanthome

Le kerato acanthome est une tumeur en corbeille ou en tomate farcie, qui se développe rapidement et dont la guérison est souvent spontanée en quelques mois.

kerato acantome
Keratoacanthome


Diagnostic

Le kérato-acanthome est une tumeur épithéliale qui dépendrait d’un follicule pilo-sébacé. Sa survenue est brutale, en quelques jours, sur une plaque rouge passant souvent inaperçue, donnant une tumeur nodulaire violacée ronde, bien limitée, comme posée sur la peau en « tomate farcie » puisqu’il existe un bourrelet périphérique revêtu d’une peau lisse et rouge violacée, qui circonscrit un cratère central rempli de matériel corné.

Evolution

Le kérato-acanthome régresse le plus souvent spontanément en 2 à 12 semaines en laissant une cicatrice parfois ulcéreuse notamment au niveau des lèvres, du nez et des paupières.

Formes cliniques

Plusieurs variétés de kérato-acanthomes sont décrites

  • La forme unique ou solitaire, la plus fréquente, plus fréquente chez l’homme après  50 ans, sur les zones découvertes pileuses, de moins de 3 cms (au dela il s’agit d’une forme géante, souvent le fruit de la confluence de plusieurs KA) : visage, avant bras, jambes…
  • Les kérato-acanthomes multiples:

— KA familiaux : génodermatose de transmission autosomique dominante (mutations du gène TGFB1) touchant des jeunes qui verront se développer des KA sur tout le corps, régressifs

— KA éruptifs et sporadiques en cas de déficit de l’immunité cellulaire (lymphome…) : centaines de KA de petite taille cutanéomuqueux

— syndrome de Muir-Torre, génodermatose associant de multiples kérato-acanthomes à des tumeurs cutanées sébacées avec risque de carcinomes viscéraux primitifs (colon++) ou du larynx.

Cause

La cause est mal connue, on estime qu’il y a plusieurs facteurs  :

— génétiques notamment dans les formes familiales ;

— infectieux : HPV (papilloma virus humain) ;

— exposition au soleil : ils prédominent sur les zones exposées et coexistent souvent avec des kératoses actiniques

Est-ce un cancer?

Le kérato-acanthome est pour de nombreux auteurs considéré comme une forme particulière de carcinome épidermoïde bien différencé et régressif, et doit donc être traité comme un cancer. D’après les recommandations de  prise en charge du carcinome épidermoïde cutané « le kérato-acanthome et le carcinome épidermoïde ont en commun les facteurs épidémiologiques, l’âge d’apparition et la topographie. De plus, un petit nombre de tumeurs, d’abord considérées comme des kérato-acanthomes, ont évolué par la suite comme des carcinomes épidermoïdes, alors que leur aspect de départ semblait caractéristique »

Histologie

Le dermatologue prélève un petit morceau de peau ou l’ensemble de la lésion sous anesthésie locale et l’envoie en analyse à un confrère anatomopathologiste qui l’examine au microscope : le diagnostic est en effet plus facile avec l’ensemble de la lésion. L’image est celle d’un cratère central rempli de kératine, bordé latéralement et en profondeur par une prolifération kératinocytaire  ayant les désordres architecturaux voire les atypies et les mitoses parfois très proches d’un carcinome épidermoïde.

Traitement


Exerese complète car il est considéré comme une forme de carcinome spinocellulaire bien différencié, notamment en l’absence de régression au bout de 2 à 3 mois d’évolution ou si son diamètre est d’emblée supérieur à 2 cm

KERATOSE ACTINIQUE : croutes sur le visage, le cuir chevelu, les mains…

Kératose actinique (kératose solaire) : causes, symptômes et traitements

La kératose actinique, également appelée kératose solaire, est une lésion cutanée précancéreuse directement causée par l’accumulation des rayonnements UV sur la peau au fil des années.
Elle se présente comme une tache rosée à brunâtre, rugueuse au toucher, sur les zones photo-exposées : visage, crâne dégarni, mains, avant-bras.
Il s’agit de la forme la plus précoce du carcinome épidermoïde (cancer cutané) : sans traitement, environ 10 % des kératoses actiniques multiples évoluent vers un cancer invasif, et 70 % des carcinomes épidermoïdes ont débuté sous la forme d’une kératose actinique.
La bonne nouvelle : traitée à temps, la kératose actinique se guérit dans la grande majorité des cas. L’enjeu est donc de la reconnaître tôt et de consulter sans attendre.

Kératoses actiniques de la main
Kératoses actiniques de la main : taches rugueuses persistantes

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Causes et facteurs de risque

La cause principale est l’accumulation des expositions solaires aux UV tout au long de la vie, en particulier chez les sujets à peau claire.

Données épidémiologiques :
60 % des patients de plus de 40 ans ayant eu des expositions solaires intenses avec une peau claire présentent des kératoses actiniques,
90 % des cas surviennent chez des patients de plus de 50 ans,
– les hommes sont plus touchés que les femmes (ratio 1,35 homme pour 1 femme en France),
– prévalence considérablement plus élevée dans les pays très ensoleillés : 1 adulte sur 4 dans l’hémisphère Nord contre 1 adulte sur 2 en Australie,
– en France : environ 754 cas pour 100 000 habitants.

Facteurs de risque principaux :
Phototype clair (phototypes I et II) : peau ivoire ou claire, taches de rousseur, yeux bleus ou verts, cheveux blonds ou roux,
– expositions solaires professionnelles cumulées (agriculteurs, marins, travailleurs du BTP, moniteurs de ski),
– exposition aux cabines UV (bronzage artificiel),
– immunodépression (transplantés d’organes, patients sous immunosuppresseurs, infection VIH) : risque multiplié par 50 à 100,
– expositions répétées aux rayonnements ionisants,
– tabagisme actif (cofacteur pour la chéilite actinique de la lèvre).

Reconnaître une kératose actinique

Localisation

Les kératoses actiniques siègent exclusivement sur les zones photo-exposées :
Visage : nez, joues, front, tempes, oreilles (hélix et lobe) — 70 % des cas,
Crâne dégarni (calvitie) : croûtes sur le cuir chevelu chauve,
Mains et avant-bras : face dorsale,
Lèvre inférieure (chéilite actinique) : la plus exposée au soleil.

Kératose actinique : zone rugueuse sur la peau
Kératose actinique : aspect rugueux caractéristique

Aspect clinique et évolution des lésions

Phase initiale :
Tache rosée de quelques millimètres, lisse et bien limitée, parfois à peine visible à l’œil nu.
Le diagnostic se fait alors à la palpation : un aspect rugueux au toucher, « comme du papier de verre », sur une zone photo-exposée chez un sujet âgé est très évocateur.
Certaines lésions sont douloureuses ou sensibles à l’effleurement avant d’être visibles.

Kératose actinique débutante : simple tache rosée à peine rugueuse

Phase constituée :
La tache s’épaissit progressivement, devient rugueuse, squameuse, crouteuse, et peut prendre une teinte rosée, rouge vif ou brune.

Kératose actinique du nez constituée

Forme hyperkératosique (corne cutanée) :
Dans certains cas, la kératine s’accumule en une saillie dure et cornée. Toute corne cutanée doit être considérée comme un carcinome épidermoïde jusqu’à preuve du contraire et nécessite une biopsie.

Corne cutanée : biopsiée systématiquement

Chéilite actinique :
Atteinte de la lèvre inférieure, se manifestant par une lèvre sèche, squameuse, dépigmentée, parfois érosive. Risque de dégénérescence en carcinome épidermoïde plus élevé qu’au niveau cutané.

Chéilite actinique de la lèvre inférieure

Atteinte du crâne dégarni :

Kératoses actiniques du crâne dégarni : croûtes récidivantes

Trois évolutions possibles

Sans traitement, une kératose actinique peut évoluer selon trois scénarios :
Régression spontanée : rare, survenant surtout en cas d’arrêt total des expositions solaires,
Persistance en l’état avec extension progressive,
Évolution vers un carcinome épidermoïde invasif : risque d’environ 10 % en présence de plus de 8 kératoses actiniques. 70 % des carcinomes épidermoïdes invasifs ont débuté sur une kératose actinique.

⚠️ Signes devant faire suspecter une transformation en carcinome épidermoïde invasif :
– inflammation et rougeur périlésionnelle,
induration (durcissement palpable) : signe le plus important,
– diamètre > 1 cm,
– croissance rapide en quelques semaines,
– saignement au contact,
– ulcération (perte de substance).

Tout signe d’induration ou d’ulcération impose une consultation dermatologique urgente et une biopsie.

Diagnostic : dermoscopie et histologie

Dermoscopie :
La dermoscopie est l’outil de référence du dermatologue pour évaluer les kératoses actiniques.
Au niveau du visage, l’aspect dermatoscopique caractéristique est celui d’une « fraise » : vaisseaux et rougeurs distribués en pseudo-réseau autour d’ostiums folliculaires kératinisés jaunâtres.

Aspect « fraise » en dermoscopie : réseau vasculaire rouge autour des ostiums folliculaires kératinisés
Kératose actinique en dermoscopie
Kératose actinique du nez : vue clinique et dermoscopique
Dermoscopie : squames blanches et nappe rouge constellée de points chair-jaune

Biopsie cutanée :
Indiquée en cas de doute diagnostique, de forme hyperkératosique, d’induration ou de suspicion de transformation. Le dermatologue prélève un petit fragment de peau sous anesthésie locale, adressé à l’anatomopathologiste pour examen histologique.

Traitement des kératoses actiniques

L’objectif du traitement est double : éliminer les lésions existantes et traiter le champ de cancérisation — l’ensemble de la zone photo-endommagée susceptible de développer de nouvelles kératoses.

Cryothérapie à l’azote liquide

C’est le traitement de référence pour les lésions isolées ou peu nombreuses, réalisé au cabinet du dermatologue.
L’azote liquide (-196 °C) est appliqué directement sur chaque kératose, provoquant la destruction cellulaire par formation de cristaux de glace.

Cryothérapie d’une kératose actinique

– Séance de 1 à 2 minutes par lésion,
– formation d’une cloque dans les 24 heures, cicatrisation en 1 à 3 semaines,
– efficacité : 70 à 90 % selon la profondeur de la lésion,
– effets secondaires : douleur, cloque, croûte, risque de tache blanche (hypopigmentation) sur peaux foncées.

Traitements topiques locaux (crèmes prescrites sur ordonnance)

Ces traitements sont appliqués par le patient à domicile sur prescription médicale. Ils sont particulièrement adaptés aux lésions multiples ou aux champs de cancérisation étendus. Ils sont réservés aux kératoses non hyperkératosiques (non induréees).

5-Fluorouracile crème (Efudix® 5 %) :
Agent cytostatique inhibant la synthèse de l’ADN des cellules tumorales. Application quotidienne pendant 3 à 4 semaines. Réaction inflammatoire locale intense (rougeur, croûtes, érosions) pendant le traitement, signe d’efficacité. Plusieurs études récentes (dont une publiée dans le NEJM) montrent une efficacité supérieure à l’imiquimod dans la prévention des récidives à court terme.

Imiquimod crème (Aldara® 5 %, Zyclara® 3,75 %) :
Immunomodulateur topique stimulant la production d’interférons et de cytokines anti-tumorales par les cellules immunitaires cutanées. Application 3 fois par semaine pendant 4 semaines (Aldara®) ou quotidienne pendant 2 cycles de 2 semaines (Zyclara®). Réaction inflammatoire locale fréquente.

Diclofénac gel (Solaraze® 3 %) :
Anti-inflammatoire non stéroïdien topique à action antitumorale via l’inhibition des cyclo-oxygénases. Application biquotidienne pendant 60 à 90 jours. Tolérance locale meilleure que les autres topiques. Traitement de choix pour les patients ne supportant pas l’irritation des autres crèmes.

Ingenol mébutate (Picato®) :
Traitement très court (2 à 3 jours) à base d’un extrait de plante (Euphorbia peplus). À noter : ce traitement est suspendu en Europe depuis 2020 en raison d’un signal de pharmacovigilance concernant un risque potentiel de carcinome épidermoïde cutané — son utilisation n’est plus recommandée dans l’attente de données complémentaires.

Photothérapie dynamique (PTD)

La photothérapie dynamique consiste à appliquer un produit photosensibilisant (acide aminolévulinique, méthylaminolévulinate) sur les kératoses, qui s’accumule sélectivement dans les cellules tumorales, puis à irradier la zone par une source lumineuse (lumière rouge ou soleil artificiel) activant la destruction photo-oxydative des cellules cibles.

Indications privilégiées :
– Kératoses actiniques multiples sur des zones étendues (visage entier, cuir chevelu),
– formes peu hyperkératosiques,
– patients pour lesquels la cryothérapie ou les crèmes entraîneraient trop de contraintes (grand nombre de lésions, zones sensibles).

Avantages : traitement de champ, résultat esthétique souvent très satisfaisant (amélioration globale de l’aspect du visage photovieilli), possible en ambulatoire ou avec la lumière du jour (PTD-lumière du jour).

Inconvénients : douleur pendant la séance, réaction locale inflammatoire post-traitement pendant quelques jours.

Nouveaux traitements : tirbanibuline (Klisyri®)

La tirbanibuline crème à 1 % (Klisyri®) est un inhibiteur de la tubuline et de la tyrosine kinase Src, dont l’AMM européenne a été obtenue en 2021 pour le traitement des kératoses actiniques non hyperkératosiques du visage et du cuir chevelu.
Application quotidienne pendant 5 jours seulement — durée de traitement significativement plus courte que les autres topiques.
Efficacité à 1 mois : clearance complète des lésions chez 44 % des patients dans les études de phase III, avec un profil de tolérance favorable (réaction locale modérée).

Choisir le bon traitement selon la situation

1 à 3 kératoses isolées : cryothérapie à l’azote liquide au cabinet — traitement rapide et efficace.
Kératoses multiples (> 5-8 lésions) sur une zone étendue : traitement de champ par crème (5-FU, imiquimod, diclofénac) ou photothérapie dynamique.
Patient ne tolérant pas l’irritation des crèmes classiques : diclofénac gel (tolérance locale meilleure) ou tirbanibuline (durée de traitement courte).
Forme hyperkératosique ou corne cutanée : biopsie systématique d’abord, puis traitement adapté au résultat histologique.
Chéilite actinique : prise en charge spécialisée (dermatologue ou chirurgien maxillo-facial) en raison du risque de dégénérescence.

Surveillance après traitement

La surveillance régulière après traitement est indispensable pour trois raisons :
– de nouvelles kératoses apparaissent fréquemment dans la même zone (champ de cancérisation persistant),
– une récidive locale après traitement est possible,
– un carcinome épidermoïde peut survenir sur une lésion insuffisamment traitée ou adjacente.

Rythme de surveillance recommandé :
Consultation dermatologique tous les 6 à 12 mois selon le nombre de lésions traitées et les facteurs de risque individuels.

Protection solaire permanente :
La photoprotection solaire quotidienne (SPF 50+ large spectre) est indispensable à vie pour tous les patients ayant eu des kératoses actiniques :
– elle réduit l’apparition de nouvelles lésions,
– elle ralentit l’évolution du champ de cancérisation,
– des études montrent qu’une photoprotection régulière pendant 2 ans peut induire une régression spontanée de lésions existantes.

Questions fréquentes sur les kératoses actiniques

Une kératose actinique est-elle un cancer ?

La kératose actinique est considérée comme la forme la plus précoce du carcinome épidermoïde — certains auteurs la classent directement comme un carcinome épidermoïde in situ (non invasif). Elle n’est pas encore un cancer invasif dans la plupart des cas, mais son potentiel de transformation justifie un traitement systématique, surtout lorsque les lésions sont multiples ou de longue date.

Comment distinguer une kératose actinique d’une tache de vieillesse ?

Les taches solaires (lentigos) sont des taches brunes, plates et lisses au toucher, sans rugosité.
Les kératoses actiniques sont rosées à brunâtres et rugueuses au toucher — c’est cette rugosité perçue à la palpation qui fait la différence. En cas de doute, consulter un dermatologue.

La cryothérapie est-elle douloureuse ?

La cryothérapie provoque une sensation de brûlure froide intense pendant quelques secondes à une minute. La douleur est généralement supportable sans anesthésie. Dans les 24 à 48 heures suivantes, une cloque peut se former, suivie d’une croûte qui tombe en 1 à 3 semaines. Un traitement antalgique simple (paracétamol) peut être pris si nécessaire.

Peut-on prévenir les kératoses actiniques ?

Oui, partiellement. Les kératoses actiniques résultent de l’accumulation de mutations UV sur de nombreuses années. Commencer une photoprotection rigoureuse (SPF 50+, vêtements couvrants, évitement des heures de forte insolation) réduit significativement le risque d’apparition de nouvelles lésions, même après 50 ans. Il n’est jamais trop tard pour commencer à se protéger du soleil.

Besoin de l’avis d’un spécialiste ? Délais de rendez-vous trop longs ? Vous pouvez effectuer une téléconsultation avec le dermatologue.

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KERATOSE PILAIRE : la keratose pilaire, des petits boutons sur les bras

Kératose pilaire : petits boutons sur les bras et les cuisses — causes et traitement

La kératose pilaire touche 40 % de la population — dont 70 % des adolescents. Ces petites élevures rugueuses, couleur chair ou grisâtres, donnant un aspect « peau de poule » sur les bras et les cuisses, sont bénignes et s’améliorent souvent spontanément à l’âge adulte. Elles sont néanmoins gênantes sur le plan esthétique et des traitements permettent de les atténuer.

Boutons persistants ou forme inflammatoire à traiter ?
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Sommaire :
Symptômes |
Causes |
Formes cliniques |
Diagnostics différentiels |
Traitement |
Questions fréquentes

Symptômes

Kératose pilaire — petits boutons rugueux sur les bras

La kératose pilaire est due à un épaississement de la couche cornée au niveau de l’orifice des follicules pileux — de petits bouchons de kératine se forment à l’abouchement des poils, provoquant des papules adhérentes qui donnent à la peau son aspect râpeux caractéristique.

Localisation : faces postérieures des bras (zone la plus fréquente), cuisses, et parfois joues chez les enfants.

Évolution temporelle : apparition dans l’enfance (avant 10 ans dans 50 % des cas, entre 11 et 20 ans dans 35 %), aggravation à l’adolescence, amélioration fréquente après 20–25 ans. Amélioration estivale dans environ 50 % des cas — l’exposition solaire modérée et l’humidité améliorent la texture cutanée.

Complications locales : la manipulation des boutons (grattage, pression) provoque des rougeurs, des croûtes, voire des folliculites et des taches pigmentaires séquellaires persistantes — à éviter absolument.

Causes

La kératose pilaire est une maladie génétique de transmission autosomique dominante à pénétrance variable : porter le gène implique de l’exprimer, mais l’intensité des lésions varie d’un porteur à l’autre.

Elle est plus fréquente chez la femme et fréquemment associée à l’atopie (terrain allergique, eczéma atopique) et à l’ichtyose vulgaire. Les patients atopiques présentent souvent simultanément kératose pilaire et dartres.

Formes cliniques

Forme Aspect Évolution possible
Forme blanche Papules grisâtres sans rougeur, peau sèche et rugueuse Amélioration progressive à l’âge adulte
Forme rouge (rubra) Papules rouges, inflammatoires, surtout sur les joues Risque d’atrophodermie vermiculée (aspect de pores dilatés sur le visage) — traitement précoce recommandé

Diagnostics différentiels

Plusieurs affections peuvent mimer la kératose pilaire — un avis dermatologique s’impose en cas de doute :

Lichen plan pilairepsoriasis folliculaire — eczéma folliculaire — mucinose folliculaire — carence en vitamines A ou C — syphilis secondaire spinulosique — lichen nitidus.

Traitement : se débarrasser de la kératose pilaire

L’objectif est d’éliminer en douceur les bouchons cornés et d’éviter leur reformation. Aucun traitement n’est curatif — mais une routine adaptée permet une amélioration significative et durable.

Règles d’hygiène — base du traitement

Règle Pourquoi
Pas plus d’1 lavage par jour sur les zones atteintes Les lavages fréquents assèchent la peau et aggravent les bouchons
Eau tiède plutôt que chaude L’eau chaude altère le film hydrolipidique cutané
Savon surgras, syndet ou aucun savon sur la zone Les savons classiques sont trop décapants
Appliquer la crème sur peau encore humide Optimise la pénétration des actifs hydratants
Ne pas gratter ni manipuler les boutons Risque de folliculite et de taches pigmentaires séquellaires

Émollients et hydratants

Application quotidienne d’une crème à base de paraffine, glycérol ou glycérine sur les zones atteintes — à masser doucement avec une éponge de bain. L’hydratation seule améliore l’aspect dans les formes légères.

Kératolytiques — traitement de fond

Produits exfoliants qui dissolvent les bouchons cornés : urée 5 à 20 %, acide salicylique 2 %, alpha-hydroxyacides (AHA). Exemples : Kératosane®, Xérial®, Propy-Lacticare®, Akérat crème®. Application 1 à 2 fois par jour sur les zones atteintes, en cure prolongée.

Trétinoïne (vitamine A acide)

Prescrite par le médecin en cure courte, hors AMM pour cette indication. Accélère le renouvellement épidermique et réduit les bouchons folliculaires. Peut irriter — introduire progressivement. Voir trétinoïne.

Dermocorticoïdes

Dermocorticoïdes en cure courte uniquement pour réduire l’inflammation dans les formes rouges actives — pas en traitement de fond, pas en présence d’infection folliculaire.

Questions fréquentes

La kératose pilaire disparaît-elle avec l’âge ?

Souvent, oui. Une amélioration spontanée est fréquente après l’adolescence — la plupart des adultes voient leurs lésions s’atténuer significativement après 25 ans. Certaines formes persistent cependant à l’âge adulte, notamment chez les femmes et les personnes atopiques. L’évolution reste imprévisible individuellement.

Peut-on confondre une kératose pilaire avec de l’acné ?

La confusion est fréquente, surtout sur les bras. Les boutons de kératose pilaire ne contiennent pas de sébum — ils ne forment pas de points noirs ni de points blancs (comédons). Ils sont kératosiques (bouchon de corne dur) et non inflammatoires à l’état basal. L’acné prédomine sur les zones séborrhéiques (visage, dos, poitrine), pas sur les faces postérieures des bras.

Pourquoi la kératose pilaire s’améliore-t-elle l’été ?

Dans environ 50 % des cas. L’exposition solaire modérée a un léger effet kératolytique naturel, et l’humidité ambiante améliore l’hydratation cutanée. Ce n’est pas une raison de s’exposer sans protection solaire — une surexposition aggraverait l’inflammation dans les formes rouges.

La kératose pilaire est-elle contagieuse ou dangereuse ?

Non à aucun des deux. C’est une anomalie génétique du renouvellement cutané — non infectieuse, non transmissible par contact, et sans risque de transformation. Le seul risque réel est la surinfection folliculaire par grattage répété.

Voir aussi :
Atopie et peau sèche |
Dartres |
Lichen plan pilaire |
Études PubMed sur la kératose pilaire


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LARVA MIGRANS : la larva migrans ou ver à chien

Larva migrans ou « ver à chien »

La larva migrans cutanée ankylostomienne est une maladie parasitaire due à des larves d’ankylostome provenant de déjections de chiens, parmi lesquels Ancylostoma braziliense est le plus fréquent. Elle est la conséquence de la migration sous-cutanée de ces larves en impasse parasitaire chez l’homme.
Les larves contaminent généralement lors de vacances à la plage, notamment en zone tropicale ou tempérée car elles passent a travers le maillot ou la serviette de bain puis a travers la peau. Il faut donc éviter les plages ou l’on voit des chiens errants et se poser plutot à l’endroit ou le sable a été mouillé par la mer en cas de marées (zone de marnage) car l’eau de mer peut tuer les larves.

sable

Diagnostic

Apres l’infestation apparait sur le site de contamination (pied, fesses) une eruption qui démange beaucoup, au sein de laquelle on voit parfois le sillon de migration de la larve , pathognomonique
On note parfois une guerison spontanee car l’homme est une impasse parasitaire : la mort des larves survient en 2 à 3 mois

Traitement

Ivermectine 4cp en une prise unique

LUCITE : la lucite estivale et son traitement

Lucite

Il s’agit d’une éruption cutanée transitoire secondaire à l’exposition aux Ultra Violets, faite de boutons qui démangent sur les zones exposées au soleil.

Lucite estivale bénigne
Lucite

La lucite est une allergie au soleil très fréquente.

On distingue en France deux types de lucites regroupées sous le terme anglo-saxon ‘polymorphous light eruption’ : la lucite estivale bénigne, touchant 20% de la population, dont nous allons parler ici, et la lucite polymorphe, plus rare.

Causes

Les causes de la lucite sont mal connues, on suspecte le rôle d’un chromophore interne qui reste non identifié

On sait qu’il existe plusieurs pistes :

Immunologique

La lucite est une réaction d’hypersensibilité retardée dont l’antigène est inconnu

 

Génétique?

On note de rares cas familiaux chez des jumeaux

Lucite estivale bénigne

La lucite estivale bénigne est une allergie au soleil qui concerne 20% de la population!

Elle touche notamment les femmes jeunes (25-35 ans).

Elle est plus fréquente en pays tempéré qu’en zone tropicale

Elle touche tous les phototypes

Elle serait associée mais cela reste controversé avec  le lupus? la maladie de Jessner et Kanof ? des maladies auto immunes (thyroïdite, vitiligo, etc.)?

Symptomes

Lucite bénigne
Lucite bénigne

Elle apparait entre moins de 12h jusqu’ au 2e ou 3e jour de la première exposition solaire intense et prolongée de l’année, d’où son nom d’estivale, mais on peut l’observer aussi lors des premiers beaux week-ends (avril à juin…), mais aussi vacances hivernales sous les Tropiques, séance d’UVA en cabine de bronzage… sur une peau n’ayant pas vu le soleil depuis plusieurs mois.

La lucite estivale est en effet due aux UVA (alors que ce sont les UVB pour la lucite polymorphe).

L’eruption est limitée aux zones exposées au soleil notamment sur le haut du tronc (décolleté, bras, haut du dos, avant bras, épaules, face antérieure des cuisses, dos des pieds…), sans toucher le visage, composée de boutons rouges-rosés qui démangent beaucoup : les zones atteintes sont

Les boutons de lucite sont rouge-rosés, souvent petits et surélevés (micropapuleux). Ils démangent beaucoup et s’atténuent avec l’acquisition du bronzage (hâle protecteur)

Atteinte des bras dans une lucite
Atteinte des bras dans une lucite

Ainsi, elle guérit le plus souvent spontanément en une à deux semaines.

Cependant, la lucite tend à récidiver les années suivantes lors des expositions solaires, souvent en s’aggravant :

  • elle apparaît de plus en plus tôt dans la saison,
  • elle apparait pour des expositions de plus en plus modérées,
  • elle guérit moins vite durant l’été
  • et elle concerne des surfaces de peau de plus en plus importantes, dépassant le décolleté, les bras et les épaules.

Diagnostic

Si le diagnostic clinique n’est pas évident le dermatologue peut réaliser des tests photobiologiques en irradiant la peau avec des UV :

La Dose Erythémateuse Minimale (DEM) est normale
Le Phototest itératif localisé (5DEM) est habituellement négatif
Alors que le Phototest itératif UVA (3 x 20 J/cm²) est positif ainsi que le Phototest corps total

Traitement de la lucite

Eviter la lucite

Il faut éviter les expositions intenses sur peau non bronzée, il faut donc appliquer les règles de protection du soleil  :

Protection solaire externe

Chercher l’ombre, s’exposer progressivement jour après jour, éviter le soleil entre 12 et 16 h, porter des vêtements protecteurs et appliquer toutes les deux heures des produits solaires 50+ sur les zones exposées, de coefficient protecteur élevé en UVA (le sigle UVA est entouré)

Creme solaire affichant le sigle UVA conforme aux normes européennes

Photoprotection interne (complements alimentaires)

On peut associer à la protection externe des produits photoprotecteurs internes, pris par voie orale, voir gélules pour le soleil

Ces photoprotecteurs internes, le plus souvent à base de caroténoides, sont pris environ 1 mois soit 15j avant et 15j après le début des expositions.

 

Leur efficacité est de 66% contre placebo

 

 

Photothérapie

En cas d’échec des traitements photoprotecteurs, le médecin peut réaliser des séances 2 à 3 fois par semaine, d’ultraviolets B (car les UVA sont pourvoyeurs de poussées) au cabinet durant les deux mois précédant la date de début des expositions. Cette photothérapie progressive a pour but de tenter de « désensibiliser » la peau

Traitement de la poussée de lucite

En cas de crise de lucite, le médecin prescrit des cremes à la cortisone et des antihistaminiques, le plus souvent du Zyrtec* à la dose de 2/j

Lucite polymorphe

Voir l’article lucite polymorphe

BOUTON BLANC : boutons blancs, causes, que faire en cas de point blanc?

Bouton blanc sur la peau : causes et que faire ?

Un bouton blanc sur la peau est une lésion très fréquente qui peut avoir de nombreuses origines. Selon qu’il est dur ou mou, isolé ou multiple, douloureux ou indolore, les causes sont très différentes. Voici comment les distinguer et quand consulter un dermatologue.

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Cet article en vidéo

La première question à se poser face à un bouton blanc est simple : est-il dur ou contient-il du pus ? Cette distinction oriente immédiatement vers les bons diagnostics.

boutons blancs peau
Boutons blancs

1/ Bouton blanc dur

Un bouton blanc dur, sans pus, peut correspondre à de nombreuses affections cutanées bénignes ou plus rarement malignes. Voici les principales causes :

1.1/ Acné

L’acné sous sa forme rétentionnelle donne des microkystes et des points blancs (comédons fermés). C’est l’une des causes les plus fréquentes de boutons blancs chez l’adolescent et l’adulte. Voir acné.

1.2/ Adénome sébacé

adénome sébacé bouton blanc
Adénome sébacé

Petite formation blanche fréquente sur le front, prenant souvent un aspect ombiliqué (creux central). Bénigne, elle touche surtout les adultes d’âge mûr. Voir adénome sébacé.

1.3/ Cor ou durillon

durillon cor bouton blanc pied
Durillon

Fréquent sur les mains et surtout les pieds. Voir cor au pied et durillon. Attention, quand ils démangent, les boutons blancs des pieds peuvent aussi ressembler à des cloques d’eau des pieds qui donnent des boutons qui grattent sur les pieds.

1.4/ Grain de milium

grain de milium bouton blanc paupière
Grain de milium

Petit bouton blanc dur sur la paupière ou autour des yeux, très fréquent. Le grain de milium est un petit kyste kératinique bénin. Voir milium.

1.5/ Kyste sébacé

kyste sébacé boule blanche sous peau
Kyste sébacé

Le kyste forme une boule blanche sous la peau, mobile et indolore. Il peut grossir progressivement et parfois s’infecter. Voir kyste sébacé.

1.6/ Kératose pilaire

Petits boutons blancs ou rosés sur les bras, parfois sur les cuisses ou les fesses. La kératose pilaire est une affection bénigne très fréquente, souvent héréditaire. Voir kératose pilaire.

1.7/ Lichen nitidus

Petits boutons blancs brillants (nitidus signifie brillant en latin), regroupés en dizaines d’éléments de 1 à 2 mm, en têtes d’épingle. Maladie assez rare touchant préférentiellement les enfants, adolescents et adultes jeunes, habituellement sur le tronc, les membres et les organes génitaux. Il régresse spontanément en 1 à 2 ans dans la majorité des cas.

1.8/ Molluscum contagiosum

Molluscum contagiosum bouton blanc enfant
Molluscum contagiosum

Petites tuméfactions blanches ombiliquées, très fréquentes chez l’enfant, contagieuses. Voir molluscum contagiosum.

1.9/ Tophus goutteux

Localisation cutanée de la goutte donnant des tuméfactions blanches dures, s’ouvrant parfois et laissant sourdre un matériel crayeux blanchâtre. Souvent situés au niveau des articulations (coudes, orteils).

1.10/ Verrue

verrue bouton blanc

Une verrue peut prendre un aspect blanc, surtout sur les zones de frottement. Voir verrue.

1.11/ Cancer de la peau

carcinome cancer peau bouton blanc
Cancer de la peau

⚠️ Il faut toujours évoquer le cancer de la peau face à un bouton blanc qui grossit, saigne ou ne cicatrise pas, notamment le carcinome basocellulaire. Consultez rapidement un dermatologue dans ce cas.

2/ Bouton blanc avec du pus (pustule)

Un bouton blanc mou contenant du pus est appelé pustule. Il faut distinguer deux types selon qu’il est centré ou non par un poil.

2.1/ Centré par un poil : pustule folliculaire

La folliculite est une inflammation du follicule pileux donnant un bouton blanc avec un poil en son centre. Elle est souvent d’origine bactérienne.

folliculite bouton blanc centré poil
Folliculite

Voir folliculite. L’abcès est une forme plus profonde et inflammatoire.

abcès cutané bouton blanc pus
Abcès cutané

Voir abcès cutané.

2.2/ Non folliculaire

Certaines pustules ne sont pas centrées par un poil : c’est le cas de la pustulose à éosinophiles, du psoriasis pustuleux ou encore de certaines formes d’acné. Ces formes nécessitent un avis dermatologique.

Quand faut-il consulter pour un bouton blanc ?

Consultez rapidement un dermatologue si votre bouton blanc :

  • Grossit progressivement sans raison apparente
  • Saigne spontanément ou au moindre contact
  • Est présent depuis plus de 3 semaines sans évoluer
  • S’accompagne de douleur, rougeur ou fièvre
  • Réapparaît au même endroit après avoir disparu

En cas de doute, une téléconsultation avec le dermatologue permet d’obtenir un avis spécialisé rapidement.

Questions fréquentes sur les boutons blancs

Pourquoi ai-je des boutons blancs sur le visage ?

Les boutons blancs sur le visage sont le plus souvent des microkystes d’acné, des grains de milium (autour des yeux) ou des adénomes sébacés (sur le front). Un dermatologue peut poser le diagnostic précis et proposer un traitement adapté.

Comment faire disparaître un bouton blanc ?

Cela dépend de la cause. Les microkystes d’acné répondent aux traitements locaux (rétinoïdes, peroxyde de benzoyle). Les grains de milium peuvent être retirés par un dermatologue. Il ne faut jamais percer soi-même un bouton blanc, au risque d’infecter la zone.

Un bouton blanc dur sous la peau est-il dangereux ?

La plupart du temps non — kyste sébacé, grain de milium ou molluscum sont bénins. Cependant, tout bouton blanc qui grossit, saigne ou persiste plus de 3 semaines doit être examiné par un dermatologue pour éliminer un cancer cutané.

Bouton blanc ou bouton de fièvre : quelle différence ?

Le bouton de fièvre est une infection à virus Herpès simplex, qui donne des vésicules groupées en bouquet, souvent sur les lèvres, précédées d’une sensation de brûlure. Il est différent d’un simple bouton blanc et se traite avec des antiviraux spécifiques.